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Kermit l'aigre nouille

"L'ancien Rennais Kermit Erasmus frappe violemment un adversaire en plein match." (lequipe.fr)

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"Rudi Garcia : 'On court encore plus derrière les autres'." (lequipe.fr)

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Foot et politique

Le fil politique est un fil du rasoir, alors évitons de s'y couper. Par ailleurs, n'oublions pas que son but est d'accélérer l'avènement du grand soir, un des ces quatre matins!

Tricky

18/04/2018 à 00h16

(ah chuis con des fois)

forezjohn

18/04/2018 à 02h30

Coach Potato
17/04/2018 à 20h47
Rions un peu

Karlo, l'un des Marx brothers, a écrit dans un opuscule dispensable que la taxation du capital était contraire à l'intérêt des classes laborieuses. Vous m'en faites de sacrés de communistes... Je n'en trouve pas moins mon fil rouge préféré très en verve.

Tiens, question pour un champion de la spoliation:
Tout a un cout donc combien coute un impôt?
Je suis certain que vous en faites une question de principe avant d'en faire un moyen de financement assorti d'un coût et de fait qui le paie indirectement. Qui impute quoi et à qui réellement?
Vous êtes tous en train de vous étriper sans savoir quel périmètre et pour quelle efficacité.
Un brouzouf capté par Leta rapporte-t'il autant qu'un brouzouf en liberté?
Un brouzouf issu d'un capital acquis honnêtement avec du brouzouf déjà imposé est-il légitime.
Le brouzouf du transfert social rapporte-t'il autant que la brouzouf du capital qui crée de l'activité?


On la connait la technique: Distribuer de la richesse des autres au point de fusiller l'appareil productif. Une fois le forfait accompli, comment créer de nouvelles richesses à distribuer: En faussant les prix et en créant de l'inflation puis en dévaluant puis en spoliant l'épargne puis en privant le citoyen de liberté, enfin devenu égal dans la pauvreté. C'est la martingale de tous les régimes socialistes qui s’effondrent lorsqu'il n’y a plus d'argent des autres.

- Le but des socialistes n'est pas seulement l’égalité mais la dépendance.
Sainte Margaret.

La richesse viendra toujours du capital avant de venir de l'impôt. Les gens du privé ont des impératifs de business, les gens qui vivent de la taxe ont des idées de taxes. Défendre une orthodoxie rigide à propos d'une captation forte des revenus du travail revient à créer une créance de fait sur l'activité et son financement. C'est un suicide collectif à terme.
Allez, encore neuf petits points et on égale l'Union soviétique. Les Etatistes en Marche peuvent le faire. Ne les sous-estimez pas.

Libérez les brouzoufs! Liberté pour les brouzoufs! Vive le brouzouf libre!

#descerfapidestaxes
#unepoupluchemargaret
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Tout celà est passionnant mais l'inflation est à moins de 2% depuis 10 ans, la dévaluation est impossible depuis 2002, les dispositifs d'allégements de charge s'enchainent depuis Sarkozy, l'ISF a sauté et on a droit à une "flat taxe" sur le capital.

Je sais bien que, malgré celà, tu as toujours l'impression de vivre dans une RSS mais j'avoue ne pas bien comprendre pourquoi tu persistes à y habiter.
On attend d'ailleurs toujours l'apocalypse socialiste qui fera disparaître l'appareil productif français, ça sera sans doute juste après la démonstration de la véracité de la courbe de Lafer.

Espinas

18/04/2018 à 04h42

Les taxis, c'est un peu, avec le fret ferroviaire, le génie français du perdant - perdant - perdant où l'écologie, les consommateurs, les producteurs et les employés eux-mêmes perdent à long terme.

Je suis peut-être extrême mais pour moi le taxi devrait être une sorte d'extension un peu plus chère du bus, permettant de combler horaires et zones peu desservies.

Mais bon, donnez un mini status à un français et il le défendera bec et ongles au prix de sa propre mission.

Dire que la familia Espinas revient vivre en France cette année, projet de devenir frontaliers en Chablais, à 1km de la douane genevoise et 12 km et 13 minutes en voiture en heures creuses de mon bureau dans une multinationale étasunienne.

Espinas

18/04/2018 à 05h01

Sur l'automatisation, je suis analyste de données d'entreprise et une grosse partie de ma journée consiste à attendre que mes données soient extraites, puis automatiquement nettoyées, combinées à d'autres, publiées sur le serveur.
Cette étape terminée, je dois appuyer sur un bouton pour rafraîchir la source de données de mon tableau de bord depuis ledit serveur, attendre, puis appuyer sur le bouton "publier", attendre puis cela envoies un email automatique aux personnes abonnées.

