auteur
Christophe Zemmour

Du même auteur

> article suivant

Revue de stress #10

> article suivant

Tous les buts de Paolo Maldini

> article précédent

Et pour quelques journées de plus

> article précédent

Paris ouvre sa marque

Marchisio, prince de Turin

Juventino invétéré, Claudio Marchisio est devenu un joueur essentiel à Turin, où il a mis ses pas dans ceux de ses idoles.

Partager


Vendredi, San Paolo accueillait un duel au sommet de la Serie A entre le second, Naples, crédité de 51 points, et le leader, la Juventus Turin, placé six unités plus loin. Le résultat nul (1-1) constitue donc une nouvelle occasion ratée pour le club campanien de se rapprocher de la Vieille Dame. Le duel avait en fait déjà commencé en coulisses, bien avant le coup d’envoi: en janvier, Claudio Marchisio a déclaré, en réponse à une question de Style (“Y a-t-il un joueur qui t'est antipathique?”): “Personne en particulier, mais une équipe, surtout après les finales de Coupe et Supercoupe d'Italie: le Napoli. Quand je me trouve en face d’elle, il se passe quelque chose.”
 

Le Napoli s’est offensé et a demandé des éclaircissements de la part de la Juve, qui a parlé d’une “polémique inexistante”. Certains ont même développé une application smartphone intitulée “Picchiamo Marchisio”, en français “Frappons Marchisio”, qui porte bien son nom car elle permet de se défouler et d’amocher le portrait du Bianconero. Maladroits sont probablement à la fois ces interprétations et les propos en eux-mêmes de ce joueur pourtant exemplaire, parmi les meilleurs à son poste à l’heure actuelle.

 



 


Turin dans la peau

Claudio Marchisio nait le 19 janvier 1986 à Turin. Il grandit dans le culte de la Juventus, laquelle lui permet de fouler la pelouse du Stadio Delle Alpi en tant que ramasseur de balle. Surtout, elle le compte au sein de ses équipes de jeunes dès... 1993. Le gamin se prend à adorer Alessandro Del Piero, arrivé au club la même année que lui, en senior. Comme lui, il joue en tant que trequartista avant de devenir milieu à tout faire. Fabio Capello le fait s’entrainer quelques fois avec l’équipe A lors des saisons 2004/05 et 2005/06, tandis qu’il porte le brassard de la Primavera qui remporte son premier championnat depuis douze ans.
 

Le Calciopoli passe par là et la Juventus doit descendre en Serie B. Marchisio fait alors ses débuts en équipe première sous les ordres de Didier Deschamps. Il remplace David Trezeguet le 28 octobre 2006 face à Frosinone. C’est dans la même situation qu’il porte pour la première fois le brassard noir et blanc, face à Fulham en Coupe de l’UEFA le 11 mars 2010. Entre-temps, Marchisio aura connu une saison en prêt à Empoli où il a pu faire ses premières armes en Serie A et sur la scène continentale. Le club toscan est relégué en fin d’exercice et Claudio retourne à la Juve, où il commence à s’imposer.
 

Son premier but, il l’inscrit face à la Fiorentina, équipe contre laquelle il a débuté dans l’élite transalpine. Il a surtout la bonne idée de marquer face aux rivaux milanais, d’abord un très joli face à Júlio César, puis son premier doublé face au Milan. Marchisio, à l’image de la Juve, progresse, connait la Ligue des champions, est nommé parmi les meilleurs joueurs de la Botte et remporte son premier Scudetto en 2011/12, saison pendant laquelle lui et ses coéquipiers restent invaincus. Il est désormais un membre essentiel de son club de cœur – même si l’ironie du sort veut qu’il soit marié à une supportrice du Torino – qu’il avait gratifié d’une passe décisive pour Del Piero lors du match qui assura la montée en Serie A.
 


