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Classico

27/11/2020 à 14h43

Ah, figure toi que sur le principe je suis d'accord sur tout ce que tu dis là Pascal, et le manichéisme sans nuances est un défaut récurrent chez Lordon qui m'agace particulièrement. Mais là, dans le cas précis, c'est un peu différent, et je te conseille quand même de lire l'article. Il est assez facile de le dépouiller de ses tendances dualistes très lutte des classes pour en conserver l'essentiel : l'exercice de la parole a peut-être été plus profondément abîmé à notre époque que dans n'importe quelle autre paradigme historique. Lorsqu'un des plus grands penseurs politiques de notre époque tente de la caractériser au plus profond, il écrit 1984 et met en scène une dystopie structurée avant tout par le mensonge et ses variantes. Pour ce qui est de notre petite France en particulier, le macronisme est probablement une sorte d'acmé en la matière. Le même Lordon avait fait un article saisissant sur la pratique macronienne de l'antiphrase (sur le moule : "cette réforme - insérer ici une réforme libérale bien dégueulasse - est sociale"), mais je ne le retrouve pas. Et sur l'autre bord politique, pense donc aux ravages du politiquement correct (relire Muray).

Que cette grande fête universelle de la fabulation institutionnelle accouche d'une grande flambée de constructions ludico-paranoïaques qu'on appelle complotisme, ça ne me semble pas déconnant comme thèse.

Pascal Amateur

27/11/2020 à 15h10

Tu sais bien que nous aurons une autre approche, et qu'il y a je crois d'autres lectures. Je suis très sensible à la notion de "jouissance" au sens analytique du terme, qui pose le langage comme ce qui vient faire barrière à l'horreur (de même le sublime, semble avoir dit Kant, qui confine à l'insupportable). Le langage peut être vu comme une barrière à ce qui convoque l'humain dans sa cruauté - les mots tiennent l'effroi en laisse, un peu, maladroitement, mais assurément. En ce sens, le langage est dévitalisé, la barrière s'efface, l'horreur surgit. L'approche "LTI" de la langue nazie selon Klemperer peut être cernée d'une manière comparable : c'est l'horreur même qui est conviée directement dans le langage, mais en même temps, dès lors que la langue est déconsidérée, devient un simple outil, le passage à l'acte, à l'horreur "vraie" est nécessaire. Macron et les autres vident les mots de leur sens, dès lors les mots ne servent à rien, et ce qui déboule, c'est la barbarie humaine. Paranoïa, sans doute chez certains, mais je ne serais pas aussi virulent : je crois surtout que c'est l'open bar de la violence de chacun, qu'entretient la violence du capitalisme, du "scientisme" (et ici Heidegger sera ton ami), en lien avec la disparition des garde-fous ordinaires.

Classico

06/12/2020 à 14h42

J'ignore s'il y a des médiévistes parmi vous, ou du moins des bons connaisseurs de la période et de son historiographie, mais je tente quand même. Je cherche une bonne biographie de Saint Louis. Il y en a pas mal, et toutes sont énormes : je ne voudrais pas me tromper. La plus fameuse est certainement celle de Le Goff ; est-elle recommandable ? Merci !

McManaman

07/12/2020 à 16h03

Sans être médiéviste, la bio de Le Goff reste un livre de référence, mais au cas où, en plus léger, la géopolitique de Louis IX est le thème du dossier principal du magazine L'Histoire ce mois-ci. Pas encore lu, mais il y aura des références bibliographiques à l'intérieur.

Classico

07/12/2020 à 18h10

Ah super info, merci.

John Six-Voeux-Berk

10/12/2020 à 21h45

J'ai profité de la publication de la dernière enquête Timms sur le niveau des élèves français en mathématiques pour entonner ce que certains ont pris pour un couplet décliniste sur la baisse de niveau des étudiants. Je vais essayer de préciser mon propos

A vrai dire, je ne trouve pas si grave que le niveau des élèves de 4ème d'aujourd'hui soit celui des élèves de 5ème de 1995 : si cela correspondait aux nouveaux programmes et surtout si ce niveau était susceptible d'augmenter les années suivantes pour atteindre une vraie rigueur logique, ce ne serait pas dramatique. Mais je crains que cette baisse atteigne les fondements même de tout raisonnement.

