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Mitch

21/11/2017 à 17h46

Message subliminal inclus. Comme le disait Rimbaud à ses thuriféraires anxieux de bien interpréter son œuvre: “j’ai dit ce que j’ai dit, littéralement, et dans tous les sens.”
Bonne lecture Pascal!

Pascal Amateur

22/11/2017 à 14h37

[Jonquille] Je voulais venir ici partager mon plaisir de lecture de « Jonquille », le livre de notre ami Mitch. Plaisir de lecture presque paradoxal, puisque, à l’exception de quelques moments dramatiques, ce texte traite, à mon sens, de l’ennui. Ennui auquel la guerre est un palliatif insuffisant, et que des amusements enfantins - karaoké, jeux vidéo, sans oublier les plaisanteries qui s’échangent constamment - tentent de combler.
Dans sa description des mois de présence en Afghanistan, c’est le principe de répétition (le terme freudien est volontaire) qui tient lieu de maître. Répétition des jours, des manœuvres, des conversations en boucle, qui rappellent « Le Rivage des Syrtes » dans son attente du rien - ou « En attendant Godot », encore qu’Estragon et Vladimir devisent sans retenue de la mort, alors qu’ici la mort est le non-dit le plus pesant, la peur la plus absolue. De fait, il m’a semblé que les passés simples, qui donnaient d’ailleurs une touche d’incongruité à ce texte (« nous mangeâmes », « nous allâmes »), se raréfient peu à peu. L’écriture est prise dans le même train-train que ces jours d’Afghanistan. Comme les jours se succèdent, comparables, certaines expressions elles-mêmes reviennent - « soleil de plomb », « c’est de bonne guerre ». Et c’est ainsi que l’on se retrouve avec une histoire qui se nourrit d’elle-même, qui perd de son sens à force de tourner en rond ; et pourtant, elle se déroule, les mois passent, des vies sont engagées, le monde tire les conséquences de ce chaos étrange.
Étrangement, j’ai repensé au témoignage d’un psychanalyste travaillant avec des personnes âgées, qui constatait cette répétition morbide des jours, cette recherche d’un identique au quotidien. Ici toutefois, tous les soldats de « Jonquille » sont pris dans ce dilemme : vouloir et ne pas vouloir de cette routine ; vouloir de la guerre pour ne pas s’ennuyer, mais pas trop. Vouloir de la paix pour ne pas mourir, mais pas trop non plus. Équilibre impossible, et qui de fait ne sera jamais trouvé.
De fait, l’auteur a donné comme titre, à chaque chapitre ou presque, un prénom. Mais ici aussi, peu d’éléments, souvent un seul trait de caractère ou de comportement, viennent distinguer ces hommes. Le paysage est sommairement décrit. Et à quelques remarques près, la dimension politique, éthique, de cette mission n’est pas évoquée. Reste une succession de jours, détachés de leur justification, que l’on lit avec une certaine fascination. On entre dans ce quotidien à notre tour, et seuls les soldats morts au combat nous rappellent à une certaine retenue, à une modestie et au respect.
Où est la part consciente, où est la part inconsciente de l’écrivain dans cette écriture ? Nul ne le sait, même pas lui sans doute. Mais plus qu’un « récit de guerre », nous sommes là en présence d’un texte qui bouleverse, parce qu’il montre des vies au service de quelque chose qu’on ne comprend pas, qu’on a peine à vouloir, mais qui est si proche de nos vies ordinaires qu’il en devient un témoignage de l’ennui universel.
Ce qu’on appelle l’existence.

Dan Lédan

22/11/2017 à 14h47

Vache ..J'aurais aimé écrire cette critique...

Alain Delon? Non Alain Deroin.

22/11/2017 à 15h03

Mouais, bof, ça manque de calembours.

Pascal Amateur

22/11/2017 à 15h26

PS : Et comme le disait l'adage populaire, "Arbitre jonquille est".
(Oui Alain, je veux aussi que tu sois content.)

Julow

22/11/2017 à 15h39

Etoilez-moi ça (non, pas ça, là juste au-dessus, ça de 14h37), pour la beauté de la critique, et pour la publicité pour notre camarade Mitch !

Mitch

23/11/2017 à 02h22

Merci Pascal pour cette belle recension de « Jonquille. »
Ce qui est fascinant, pour moi, maintenant que le texte est parti à la rencontre de ses lecteurs, c’est de voir ce que les gens y trouvent en fonction de leur vécu, de leur culture, de leurs attentes aussi.
J’aime bien le fait que tu retiennes l’ennui comme fil conducteur de cette histoire, parce que ce n’est-ce indéniablement un. Trouver ce rythme lent, répétitif et en même temps chargé de tension était l’un des points sur lesquels je ne voulais pas merder, parce que c’est une composante essentielle de ce type d’expérience. On ne mentionne la mort ou la peur que lorsque l’on a plus le choix. Le reste du temps est partagé dans cette routine à la fois indispensable et honnie qui fait le quotidien des gens de guerre.
Le reste, ma foi, est ce que j’ai essayé de dire, consciemment ou non. Merci encore de m’avoir lu!

Redalert

25/11/2017 à 05h37

Et au fait Mitch, t'avais remarqué ce livre :

https://tinyurl.com/JonquilleAttal

Bizarre et marrant.

khwezi

27/11/2017 à 14h42

A mon tour de venir dire mon plaisir (à plus d'un titre) d'avoir lu "Jonquille".

