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"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

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"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

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"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

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"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)

Surprises sur prise

"Fin de saison électrique au PSG." (lemonde.fr)

Pablo prix cassé ?

"Bordeaux : l’avenir de Pablo en suspens." (footmercato.net)

Syntaxe à Rohr

"Dimitri Payet : 'Bien sûr qu'on a encore plus qu'avant pas le droit à l'erreur'." (lequipe.fr)

Kermit l'aigre nouille

"L'ancien Rennais Kermit Erasmus frappe violemment un adversaire en plein match." (lequipe.fr)

Benny Hill, le gif

"Rudi Garcia : 'On court encore plus derrière les autres'." (lequipe.fr)

Le forum

Changer l'arbitrage

aujourd'hui à 01h21 - Run : Ok ok. Perso, je pense que la video dans le foot US est devenue indispensable. Mon avis. Que je... >>


In barry we trust

aujourd'hui à 00h14 - Run : 278 yds, 3TD, le 2eme plus grand total en 1 quart depuis 40 ans. >>


Café : "Au petit Marseillais"

15/09/2019 à 23h18 - Flo Riant Sans Son : zorrobabbelaujourd'hui à 23h13lo Riant Sans Sonaujourd'hui à 23h05A chaud:- Malgré sa passe... >>


En Vert et contre tout

15/09/2019 à 22h56 - Moravcik dans les prés : Pareil que mes camarades. Je disais ça sans y croire jusqu'ici, mais là je me pose sérieusement... >>


O TéFéCé

15/09/2019 à 22h52 - Yul rit cramé : Si je te dis que Menes a dit du bien du jeu de toulouse, ça te donne une indication ?Je pense que... >>


Le fil de butte avec ses potes en croco

15/09/2019 à 22h47 - Rolfes Reus : Comme quoi un bon gardien sans une bonne défense ça fonctionne moins bien. Et ça me permet de... >>


Au tour du ballon ovale

15/09/2019 à 22h38 - CELTIC BHOY : Le sport de la M62 !C'est un peu normal, parce que le schisme de 1895 a été territorial, quand... >>


En rouge et noir !

15/09/2019 à 22h32 - rougénoir : C'est bien ...dans la tourmente d'un derby quelconque dans le jeu, mais pas en émotion, le forum... >>


La L1, saison 2019/2020

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Dans le haut du panier

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Paris est magique

15/09/2019 à 21h47 - Frank Wolff : Je me prolongeais mon post moi-même.En prenant compte de ton post que j’avais pas encore lu. >>


Le fil éclectique

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Noir, Jaune, Foot

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Les pseudos auxquels vous avez échappé ...

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Premier League et foot anglais

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Scapulaire conditionné

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Feuilles de match et feuilles de maîtres

Qui a dit que football et littérature étaient incompatibles ? Voici le forum où vous pourrez parler de vos lectures récentes et anciennes, liées ou non avec le ballon rond. Un conseil de lecture ? Une bonne librairie ? =>> "You'll never read alone", le Gogol Doc: http://bit.ly/11R7xEJ.

Loscoff-Plage

08/08/2019 à 14h34

Il y a quelques mois, j’ai décidé de faire un petit tour d’horizon du roman russe contemporain, car un monde dans lequel le Stade rennais remporte la Coupe de France est un monde où le miracle de la littérature russe redevient possible. Le bilan est globalement positif, comme dirait l’autre, et même si je n’ai pas rencontré de chef-d’œuvre dans mes recherches, j’ai découvert des auteurs qui valent la peine d’être suivis dans les années à venir.

1. Alekseï Salnikov – Les aventures grippales de la famille Petrov (2017)

Au premier coup d’œil, la famille Petrov semble tout ce qu’il y a de plus normal. Pétrov senior travaille dans un garage, madame Pétrov est bibliothécaire et Petrov junior passe son temps devant la console. A la veille des fêtes de fin d’année, Petrov attrape la grippe et se fait embarquer par un ami dans une virée nocturne délirante dans les rues d’Ekaterinbourg. Le portait de la famille idéale de province se lézarde, et chaque personnage, emporté par le virus, révèle son grain de folie. Les chapitres consacrés au point de vue de Madame Petrov sont les plus réussis, Salnikov y joue avec brio sur les clichés qui entourent la femme russe dans la littérature et dans la société post-soviétique.