Ce qui m'inquiète, c'est donc la baisse générale du niveau logique qui accompagne selon moi ces piètres performances scientifiques. Je dispose d'un poste d'observation assez particulier pour documenter cette baisse, poste à la fois peu représentatif et très significatif : l'épreuve de résumé de texte qui n'existe plus depuis longtemps au lycée mais qui a survécu dans certains concours d'accès aux écoles d'ingénieur et de management.

L'épreuve consiste à résumer, le plus fidèlement et le plus élégamment possible, des textes complexes qui demandent une réelle capacité de concentration pour les plus longs (4000 mots à HEC par exemple). Je prépare, ou ai préparé, des étudiants de prépa économique (option économie et option mathématique), de prépa scientifique et parfois des littéraires. Et il m'est arrivé de corriger des copies de concours toutes origines confondues.

Eh bien, en une dizaine d'années de pratique, j'ai constaté que l'épreuve devenait quasiment infaisable pour des préparationnaires HEC voie éco pourtant triés sur le volet dans les grands lycées, à peine faisable pour des HEC voie math, et toujours accessible pour d'excellents taupins. Alors même que les qualités de rédaction et de culture générale théoriquement plus élevées des "épiciers" devraient leur rendre l'épreuve plus abordable, je constate au contraire que moins les étudiants sont formés à la rigueur scientifique, moins ils sont capables de lire un texte qui parle de la culture chinoise antique ou de la propagande impériale d'Auguste. C’est-à-dire un texte qui parle de manière argumentée d’une réalité qui leur est étrangères. Bref, « l’excellence hors des filières scientifiques » n’est souvent qu’un slogan vide, et qu’un biais de recrutement suffirait à expliquer.

Que signifie "ne pas savoir lire" ici ? Cela signifie confondre dans un raisonnement la cause et la conséquence, ne pas saisir le caractère essentiel d'une modalisation (une hypothèse sera souvent lue comme une affirmation par exemple), ne pas enregistrer toutes les restrictions qui viennent limiter la valeur d'une théorie (si le texte dit que les femmes française du XIIème siècle étaient brimées, cela deviendra : "les femmes du monde entier ont de tout temps été brimées"), ne pas parvenir à distinguer la thèse de l'auteur de celle qu'il cite (par exemple si l'auteur affirme quelque chose comme : "Selon Machin, la Shoah est un hoax", cela deviendra : "La Shoah est un hoax").

Et même lorsqu'aucun contresens majeur n'est commis, la structure argumentative du texte a toutes les chances d'être transformée en une simple addition d'informations sans lien les unes entre les autres (ou bien vaguement liées par des "alors" dont on peine à identifier la valeur logique ou purement temporelle). Une argumentation devient une liste de propositions non hiérarchisées et toutes prises dans leur sens le plus dogmatique.

Donc, voilà des étudiants censés faire partie de la crème de la crème qui manquent de compétences de base pour comprendre un raisonnement. Je ne déplore pas vraiment une baisse de l'information stockée dans leurs cerveaux, mais plutôt une incapacité prévisible à s'informer tout court, et cela bien au-delà du champ des sciences dites dures. Ces piètres capacités se retrouvent évidemment au moment où il s’agit de construire un raisonnement personnel. Le plus souvent, cela aboutira à une succession de propositions apprises par coeur (ils en sont encore parfaitement capables) entre lesquelles on glissera selon un principe d’association thématique : l’analogie strictement locale devient l’une des règles de composition de ce type de « raisonnement ». Parfois des rencontres suggestives s’opèrent entre des champs hétérogènes (exemple : comparaison d’un marché monétaire et de la circulation des mots… comparaison qui existe déjà depuis bien longtemps en réalité mais qu’un étudiant peut retrouver sur une étincelle), mais ces rencontres ne donnent naissance à rien et sont le plus souvent noyées dans un charabia non hiérarchisé. C’est ce que j’ai très maladroitement appelé une pensée par « nuages thématiques », « associations de mots-clefs » selon des préférences aussi platement déterminées qu’une liste de suggestion Netflix (d’où mon emploi allusif et vague de la notion d’algorithme). Dans les pires des cas, ce sont les phrases mêmes qui sont mal construites, comme si le français écrit était une langue étrangère.