J'aimerai d'abord reprendre à mon compte quelques remarques de Pascal, notamment sur l'usage du passé simple, déroutant, quand on à l'habitude de ta prose plus déliée et moins formelle / formaliste dans tes posts. Je comprends qu'écrire pour Gallimard ou pour un forum ou la faute d'orthographe n'égale en fréquence que la faute de syntaxe ne requiert pas la même exigence, mais ça reste surprenant, comme tonalité donnée au récit, tellement loin des canons du romanesque moderne.

De ma part, point de critique de forme. Je suis à la fois admiratif et envieux, du travail fourni par toi, de sa récompense, méritée, et de la reconnaissance dont tu bénéficie(ra ?) je l'espère.

Par contre, je vais diverger de la recension de Pascal sur un point. Ce qui m'a marqué, ce n'est pas tellement la répétition, pas plus que l'attente, l'ennui ou le goût du café. Ce ne sont pas les anecdotes, donc (et au passage, j'ai aimé ton livre précisément parce que ce n'est pas un film d'action - ce dont tu sembles presque t'excuser en début de narration lorsque tu racontes cet épisode se concluant sur le prosaïsme de la réalité qui en ferait le film de guerre le moins spectaculaire de l'histoire, alors qu'en fait c'est en partie ce qui lui confère sa valeur pour moi).

Ce qui m'a marqué, ce sont trois choses:

- Tout d'abord ce que tu ne dis pas, ce que tu ne racontes pas. L'armée n'est pas surnommée la grande muette pour rien, et de ce point de vue, ta narration est l'antithèse d'une écriture pornographique. Beaucoup d'ellipses et de retenue, beaucoup de non dit et même, souvent, des excuses d'avoir pensé ou dit quelque chose "d'irrespectueux" vis à vis de l'institution ou des hommes et femmes qui la composent. C'est une des grandes leçons de ton récit selon moi, cette fenêtre sur l'esprit de corps illustré. Cela doit d'ailleurs finalement t'énerver prodigieusement parfois, des gens comme moi donnant des opinions sans qu'ils (je) puissent comprendre la force de ce lien et la solidarité ou l'absence de jugement qu'il suppose.

- La deuxième chose qui m'a marqué et que nous n'apprenons rien des hommes et femmes. Ni des afghans, ni des soldats français. Chaque caractéristique est générale, générique, malgré les chapitres prénommés. Et je comprend parfaitement que ton intention était une forme d'hommage aux hommes et femmes avec lesquels tu as servi, que tu voudrais parler d'eux pour qu'on se souvienne (tu le dis dans ton avant propos d'ailleurs, sur "ton soldat" déguingandé) et qu'on les reconnaissent comme ils le méritent. Mais cet esprit de corps, cette solidarité me semblent t'interdire le jugement personnel et l’indiscrétion. J'imagine que tu détesterais raconter des choses intimes, donner ton opinion dessus, et imaginer qu'un de tes anciens soldat puisse le lire et se sentir blessé. En ce sens ton témoignage vaut justement par ce qu'il éclaire cet aspect des choses je trouve. Peu importe ce que l'on pense des uns des autres, de la mission, des gens sur place etc. Un sentiment passe par dessus les autres à ce sujet. C'est une des beauté de ton histoire. Elle n'est pas dite, mais visible par la trace qu'elle laisse, par son absence oserais-je.


La dernière chose enfin qui m'a marqué, est ton sentiment sur le commandement. Qui est d'ailleurs pour moi le thème principale de ton livre. A chaque instant, à chaque page, que ce soit tes interrogations sur la manière d'être perçu par tes hommes ("tes", et non "les"... pronom révélateur), sur ton sentiment des écrasantes responsabilités (oui, du coup, on devine ce que ça devait être le 10 Juin de signer des ordres...), sur ta place dans une organisation, et qui se termine d'ailleurs par le souci de passation - la permanence de l'institution vs le passage fugace des hommes...

De ce fait, "Jonquille" est à 1000 kilomètres de "méditations en vert" ou de "compagnie K" (pour faire du name dropping). Mais c'est un témoignage à mon sens hors du commun sur ce que c'est que d'être soldat, de servir un intérêt national, un intérêt commun, dans une époque de "spectation" (pour reprendre un néologisme made in DFW) ou le monde vit chaque jour d'avantage pour "partager" (présenter, imposer) ses tranches de vie à seule fin d'être applaudi et d'avoir des "like". Un livre qui à aucun moment ne semble fait pour satisfaire quelque chose de personnel, et c'est tout à fait dans l'ordre des choses finalement (smiley).

Pour le reste, si je veux connaitre l’Afghanistan, je m’achèterai un Lonely Planet.


Redalert

27/11/2017 à 14h49

Tiens Mitch (je me suis toujours demandé si c'était un hommage à Mitch Buccanon ?), j'ai discuté avec un prof d'histoire militaire de St Cyrille de ton livre et, si ce n'est pas abusé, aurais tu un mail à me donner pour que l'on puisse échanger sur la réception de ton bouquin dans le milieu militaire ?

Merci d'avance.

 

Redalert

27/11/2017 à 14h50

St Cyr bordel ! Foutu p***** de correcteur orthographique de m**** !