auteur
Jacques Blociszewski

 

Chercheur et spécialiste des technologies audiovisuelles, il est partisan d'une réflexion critique sur la mise en scène du spectacle sportif. Auteur de Le Match de football télévisé (éd. Apogée).


Du même auteur

Une histoire accélérée du ralenti

Football et télévision / 3 – Apparu au milieu des années 60, le "ralenti" est progressivement devenu un réflexe pour les réalisateurs. Comment a-t-il évolué au fil des décennies?


Hugo by Hugo Broos

20/11/2012 à 10h06

On est presque entre nous, là ... C'est amusant car je tombe sur les mêmes conclusions quant aux débuts du ralenti en me basant seulement sur les finales de Coupe du monde.

Je ne peux pas pousser aussi loin que vous l'étude du ralenti en lui-même car je m'intéresse à tous les aspects de la retransmission (plans, valeurs des plans, nombre de reporters, habillage du programme) mais pour information, je n'ai pas réussi à découvrir d'archive comportant un ralenti antérieur à un France-Espagne d'octobre 1968 disputé à Gerland. Mais je n'ai pas poussé l'étude à fond.

Pascal Amateur

20/11/2012 à 10h59

La philosophie qui se cache derrière le ralenti est celle-ci : mieux voir. Voir l'invisible, le non-vu, le non-montré. Voir par le trou de la serrure, de la lorgnette ce qui, jusque-là était dissimulé. C'est une logique exhibitionniste. Une perversion. Mettre des regards pour saisir – et interrompre – l'insupportable déroulé.
En résumé, le ralenti est la traduction d'une perversion. Ce qui nous pousse à nous interroger sur le réalisateur, et son besoin de s'immiscer dans le plaisir lié au "spectacle".

Kireg

20/11/2012 à 11h11

Amusant que les nouveaux "super-ralentis", ces très gros plans d'actions de jeu, souvent insignifiantes, ne soient pas évoqués dans l'article. Dans le genre "je hâche la retransmission et je n'apporte rien", ils se posent là !

Kireg

20/11/2012 à 11h32

Amusant que les nouveaux "super-ralentis", ces très gros plans d'actions de jeu, souvent insignifiantes, ne soient pas évoqués dans l'article. Dans le genre "je hâche la retransmission et je n'apporte rien", ils se posent là !

loulou N

20/11/2012 à 14h00

france Yougoslavie 1965:
thierry Rolland au micro
joueurs réclamant des fautes à tout bout de champ
critique de l'arbitrage
arbitre sifflé par le public
bagarre entre joueurs.

y a pas à dire c'était mieux avant le football...

 

Gigodanho

20/11/2012 à 14h29

@loulou
Même réflexions que toi, mais il me semble que les protestations des joueurs sont bien moins virulentes qu'aujourd'hui.
En revanche, côté commentaire tout est là: français approximatif, analyse nulle, accusation de l'arbitre (seul responsable de la dégradation du climat, bien sûr), chauvinisme... Thierry Roland, notre matrice.

@kireg
Sur les ralentis contemporains et les superloupes, tu avais des éléments dans cet article:
http://bit.ly/PR0vsU (paragraphe "Fragmentation et répétition du même")
Et puis vu la dernière phrase de cet article-ci, Blociszewski va y revenir :)

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