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Gilles Juan

 

Footballeur du dimanche et philosophe de comptoir. @Gilles_Juan


Du même auteur

Peut-on rire de toutes ?

Helena Costa n’entraînera pas Clermont Foot. Évidemment: déferlement de blagues sexistes à son sujet. Que faut-il en penser (des blagues, pas du désistement)?  


Luis Caroll

25/06/2014 à 13h39

Ca commence à devenir vain ces critiques de ce qui se dit sur Twitter. Si on les lit c'est qu'on a bien envie de les lire. L'émetteur est moins à blâmer que le récepteur volontaire. On peut très bien avoir un flux twitter dépourvu de toute idiotie, il suffit de choisir qui on suit, tout en conservant les bénéfices de l'outil. Ce n'est pas comme un match commenté par un idiot, où l'idiot est imposé pour profiter du bénéfice. Comme ça a été dit dans le premier commentaire, c'est le café du commerce numérisé. Pourquoi répéter ad nauseam qu'il y a des cons qui fréquentent le zinc ?

Kara Bourré

25/06/2014 à 14h05

la rédaction aujourd'hui à 12h21 ------------------- Merci dame rédac, cependant j'aurais aimé une réponse à mon premier post en fait. Cet article est une réaction à des propos qui ont été tenus où? Si c'est en réaction à des messages tweeter, une fois de plus je trouve dommage de réagir/ faire une analyse là dessus. Si, par contre, des propos ou blagues sexistes ont été tenus dans des médias professionnels par des journalistes, je trouve ça plus pertinent. Tweeter, c'est effectivement un mix de tout et n'importe quoi. Ce monde de l'information qui considère le buzz sur tweeter comme la pensée dominante de la société à tendance à m'agacer.

syle

25/06/2014 à 14h32

Ce serait bien de ne pas déformer la citation de Desproges qui est "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui", et non "avec tout le monde". Le sens en est un brin différent. Ensuite, comme le disait Bulle, cette citation doit être reliée au réquisitoire dont elle est issue. Son universalité a été un brin extrapolée. Tant qu'à faire, faut même se repasser toute l'émission car la plaidoirie de Régo (la journée d'un fasciste) était géniale aussi. La nuance faite par Desproges est évidente : dans son réquisitoire vitriolé contre Le Pen, plus premier degré qu'à l'accoutumée pour éviter toute mauvaise interprétation, il rit et fait rire son public de Le Pen. Il ne tombe pas dans le même travers que Patrick Sébastien qui, dans son émission, s'était retrouvé de façon surréaliste à rire avec Le Pen. Bref, il est de la responsabilité de celui qui fait la blague, qu'elle soit drôle ou non, de bien mesurer à qui il l'adresse. Se retrouver à rire d'une blague misogyne avec un Lacombe ou un Douillet qui la prennent au premier degré, ça doit être assez désagréable. Du coup, je ne ferais jamais une blague sur twitter, car je ne sais pas qui la lira et comment il la prendra. Ici, depuis le temps, je sais à qui j'ai affaire, et je n'ai pas ce genre de crainte. Je sais que je peux rire sans arrière pensée à l'humour noir le plus horrible. Je me permets parfois moi-même d'aller assez loin dans l'ironie ou le troisième degré. A tort probablement, vu que je ne connais du forum que ceux qui y participent, et non tous ceux qui le lisent.

José-Mickaël

25/06/2014 à 14h35

Très bon article ! Ça n'a pas grand chose à voir avec le foot, mais je suis 100 % d'accord avec ce qui est dit. Ça me rappelle la banderolle "anti-ch'ti". Ma position est la même qu'à l'époque : on n'a pas à interdire ce genre de blaguee, mais elle était vraiment mauvaise (en soi, indépendamment du thème). C'est assez compatible avec ce qui est dit dans l'article. Maintenant, une petite remarque : ceux qui trouvent vraiment drôles les mauvaises blagues misogynes, ou antisémites, ou anti-ch'tis, ou je ne sais quoi, ce sont ceux qui sont réellement misogynes, antisémites, anti-ch'tis, etc. Ils rient non pas de la blague (puisqu'il n'y a pas de quoi rire) mais des femmes, des juifs, des Ch'tis, etc. Je ne signale pas ça pour justifier qu'on interdise ces mauvaises blagues, juste pour dire qu'on n'est pas dupes.

Pascal Amateur

25/06/2014 à 14h37

pavlovitch aujourd'hui à 12h42 Une blague juive dite par un Juif, c'est drôle. > Non. Non, non et non. Absolument pas. Une blague se définit par son contexte culturel. Qu'est "l'humour juif" aujourd'hui ? Cet humour se définit désormais par des références oubliées - le shtetel, le shlemiel, la vie communautaire d'avant l'extermination. Ne demeurent aujourd'hui du "juif" que l'avarice et l'étouffement maternel. L'humour juif se rattache pour l'essentiel, non au judaïsme, mais à sa pratique dans le monde yiddish. Alors certes, des auteurs contemporains (Roth, Singer... pas tous jeunes, les écrivains) peuvent faire preuve d'un humour qu'on qualifiera de "juif", mais il s'inscrit dans un contexte américain, "brooklynien" (de même Woody Allen). Mais va à Tel-Aviv et parle des tailleurs du yiddishland à un passant quelconque, je t'assure que tu n'auras pas que des rires. Ton approche est fausse. Il n'y a pas, me semble-t-il, de définition universelle de l'humour, car chacun a ses propres sensibilités - et celles-ci évoluent et se déforment selon les époques et les sociétés. Desproges lui-même appartient à un contexte qui n'est plus vraiment le nôtre (ou encore Coluche), et leurs adages sont tout sauf figés, valables toujours.

