auteurs
Frédéric Scarbonchi et Christophe-Cécil Garnier

Ultras à Montpellier, la Mosson de confiance

Supps Par Terre - Butte Paillade, Armata, Camarga Unitat: à la Mosson, trois groupes ultras se partagent l'animation du stade. Ils évoquent leur passion dévorante dans une ville qui ne laisse pas toujours la première place au football.


poiuyt

11/03/2018 à 13h26

Assez surpris par le débat, pour ma part. Est ce que certains propos ici sont gênants? Personne ne dira l'inverse, je pense, mais la façon de les pointer de Leo, on parlera alors de maladresse, me paraisse assez malhonnête.
On a toute une série d'article qui décrivent un onde particulier, on à pu lire ici les propos de nombreux ultras, mais au 1er qui exprime quelque chose de gênant, on arrive direct avec les commentaires du style "je vous l'avais bien dit", "voilà le vrai caractère des ultras, avec des "comme d'hab" à foison dans le commentaire de Leo qui me choque tout autant que les propos de l'ultra en question...

Si je voulais troller, je pourrais presque confondre Leo avec Copé ou Morano...

leo

11/03/2018 à 13h57

poiuyt
aujourd'hui à 13h26
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Non, ce n'est pas le premier qui parle de ce genre de trucs.

Dès le premier papier de la série, à Nice, avec le Brigade Sud Nice : le mecs qui n'est pas fan de foot, le gars qui regarde des vidéos de bastons, "l'ambiance était meilleure avant. Maintenant, les gens regardent le match", la violence qui est "la base du mouvement" pour un des interviewés...

Mais le papier sur Guingamp, c'est un tout autre état d'esprit, déjà. Celui sur Nantes était super intéressant sur les réflexions des Ultras pour avoir plus de poids dans le club, "un actionnariat populaire", qui est une super initiative. Celui sur Caen était mortel. La série d'articles est très intéressant, continuez, les gars.

Tout n'est pas à jeter dans le mouvement Ultra, loin de là et je ne l'ai jamais dit (et mes "comme d'hab" étaient effectivement maladroits), comme je n'ai jamais dit que c'était bien fait pour leur gueule quand les CRS chargent, la gestion des matchs étant déplorable avec des violences démesurées et une sévérité administrative et judiciaire inacceptable.

Mais là, je réagis à ce que je lis dans cet article et tout ce qui a à voir avec la violence et le mépris des supporters qui ne sont pas comme eux, les "touristes", me fait vomir. C'est du foot, oh !

poiuyt

11/03/2018 à 14h04

D'où mon avis, un post écrit avec un peu de maladresse!
Mais on est d'accord...

Mama, Rama & Papa Yade

11/03/2018 à 14h12

Bonjour c’est l’avocat du diable. Ou plutôt de sa marmite.
Je ne suis ni commis d’office, ni aveuglé par la cause pailladine.
Le mouv je l’ai connu et vécu comme sûrement d’autres cedefistes. Je l’ai d’ailleurs plus vécu à l’etranger qu’au sein de mon club de cœur, même si j’étais carté BP en des temps bien antérieurs.
Toussa pour dire que je conçois ou partage certaines objections sur les incohérences et côtés haïssables du truc. L’age, le recul, la vie...etc, je bouffe de la Paillade au quotidien, je fais mes déps hors-parcage pour des raisons qui me sont propres, mais je garde une certaine affection pour ce mouv qui m’a fait rencontrer aussi bien d’indecrottables connards comme des gens en or.

Ceci étant posé, les « touristes » ici décrits ne sont pas que les pauvres victimes de l’oppression des méchanzultra: y a ceux qui seraient prêts à tarter pour un drapeau qui bouche la vue, qui insultent le capo parce qu’il leur casse la tête à exhorter la tribune à chanter ou à lever les mains, qui veulent qu’on s’asseoit devant. Y a ceux qui ne chantent qu’apres un but pour injurier l’equipe adverse, pour provoquer le parcage... Et il y a les cochons de payants qui gueulent sur les ultras a chaque grève des chants, comme si c’étaient des sociétés de chorales rétribuées par leur club, qui trouvent que la grève pénalise mais qui sont eux-mêmes infoutus de chanter. Bref, y a de la parano, de l’abus de pouvoir chez les ultras vis à vis des « sapins, lambdas et autres mastres » mais pas que.
Sur l’aspect ambiance, je tire mon chapeau à la Butte qui arrive à ambiancer le stade qui en architecture, rassemblerait un anti-cahier des charges en faveur de l’ambiance.

