auteur
Antoine Duval

 

Senior Researcher en droit international et européen du sport à l’Institut ASSER de droit international à La Haye.


Du même auteur

Les Football Leaks, Bosman et la folle mondialisation du football

Opportunités de régulations et de réformes, les révélations qui tombent chaque jour peuvent mettre un terme brutal à la folle économie du foot. À condition de le vouloir...


Hugo by Hugo Broos

23/12/2016 à 15h07

Détail cosmétique qui n'enlève rien à la qualité de fond mais bon : "battent leur plein"? Erreur à éviter, ça ne fait pas sérieux. "Son", ici, fait référence au substantif "son", au sens de "battre plein son" (se dit d'un joueur de percussion qui tape à fond sur son instrument)

Radek Bejbl

23/12/2016 à 19h59

Pas du tout, je cite l'Académie Française : "Si l’expression battre son plein a naguère encore suscité quelques controverses, tous les spécialistes s’accordent aujourd’hui à donner raison à Littré. Dans cette expression empruntée à la langue des marins, son est bien un adjectif possessif et plein un substantif, les meilleurs auteurs se rangent à ce point de vue. Le plein, c’est la pleine mer, et l’on dit que la marée bat son plein lorsque, ayant atteint sa plénitude, elle demeure un temps stationnaire. On dit donc bien les fêtes battent leur plein."

José-Mickaël

23/12/2016 à 20h46

Et c'est là où Hugo by Hugo Broos n'a plus qu'à écrire : autant pour moi...

Hugo by Hugo Broos

24/12/2016 à 11h46

"Au temps"? De fait, je dois battre ma coulpe. N'en ayant pas la possibilité ici, je ne peux vous mettre deux (si, deux!) captures d'écran de livres du bon usage de français qui m'ont toujours fait croire au battage de son plein. Merci de m'avoir corrigé et navré d'avoir été si catégorique. On en apprend tous les jours.

 

