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liquido

01/04/2020 à 21h32

Je ne lis que maintenant les posts de cachaco, super cool.

Je comprends qu'une très grande majorité de gouverneurs désobéit à Bolsonaro, ce qui manifeste un intérêt évident des systèmes à forte dévolution de pouvoir aux niveaux infra-nationaux. Au moins dans le cas où le leader suprême est un taré.

Étant 100 pourcent ignorant en affaires brésiliennes, que reste t-il à Bolsonaro comme leviers permis par la constitution si les gouverneurs désobéissent?

Gilles et jeune

01/04/2020 à 22h02

L'armée ?
Sans blague, hélas, puisque j'ai lu/entendu que Bolsonaro jouerait la stratégie de la crise institutionnelle puisqu'il ne lui reste que ça, dans l'espoir de l'emporter par l'armée.
Cachaco, tu peux informer, confirmer, nuancer ?
Tout cela est inquiétant.

cachaco

02/04/2020 à 04h08

D’un côté, ce fédéralisme a pu effectivement limiter les dégâts. Mais de l’autre, on se retrouve avec un barrage troué de toutes parts contre la pandémie, qui nécessite une coordination totale de tous les niveaux de pouvoirs au niveau national, ce qui évidemment n’est pas le cas.

Pour faire simple, on a comme lieux de pouvoir exécutif les mairies, les Etats et la fédération. En cas de désaccords, chacun peut prendre des mesures dans son propre champ de compétence. Avec donc le risque de terminer avec des consignes totalement contradictoires.

La ville de Rio de Janeiro a par exemple eu un maire qui a écouté les recommandations du président, pendant que le gouverneur restait sur sa stratégie de confinement. On a donc eu une ville de Schrödiger, à la fois confinée et non confinée. Petit (énorme) avantage néanmoins pour le gouverneur Witzel (un simili Bolsonaro en moins stupide et plus brutal): les forces de police en uniforme et de maintien de l’ordre dépendent quasi exclusivement des Etats. Après avoir littéralement menacé les gens de les faire rester chez eux à la pointe du fusil de la Police Militaire (et à Rio, ces déclarations sont prises très au sérieux), c’est finalement le gouverneur qui a gardé la main.

Witzel est une illustration parlante: il a par exemple clairement outrepassé ses droits en fermant l’aéroport de Rio, qui est de la responsabilité de l’aviation civile (fédérale). Il n’avait, de même, pas le droit de fermer la frontière interétatique (responsabilité fédérale), ne pouvant stopper les transports qu’entre les villes à l’intérieur de son propre Etat. Les gouverneurs se retrouvant dans ces cas ont donc consciemment enfreint la constitution.

C’est le gouverneur de São Paulo, João Doria, qui avait justifié dès le début ces infractions assumées : faute de coordination et de leadership au niveau fédéral, il est de la responsabilité de l’échelon inférieur de prendre les mesures d’urgences nécessaires pour protéger la population. Il faut garder à l’esprit que Doria, ancien maire de São Paulo et représentant des élites de l’Etat-poumon du pays, est un poids extrêmement lourd dans la vie politique et économique du pays. Un gouverneur assez puissant pour pouvoir s’opposer frontalement au président de la République sans craindre de véritables rétorsions. C’est son leadership et son alliance de fait avec Witzel qui ont eu la force nécessaire pour entrainer le reste des gouverneurs (15 sur 27 étaient bolsonaristes l’an dernier, les deux premiers cités en tête.)

Depuis le réveil de Bolsonaro, on se retrouve dans une guérilla institutionnelle, bien illustrée par la question des lieux de culte : Doria avait ainsi fait fermer tous les lieux « non essentiels » (sur l’exemple des autres pays), parmi lesquels les églises. Bolsonaro, aux petits soins concernant ses soutiens évangéliques, avait répondu en publiant un décret incluant les églises dans les « lieux essentiels à la vie de la Nation » pouvant rester ouverts. Décision critiquée et portée devant la Justice Fédérale, qui cassa ce décret en le justifiant par les recommandations de l’OMS concernant les lieux pouvant générer des agglomérations de population. Contre-attaque du gouvernement : les lieux de cultes sont « essentiels » et pourront rester ouverts « tant qu’ils ne génèrent pas d’attroupement ». En l’espace de quelques jours, les églises ont donc été fermées par le gouvernement de l’Etat, avant d’être rouvertes par le gouvernement fédéral, puis d’être fermées de nouveau par la Justice Fédérale, et re-rouvertes par le gouvernement fédéral. Ouf.

A cela s’ajoute le parlement, au sein duquel Bolsonaro n’a plus que peu de soutiens, et qui a par exemple voté la semaine dernière une aide d’urgence pour les travailleurs informels, à l’encontre du gouvernement. Problème : pour être promulguée, le président de la République doit obligatoirement la signer. Évidemment, il traine les pieds et a chargé son ministre de l’économie de négocier préalablement les postes budgétaires qui seront touchés par le financement de cette mesure avant de la ratifier.

Si tous les pouvoirs (législatif, judiciaire, ainsi que presque que tous les niveaux de l’exécutif (gouverneurs et maires)) sont en opposition avec la « stratégie » de la présidence de la République (je ne dirais même pas « gouvernement », car même certains ministres (en particulier de la Santé) prennent des mesures en contradiction avec les injonctions bolsonariennes), on est malgré tout loin d’être dans une situation de « sécession » ou de rébellion. Plutôt dans une logique de rapports de force et d’alliances pour faire plier l’exécutif fédéral, dans le cadre et le respect des institutions.

