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"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)

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Habitus baballe

Pour causer socio, éco, sciences-po, anthropo, histoire-géo, philo, épistémo, Adorno, filporno, Bernard Pardo...

Classico

11/07/2020 à 17h31

La vache, il est ouf ton extrait liquido. Le christianisme (dont la caractéristique distinctive principale est de culpabiliser l’individu, de faire levier sur la puissance de la culpabilité) s’est quand même sacrément bien sécularisé.

La société n’est pas seulement une machine à produire des horreurs, des injustices et des inégalités ; elle est aussi une machine à produire des bienfaits, de la sécurité, du droit, des services publics et des prestations sociales. Entre méfaits et bienfaits, chacun met la balance où il le sent. Le « sujet impliqué » est cependant impliqué passivement dans les méfaits au moins autant que dans les bienfaits ; et pour ce second aspect, impliqué au moins autant au sens structuraliste indiqué dans ton article que dans le sens plus prosaïque où il est celui qui nourrit la machine bienfaitrice en lui reversant fiscalement une portion énorme des fruits de son activité.

Classico

11/07/2020 à 17h32

(Mais c’est sûrement un détail)

liquido

11/07/2020 à 22h20

J'aime bien la référence chrétienne. Mais tu noteras qu'on parle ici de responsabilité en cas d'emmerdes (ultra-nationalisme serbe, populisme trumpien). La distribution des bons points est hors sujet ici.

suppdebastille

12/07/2020 à 11h01

Guerre d'Algérie.

Je viens de regarder une série doc sur la chaîne Histoire absolument passionnante pour diverses raisons.

1 le documentaire est décomposé de manière chronologique en 5 parties de 52 minutes, autant dire qu'il y a matière à développer
2 c'est produit par une équipe belge ( et anglaise je crois) ce qui donne forcément un regard plus extérieur
3 le doc date du début des années 80, il est donc très riche de témoignages d'acteurs encore vivants : Soustelle, de saint marc, Massu, Salan, des dirigeants FLN, des journalistes anglais et américains, etc..

J'ai enchaîné les 5 épisodes en une soirée.

Le dernier épisode pose la question : les pieds noirs auraient-ils pû rester en Algérie sans la terreur de l'OAS dans les derniers mois qui souhaitait évidemment exacerber les haines de toute part.
Les auteurs reconnaissent que si les officiers putschistes avaient évidemment tort, ils avaient tout de même raison sur un point, celui de l'engagement à ne pas abandonner leurs soldats harkis.
Sur ce point de Gaulle au nom d'un extraordinaire pragmatisme politique a pris une décision assez épouvantable, il faut bien l'admettre.

JL13

12/07/2020 à 13h11

suppdebastille
aujourd'hui à 11h01

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Les Pieds Noirs auraient pu rester en Algérie !

Mais il aurait fallu, même pas de l'intelligence, ni être visionnaire... simplement du bon sens des 2 côtés !

60 ans après, je constate, toujours des 2 cotés, que ce n'était absolument pas gagné !
Je suis effaré par les aprioris, la rancoeur de ceux qui restent vivants, j'évite, au maximum, les discussions avec ceux que je suis "obligé" de rencontrer !
Mais surtout l'ignorance crasse....
Il n'y a que l'Education et la Culture...
Mais c'est un vaste débat.....
Et qui est capable de comprendre, pardonner, "oublier" ?

Pour précision, en 60/61/62 mes "héros" à 14/15/16 ans, c'était Salan, le Colonel Jeanpierre, Massu, Degueldre, Bastien Thierry et autres ....
Ne me jetez pas de pierres, je ne renie rien...
J'assume !

Marius T

12/07/2020 à 13h33

Je vais essayer de trouver ce documentaire.
Petit fils et neveu de membres des commandos Delta, je n’inviterais pas mes oncles pour regarder avec moi.

Vas-y Mako!

12/07/2020 à 13h57

Vous avez le nom de ce docu?

Pascal Amateur

12/07/2020 à 14h39

Delta force.

Vas-y Mako!

12/07/2020 à 17h23

Avec Lee Marvin dans le rôle de Salan?

