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Jamel Attal

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Revue de stress #171

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Brescia dans la colle

Amoureux préliminaires

Lille achève avec une qualification laborieuse mais prestigieuse une pré-saison européenne plutôt bénéfique pour les clubs français. Vahid, Alain, Luis se sont offerts un terrain de jeu à la mesure de leurs ambitions, et nous, un peu d'optimisme.
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Lille-Parme, c'est le genre de match pour lequel il faut attendre le résultat final avant de se risquer à lui donner un sens. Selon le côté où il bascule, on interprétera en effet totalement différemment la physionomie de la rencontre. En première mi-temps, un peu bloqués par l'enjeu ou hésitant à prendre un net parti tactique, les Lillois ont été très loin de leur niveau du match aller, ce qui vaut également pour les Parmesans, nettement mieux en place et surtout, plus dans le rythme. Par contre, l'état de Charles Biétry est resté stationnaire.
Les Nordistes furent plus consistants après la pause, mais l'on sentit bien que les Italiens pouvaient faire basculer la rencontre aussi facilement qu'ils ont inscrivirent ce coup franc (preuve que Sensini peut faire des jolies choses). Pour preuve, à la 83e minute cette occasion énorme de Lamouchi qui a la bonne idée d'ajuster un peu trop Wimbée. Le meilleur moment du match, ce fut finalement le coup de sifflet final, avec explosion d'un stade lui aussi sous tension et démonstration de joie herbophile de la part de Halilhodzic. Bref, ce tour préliminaire était joué à l'aller, tout le monde l'avait écrit, journalistes et statisticiens, et le score a eu le bon goût de ne pas les contredire. Le LOSC va donc entendre la petite musique pompeuse des mardis et mercredi soir, et émigrer chez le voisin lensois, plus frère qu'ennemi sur ce coup, afin de jouer dans un stade aux normes.

Ce matin, la saison précédente s'achève véritablement, dans le sas de compression de l'Intertoto et des préliminaires peu amoureux de la LdC. Troyes, Lille et Paris vont connaître pour les uns les joies de la dernière vraie coupe d'Europe, pour l'autre les dangers de la Grosse Ligue. En tout cela fera huit clubs français qualifiés. Il va falloir assumer.

Tiens au fait, Parme et Brescia sortis par deux clubs français, après une saison noire pour les formations italiennes sur la scène européenne…. C'est étrange, où sont les grands discours sur le déclin du foot italien? Les spécialistes de la mesure de niveau qui pleurent habituellement sur celui du foot français ne sont pas rentrés de vacances? Ou bien ils ne peuvent concevoir qu'une élite riche échoue contre des morts de faims qui n'ont même pas de centres d'entraînement dignes de ce nom? Les explications du type "manque de condition des adversaires", "chance" ne seront pas retenues, parce qu'elles ne tiennent pas lorsque l'on bat les Italiens et les Anglais à leur propre jeu, sachant que ceux-ci, s'ils ont pu sous-estimer leurs opposants, ne sous-estimaient certainement pas l'enjeu.
On n'est évidemment pas en train de lire dans ces qualifications (celle de l'ESTAC comprise) le signe d'un retour en force, puisque les compétitions continentales n'ont pas commencé, mais seulement la preuve qu'en football, tout est possible quand on veut bien y mettre du cœur et un peu d'intelligence. Lille et Troyes incarnent parfaitement les ambitions et l'état d'esprit qu'il faut avoir en abordant les joutes internationales.

Observations
Pascal si grand. Charles Biétry : "Ça va paraître stupide, mais maintenant Wimbée va attirer les ballons". Ça ne paraît pas seulement stupide, c'est stupide.
Halilhodzic : "J'ai pas le mot exprimer ma joie". Oui, mais tu as les gestes.
Charles Biétry : "Je suis content que vous ayez pu voir ce match sur France 3". Nous, on regrette de ne pas l'avoir vu sur la Rai.
Halilhodzic qui embrasse la pelouse, c'est un hommage à Francis Borelli ou à Jean-Paul II?
Avec tous ces miracles, Christophe Pignol va s'en sortir.

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