Maintenant, mon histoire de « névrose logique » (concept que je mets entre guillemets pour l’attribuer ironiquement à ceux qui se croient libérés des « contraintes » de la logique)

Ces étudiants de prépa économique et commerciale intègrent des écoles cotées (même parfois Hec ou l’Essec) et n’ont apparemment pas besoin de qualités logiques très développées ; pire, il est possible que ce serait un fardeau pour leur pratique de tous les jours. Certains étudiants ne voient dans les connecteurs logiques que des mots qui « font bien » plutôt que des outils susceptibles de les aider à décrire la structure du monde : et respecter les normes d’un raisonnement leur apparaîtrait comme un coût et une contrainte inutiles auxquels seuls se soumettraient ceux qui prennent encore le discours au sérieux. Bien entendu, ils pensent toujours bon d’avoir des scientifiques sous la main : mais le héros de notre civilisation n’est plus le physicien ou l’ingénieur, c’est le manager ou l’entrepreneur. Celui qui mène des hommes et non celui qui se confronterait à la Nature ou à ce qui excède l’humain.

Pour ces « futurs mangers », les scientifiques sont les victimes d’une intériorisation excessive de contraintes, victimes qui n’ont pas compris que l’essentiel se jouait non pas dans les relations entre la pensée et le réel, mais entre des consciences impressionnables. Je crois que c’est Macron qui m’a fait comprendre cela : piètre penseur (piètre matheux également) mais ayant compris qu’il ne servait à rien de se lier les mains et la langue par un surmoi logique ou une éthique de la rigueur excessive.

J’ai poursuivi des études de lettres et de mathématiques simultanées jusqu’à l’actuel M1 avant d’abandonner les secondes. Mais je n’ai jamais opposé radicalement les deux champs. Les mathématiques m’ont apporté des joies intenses, mais leur supériorité et leur perfection formelles m’ont souvent paru insuffisantes pour aborder le monde vécu. Je vois bien que certains esprits « scientifiques » ne comprennent pas toujours à quel point leurs normes de rigueur, ou de probité comme dirait Nietzsche, sont tout simplement ignorées.

L’épisode Raoult et l’extraordinaire succès de ses âneries criminelles ne sont qu’une des manifestations récentes du désarmement logique de nos concitoyens, et du succès public que peuvent remporter ceux qui ne s’encombrent plus de rigueur.

Les raisons d’espérer : la plupart des étudiants que j’ai eus à former étaient capables de reconnaître la beauté et la puissance d’un raisonnement rigoureux, mais l’effort à fournir pour se rééduquer leur paraissait parfois trop coûteux pour que cette reconnaissance se transforme en véritable goût.

Dan Lédan

10/12/2020 à 22h34

Mon père , Prof/Chercheur de géologie faisait le même constat il y a 30 ans...je me rappelle l avoir vu corrigé des thèses ..et il me montrait le niveau de syntaxe/ orthographe...incroyable de nullité..il appellait ça ,la science a l américaine..hyper pointue dans sa spécialité..mais totalement acculturé en dehors..et a un niveau dramatique..

Rolfes Reus

11/12/2020 à 01h09

Merci, c'était beaucoup plus clair !

J'en conclus que ce ne sont pas nécessairement les meilleurs qui vont en prépa (smiley).

O Gordinho

11/12/2020 à 06h48

Classico
06/12/2020 à 14h42
J'ignore s'il y a des médiévistes parmi vous, ou du moins des bons connaisseurs de la période et de son historiographie, mais je tente quand même. Je cherche une bonne biographie de Saint Louis. Il y en a pas mal, et toutes sont énormes : je ne voudrais pas me tromper. La plus fameuse est certainement celle de Le Goff ; est-elle recommandable ? Merci !

