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Christophe Zemmour

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OM-Leipzig : jeudi d’avril, jeudi sur le fil

La victoire de Marseille face au Rasenballsport en quart de finale retour de C3 (5-2) a fait vibrer bon nombre de téléspectateurs un peu partout en France. Au Vélodrome, tout était décuplé. Récit, de l'intérieur, d'une soirée qui fera date.


osvaldo piazzolla

19/04/2018 à 03h25

Tiens. Les Mars découvrent Saint Etienne-PSV Einsdhoven :)

José-Mickaël

19/04/2018 à 09h47

Saint-Étienne - PSV Eindhoven, c'était quand même moins riche en buts ! (Du moins les deux premiers.)

Ba Zenga

19/04/2018 à 09h59

Alors que Saint-Étienne - Hajduk Split, je dis pas!

Tonton Danijel

19/04/2018 à 10h35

"On rassure les deux jeunes qui nous demandent si on est bien à ce moment-là (à 4-2) en position de se qualifier."

Avi Assouly est si jeune que ça?

Ba Zenga

19/04/2018 à 10h38

Tu sais quoi Tonton, c'est exactement ce à quoi j'ai pensé à ce moment-là quand les gars nous ont posé la question. On en a rigolé avec mon pote.

Dastardly

19/04/2018 à 10h43

Je poste peu souvent, mais pour une fois, je vais intervenir, sur un sujet à la mode: la VAR.
Full disclosure: je suis supporter parisien, donc ma visualisation du match sera perçue comme orientée.

Avec la VAR, Marseille aurait vu deux de ses buts refusés.
Peu me chaut de savoir que ça aurait eu une incidence sur la qualification, méritée au demeurant, et la joie de mes amis phocéens qui mangent plus de pain noir que de caviar ces dernières années fait plaisir à voir. D'ailleurs, quand je compare les effusions de joie après leur qualification avec le calme plat après le titre parisien, ça me fait une sorte de fussoire...

C'est surtout l'impact désastreux sur, justement, cette ambiance, sans compter l'impact sur les joueurs, qu'elle aurait eue.
Le premier but du break de Thauvin est légèrement hors-jeu. Du pied certes, et qui plus est une fraction de secondes (en gros, je vous épargne de décortiquer), il n'est pas hors-jeu pile à la course d'élan du tireur, il l'est au moment du coup-franc, et ne l'est plus dans le dixième de secondes après la passe) et il ne tire pas avantage de sa position. Mais si l'arbitre estime avoir un doute et qu'il applique bêtement la règle, il peut annuler ce but. Et pour cela, il devait passer par une interminable analyse du ralenti, image par image. Je vous laisse imaginer la perte de temps, et surtout d'influx, des joueurs.
Le second est celui de Sakai. Vous me direz qu'il est anecdotique, mais peut-être pas tant que ça. Imaginons que l'arbitre siffle un coup-franc en faveur des allemands, qu'un long ballon soit botté dans la surface marseillaise, et qu'un vieux but de raccroc à la barcelonaise soit marqué... Et zou, tout est gâché (au moins du point de vue français... mais ça fait remake de Seville 82. Loser romantique c'est bien aussi... on s'y connait nous autres parisiens sauf que c'est moins romantique).