Comme l’a dit Tonton, ne croyez pas que la phrase sur les vrais montpelliérains soit un procès en grand-remplaçage.

Bravo aux auteurs pour cette sympathique immersion.

Tonton Danijel

11/03/2018 à 18h10

Mama, Rama & Papa Yade
aujourd'hui à 14h12

Bravo aux auteurs pour cette sympathique immersion.
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+1, cette série est très intéressante pour voir comment la passion se vit d'un club à l'autre. Et bien sûr, les critiques envers certains propos ne visent pas les auteurs qui ne font que retranscrire, sans aucun filtre, les propos de leurs interlocuteurs.

Mama, Rama & Papa Yade

11/03/2018 à 21h13

Je veux pas me draper dans la fausse candeur ou je sais pas quoi d’autre, mais j’ai vraiment du mal avec le terme « gros beaufs » utilisé plus haut dans les commentaires. Mais bref...

Lucho Gonzealaise

12/03/2018 à 02h40

Comme l'a dit leo dans son dernier commentaire, cette série d'articles a justement le mérite de donner plus de profondeur à notre image du mouvement ultra, mais ça conduit aussi à lui donner plus de complexité. Le coeur du rassemblement est toujours la passion partagée pour un club, mais c'est peut-être le seul point commun qui unie toutes ces personnes. Derrière ça, chacun y voit une source d'intérêt personnel. Certains considèrent que la force de leur nombre peut leur donner à terme un poids suffisant pour avoir un vrai impact sur les décisions sportives de leur club, comme à Nantes. D'autres vivent au sein du mouvement et le perçoivent comme une seconde famille, voire une vraie famille pour ceux qui n'ont pas été gâtés par les affres de la vie (désolé pour le ton larmoyant, je ne sais pas comment le dire autrement).
Je sais par exemple qu'à Marseille, des mecs vivent (ou ont vécu, c'est peut-être moins récurrent aujourd"hui) jour et nuit à travers la "cause" ultra, c'est leur raison de vivre, et pour le coup l'expression n'est vraiment pas galvaudée. Et quand tu vis par ça, tu peux effectivement être amené à faire des choses ou penser des choses qui nous paraissent totalement extrêmes. Parce qu'ils ne veulent pas voir disparaître un groupe dans lequel ils ont enfin trouvé une place, un système dans lequel leur apport est apprécié et reconnu à sa juste valeur. Un groupe ultra, ça peut être considéré comme un microcosme, à certaines périodes et certains endroits, ça a même eu une telle force pour chaque individu qu'on était proche d'une société alternative à part entière.

L'Ibraboie la Cavani passe

13/03/2018 à 17h09

En tant qu’auteur, je ne peux que m’appuyer sur les commentaires de Jamel Attal.
Ces propos sont insupportables pour vous, et nous n’avons pas vocation à les défendre ni à émettre un jugement de valeurs.
Nous, on va sur le terrain, on écoute, on transmet.
Il s’agira ensuite à chacun de juger ce qui est audible pour lui ou non.

Cependant, il faut à tout prix éviter les amalgames. La notion de supportisme, ou la mentalité que défend Sylvain, c’est la sienne. On ne retrouvera pas la même à Caen ou à Guingamp. Il se prononce au nom de la Butte, et pas au nom de tous les Ultras de France.

Quant à « défendre les Ultras », comme le dit très bien Jamel, ce tour des stades n’en a pas la vocation. Il est plutôt bienveillant, oui, mais il veut surtout raconter là mentalités supporter, ville par ville, avec aussi ses travers.
La « violence » du milieu est très difficile à appréhender pour un non-initié. Et nous-même, qui côtoyons un groupe chaque week-end on a d’un mal à saisir.