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Le numéro de l'Histoire donne effectivement pas mal de perspectives intéressantes, notamment de la part de chercheurs anglo-saxons.
La double page de P. Boucheron saura te séduire, j'en suis certain :) Et Yann Potin toujours au top.

Classico

11/12/2020 à 10h54

Bah je fais sans doute une fixette sur lui, mais autant le politiquement correct me fait plutôt rire dans la vie sociale courante, autant il me met extrêmement mal à l'aise lorsqu'il s'empare de l'Histoire. Et il est un peu à la pointe de cette tendance. Par ailleurs sa tête ne me revient pas du tout en conférence, jamais vu un type aussi bouffi d'orgueil. La barque est bien chargée... j'ai rarement des certitudes sur les gens, mais là je ressens avec une sorte d'évidence que ses options en tant qu'historien sont guidées en profondeur par un hypocrite calcul politico-mediatique, et ça m'est insupportable.

Sur le premier point, le politiquement correct dans l'histoire, un exemple tout récent tiré de La civilisation féodale de Jérôme Baschet, que j'ai ouvert hier. Le premier chapitre revient sur les Invasions barbares, élément déclencheur de la fin de l'Empire romain et du basculement dans le Moyen-âge. Notre auteur consacre la moitié de son chapitre à nous expliquer que "Invasions barbares", c'est méchant et injuste à deux titres : d'abord, c'était pas toujours des Invasions, il y eût quelques installations paisibles ; ensuite, "barbares", c'est un effet du racisme systémique* gréco-romain, alord que ces peuples racisés* (Goths, Francs, Saxons, etc.) avaient eux aussi une culture aussi respectable que celle des méchants racistes*. Bref, "Invasions barbares", c'est désormais infecté ; pourquoi ne pas employer l'expression beaucoup plus sympathique de "migration des peuples" ?

Il semble que ces considérations préliminaires soient désormais un passage moralement obligé. Je les ai retrouvées à peu près telles quelles dans un autre article et dans la fiche Wikipedia sur les Invasions barbares.

La chose très amusante, c'est que bien sûr, tout ceci est parfaitement idéologique. Jerome Baschet passe en effet toute la seconde moitié de son paragraphe à démontrer, sans en avoir conscience sans doute, que la vieille expression droitarde universaliste d'"Invasions barbares" était en réalité parfaitement adaptée à la réalité globale de l'événement. Je pourrais en donner de nombreuses citations parfaitement claires, mais je résume : y eût quelques installations paisibles, oui, mais ce furent très majoritairement des massacres, viols, pillages, mises en esclavage, etc. Il y avait une culture et un savoir des tribus germaniques, oui, la forge des armes surtout, mais avec leur domination ce fut partout un effondrement de la culture, de l'art, de la langue, de l'hygiène, de l'urbanisme, de la continuité politique, qu'il faudra de nombreux siècles pour retrouver sous d'autres formes ; et tous les rois issus de ces tribus seront fascinés pendant des siècles par Rome et la restauration de ce passé glorieux, jusqu'à Charlemagne sacré Empereur, et toute la vie intellectuelle des peuples sous leur contrôle restera captive tout ce temps de l'idée de Rome. "Migrations des peuples", donc.

Le livre de Bashet semble excellent par ailleurs. J'ai grappillé plein de choses passionnantes. Je peux faire l'impasse sur ces gentilles balivernes liminaires. Mais pour moi, Boucheron, c'est ce préliminaire absurde élevé au rang de pratique totalisante et systématique.

*ok, il n'emploie pas ce terme, mais le livre date un peu et c'est exactement ce que ça veut dire !

 

Di Meco

11/12/2020 à 11h15

J'ai suivi quelques cours d'histoire à la fac au début des années 90, la plupart des professeurs apportaient déjà beaucoup de nuances sur les peuples ou périodes réputées moins civilisées (celtes, haut moyen-âge...). Si c'est un biais, j'y voyais plutôt un amour de leurs sujets d'étude que des considérations idéologiques.