Un non consommateur de café non fumeur tel Espinette risque de s'ennuyer dans ce domaine. J'ai quelques principes : ne fumer que des cigares et cigarillos , 2 cafés par jour max - on le paye - et comme au volant, la pause s'impose toutes les deux heures.

Blague à part, oui, on essaie d'automatiser, de digitaliser, etc , mais pour l'instant, mon équipe née fin 2016 avec un manager (qui lit la gazette et montre le classement en relief à ses collègues sur son téléphone) compte aujourd'hui 6 analystes et 8 autres employés liés aux données. 2 recrutements sont en cours.

Le numéro un du commerce en ligne s'appuie sur une armée d'analystes qui crée et améliore des algorithmes.

On est peut-être dans une première phase mais aujourd'hui, il faut commencer par embaucher pour faire ce que les journaux reprennent comme mots en vogue souvent survendus par les vendeurs de logiciels et les cabinets de conseil: intelligence artificielle, apprentissage par la machine, internet des objets, etc.

Tricky

18/04/2018 à 06h58

Espinas
aujourd'hui à 04h42
Les taxis, c'est un peu, avec le fret ferroviaire, le génie français du perdant - perdant - perdant
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Ah bon, il n'y a plus des taxis qu'en France ?
Purée, il faut que je sorte parfois du pays.

Et sinon, ça veut dire que le corollaire, c'est que les VTC sont du gagnant-gagnant-gagnant ?

Dan Lédan

18/04/2018 à 07h40

Espinas
aujourd'hui à 04h42

Mais bon, donnez un mini status à un français et il le défendera bec et ongles au prix de sa propre mission.

Dire que la familia Espinas revient vivre en France cette année, projet de devenir frontaliers en Chablais, à 1km de la douane genevoise et 12 km et 13 minutes en voiture en heures creuses de mon bureau dans une multinationale étasunienne.

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Attention quand même , hein , à ne pas attraper le statut de travailleur frontalier....

liquido

18/04/2018 à 08h08

Si Hok est dans les parages, texte d'une prof de sciences politiques à Nanterre sur Parcoursup

Parcoursup et la sélection des étudiants, vus de mon amphi.