Quant à l’armée, elle est pour le gouvernement plus efficace en tant que présence menaçante que comme réelle solution crédible. Même si Bolsonaro se rêvait d’être un Chávez de droite et compte plus de militaires dans son gouvernement actuel que pendant n’importe quelle période de la dictature, ce n’est qu’un petit capitaine fanfaron, insubordonné et chassé de l’armée. Difficile d’imaginer la caste des généraux le respecter réellement et le suivre les yeux fermés. La prise de distance affichée par son vice-président, le général Mourão, en est un symptôme. Plus prosaïquement, mon contact toujours très bien informé au sein du PT (et pourtant d’habitude plutôt à la limite du pessimisme paranoïaque) m’avait déjà rassuré il y a une dizaine de jours, avec un sourire entendu : « aucun risque de coup d’Etat ».

Donc pour résumer, le système institutionnel fédéral est suffisamment décentralisé et solide pour limiter l’influence néfaste du chef d’Etat, mais ne peut isoler et contraindre le gouvernement fédéral qu’en cas d’alliance stratégique de pratiquement tous les niveaux de pouvoir. Le pouvoir de coordination politique au niveau fédéral reste malgré tout entre les mains du président de la République, qui garde donc sa capacité théorique de pouvoir gripper [sans mauvais jeu de mots] la machine tout entière, ou à tout le moins la rendre inefficiente.

liquido

02/04/2020 à 10h11

'tain merci cachaco, c'est passionnant et lumineux. Impatient de voir la teneur de la riposte éventuelle de Bolsonaro.

Edji

02/04/2020 à 10h14

Petite pensée aux nombreux Brésiliens des classes aisées qui, par simple réflexe de haine vis-à-vis du PT, ont préféré élire un clown pareil, dont la stupidité crevait les yeux dès le soir de son élection.

Le génie se meurt ? Ah mais l'mage rit

02/04/2020 à 10h25

Edji, l'histoire de l'élection de Bolsonaro est beaucoup plus complexe que ce que tu décris en une phrase et peut paraitre très "condescendance premier monde" ("o primeiro mundo" c'est comme ça que nous sommes appelé là bas).

Edji

02/04/2020 à 10h33

Évidemment que c’est plus complexe, mais y ayant vécu et ayant mon frère là-bas depuis pas mal d’années, je sais un peu de quoi je parle ; une grande part de l’élite brésilienne a été incroyablement complaisante à l’égard de ce type, uniquement parce qu’elle ne supportait plus l’idée que le PT - certes passablement corrompu - puisse continuer de gouverner le pays.
Jugement à bien courte vue dont on mesure la gravité aujourd’hui.

Le génie se meurt ? Ah mais l'mage rit

02/04/2020 à 11h09

Ceci est un argument d'autorité.
On ne sais pas de quelle élite tu parles dans ton second message, mais dans ton premier message tu parles de classes aisées, ce qui est relativement différent.
Bolsonaro c'est aussi fait élire par des pauvres (notamment par les fidèles des églises évangéliques).

Et pour ce qui est des gens aisés, je ne vais parler que de ce que je connais, le milieu universitaire brésilien, la plupart n'ont pas voté Bolsonaro.
Qui plus est sa stupidité crevait les yeux bien avant l'élection.

De Gaulle Volant

02/04/2020 à 11h35

Merci Cachaco pour ces différents posts très instructifs.

[Je note au passage que comme toujours à l'OM, on avait enterré un peu trop rapidement ce prometteur Doria.]

Petites questions complémentaires :

En dehors de la gestion particulièrement scabreuse de la crise épidémique, les aspects très menaçants que l'on voyait se dessiner chez le Bolsonaro en campagne se sont-ils traduit dans les faits en ce qui concerne les différentes minorités ?

Par ailleurs, en dehors des escarmouches avec Macron, comment se positionne-t-il vis à vis des européens (notamment de ceux qui vivent au Brésil) ?

Edji

02/04/2020 à 11h41

Je précise alors un peu mon propos (qui se voulait plus une réaction d'humeur qu'une analyse approfondie) : dans mon esprit, l'élite "business" a massivement soutenu Bolsonaro, par haine du PT et parce qu'il aurait Guedes à ses côtés, et à cette élite "business" s'est agglomérée une large partie des classes aisées.

Je te rappelle que les résultats Etat par Etat ont montré une fracture béante entre le Nordeste toujours fortement PT (et globalement pauvre) et les Etats du Sud-Est (en particulier SP et Rio, et encore plus Santa Catarina) - ceux les plus riches du pays - massivement acquis à Bolsonaro.
Mais tu as raison de souligner que le milieu universitaire - public toutefois - s'est toujours montré relativement hostile à son endroit, hostilité qui n'a fait que croître ensuite (pour des raisons parfaitement justifiées).

(sur la stupidité qui crevait les yeux bien avant le soir de l'élection : évidemment, c'est juste que j'ai un souvenir cuisant de la soirée électorale du 2e tour, vécue à Rio dans un appartement rempli de gens largement acquis à Bolsonaro, consterné que j'étais de constater le contraste entre leur joie et la médiocrité incroyable que ce personnage exhalait dans ses premières réactions)

 

Le génie se meurt ? Ah mais l'mage rit

02/04/2020 à 13h13

Ok, je souscris effectivement à l'analyse.