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Nico Paul

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Charité bien ordonnée

La soirée de Nîmes a montré à la fois la belle capacité de mobilisation des footballeurs, sous l'égide d'un Laurent Blanc égal à son image, et l'indifférence ou la mauvaise volonté d'une autre partie du football professionnel…

soupalognon

14/11/2002 à 19h45

Si tu es variment enerve, je te conseille de prendre un cacolac.

cours-la-ville

14/11/2002 à 20h30

Again : - je ne nie pas le point de vue comptable, je dis qu'il est insuffisant pour analyser un phénomène comme le boycott, c'est ce constat simplissime que toi tu refuses de reconnaître.

soupalognon

14/11/2002 à 20h55

non, je ne refuse pas de le reconnaitre, tu as sans doute raison mais j'avoue m'interesser plus a ce qui a emmener le boycott. c'est cela, pour moi, qui reste la question importante. si tu relis la longue intervention que j'ai ecrite hier, tu verras que j'y consacre la majeure partie. Content de voir qu tu t'es calme.

 

cours-la-ville

14/11/2002 à 22h23

Non, je suis énervé, mais je me contiens, surtout que l'ai pas de Cacolac à la maison :)) Si je n'ai pas beaucoup commenté ton long post (à tort), c'est parce que j'y ai pas vu d'arguments sur ce qui me semblait être l'objet du débat. Je ne conteste pas la plupart des constats que tu faisais sur les modalités du boycott, mais je ne vois pas en quoi ils soutiennent tes conclusions. J'ai juste essayé (immodestement) de te montrer que les tenants et les aboutissants d'une action comme le boycott dépassent les seuls effets économiques et le seul contexte d'une entreprise. Le fait que tu fermes les yeux avec autant d'énergie sur la dimension politique (symbolique etc.) d'une action de ce genre m'a fait conclure que pour toi, comme pour beaucoup de gens, la primauté de l'économique sur toute autre considération est complètement intégrée à ton mode de pensée, provoquant cette cécité. Par exemple, ta façon de parler semble indiquer que tu trouves normaux ou justifiés (ou en tout cas inévitables, fatals) les "licenciements économiques" (plans sociaux quand tout va bien, délocalisations, restructurations purement capitalistiques...), parce qu'ils ont une rationalité économique*. Et le problème, c'est pourquoi on ne se demande pas, en prenant juste un pas de recul, ce qui peut bien justifier un système dans lequel la précarité de l'emploi se généralise, où les individus sont traités comme de la marchandise (ou comme une ligne sur un bilan), où l'on exporte la misère, où l'on privatise les profits et mutualise les pertes, où l'on creuse les inégalités... Ça , c'est pourtant concret. Je ne sais pas pas tu es "pour" ce système, mais je me bats pour qu'on arrête de croire qu'il relève de la fatalité, parce que la première victoire d'une pensée dominante (qui émane d'un ordre social particulier, avec des dominés et des dominants, que l'on parle ou non de lutte des classes, ce qui n'est pas mon cas) c'est de se faire passer pour unique, inévitable, dépassant les pauvres citoyens que nous ne sommes même plus. Exactement comme l'ancien régime, par exemple. Pourtant, on n'est plus sous l'ancien régime, et il a bien fallu que des individus contestent un "ordre du monde" qui se présentait comme le seul possible. On appelle ça une "révolution", et les révolutions (il y en a de nombreuses sortes) commencent toujours dans les esprits, par la conviction que les hommes peuvent changer les choses. Bon, là, je dois repartir dans ces abstractions pour lesquelles tu as déjà manifesté dans de mépris, mais à mon avis, ce n'est pas au ras des pâquerettes et des rapports d'activité qu'on a une chance faire progresser notre compréhension critique du monde. Après, on peut discuter de ce que l'on met sous l'étiquette "ultra-libéralisme", mais le problème n'est même pas là. Vous pouvez toujours dire que l'ultralibéralisme n'existe pas, ou qu'il n'est pas dominant en France, mais ce que je désigne, à l'aide de ce mot-outil dont le sens est clair malgré tout (même vous qui le contestez savez bien de quoi je parle), existe bel et bien (et j'attends que Celtic lui trouve un nom convenable). Le front FMI-OMC-Banque Mondiale impose au monde entier une et une seule doctrine économique, qui vise à réduire le rôle de l'état, à gouverner le monde avec des instances supra-nationales. En France, les gouvernements ont progressivement remis en cause la protection sociale, les mécanismes fiscaux de redistribution, les retraites par répartition, ils ont privatisé les entreprises et les services publics, dérégulé le marché du travail, miné les droits syndicaux, creusé les écarts de richesse, appliqué le dogme de la réduction des déficits publics et de l'inflation zéro. Ils sont également prêts à privatiser la recherche et l'éducation, et maintenant à établir un ordre répressif pour criminaliser la pauvreté et réduire les libertés publiques. Comment diable appelez-vous ça, ou ce qui s'est passé en Angleterre sous l'ère Thatcher? Bon allez, ça suffit. Merci de l'exercice en tout cas, j'y ai pris du plaisir. Et comme Celtic et moi ne sommes plus ensemble, il peut coucher avec qui il veut. Mais qu'il évite de servir la soupe à l'oignon :)) * Ce dont je doute par ailleurs, même d'un point de vue "économiste".

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