auteur
Jérôme Latta

 

Chef d'espadrilles.


Du même auteur

Comment Tata Simone en est venue à "haïr" les Bleus

Une Balle dans le pied – Rien de tel, pour entretenir la détestation obsessionnelle de l'équipe de France, que de fournir un "sondage" aussi ridicule que biaisé.


LMD

15/10/2013 à 03h24

"Les Cahiers du Foot jugent idiot le sondage du Parisien. Normal, Les réponses emmerdent tellement leur façon de penser." Ca marche pour tout, non ?

matthias

15/10/2013 à 09h31

Vérifions... "Karl Marx juge idiot le sondage du Figaro Madame. Normal, les réponses emmerdent tellement sa façon de penser." "Marilyn Manson juge idiot le sondage de Picsou Magazine. Normal, les réponses emmerdent tellement sa façon de penser." "Les sangliers jugent idiot le sondage de Plaisir de la Chasse. Normal, les réponses emmerdent tellement leur façon de penser." Ouai, a priori ça marche.

Pascal Amateur

15/10/2013 à 09h58

Rapetou Superstars !

blafafoire

15/10/2013 à 10h28

@LMD Et surtout, connaissant l'auteur de cette remarque, c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité. - Il fait son beurre en diffusant une "pensée" gratuite et monomaniaque qu'il alimente à coup de "je peux pas tout vous dire mais je sais des choses" et qu'il défend avec une stupéfiante mauvaise foi et une totale absence de contradicteurs. - Il défend bec et ongles la politique du PSG dont les joueurs sont d'indiscutables mercenaires ("mais de grands professionnels..."), de même que l'ex directeur sportif dudit club qui bouscule les arbitres dans les couloirs - Il invoque madame michu quand ça l'arrange. Que la France ne soit "pas un pays de foot", n'entre apparemment pas en contradiction avec l'idée que si 82% des français n'aiment pas l'équipe de France, c'est forcément par la faute de ladite équipe. Bref, à oublier.

Espinas

15/10/2013 à 11h08

Les DDLTs aiment le titre, surtout Ligue Huns.

Paul de Gascogne

15/10/2013 à 11h46

J'attendais impatiemment ce billet depuis le dimanche 13h, où j'ai dû me coltiner le "débat" d'iTélé avec Praud, Degorre et compagnie qui se délectaient de pouvoir tirer à boulets rouges sur les méchants footballeurs. Ca m'a vraiment mis en pétard. Je suis content de constater que je ne suis pas le seul, en témoigne le ton inhabituellement mordant du billet.