Après d’un point de vue purement personnel, et non journalistique, je suis pas en total désaccord avec la Team Léo. Et que ce papier fasse réagir, je trouve ça bénéfique.

Note de l'autre auteur (qui n'a pas de compte les Cahiers et ne voulait pas passer 2 heures à trouver un super jeu de mot comme pseudo):
C'est vrai que nous traitons plus des ultras dans notre tour des stades et des supporters que des groupes "lambda" comme pouvaient l'être Générations OL à Lyon ou les Roud Boys à Guingamp.

C'est d'une part, par choix, mais aussi parce que ce sont ceux qu'on entend et dont on parle le plus. Il est difficile de nier que les ultras ne sont pas le moteur d'un stade, qu'il n'y a pas qu'eux qui lancent les chants, les animations etc... Tout comme il est difficile de nier que ce sont leurs actes qui sont cités dans leur interdiction de déplacement.
C'est pour cela que nous faisons ces articles, raconter cette part de supporterisme, parfois méconnue, parfois incompréhensible. Sans pour autant avoir vocation à dire que ce supporterisme là est celui que tous les supporters devraient imiter.

L'Ibraboie la Cavani passe

13/03/2018 à 17h46

En tant qu’auteur, je ne peux que m’appuyer sur les commentaires de Jamel Attal.
Ces propos sont insupportables pour vous, et nous n’avons pas vocation à les défendre ni à émettre un jugement de valeurs.
Nous, on va sur le terrain, on écoute, on transmet.
Il s’agira ensuite à chacun de juger ce qui est audible pour lui ou non.

Cependant, il faut à tout prix éviter les amalgames. La notion de supportisme, ou la mentalité que défend Sylvain, c’est la sienne. On ne retrouvera pas la même à Caen ou à Guingamp. Il se prononce au nom de la Butte, et pas au nom de tous les Ultras de France.

Quant à « défendre les Ultras », comme le dit très bien Jamel, ce tour des stades n’en a pas la vocation. Il est plutôt bienveillant, oui, mais il veut surtout raconter là mentalités supporter, ville par ville, avec aussi ses travers.
La « violence » du milieu est très difficile à appréhender pour un non-initié. Et nous-même, qui côtoyons un groupe chaque week-end on a d’un mal à saisir.

Après d’un point de vue purement personnel, et non journalistique, je suis pas en total désaccord avec la Team Léo. Et que ce papier fasse réagir, je trouve ça bénéfique.

Note de l'autre auteur (qui n'a pas de compte les Cahiers et ne voulait pas passer 2 heures à trouver un super jeu de mot comme pseudo):
C'est vrai que nous traitons plus des ultras dans notre tour des stades et des supporters que des groupes "lambda" comme pouvaient l'être Générations OL à Lyon ou les Roud Boys à Guingamp.

C'est d'une part, par choix, mais aussi parce que ce sont ceux qu'on entend et dont on parle le plus. Il est difficile de nier que les ultras ne sont pas le moteur d'un stade, qu'il n'y a pas qu'eux qui lancent les chants, les animations etc... Tout comme il est difficile de nier que ce sont leurs actes qui sont cités dans leur interdiction de déplacement.
C'est pour cela que nous faisons ces articles, raconter cette part de supporterisme, parfois méconnue, parfois incompréhensible. Sans pour autant avoir vocation à dire que ce supporterisme là est celui que tous les supporters devraient imiter.

L'Ibraboie la Cavani passe

13/03/2018 à 18h56

En tant qu’auteur, je ne peux que m’appuyer sur les commentaires de Jamel Attal.
Ces propos sont insupportables pour vous, et nous n’avons pas vocation à les défendre ni à émettre un jugement de valeurs.
Nous, on va sur le terrain, on écoute, on transmet.
Il s’agira ensuite à chacun de juger ce qui est audible pour lui ou non.