la rédaction

25/06/2014 à 14h43

@Luis Caroll @Kara Bourré Les réseaux sociaux existent. S'il s'agit de ne pas leur donner trop d'importance, nier celle qu'ils ont ne serait pas très pertinent. C'est d'ailleurs une des problématiques qu'ils soulèvent: ils font émerger dans l'espace public des opinions qui n'y passaient pas auparavant. C'est un phénomène suffisamment significatif pour choisir ne pas les ignorer, et ne pas ignorer les discours qui s'y diffusent. Détourner la tête ne fait pas disparaître ceux-ci. Sinon, un rappel. Adressez-nous toutes les critiques que vous voulez sur le contenu de nos articles. Mais les remarques sur la pertinence des sujets qu'ils abordent, nous vous invitons, comme depuis toujours, à vous les carrer où bon vous semble.

José-Mickaël

25/06/2014 à 14h44

kimporte el flaco aujourd'hui à 12h39 > Moi j'ai ris à la vanne sur Costa qui va faire les soldes, justement parce que c'est pas drôle (humour inversé). Oups, je n'avais pas pensé à ça, mais c'est vrai que les vannes vraiment pas drôles, ça peut faire rire (on se moque de la vanne qui n'est pas drôle). Du coup non, ceux qui rigolent d'une blague misogyne pas drôle ne sont pas forcément misogynes. Disons qu'il faut les écouter rire : si c'est une sorte de rire féroce, là OK. Ah c'est compliqué...

Sens de la dérision

25/06/2014 à 15h03

José-Mickaël aujourd'hui à 14h35 Maintenant, une petite remarque : ceux qui trouvent vraiment drôles les mauvaises blagues misogynes, ou antisémites, ou anti-ch'tis, ou je ne sais quoi, ce sont ceux qui sont réellement misogynes, antisémites, anti-ch'tis, etc. Ils rient non pas de la blague (puisqu'il n'y a pas de quoi rire) mais des femmes, des juifs, des Ch'tis, etc. Je ne signale pas ça pour justifier qu'on interdise ces mauvaises blagues, juste pour dire qu'on n'est pas dupes. ---- Et ceux qui font la blague pas drôle, ils sont misogynes, antisémites, racistes, etc ou ils font juste quelque chose qui tombe à plat ? On en revient toujours à la même chose : QUI décide qu'une blague est drôle ou pas ?

Pascal Amateur

25/06/2014 à 15h06

José-Mickaël aujourd'hui à 14h44 kimporte el flaco aujourd'hui à 12h39 Moi j'ai ris à la vanne sur Costa qui va faire les soldes, justement parce que c'est pas drôle (humour inversé). Ce qui fait rire en ce cas, ce n'est pas la blague ratée, mais l'audace, la mise en avant de celui qui la prononce. Est moqué non plus celui qui est l'objet de la plaisanterie, mais le fait que quelqu'un se gonfle d'importance, prenant la parole pour un effet aussi nul.

Matu-Verratti-Vieira-Touré-Clément-Cearà

25/06/2014 à 15h12

Vous lui mettez cher à HumLloriste là.

 

Pascal Amateur

25/06/2014 à 15h15

Sens de la dérision aujourd'hui à 15h03 On en revient toujours à la même chose : QUI décide qu'une blague est drôle ou pas ? > Voilà, la question est là. A mon sens, "l'humoriste" (entendons par là celui qui profère une phrase, qu'il juge amusante) s'adresse à un interlocuteur, mais aussi s'inscrit dans un contexte, que je vais qualifier de "social". Par exemple, les "blagues" sur les roms n'existaient pas ou quasi pas il y a une dizaine d'années. C'est leur inscription dans le contexte social qui les promeuvent au rang de "victimes" de plaisanteries. Ou encore les "plaisanteries" misogynes sont d'autant plus présentes aujourd'hui que les femmes militent pour occuper des postes à responsabilités - et les obtiennent de plus en plus, ébranlant le socle patriarcal de la société. A l'inverse, l'homosexuel, moqué longtemps sous la forme de la "tata" ou de l'enculé, sort du domaine de la plaisanterie, pour être l'objet d'une haine de moins en moins déguisée - et ce, parce qu'il prétend désormais à des droits (mariage, adoption surtout) qui secouent encore plus les socles traditionnels. Une plaisanterie n'est pas qu'un mot adressé à un autre, un interlocuteur (seul ou en foule unifiée). Il est fait social, inscrit dans un discours social, un partage de valeurs qu'il est possible ou non de contester. C'est en ce sens que l'adage de Desproges n'est pas universel, mais lié à une époque, comme l'était l'humour de Coluche, bâti sur une réalité sociale proche.

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