Coach Potato

15/10/2013 à 12h05

La sociologie autour de l'équipe de France est un sport de combat. Pauvre Tata Simone, personne ne lui demandait son avis à propos du foot et la voilà sondée. Notez, un jour de date limite de paiement, ce sentiment est légitime. Comme personne ne m'interroge sur le sujet, je donne mon avis. Pas sur la sondagite aiguë qui frappe les journaux aussi sûrement que la désaffection des ses lecteurs au point de les voir subventionnés d'importance. Lorsque la survie financière de la presse tient à une loi de finance, on craint pour la crédibilité de l'information avant tout. Le capillotractage et la méthodologie employés pour buzzer les footballeurs en réunion ne représente qu'un symptôme d'un certain type de journalisme qui a sacrifié la réflexion et l'investigation au sensationnel et à la complaisance. Toutefois, cette équipe de France mérite bon nombre de reproches et peine à incarner son rôle d'équipe fanion de la FFF. Les ambiguïtés autour du rôle et de la rémunération des agents, la porosité de Clairefontaine, la sévérité à géométrie variable des candidats à la candidature, une identité de jeu à contre-courant des nations phare du moment constituent autant d'interrogations que la proximité du Président Le Graet avec le monde professionnel ne semble pas pouvoir lever. A terme, l'amalgame de l'équipe de France avec le reste du football pro reste préjudiciable alors qu'il s'agit de l'équipe des licenciés et des amateurs de ballon en France. Les dirigeants et quelques affidés de presse justifient ce désamour pas si paradoxal par une crise de résultat ponctuelle qu'une bonne campagne et la promesse de chiffres meilleurs feraient oublier sans véritable besoin de se réformer sur le fond. D'ailleurs, tonton Maurice me tenait un discours similaire l'autre jour mais ce n'était pas à propos de foot ; ça me reviendra. Enfin, la FFF n'est pas à l'abri de reproche et devrait s'interroger sur des objectifs un poil plus ambitieux que la variable de prestations octroyés par ses partenaires ou la qualification impérieuse à une phase finale de la FIFA©. Et elle épargnerait ainsi bien des tourments à son staff en conférence de presse. Et pour faire plaisir à tata Simone, comme en France, tout finit par des chansons : Une petite poésie rimée à la gloire d'un ancien capitaine de notre belle équipe de France, sur un air de qui vous savez. Mister Patrice Fan de foot ou bien copains qui, bien souvent, êtes les mêmes Fan fatal, star ou bourrin Footeux en tout genre, je vous aime Même si ma raison déconne je veux dédier ces quelques vers Pour ma défiance envers un homme Qui ne devrait pas jouer derrière Car aucun fan sur la planète Ne se placerait jamais comme ça Ni ne lancerait de chronomètres A part, peut-être, Patrice Evra Fan je t'aime parce que Lorsque le sport devient business Y'a pas d' supporter ou si peu Qui n'a pas un peu mal aux fesses Ces mercenaires besogneux En quête de plus de r€$p€ct Endosseront le maillot bleu Pour être revalorisés. Il y a une ferveur chez les fans Que personne ne remplacera Et surtout pas en Grande-Bretagne A part, bien sûr, Patrice Evra Fan je t'aime parce que Tu ne fais pas de conf' de presse Tu n'deviens pas aussi con qu'eux Au moment de gérer le stress Pour justifier d'une sélection Ou bien une question qu'elle est bonne D'aucuns parmi eux n'oseront Employer la troisième personne Aucun fan n'est assez vulgaire Pour l'employer tour de bras Même après trois canettes de bières A part, peut-être, Patrice Evra Fan je t'aime, surtout, enfin Même si ta technique n'est pas top, Dans un match du dimanche matin Où votre cohésion fait flop. Et quand viendra l'heure dernière L'enfer s'ra peuplé de footix Des fans il n'en rest'ra guerre, Seul'ment au village d'Asterix. En taupe je me changerai bien Dans ma quête du nirvana Et comme gazon quotidien Je m'offrirai Patrice Evra.

Espinas

15/10/2013 à 13h01

Paul de Gascogne aujourd'hui à 11h46 J'attendais impatiemment ce billet depuis le dimanche 13h, où j'ai dû me coltiner le "débat" d'iTélé avec Praud, Degorre et compagnie qui se délectaient de pouvoir tirer à boulets rouges sur les méchants footballeurs. Ca m'a vraiment mis en pétard. Je suis content de constater que je ne suis pas le seul, en témoigne le ton inhabituellement mordant du billet. -- J'admire ta patience, un tel casting m'aurait fait immédiatement changer de chaine.

José-Mickaël

15/10/2013 à 13h05

Pas sympa pour Evra qui n'a pas démérité ces derniers temps... Mais quel talent ! Si ça continue, les chansons de Renaud passeront pour des parodies de celles de Coach Potato...

