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Nico Paul

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Charité bien ordonnée

La soirée de Nîmes a montré à la fois la belle capacité de mobilisation des footballeurs, sous l'égide d'un Laurent Blanc égal à son image, et l'indifférence ou la mauvaise volonté d'une autre partie du football professionnel…

gxnc

08/11/2002 à 10h54

Mouais, quand ton boulot consiste à, par exemple, développer un programme de gestion des formulaires A41R de demande de stylos bille pour le service maintenance machine à café de la direction dans la banque, c'est dur de penser qu'on bosse pour autre chose que de l'argent. C'est sûr que tout le monde aimerait bosser pour autre chose, mais pour l'instant on se contente de ça.

tyty

08/11/2002 à 10h56

N'oublie pas la solution miracle gxnc : fais comme Michael Johnson! ;-))

loustic is back

08/11/2002 à 11h18

El M, je n'aurais donc pas totalement perdu ma journée, et c'est déjà ça! gxnc, je pense que son ton dernier post, on est bien d'accord.

harvest

08/11/2002 à 11h42

je ne parlais pas de loustic , El m.

No Fun

08/11/2002 à 14h32

J'avais un peu perdu le fil des réactions, mais je voulais réagir sur 2 points : - Moi aussi j'apprécie l'idéologie anarchiste, mais malheureusement je pense qu'elle serait très improbable à mettre en pratique. En tout cas, je ne souhaite pas non plus être mis dans un sac avec d'autres dont les pensées sont très très éloignées des miennes - Le boycott de sociétés a ses limites (certains diront que j'enfonce des portes ouvertes puisque cela avait été abondamment abordé lors de l'affaire Danone) : boycotter la société a pour but et devrait avoir pour effet de réduire le chiffre d'affaire. En schématisé : Si réduction de chiffre d'affaire => réduction de bénéfice, si réduction de bénéfice => réduction de personnel. Et dans ces cas là ce ne sont pas les gros salaires qui trinquent, mais les ouvriers. Ca revient donc à mettre au chomage des gens qui n'ont aucune responsabilité dans les faits qui engendrent le boycott. L'effet escompté n'est donc pas atteint. Poutant, il faut bien faire payer ces boites sans scrupules. Je n'ai malheureusement pas de solution autre qu'idéologique (foutre les décideurs en cabane).

cours-la-ville

08/11/2002 à 16h14

No Fun, le boycott (ou tout autre forme de dénonciation) consiste justement à dénoncer la logique que tu postules ("Si réduction de chiffre d'affaire => réduction de bénéfice, si réduction de bénéfice => réduction de personnel"), surtout qu'en fait le cheminement, dans le cas des "licenciements boursiers", c'est plutôt : "augmentation des bénéfices => réduction de personnel => augmentation encore plus grande des bénéfices". En fait, la question centrale est : Pourquoi les profits sont toujours privatisés, et les pertes toujours mutualisées? Un exemple : le secteur de la téléphonie a connu pendant plusieurs années une progression pharamineuse. Cela a assuré des créations d'emploi (mais attention, a minima, avec précarité, délocalisations, consommations d'aides publiques...) et surtout une création de richesse gigantesque, "consommée" par le Capital. Quand la tendance se retourne (oh, pas beaucoup, mais sensiblement), on dégraisse à tour de bras avec un coût social énorme (pour les individus et pour la collectivité) et on est prêt à repartir dans un cycle de profits. Où est l'intérêt commun?

No Fun

08/11/2002 à 16h26

Effectivement les aléas de la bourse ont permis ce genre de dérive. Cependant, quand le pb n'est pas sur les marchés, mon postulat reste vrai. C'est l'objet des licenciements économques. Comment le boycott peut aider les ouvriers d'une entreprise ? Honnêtement je ne vois pas, si ce n'est leur apporter un soutien moral, ce qui ne changera rien aux licenciements. Je ne crois pas que ce soit une solution. Mais comme je le disais, je ne vois pas de solution

soupalognon

08/11/2002 à 17h30

No fun tu parles du cas tres specifique de Danone, ou les gens voulaient boycotter danone pour l'empecher de licencier, ce qui est a mon sens une connerie sans nom: licencier n'est pas contre la loi, et comme tu le dis si bien, cela aboutit exactement au phenomene inverse. la logique binaire de la lutte des classes n'aboutit jamais a grand chose. Dans le cas de boycott a vocation ecologique ou humanitaire, l'entrprise dispose d'un choix bcp plus clair: a partir du moment ou le boycott coute plus cher (ou potentiellement plus cher) a l'entrprise que la mise en place des mesures rectifiant le probleme denonce, l'entreprise peut choisir de se soumettre au chantage. Quant au probleme de remuneration du capital que tu decris, deux commentaires: - je ne me souviens pas avoir souvent vu une entreprise licencier massivement sans avoir auparavant perdu une grosse partie de sa capitalisation boursiere, - c'est pour cela qu'on a invente les stocks options.

El mallorquin

08/11/2002 à 17h51

On a jamais vu un boycott engendrer autant de licenciements que la décision d'un PDG... Ce qui prouve bien qu'économiquement, un boycott "sauvage" organisé par des associations n'a quasiment aucune influence économique directe en termes d'emploi. En revanche, ce boycott nuit à l'entreprise en termes d'images, ce qui est très douloureux pour la marque et peut participer à l'infléchissement de certaines décisions. Aujourd'hui tout est question d'image, c'est ce qu'a bien compris un Michael Moore (ou José Bové) par exemple, qui use parfaitement de cet outil pour agir concrètement sur la politique des entreprises, y compris quand il n'y a rien d'illégal. Parce que tout ce qui est légal n'est pas forcément moral.

tyty

08/11/2002 à 17h52

Licencier n'est pas illégal donc c'est une "connerie sans nom" de défendre son emploi ??? Mais avec de tels raccourcis et de telles justifications, que vas-t'on lire ici suite aux lois Sarko?! Désolé si j'ai mal compris ton propos mais ca donne envie de egrebr (copyright CB)

 

No Fun

08/11/2002 à 17h57

Je pense qu'il est possible d'écorner sensiblement l'image d'une société sans pour autant utiliser le boycott comme arme. L'objet théorique et initial du boycott, avant l'impact sur l'image, c'est quand même que les gens ne consomment plus les produits de la dite boite. En pratique, c'est vrai qu'un boycott n'a jamais engendré de licenciements massifs, mais sur le principe..... Sur ce je vous souhaite un bon WE

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