Delio Onnisoitquimalypense

12/07/2020 à 21h24

JL13
aujourd'hui à 13h11
Les Pieds Noirs auraient pu rester en Algérie !
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Le bouquin de Pierre Daum "Ni valise, ni cercueil" parle des 200 000 Pieds noirs restés en Algérie à l'été 62 ; avec une nouvelle vague de départs un an plus tard, pour en arriver à (si mes souvenirs de lecture sont bons) à 80 000 avant la guerre des six jours.
La partie historique est légère (mais le sujet n'avait pas été traité auparavant dans un ouvrage grand public), la partie journalistique où il rapporte ses entretiens avec des européens et des Juifs est passionnante.

 

Classico

13/07/2020 à 12h11

Classico
10/07/2020 à 10h24
liquido
aujourd'hui à 10h06
Habitus Baballe, alors
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J'essaierai de te pondre un truc ce week-end.
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Je vais m'efforcer de faire le plus court possible en coupant à la hache dans les développements. Je vais me contenter d'essayer de communiquer de façon un peu distincte une seule idée. Je pressens que ce sera pourtant malheureusement beaucoup trop long et je m'en excuse par avance.

Le passage qui t'avait fait réagir est celui-ci :

"Ce que je perçois, c’est, venant d’une gauche gavée de sociologie mais de plus en plus inculte philosophiquement, la tendance à verrouiller moralement tous les sujets de débat possibles."

La première chose à bien clarifier, et à fixer pour la suite, c'est que lorsque je pense ici à la culture ou à l'inculture philosophique, je ne pense pas spécifiquement à la connaissance de l'histoire de la philosophie, c'est-à-dire la connaissance du détail des systèmes de Platon à aujourd'hui. Je pense "culture philosophique" au sens "une certaine attitude dans la façon d'aborder ceci ou cela". Non pas un stock de savoir, mais un style de prise de contact. Il y a un lien entre les deux ; la connaissance de l'histoire de la philosophie suscite et nourrit cette "attitude philosophique" ; mais elle ne se confond pas avec elle.

Cette attitude est celle de la réflexion. La réflexion au sens étroit, spéculaire : la réflexivité, le goût de se penser soi-même, de penser la pensée. Le nom de la philosophie a longtemps été "la métaphysique". C'est, comme chacun sait, sous ce petit "meta" qu'on a rangé après sa mort les textes d'Aristote qui ne considéraient pas directement le réel (phusis), mais la connaissance déjà acquise du réel (meta-phusis). L'usage souvent un peu pédant qu'on fait de "meta" aujourd'hui, en parlant de tel réalisateur ou de tel artiste, est tout à fait conforme à cette signification originelle. Tarentino ne fait pas du cinéma de genre, il fait du cinéma d'auteur sur le cinéma de genre, ce qui lui vaut d'être traité de cuistre par Godard. J'ai travaillé autrefois à un projet de cours de philosophie à destination des collégiens : il ne s'agissait pas un seul instant de leur parler de Descartes et de Kant, mais, dans mon idée, de leur re-parler ce dont leur avaient déjà parlé les autres professeurs afin d'en tirer des abstractions "de niveau 2", pour ainsi dire, une méta-connaissance. Entre une démonstration de géométrie et une dissertation d'histoire il y a des différences (pourquoi ?) et des points communs (pourquoi ?). Dans quel sens la première est-elle "plus vraie" que la seconde ? Dans quel sens la seconde "plus vraie" que la première ? Dès lors, qu'est-ce que "plus vrai" signifie ? etc. Les enfants sont extraordinairement réceptifs à ce genre de considérations.

Lorsque je parle du manque de philosophie de la gauche contemporaine, ce n’est pas qu'elle manque de Descartes et de Kant, mais qu'elle manque de réflexivité. La réflexivité c'est l'intelligence qui revient sur ses propres sécrétions. Ce faisant, elle s'aperçoit régulièrement qu'elle a déliré. L'exercice régulier de la réflexivité ridiculise l'esprit de sérieux et accouche du savoir essentiel que le vrai n’est jamais enfermé dans un point de vue à l’exclusion des autres, mais qu’il est diffracté et déformé dans une multiplicité indéfinie de points de vue. Cette hygiène de la réflexivité n'empêche pas, comme le craint sans doute Olpeth, d'agir ; il n'est pas nécessaire de porter des affects et des certitudes subjectives à un point d'incandescence pour construire un programme politique ambitieux. C'est nécessaire seulement pour faire une révolution, c'est-à-dire pour rendre possibles des meurtres de masse permettant une transformation immédiate de la société. Je ne nie pas du tout que la révolution puisse être malheureusement nécessaire dans certaines situations historiques.