plumitif

15/10/2013 à 15h35

Ce que l'on attend d'un media alternatif, c'est plus de sens et de fond par rapport à ce qu'il souligne/dénonce. Là, Tonton Jérôme ne s'est pas vraiment foulé. A tel point que l'on verrait bien en illustration de son billet un dessin de Plantu. Avec Tonton Jérôme et son T.Shirt CDF et Tonton Noël et sa chemise NLG tenant tous les deux une banderole: "Pas touche aux Bleus ! ". "Le sondage il est biaisé/bidon; la preuve les audiences télé". On n'en attendait pas plus de NLG, mais quand même beaucoup mieux de Jérôme Latta. Car les sondages successifs depuis trois ans, l'indicateur Kantar Medias pour la FFF confirment la réserve générale à l'encontre des Bleus. C'est bien joli de s'indigner du foot bashing, de l'opportunisme Riolo et de la presse dans le sens du vent. Et après ? Knysna, c'est loin OK, mais il y a une conjonction sinon une addition d'éléments qui permettent de comprendre pourquoi, au delà des clichés soigneusement brossés, le désamour persiste. D'abord il y a eu la rechute Euro 2012 après l'embellie dans le jeu et le renouvellement des joueurs avec Laurent Blanc. Patatras, échec sportif, image encore abîmée. Arrivée de Didier Deschamps après Laurent Blanc, sorte de bonneteau de Bernès, leur agent commun. DD, son gros palmarès et ses casseroles (Tapie, créatine, Bernès) et son "pragmatisme", retour des Knysna Boys. Pas de sensible amélioration côté sportif et de l'image, dernier avatar le chambrage d'Evra contre l'Australie. L'EDF, c'est une forme de représentation nationale. Il serait candide et vain de lui demander de "purifier" tous les travers du foot business. Car en plus le paysage de la L1 est en train de prendre un tour élitiste par l'argent comme il ne l'a jamais connu avec le Paris SG et Monaco. Les medias battent des mains, les deux clubs se découvrent de nouveaux supporters, éblouis par le veau d'or. Le résultat, c'est aussi la pesanteur d'une hiérarchie par l'argent qui coupe l'élite du foot français en trois. Les deux super riches (Paris et Monaco), une poignée de faire valoir (Marseille, Lille ou Lyon) et des comparses. Un côté inéluctable qui, en période de crise, renforce les crispations et les ressentiments. On peut aussi y ajouter l'origine des fonds au Paris SG et à l'AS Monaco comme facteur aggravant de défiance. On a donc deux super puissances, des medias qui rivalisent de servilité, terreau fertile pour des sondages "réactionnaires". Si le ressentiment se fait sentir à l'encontre des joueurs en Bleu, c'est aussi que la génération précédente évoluait au plus haut niveau des clubs européens ce qui n'est quasiment plus le cas. Ceux d'avant étaient performants sportivement et ne transportaient pas une image négative. Ou en tout cas elle disparaissait derrière la performance sportive. Aujourd'hui c'est souvent le contraire. En résumé, le reproche, c'est: qu'ils ne soient pas bons, c'est une chose mais au moins qu'ils sachent se tenir. C'est excessif de charger l'EDF de tous les maux mais elle pourrait en tout cas améliorer son image. On peut trouver démagogique la démarche de Prandelli en Italie - http://minilien.fr/a0m9q7 - en tout cas il y a prise de conscience et tentative de changer l'image. En France, NLG couine. Jérôme Latta aussi. On le pensait mieux armé.

 

Sens de la dérision

15/10/2013 à 15h58

plumitif aujourd'hui à 15h35 [..] D'abord il y a eu la rechute Euro 2012 après l'embellie dans le jeu et le renouvellement des joueurs avec Laurent Blanc. Patatras, échec sportif, image encore abîmée. ---- Renouvellement limité des joueurs avec Laurent Blanc. C'est bien, il a réussi à faire croire à tout le monde qu'il n'avait repris personne après Knysna, ce qui est faux. En résumé, le reproche, c'est: qu'ils ne soient pas bons, c'est une chose mais au moins qu'ils sachent se tenir. --- Ou le contraire. Que ce soient des têtes de *bip*, OK tant qu'ils gagnent. Dans l'article de Rue89 lié dans le papier de Latta, le début du reportage sur Parker est juste énorme (grosse voiture, grosse maison, bling-bling tak-tak).