2. Gouzel Iakhina – Zouleikha ouvre les yeux (2015)

Une auteure tatare qui décroche un succès international avec un livre sur la dékoulakisation des paysans dans les années 30, ils étaient bien peu parmi les bookies de Singapour à avoir parié dessus. Gouzel Iakhina a vraiment une belle plume, et se tire plutôt bien d’un sujet très délicat. Le récit menace à plusieurs moments de tomber dans la robinsonnade ou dans le roman à l’eau de rose, mais Zouleikha est une survivante, et ni le Parti communiste, ni les lieux communs de la littérature ne parviennent à l’abattre. Bien sûr, tout est trop beau pour être vrai, notamment les belles pages sur les intellectuels pétersbourgeois qui se serrent les coudes autour de la petite paysanne tatare.

3. Andreï Roubanov – Finist Clair-Faucon (2019)

Cette adaptation du conte russe sur l’homme-faucon recrée une Russie ancienne matinée de fantasy. Là encore, l’auteur fait bon usage de multiples points de vue et évacue rapidement Finist pour se concentrer sur la quête de sa promise Maria. C’est un roman d’aventures qui se lit bien et propose une relecture originale du folklore slave oriental.

***

En France, nous avons la chance d’avoir des éditeurs qui prennent des risques et font traduire de jeunes auteurs russes. Les romans précédents de Roubanov ont tous été traduits, celui-là devrait bientôt suivre, Iakhina a été traduite immédiatement et j’espère que Salnikov connaîtra le même sort cette année.

Milan de solitude

18/08/2019 à 14h07

"Voilà bien les hommes ! tous également scélérats dans leurs projets, ce qu'ils mettent de faiblesse dans l'exécution, ils l'appellent probité."

"Ô femmes, femmes ! plaignez-vous donc si l'on vous trompe ! Mais oui, toute perfidie qu'on emploie est un vol qu'on vous fait."

Vous pouvez chercher l'auteur, ou simplement jouir de ces deux citations (du même ouvrage, qui fourmille de phrases bien faites).

poiuyt

18/08/2019 à 14h43

Les hommes viennent de mars?

Josip R.O.G.

18/08/2019 à 15h18

Musset?

Josip R.O.G.

18/08/2019 à 15h22

Choderlos de Laclos?

Milan de solitude

18/08/2019 à 15h35

Oui, "Les Liaisons dangereuses".

Westham

21/08/2019 à 13h06

Quelques lecteurs estivales:

Va et poste une sentinelle d'Harper Lee

Publié en 2015 un an avant sa mort cette "suite" de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur qui aurait pourtant été écrit avant le chef-d'œuvre nous amène dans le Dixie des années 50 par l'intermédiaire de Scout désormais yankee et qui vient passer des vacances en Alabama. Après un long round d'observation pas désagréable on rentre dans le vif du sujet: le début des mouvements pour les droits civiques qui va chambouler la famille Finch en faisant ressortir les non dits du premier volet.On ressent ici les prémices de la fin d'une époque. Les 50 dernières pages sont superbes.

Le Choeur des femmes de Martin Winckler

Jean Atwood une interne suffisante aux dents longues qui se destine à une brillante carrière de chirurgienne doit pour valider son internat faire 6 mois dans l'atypique service "Médecine de la Femme" du CHU dirigé par le non moins atypique Dr Karma. Autant dire qu'elle préférait encore se pendre que d'y aller et pourtant...
Véritable ode à la bientraitance, je l'ai lu d'une traite. C'est documenté, fin. Ça fait réfléchir à toutes les plages. Le côté romanesque est peut-être un peu trop tiré par les cheveux mais ça n'entache pas l'ensemble. Une vraie réussite qui donne envie de se plonger dans la bibliographie de Winckler.

Hannibal

21/08/2019 à 15h18

J'ai fini récemment "règne animal" de Jean Baptiste Del Amo, que j'avais pris par hasard en voyant la banderole "prix du livre inter 2017". Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, et j'ai longtemps cru lire un livre pastoral à la Giono en première partie, mais plus ça avançait et plus j'étais désarçonné.

Et en fait ce n'est pas ça du tout, la fin de la première partie et toute la deuxième partie baignent dans une atmosphère noire, poisseuse, violente, tous les personnages sont isolés dans leurs traumatismes personnels, incompris des autres. Dit comme ça ce n'est pas très réjouissant, mais il se dégage de l'écriture de Del Amo une certaine puissance, qui personnellement m'a happé. Je me suis renseigné après coup, il dit de son écriture qu'il la veut "organique", je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire, mais personnellement ça m'a pris aux tripes. Puissant et poisseux.
En 2 mots pour résumer, ça raconte l'histoire d'une famille sur 4 générations, la première partie sur la première génération au début des années 1900, puis dans la deuxième partie on saute direct en 1980 avec l'adolescence de la quatrième génération, et on y reconstruit le puzzle de cette famille sur le déclin.

