auteur
Jacques Blociszewski

 

Chercheur et spécialiste des technologies audiovisuelles, il est partisan d'une réflexion critique sur la mise en scène du spectacle sportif. Auteur de Le Match de football télévisé (éd. Apogée).


Du même auteur

Qu'est-ce que Vikash machine ?

Après avoir cherché le clash puis joué à la fille de l'air sur Twitter, Vikash Dhorasoo est revenu en ligne. Mais on a toujours autant de mal à le suivre.


Luis Caroll

22/07/2013 à 19h56

Ah non Jacques, tu n'as pas fait un article sur l'opinion de Dhorasoo sur Twitter. Tu as fait un article sur les contradictions de Dhorasoo dans son rapport à Twitter. En soi l'opinion de Dhorasoo sur Twitter m'intéresse autant que celle de n'importe lequel de ses 200M d'utilisateurs (c'est à dire un peu mais pas assez pour en faire un article). Ses contradictions, si tu savais comme ça me semble vain! Il y a eu quelques réactions en ce sens: pourquoi donner autant d'importance à cet épiphénomène? En creux on finit d'ailleurs par découvrir une sorte d'obsession sur Dhorasoo. Peut-être l'effet "psychothérapique de Jacques Blociszewski" qui rend cet article extrêmement... bizarre. Ensuite tu te remets à mélanger média et plateforme. Programme pourris et pubs écoeurantes n'ont rien à voir ce qu'un individu publie sur Twitter. Le contexte est différent, tu ne peux pas les mettre dans une séquence, dans la même phrase. Et comme tu mélanges tout tu penses encore qu'on parle de médias - et de responsabilité sociale- alors que le Twitter de Vikash Dhorasoo ou de monsieur Tartempion n'est PAS UN MEDIA. C'est monsieur tout le monde qui parle avec monsieur n'importe qui. Tu continues également à éluder avec persistance les exemples que je t'ai donnés de discours qui ne peuvent pas être identiques selon les canaux utilisés. Bon après tu remontes sur tes grands chevaux à me dire que les insultes sur Twitter empêchent tout vrai débat public sur la responsabilité des médias. Il n'y a jamais eu autant de débats publics - notamment sur les médias - que depuis l'apparition d'internet et de ses insultes. Encore une contradiction: tu exiges des débats de qualités, mais tu escamotes canaux et contextes. Autant dire que tu tentes de courir à cloche pied.