SRFCR

31/12/2016 à 00h00

Ça c'est un article intéressant ! Je dois dire que la problématique m'a passionné ! Mais il m'a aussi piqué... j'ai l'impression que vous lancez un pavé dans la mare... Je partage parfois votre constat, parfois pas du tout. Et vos solutions me paresses faiblardes et difficiles... D'abord, vous semblez dire que la solution est inéluctablement européenne, tout en concluant : « Cependant, cette régulation ne saurait se faire au préjudice de la liberté fondamentale de circulation des joueurs et, au contraire, d’autres mécanismes régulateurs doivent (et peuvent) être envisagés. » Vous voulez dire que finalement, l'U.E. ne pourra pas intervenir ? Ou bien vous dites simplement qu'il est impossible de revenir sur l'arrêt Bosman ? De mon point de vu, revenir sur l'arrêt Bosman n'est pas forcément la bonne idée, mais est envisageable... La politique est une question de choix et de décisions à prendre. Si les européens devaient se mettre d'accord pour rendre publics les droits TV (votre proposition), alors pourquoi ne pas se mettre d'accord pour revenir sur l'arrêt Bosman ? J'en profite pour dire que je fais parti des courageux qui sont allé lire votre thèse (Partie 1, Titre 1, Chapitre 2, III) et je dois avouer que je n'ai pas bien compris en quoi le droit Européen est particulièrement adapté à une régulation du football (lex sportiva / droits de la concurrence tout ça). Ce que je veux dire, c'est que techniquement, le droit (ordolibéral ou pas) est fait par les humains... donc si demain le Conseil Européen veut réguler le football, il donne des orientations en ce sens à la Commission, qui établira de nouvelles politiques ou un changement du Droit Européen... Ça paraît difficile, mais si on veut publiciser les droits TV, il faudra passer par là ! Ou bien... Changer d'échelle, pour l'échelle nationale : si les États membres reconnaissent la primauté du Droit Communautaire (ici celui de la concurrence) sur le droit national, rien ne les empêche de combler les vides du Droit. Je ne suis pas spécialiste de la politique européenne de la concurrence, mais est-ce que supprimer, plafonner ou fixer un pourcentage sur les indemnités de transferts, ou sur les droits tv ; ou encore créer (ou augmenter significativement?) une taxe sur ces droits ou indemnités, ne serait-ce pas une chose plus simple et plus réaliste ? Taxer ou limiter certains aspects du football irait dans le sens de la concurrence (sens que nous lui donnerions, dans ce cas), puisque la position du football dans la médiatisation du sport et la rémunération des sportifs est hégémonique en Europe. Cela ne pourrait que bénéficier aux finances publiques et aux autres sports. Bon, je ne doute pas qu'avec la Commission Européenne actuelle, dont le président a organisé l'évasion fiscale de multinationales dans son pays d'origine, la France se ferait vite taper sur les doigts. Mais quand on a de l'ambition, on voit loin ! Ce qui m'amène à cette parenthèse (en charentaise) : Sur les élites politiques qui considèrent la mondialisation comme une fatalité, vous écrivez : « Les peuples exaspérés, en témoignent récemment le Brexit ou l’élection de Donald Trump, peuvent, eux, être tentés par le repli national. » D'abord les Football leaks ne sont pour moi pas un synonyme de mondialisation... Techniquement, il est tout à fait possible de vivre dans un monde mondialisé, sans évasion fiscale. Mais ensuite, vous mettez le Brexit et Donald Trump dans le même panier... Je pense qu'il est plus judicieux de considérer le Brexit comme un ras-le-bol de l'Union Européenne telle qu'elle est. À ce titre, en 2015 les Grecques votaient également contre un drastique plan d'austérité européen. Et il y a quelques semaines, l'Italie votait contre un plan de réforme Institutionnel imposé par l'Union Européenne. Si l'élection de D. Trump peut évoquer une forme de repli national (malgré une défaite en terme de voix), je ne voix pas bien le rapport avec le cas présent. En tout cas, le prochain politicien qui serait tenté de présenter un référendum en lien avec l'U.E. risque d'y réfléchir à deux fois. Ce qui me permet de fermer ma parenthèse : plutôt qu'un repli national, on assiste sans doute à un ras-le-bol de l'U.E. libérale. Alors, si la France se fait taper sur les doigts pour avoir réglementé le football professionnel, elle sera peut-être suivi par l'Espagne, qui galère à composer un gouvernement puisque le parti de gauche est venu chambouler la donne. Ou bien par l'Italie, qui vient de virer son premier ministre, et où les mouvements populistes grandissent. Ou alors par l'Angleterre, où la premier ministre est autant populiste, que les droits TV sont indécents. Je pourrais évoquer bien d'autres solutions un peu brutales pour réguler tout ça : un véritable salary cap européen (ou à défaut français) comme dans le soccer US ou en NBA. Des taxes et impôts en tout genre, qui arriveraient à partir d'un certain seuil (comme ISF), et pourraient concerner toutes formes de revenus générés par le football. L'obligation d'une transparence économique totale ! Un véritable combat politique contre l'évasion fiscale ! Les champs de réflexion sont immenses. Mais pour rester soft, une avant-dernière idée : modifier les droits TV. Les rendre public me paraît infaisable, et là l'autorité de la concurrence européenne crierait comme une vierge effarouchée... Il est par contre possible de les négocier individuellement comme en Espagne. Et mieux : stade par stade et non club par club. Certains clubs sont propriétaires de leur stade, tant mieux pour eux. Pour les autres, c'est la ville qui empoche les sous. Je vois bien la contradiction : les joueurs et clubs refuseraient, feraient grève peut-être... Mais dans ce cas, tous le monde y perdrait... Donc ça vaudrait le coup d'essayer. Enfin ma dernière proposition est la plus barrée : Quitter ces fédérations oligarchiques et développer un football éthique !!! La FIFA, l'UEFA, la FFF, blablabla, tout cela ce ne sont que des associations privées. Demain, je peux aller à la Préfecture et ouvrir la FFE (la Fédération de Football Ethique), et imposer NOTRE droit sportif, avec tout ceux qui me suivent ! On jouera sur des terrains éco-responsables, avec des tribunes en bois recyclé et on jouera avec des ballons bio avec du cuir végétal ! Plus sérieusement, quand Platini a été contraint de ne pas se présenter à la FIFA, j'ai bien cru qu'il allait mettre un coup à tout ça, en créant sa propre fédération internationale en criant « qui m'aime me suive », ce qui aurait permis au passage à cette « nouvelle FIFA » de changer d'identité et de se laver des accusations. Dans l'idée, il aurait fallut que toutes (ou presque) les équipes nationales et les clubs le suivent, mais ça n'aurait pas été impossible, et ça aurait été fort intéressant. Toujours est-il que si un jour une personne renommée du football international lançait une telle initiative de promouvoir un autre football, plus éthique (Eric Cantona ? Au hasard), ça pourrait peut-être aboutir... Et même si les 100 plus grosses équipes de football (clubs comme nations) décidaient de rester dans les fédérations actuelles, ça donnerait un nouveau souffle au football européen, et ça donnerait l'espoir d'un sport reconnecté à la réalité ! Pas sûr que ça désintéresserait les masses, et là, peut-être qu'on pourrait envisager de rendre publics les droit TV (ça serait cohérent avec la démarche) !

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