La finale de la CdL montre aussi l'impact sur les joueurs. Monaco, après le but refusé à Falcao (on s'est amusés, avec un collègue, sur la base des images des ralentis, à modéliser une ligne de HJ à peu près juste en prenant en compte la ligne de fuite, la hauteur estimée du parisien au contact avec le centreur, avec marge d'erreur etc... et la conclusion est que sur la foi des images, il est à peu près impossible de conclure avec certitude), s'est énervé et les tacles étaient un peu plus appuyés, car ils se sentaient probablement lésés et victimes d'une injustice (et comme dit juste au dessus, difficile de les incriminer puisqu'il semble impossible de conclure avec certitude pour une règle qui, théoriquement, ne laisse pas de place à l’interprétation). Le danger est donc d'avoir, en sus d'un but annulé (justement ou non n'est pas le point), un joueur qui, par excès d'engagement consécutif à ce qu'il ressent comme une injustice, commet une grosse faute, risquant à la fois le rouge et de blesser un adversaire. On va donc introduire un risque supplémentaire pour l'intégrité des joueurs, et une nouvelle double peine.
Bref, je sais que je prêche des convaincus, mais la VAR est une hérésie qui montre, à chacune de ses utilisations, à quel point son impact est négatif et désastreux (et qu'on ne vienne pas me parler des erreurs évitées, c'est de l'escroquerie en barre).
Le traitement médiatique du pénalty accordé à Paris sur une faute sur Mbappé en finale de CdL relève de la malhonnêteté intellectuelle car l'arbitre avait parfaitement vu la faute et l'aurait probablement sanctionnée, avec ou sans VAR...donc estimer que la VAR a évité à l'arbitre une erreur de jugement est un raccourci facile et grotesque. D'ailleurs, on peut souligner aussi la schizophrénie des commentateurs qui réclament à corps et à cris l'utilisation de la VAR et regrettent en même temps l'impact de celle-ci sur le match en termes de rythme. Harceler l'arbitre pour qu'il prenne une décision plus rapide n'aurait d'autre conséquence que de risquer encore plus de prendre une mauvaise décision, sur la foi d'une vue incomplète de la situation, de sa dynamique etc...

Voilà, je n'avais pas posté depuis longtemps, alors je me rattrape. Désolé pour le pavé.

A bas la VAR.

Ba Zenga

19/04/2018 à 10h59

La veille du match, j'ai eu une discussion avec mon cousin qui était absolument pro-vidéo (c'était suite au péno accordé au Real face à la Juve qu'il trouvait scandaleux). Je lui ai sorti peu ou prou (avec moins de précision) les mêmes arguments que toi, Dastardly.

Du coup, le lendemain de OM-Leipzig, je le tacle gentiment en lui disant: "T'imagines s'il y avait eu la vidéo sur le but de Sakai? Pas d'émotion et le but aurait été refusé." S'ensuit une discussion sur la règle du hors-jeu, lui pensait par exemple que la règle des deux joueurs adverses entre le receveur et la ligne de but n'étant pas valable sur toute la moitié de terrain adverse. Et l'argument que j'ai du mal à entendre: "Personne ne s'est plaint, non?" Soit tu vas jusqu'au bout dans l'idée de la stricte application/vérification des règles, soit tu fais rien et tu laisses l'arbitre décider et faire son taf.

Parce que c'est aussi ça que font ressortir les débats sur la VAR: la place des émotions, celle de la "justice", qui arbitre vraiment (le mec en noir, les joueurs qui réclament, celui en car-régie, c'est un foutoir pas possible) et l'interprétation/connaissance des règles de tout un chacun.

Oui, à bas la VAR.

dugamaniac

19/04/2018 à 11h45

Formidable marseillais, capable de faire d'un match contre Leipzig, dont je suis incapable de citer un seul joueur (et non je ne suis pas le seul!), une victoire de légende.

J’ironise par jalousie, je l'avoue.
Et oui, le foot c'est au stade que ça se vit!

Tonton Danijel

19/04/2018 à 13h58

Ba Zenga
aujourd'hui à 10h59

Tu es tombé sur un supporteur marseillais de mauvaise foi? Pas possible!

Ba Zenga

19/04/2018 à 14h01

Ah ah, je dois être l'exception qui confirme la règle alors!

 

osvaldo piazzolla

19/04/2018 à 16h34

@Ba Zenga et @José-Mickael : Quand on parle de "Sainté-Eidhoven" sans préciser c'est le 6-0 de 1979 (0-2 à l'aller donc exactement le même nombre de buts), et surtout 3-0 au bout de cinq minutes de jeu. Bon, j'arrête de troller: bravo pour ce match. En plus, ça tombe bien, c'est le seul où les Mars sont venus au stade pour l'Europa league :)

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