Si vous lisez ce post parce qu’un ami l’a partagé, je parle ici à titre personnel, en tant que maîtresse de conférences en science politique à l’université Paris Nanterre, actuellement bloquée par les protestations étudiantes.
Pas de slogans dans ce texte, et beaucoup de détails techniques… ceux-là mêmes dans lesquels le diable vient se nicher.
Quelques banalités pour commencer.
La sélection à l’université existe, bien évidemment, et elle est drastique. Elle est visible en partie dans ce taux d’échec en première année de licence, avec lequel on nous bassine (et qui est cependant une réalité plus complexe que ce que suggèrent les chiffres).
Côté amphi, je la vois aussi. Il est évident qu’une partie de nos étudiants ne sont pas armés pour suivre le cursus dans lequel ils sont inscrits. C’est clair dans les copies d’examen, c’est clair aussi dans leur regard en cours où parfois je vois clairement que non, aucune information ne passe, rien ne leur parle dans ce que je dis. L’absentéisme est aussi une réalité forte : ceux qui ne prévoient pas de venir, ceux qui abandonnent en cours d’année.
Mais il y en a d’autres, et leur nombre n’est pas négligeable, pour qui la fac est une révélation. Ils ont glandé au lycée ; ils ont été mal orientés ; ils se sont ennuyés ; il n’y avait pas de famille autour d’eux pour les soutenir ou de milieu social les incitant à s’investir dans les études. Ils ont eu leur bac ric-rac. Tout d’un coup, une autre manière de voir le monde intellectuel - et le monde tout court - s’ouvre à eux, ils vont trimer pour y arriver, mais ils y arriveront et certains feront de super professionnels ou encore (la crème de la crème ;) ) d’excellents enseignants-chercheurs à la sortie.
Le pari de notre système universitaire porte sur ces gens-là : ceux qui ne semblaient pas avoir le bon profil et à qui on donne leur chance, et beaucoup d’enseignants chercheurs sont attachés à cette mission.
Ceux que le système laisse sur le carreau, ce sont les plus fragiles : incapables de suivre, placés à la fac comme dans un sas entre l’école secondaire et la précarité. Nous échouons tous collectivement à leur offrir une place dans la société, avec toutes les conséquences que cela entraine. Je dois dire que dans une université comme Nanterre qui a le social dans son ADN, beaucoup de collègues considèrent que leur mission de service public consiste aussi à offrir à ceux-là la meilleure formation possible. Je suis sensible à cette idée. Mais, clairement, l’université aujourd’hui n’en a pas les moyens matériels et humains. Alors nous les regardons échouer, avec tristesse, mais aussi (soyons sincères) avec un certain soulagement, car chaque prof préfère avoir devant lui une salle de cours où tous les étudiants comprennent de quoi il parle.
Grosso modo, deux positions se dégagent parmi les enseignants-chercheurs, mais les deux ne sont pas incompatibles : ceux qui disent qu’on ne peut pas continuer comme ça et qu’il faut arrêter d’accepter des étudiants visiblement mal orientés ; et ceux qui disent qu’on ne peut pas continuer comme ça et qu’il faut augmenter les moyens des universités pour qu’elles puissent remplir correctement leur mission d’intérêt général.
Et Parcoursup dans tout ça ? J’y viens.
Le système APB et son tirage au sort généraient une injustice flagrante. Un étudiant qui a la quasi-certitude d’échouer pouvait être admis, et un étudiant fait pour la filière pouvait être refusé. Force est de constater que Parcoursup génère une autre injustice, moins aléatoire et plus sociale : il va défavoriser ceux qui le sont déjà par ailleurs. Cela ne va pas sauter aux yeux de tout le monde tout de suite ; c’est au fur et à mesure des informations distillées que nous commençons à comprendre ce qu’on nous demande de faire.
Parcoursup commence à arriver dans les facs bien avant que le projet de loi ne soit voté : on nous demande de commencer à le mettre en œuvre en rédigeant les « attendus », descriptifs des compétences qu’un étudiant doit avoir pour réussir dans telle ou telle filière.
Personnellement, les premières descriptions du projet Parcoursup me semblent plutôt intelligentes. On nous dit que tous les étudiants seront admis, mais qu’on demandera aux enseignants d’examiner les dossiers (de manière qualitative, il s’entend) pour dire au candidat « oui » (on te prend) ou « oui si » (on te prend, mais il faudra que tu suives une remise à niveau).
Nous sommes à ce moment-là divisés. Certains sont radicalement contre l’idée de mettre les étudiants dans des cases et de favoriser l’auto-censure chez ceux qui ne sont pas sûrs d’eux. D’autres s’interrogent sur la mise en œuvre concrète : qui va examiner les centaines, voire des milliers de dossiers ? Quels contours aura cette remise à niveau que nous n’aurons ni le temps, ni les moyens de préparer et de financer ? Nous sommes en février, tout est flou.
Fin février - début mars, on commence à avoir quelques informations sur la mise en œuvre : on nous annonce un logiciel où on pourra rentrer nos critères de sélection. Un logiciel ? On commence à se douter que le traitement des dossiers sera quantitatif. Qui dit quantitatif dit quantifiable, et donc dit notes ou conversion du qualitatif en coefficients. Pas besoin d’être sociologue pour percevoir les injustices potentielles que porte le tout quantitatif, surtout pour décider d’une matière aussi sensible et peu quantifiable que les capacités et la motivation de jeunes gens de dix-huit ans.
A ce moment-là, beaucoup de départements de science politique vont faire le choix du paramétrage le plus inclusif possible (par exemple, dire oui à tous les bacheliers).
Si seulement on pouvait faire ça.
Je tiens à le souligner, car c’est important : nous, les enseignants, sommes maintenus pendant longtemps dans le flou le plus total, alors que c’est à nous que reviennent les missions de paramétrage du logiciel et de tri des étudiants. Je n’y vois pas forcément un dessein maléfique du gouvernement, mais plutôt un calendrier intenable qui rend impossible la tenue d’une phase de réflexion ou de test.
En mars, le logiciel Parcoursup est ouvert, pour les étudiants comme pour nous. Et nous découvrons que ce qu’on nous demande de faire, ce n’est pas un tri en deux catégories (oui versus oui si), mais un classement pur et simple des candidats.
Une liste de classement où il ne peut pas y avoir d’ex æquo.
Et comment fabrique-t-on une liste de classement, quand on a 3000 candidatures (c’est ce que nous avons à peu près en science politique à Nanterre, pour une capacité d’accueil de 120 places), et trois collègues préposés à l’examen des dossiers ? Soit vous y allez à la main. A supposer que vous passiez 5 minutes par dossier, c’est 250 heures de travail, soit plus de trente jours de travail à temps plein. Et une garantie de résultats biaisés, car personnellement au bout du 200ème candidat, je vais commencer à perdre toute capacité de discernement.
L’autre option est de laisser faire la machine. Vous lui indiquez quelles notes de lycée prendre en compte (car nous n’avons pas les notes du bac), à quelle matière affecter un coefficient, et hop, la machine tourne, la liste de classement est là et vous pouvez partir en vacances. On oublie les données qualitatives, elles ne peuvent servir qu’à départager des candidats. La lettre de motivation ? Elle départagera ceux que leurs parents ont aidé (les bonnes lettres), et ceux issus de familles qui n’avaient pas ces ressources sociales et intellectuelles (les mauvaises lettres)
En sociologues, nous voyons immédiatement les effets pervers de ce traitement automatique. Le candidat peut être – et sera – discriminé par plusieurs éléments : la notation plus ou moins sévère de ses profs de lycée ; ses défaillances au cours de la scolarité, y compris aussi loin que la seconde ; le milieu social d’origine qui fera qu’il présentera un « bon » ou un « mauvais » projet et lettre ; nos propres biais dans le choix des bonnes matières à prendre en compte. Pour les inscriptions en maths ou en langues, les matières pertinentes à prendre en compte sont assez évidentes (et encore : qui n’a pas foiré une année de langue parce que ça ne se passait pas bien avec le prof d’une matière qu’on aimait pourtant ?). Mais qu’en est-il en sociologie ou en science politique ? Aucune matière ne peut dire a priori si un étudiant réussira ou échouera chez nous.
Une fois de plus, nous n’avons eu aucune possibilité de tester le logiciel et ses effets, ou de réfléchir entre nous sur la bonne manière d’évaluer les dossiers, faute de temps et d’informations. Tout s’est fait dans une telle précipitation qu’on a la quasi-certitude aujourd’hui de mal trier les candidats et de laisser beaucoup de personnes méritantes sur le carreau. A ce jour, je peux l’affirmer : on sélectionnera injustement.
Et les « oui si » ? Les plus fragiles, à qui l’on devait proposer un soutien renforcé ? Plus personne n’en parle aujourd’hui. On nous dira sans doute en juillet, « mais au fait, quel est votre dispositif de remise à niveau des ‘oui si’ ? » Mais l’année universitaire sera terminée, alors les ‘oui si’, on leur donnera une liste de lecture pour l’été et on les laissera échouer à leur guise, comme par le passé.
Désolée d’avoir été longue et technique. C’est ainsi que la question se pose à nous aujourd’hui : par des détails techniques, par une absence flagrante d’anticipation, de temps de réflexion collective.
Je ne suis pas une adepte des grandes mobilisations. Venant d’où je viens, je suis sensible à la complexité et aux nuances, car je pense aux vies brisées que peut produire une volonté de changement radical, et aux dégâts que font les grands projets de société nouvelle.
Mais aujourd’hui, moi, universitaire et membre de la commission d’examen des candidatures de mon département, je ne souhaite pas cautionner Parcoursup, car je ne veux pas que les pouvoirs publics reportent sur nous, les enseignants, la responsabilité d’une sélection injuste et mal faite.