Sinon j'ai lu le "bûcher des vanités" de Tom Wolfe aussi, très sympa (et plus léger). Ce livre porte très bien son titre, très rythmé, tout le monde en prend pour son grade : golden boy WASP, journaliste, prêcheur noir, procureur juif, ... A noter qu'à l'époque on ne parlait pas de "trophee wife" dans les dîners mondains mais de "tarte au citron". Des parallèles ont été fait entre le procès décrit dans le livre et l'histoire de DSK; enfin, on y croise Bernard Arnault et "l'emprunt Giscard", voilà voilà... écrit en 1987, il reste très actuel, c'est à la fois stupéfiant et inquiétant.

theviking

21/08/2019 à 15h20

Ça doit être un bon livre estival s'il fait réfléchir à toutes les plages.

theviking

21/08/2019 à 15h20

c'était pour la critique du "Choeur des femmes" par Westham, évidemment.

 

Ayeeeew ready ?

21/08/2019 à 15h22

Je profite de cette langueur sentant fort la fin de l'été pour également partager mes dernières lectures :

Le double (DOSTOIEVSKI) :
Immense admirateur que je suis de Dosto (oui je me permets), je fus assez déçu de cette grosse nouvelle. Il s'agit certes d'un ouvrage écrit à seulement 25 ans (son 2nd) et avant ses années de bagne... mais mince. Le style est loin d'être pur (peut être une mauvaise traduction ?) et le récit tourne un peu en rond.
Après attention, c'est loin d'être mauvais et je l'ai lu en un rien de temps tellement le rythme ne faiblit pas et tellement j'avais hâte de savoir qui ou ce qu'était ce bordel de double. Mais de l'auteur de crime et châtiment, les frères Karamazov ou même le Joueur (plus semblable dans l'épaisseur de l'objet livre), je fus un peu déçu.
Si vous ne connaissez pas le thème il est assez simple : Un petit fonctionnaire voit sa vie bouleversée le jour où apparait un double de lui-même. Même nom, même physique, même vêtements etc. et qui travaille au même endroit que lui. Problème, ce double semble œuvrer pour lui nuire et, pire, cela ne choque personne qu'ils soient tous les 2 absolument identiques.

Gagner la guerre (Jean-Philippe JAWORSKI):
J'ai a-do-ré !
Il s'agit d'un roman de fantasy se passant dans un monde ressemblant fort à la renaissance italienne.
Le héros, ou plutôt l'anti-héros, est un assassin à la solde d'un grand personnage de la cité et fait office de narrateur.
Alors il a de la gouaille (c'est le moins que l'on puisse dire), est immoral et ne présente absolument rien à quoi on peut s'identifier facilement. Et quel panard de lire ses aventures.
J'ajouterai que le "réalisme" (si on peut appeler ça du réalisme quand on parle de fantasy et qu'il y'a de la magie par exemple) est bien poussé. Même le meilleur duelliste du monde s'enfuit devant 3 ou 4 vauriens, en cas de blessures celles-ci ne sont pas effacées quelques pages plus loin, etc. C'est très appréciable.
Pour ce qui est du pitch, je vous propose un extrait du 4ème de couverture :
"Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire."
En gros, du jeu de pouvoir à tire-larigot et des hommes qui ne sont que des pions sur un vaste échiquier... mais avec de l'action et du rebondissement.

Le furtifs (Alain DAMASIO):
Je ne reviens pas dessus, il en a été question au cours de ces dernières pages. Ça ne vaut pas la horde mais la richesse de ce futur proche décrit et annoncé, la poésie de ces furtifs (les créatures), le tout associé à un thème qui parle fort au jeune parent que je suis font amha de ce roman une œuvre à lire de toute urgence (mais après la horde et so phare away).

le horla et autres nouvelles fantastiques (MAUPASSANT) :
Alors je ne vous apprends rien, l'ami Guy c'est un peu le McGyver des écrivains. Tu lui donnes une moitié de biscotte et une pelote de fil et il te fabrique une nouvelle en quelques jours. Du coup en lisant ses nouvelles fantastiques d'affilée (elles sont souvent très courtes, une dizaine de pages), cela devient bien redondant. Néanmoins, quel génie pour faire de n'importe quelle situation un récit inquiétant et déroutant.