Tous les excès actuels de la gauche (censure, licenciements, cabales médiatiques) relèvent précisément d'un manque absolu de philosophie, de réflexivité.

La gauche contemporaine est branchée directement sur la sociologie structuraliste. Le geste essentiel de la sociologie structuraliste consiste à convertir le phénomène qu’elle étudie en construction sociale qui fait système (le racisme est une construction sociale, le genre est une construction sociale, etc). C’est normal, elle est là pour ça, c'est son génie théorique propre. Elle est la version intelligente et pensante du complotisme (les tireurs de fils y sont remplacés par l'effet de système). La sociologie structuraliste fait donc ses constructions théoriques et la gauche y puise son carburant, ses concepts, sa rhétorique.

Donc, lorsque je déplore l'inculture philosophique de la gauche, cette déploration semble s'étendre par extension à la sociologie structuraliste, mais il faut être précis. Beaucoup de ces sociologues ont évidemment une culture philosophique, sont capables de revenir lucidement sur leurs propres constructions (d'autres non, comme s'amuse à le démontrer cet excellent article sur Lahire, que je te conseille : https://www.mezetulle.fr/expliquer-est-ce-un-peu-excuser/ Mais tant pis pour lui). Quand ils le font, ils admettent, depuis Bourdieu, que leur discipline est une discipline militante, un instrument de combat politique. C'est assez dire que leurs constructions conceptuelles sont orientées a priori sur l'obtention d'un résultat politiquement mobilisable pour une "lutte". Une lutte implique qu'il y ait des lutteurs bien distingués de chaque côté du ring. Des victimes d'un côté, des coupables de l'autre.

Le drame, c'est que lorsque la construction théorique est passée des mains du sociologue à celle du militant, elle semble avoir perdu au passage presque toute possibilité de réflexivité. Le militant croit qu'il manipule des concepts "scientifiques", qu'il pourfend les Zemmour et les Finkielkraut avec rien moins que "la vérité". Il en est tellement persuadé qu'organiser des censures et demander des démissions lui semble légitime. C'est la puissance de fascination des concepts sophistiqués que lui a octroyé la sociologie structuraliste qui le met dans cette transe de la vertu, démultipliée par les réseaux sociaux. Et c'est son manque de culture philosophique, d'habitude à penser la pensée, qui fait de "racisme systémique" ou de "culture du viol" quelque chose comme des articles de dogme. C'est lui qui est extrêmement dangereux, pas le sociologue qui a construit ces concepts en sachant (le plus souvent) très exactement à qui s'en tenir au sujet de leur "scientificité".

Il faudrait maintenant faire de l'épistémologie précise, pour étayer tout ça. Par exemple à propos de la théorisation du racisme systémique, sur laquelle on a déjà beaucoup glosé sur le filpo. Montrer qu'on peut expliquer de façon satisfaisante les discriminations et la persistance d’une altérisation des français d’origine africaine par un croisement de déterminations simples (aire culturelle profondément différente, crise économique, phénomènes de concentration territoriale, etc.), qui font « système » mais au sens d’un système contingent, conséquence instable d’une multitude de causes. Montrer qu'on peut aussi expliquer le même phénomène en y appliquant le geste de la sociologie structuraliste "de combat" : discriminations et altérisation procèdent d’une construction sociale, d’un système mais cette fois dans un autre sens, un système substantiel, persistant par soi, plus seulement une conséquence instable mais lui-même une puissance causale. Montrer enfin comment cette seconde démarche, tout à fait brillante intellectuellement (là n'est pas le problème), crée des concepts (blanchité, racisation, etc.) qui ne sont pas rendus nécessaires par le phénomène à étudier mais qui permettent d'obtenir une représentation jusqu'au-boutiste de ce phénomène dans le sens d'une culpabilisation unilatérale maximale d’une partie des acteurs et de la victimisation unilatérale maximale de l’autre partie. Ça ne veut pas dire que c’est « faux », mais seulement que ce n’est « vrai » que sous un certain nombre de restrictions et d’attendus. Cette vérité sous conditions a complètement disparu dans la conscience militante, et il ne reste que la vérité tout court.

Il n'y a rien de plus flippant et de plus dangereux que la vérité tout court.