Julow

18/04/2018 à 08h55

Merci liquido.
Il y a une chose que je comprends très mal ici : s'il y a 120 places, et 3000 demandes, comment faisaient-ils avant ?
(je sais bien que ces 3000 demandes n'en sont pas - elles sont peut-être pour 2500 un septième ou dixième voeu "au cas où" - mais quand même).

Tricky

18/04/2018 à 09h04

Superbe (et, pour le coup, très mesuré).

Dites, dans un esprit complètement différent (mes excuses, Lee), il y a une partie qui m'échappe.

Si j'ai bien compris, sous APB, les candidats classent leur voeux, et du coup, m'a t'on expliqué, on était dans un algorithme assez classique (le truc des mariages stables) qui donnait assez rapidement des résultats (genre 80% à la fin du premier tour), le problème étant finalement connu.

Là, si j'ai bien suivi, il n'y a pas d'ordre. Du coup, plus d'affectation automatisée. Donc des élèves admis dans plusieurs postes à la fois, et des libérations automatiques qui ne s'effectuent pas.

Donc, les formations vont, elles, naviguer beaucoup plus à vue, pendant beaucoup plus longtemps. Et du coup, la tentation de se livrer à un overbooking beaucoup plus conséquent que jusque là, de manière à être certain de remplir ta formation, va exister. Avec un risque important, totu de même.

J'ai l'impression de manquer une partie du raisonnement, mais quoi ?

Sens de la dérision

18/04/2018 à 09h05

C'est exactement la question que je me posais. S'il y a 120 places, il y a 120 places. Même si tu multiplies les budgets par 10 (et les places), grossièrement tu dois toujours laisser sur le carreau la moitié des postulants.

Après vérification, les dix vœux sont donnés sans hiérarchie par les candidats, ça me paraît complètement idiot et improductif. Si les candidats avaient 3 vœux majeurs sur lesquels se feraient une première sélection, ce serait plus simple non ?

 

Tricky

18/04/2018 à 09h06

(oui mais Julow, le problème c'est qu'avant on savait qu'on était septième voeu. Enfin, pas les formations, mais l'algorithme le savait. Maintenant, il va falloir attendre que l'étudiant dise non. En espérant qu'ils finissent pas le faire)