Cependant, il faut à tout prix éviter les amalgames. La notion de supportisme, ou la mentalité que défend Sylvain, c’est la sienne. On ne retrouvera pas la même à Caen ou à Guingamp. Il se prononce au nom de la Butte, et pas au nom de tous les Ultras de France.

Quant à « défendre les Ultras », comme le dit très bien Jamel, ce tour des stades n’en a pas la vocation. Il est plutôt bienveillant, oui, mais il veut surtout raconter là mentalités supporter, ville par ville, avec aussi ses travers.
La « violence » du milieu est très difficile à appréhender pour un non-initié. Et nous-même, qui côtoyons un groupe chaque week-end on a d’un mal à saisir.

Après d’un point de vue purement personnel, et non journalistique, je suis pas en total désaccord avec la Team Léo. Et que ce papier fasse réagir, je trouve ça bénéfique.

Note de l'autre auteur (qui n'a pas de compte les Cahiers et ne voulait pas passer 2 heures à trouver un super jeu de mot comme pseudo):
C'est vrai que nous traitons plus des ultras dans notre tour des stades et des supporters que des groupes "lambda" comme pouvaient l'être Générations OL à Lyon ou les Roud Boys à Guingamp.

C'est d'une part, par choix, mais aussi parce que ce sont ceux qu'on entend et dont on parle le plus. Il est difficile de nier que les ultras ne sont pas le moteur d'un stade, qu'il n'y a pas qu'eux qui lancent les chants, les animations etc... Tout comme il est difficile de nier que ce sont leurs actes qui sont cités dans leur interdiction de déplacement.
C'est pour cela que nous faisons ces articles, raconter cette part de supporterisme, parfois méconnue, parfois incompréhensible. Sans pour autant avoir vocation à dire que ce supporterisme là est celui que tous les supporters devraient imiter.

 

L'Ibraboie la Cavani passe

13/03/2018 à 23h19

En tant qu’auteur, je ne peux que m’appuyer sur les commentaires de Jamel Attal.
Ces propos sont insupportables pour vous, et nous n’avons pas vocation à les défendre ni à émettre un jugement de valeurs.
Nous, on va sur le terrain, on écoute, on transmet.
Il s’agira ensuite à chacun de juger ce qui est audible pour lui ou non.

Cependant, il faut à tout prix éviter les amalgames. La notion de supportisme, ou la mentalité que défend Sylvain, c’est la sienne. On ne retrouvera pas la même à Caen ou à Guingamp. Il se prononce au nom de la Butte, et pas au nom de tous les Ultras de France.

Quant à « défendre les Ultras », comme le dit très bien Jamel, ce tour des stades n’en a pas la vocation. Il est plutôt bienveillant, oui, mais il veut surtout raconter là mentalités supporter, ville par ville, avec aussi ses travers.
La « violence » du milieu est très difficile à appréhender pour un non-initié. Et nous-même, qui côtoyons un groupe chaque week-end on a d’un mal à saisir.

Après d’un point de vue purement personnel, et non journalistique, je suis pas en total désaccord avec la Team Léo. Et que ce papier fasse réagir, je trouve ça bénéfique.

Note de l'autre auteur (qui n'a pas de compte les Cahiers et ne voulait pas passer 2 heures à trouver un super jeu de mot comme pseudo):
C'est vrai que nous traitons plus des ultras dans notre tour des stades et des supporters que des groupes "lambda" comme pouvaient l'être Générations OL à Lyon ou les Roud Boys à Guingamp.

C'est d'une part, par choix, mais aussi parce que ce sont ceux qu'on entend et dont on parle le plus. Il est difficile de nier que les ultras ne sont pas le moteur d'un stade, qu'il n'y a pas qu'eux qui lancent les chants, les animations etc... Tout comme il est difficile de nier que ce sont leurs actes qui sont cités dans leur interdiction de déplacement.
C'est pour cela que nous faisons ces articles, raconter cette part de supporterisme, parfois méconnue, parfois incompréhensible. Sans pour autant avoir vocation à dire que ce supporterisme là est celui que tous les supporters devraient imiter.

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