Blociszewski

22/07/2013 à 21h37

Tenter de courir à cloche-pied, c'est un objectif comme un autre. Pas si facile, tu pourrais t'y entraîner aussi... Citer Dhorasoo disant "Twitter c'est un truc de merde où les cons sont rois", c'est bel et bien parler de l'opinion de Dhorasoo sur Twitter, non ? Et si ensuite j'insiste sur les contradictions de notre Vikash vis-à-vis de l'outil, il est clair qu'elles sont largement dues à ce qu'il pense de Twitter et de son rôle. C'est en sous-main mais c'est bien sûr toujours là. Que mon article soit bizarre est pour moi un compliment. Il est si bizarre qu'il a réuni plus de réactions que la plupart des articles des Cahiers de ces derniers mois, et les réactions sont assez partagées. Moi, ça me va. Les réactions à un texte (et leur nombre) ne sont assurément pas un critère absolu mais j'ai trouvé le débat intéressant, notamment tes longs échanges avec Bernoir. L'obsession sur Dhorasoo : son comportement vis-à-vis de moi m'a profondément déçu. Cela se sent dans l'article, je ne le nie pas. Mais pourquoi ne pas utiliser une expérience personnelle pour tenter de soulever un débat, quitte à se faire ensuite recadrer sur certains points ? Dhorasoo est par ailleurs sensible, intéressant, parfois touchant, et la façon très personnelle et émouvante dont il a raconté une certaine détresse quand il était au Milan AC m'avait beaucoup plu. Donc j'attendais énormément de cet homme original et direct et je pensais qu'on pourrait travailler avec lui (l'Alterfoot, les Cahiers, moi...). Or c'est juste impossible parce qu'il est dans sa trajectoire personnelle et refuse tout débat. Je trouve ça dommage et pas correct de sa part, c'est tout. Le manque de toute ouverture des instances du foot (et de la télé) m'horripile et je cherche comment on peut atteindre un seuil de rapport de forces qui permette au foot de vivre autrement. Dhorasoo me semblait porteur de quelque chose. Je me suis trompé. Mais si quelqu'un d'autre (outre Jérôme Latta !!) arrive et me semble aussi porter une forme d'espoir, je m'y intéresserai autant qu'à Vikash. Média et plateforme : je ne suis pas totalement ignare. Il se trouve seulement que les tweets des hommes et femmes politiques, par exemple, dépassent largement le cadre du "Monsieur tout le monde qui parle avec Monsieur n'importe qui". Je ne crois pas que tu sois assez naïf ou inconscient pour ignorer que ces tweets se retrouvent en une des sites internet, voire de journaux, sont reproduits dans le corps même des articles, et que certains sont même largement écrits pour cela. Les frontières et distinctions que tu veux absolument défendre sont bien plus perméables que tu sembles le dire. Les discours ne peuvent pas être identiques selon les canaux utilisés : ben oui, évidemment ! Quand je fais un chat sur le monde.fr, que je donne une interview à Libé, que je passe à BeInSport ou que j'écris un texte pour les Cahiers, je ne fonctionne ni ne parle de la même façon. Et alors ? Ce sont toujours mes idées, juste exprimées sous une forme différente. Je m'y retrouve très bien, il n'y a pas de quoi insister à ce point là-dessus comme tu le fais. Je ne dis pas du tout que les insultes sur Twitter empêchent les vrais débats. Tu as lu ça où ? Je dis que renvoyer la balle dans le camp du lecteur en dédouanant l'émetteur (d'un tweet), me rappelle fortement ces théories actuelles de la communication où l'émetteur n'est jamais responsable de rien. Or je maintiens qu'une insulte sur Twitter engage la responsabilité, au moins morale, de celui qui la profère. Et que ces pratiques montantes -sur Twitter comme dans le monde politique et médiatique- expriment une dégradation très inquiétante de la démocratie. On commence avec des insultes, et ensuite... Quant aux nombreux débats actuels dont tu parles, il ne concernent en tout cas pas sport et médias, et encore moins foot et télé. Hormis sur les Cahiers, ces débats ne sont quasiment nulle part, en tout cas pas sur un mode contradictoire. Les CDF se battent depuis des années pour essayer d'entrouvrir des portes et susciter ce genre de rencontres. La situation du journalisme de sport, par exemple, est désastreuse, et pas moyen d'en parler sérieusement dans les médias. Tout est bloqué. Bon, je crois qu'on arrive peut-être au bout de nos échanges, non ? Je te remercie à nouveau d'avoir pris le temps de développer tout ce que tu as dit (non sans talent, même si je ne suis pas d'accord avec grand chose). Il y a une chose que j'aimerais savoir : il y a de fortes chances que nous ayons été les deux seuls à débattre depuis que j'ai débarqué sur ces pages de réactions. Mais si quelqu'un d'autre nous a accompagnés, je serais heureux qu'il ou elle nous fasse signe, juste pour qu'on sache dans quel contexte nous nous sommes exprimés (c'est important le contexte, hein Luis ?) Hohé, y a quelqu'un ? J.

Sens de la dérision

22/07/2013 à 22h11

Luis Caroll aujourd'hui à 19h56 Bon après tu remontes sur tes grands chevaux à me dire que les insultes sur Twitter empêchent tout vrai débat public sur la responsabilité des médias. Il n'y a jamais eu autant de débats publics - notamment sur les médias - que depuis l'apparition d'internet et de ses insultes. Encore une contradiction: tu exiges des débats de qualités, mais tu escamotes canaux et contextes. Autant dire que tu tentes de courir à cloche pied. ---- Euh là j'ai bien relu. Plusieurs fois. Pour être sûr de comprendre. À te lire on dirait 1) que les insultes sont une condition d'internet, 2) qu'elles permettent le débat. Ça me semble loin d'être le cas. Il me semble qu'on est sur un site sur lequel on insulte peu et on débat beaucoup. Et qu'au contraire les sites où les insultes sévissent sont ceux où on débat peu (voire pas du tout), en tout cas pas avec ceux qui insultent.

 

Luis Caroll

23/07/2013 à 00h15

Sens de, l'idée derrière ça est que dans le grand tout d'Internet, il y a et aura toujours des insultes. J'irais même jusqu'à dire que c'est souhaitable, de donner à tous le même accès, y compris aux insulteurs. Et que dans ce grand tout, il y a aussi des conditions de débat incomparables, qui n'ont jamais existé à ce niveau dans l'histoire de l'humanité. Et qu'on ne peut pas espérer l'un sans se farcir les autres. Ca fait partie du trip. Jacques, je te réponds plus tard.

Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)