L’homme du milieu

Mais quand le Pinturicchio quitte la Vieille dame l’an dernier, Claudio refuse de porter le numéro 10, arguant qu’il s’est habitué au 8 et qu’il est plus milieu que buteur. Son rendement et ses statistiques ne le contrediront pas sur ce dernier point. Marchisio marque peu: 23 buts avec la Juve, un seul en sélection et zéro lors de son passage à Empoli. Il peut donc paraitre facile de faire son top 10, comme sur la vidéo ci-dessous. Ce qui est sûr, c’est que ces réalisations témoignent des qualités de Marchisio: celles d’un milieu aimant partir de loin et se faufiler entre les lignes, cherchant le geste efficace. Il est un joueur vif, travailleur, vaillant, généreux, endurant, accélérateur plus qu’organisateur bien que doté d’une vision du jeu qui lui permet de décider et d’agir vite.
 

 


 

Ce n’est donc pas pour rien qu’il est l’un des meilleurs joueurs italiens actuels, un membre important de deux des milieux de terrain les plus stylés et les plus performants du moment, ceux de la Juventus et de la Squadra Azzurra. Marchisio est sobre, hargneux, polyvalent, très régulier dans la performance. Il est, à la droite du dieu Pirlo, un peu le pendant de De Rossi à gauche, avec une touche offensive en plus. Lors de l’Euro 2012, les deux compères ont bien rempli leurs rôles de compensateurs des montées des latéraux et de gardes du maitre à jouer.
 

Grâce à son gabarit filiforme et longiligne, Marchisio donne l'mpression d'une stature plus importante que ce que suggère sa taille réelle (1,79 m). Stefano Borgonovo ne s’y trompe pas quand il dit qu’il lui rappelle Marco Tardelli. Gageons que les tifosi bianconeri et azzurri souhaitent la même carrière et le même palmarès que le champion du monde 1982 à celui qui est surnommé Il Principino. Il faudra pour cela notamment que Marchisio retrouve une meilleure condition physique qu’en ce début d’année 2013, tant son rendement, et celui de la Juve, semblent en dépendre.
 

Partager

Le jeu, les joueurs, les entraîneurs


Gilles Juan
2014-11-13

Hommage aux victimes de feintes de corps

Éloge des attaquants au pressing, qui prennent des petits ponts ou des feintes de corps tel Alessandrini, parce qu’ils se donnent une chance de prendre un ballon décisif.


Mathieu Garnier
2014-11-12

12.000 footballeurs sous la toise et sur la balance

Infographies – Que pèsent et que mesurent les footballeurs de 21 championnats européens? Réponses en images, par pays, par poste et pour chaque club de Ligue 1…


Les Dé-Managers
2014-11-11

Dans les cartons des Dé-Managers : #38

De PSG-OM à David Alaba, de Toni Kroos à Juventus-Parme, de Southampton à David Lafata, un tour d'Europe qui multiplie les étapes et les petits plaisirs. Il y a aussi Pep Guardiola entraîneur... et joueur, du temps où il évoluait à Brescia.


>> tous les épisodes du thème "Le jeu, les joueurs, les entraîneurs"

Sur le fil

RT @jalapic: Continuing chart theme from earlier.... historically great starts for #Southampton #Chelsea and #ManCity http://t.co/XM53KRvNet

La Revue de stress comporte aussi la réponse au rébus de la semaine dernière. http://t.co/Ir5Xh4l5FZ http://t.co/OG8yo4A63R

Et Jésus dit: "Laissez venir à moi les petits enfants, car je les emmène voir la Revue de stress". http://t.co/Ir5Xh4l5FZ

Les Cahiers sur Twitter

Le forum

Parties de campagne, bières, et football...

aujourd'hui à 09h16 - contact : Finalement, j'ai l' autorisation de... midi. >>


Au tour du ballon ovale

aujourd'hui à 04h49 - Yapéno : J'ai trouvé l'arbitre assez généreux pour les Français. Question subsidiaire: à quoi sert de... >>


Y a pas que le foot à Auteuil !

aujourd'hui à 01h58 - newuser : Quand on pense que c'est Federer qui devait être en barquette... >>


Déclarama

aujourd'hui à 01h38 - De Gaulle Volant : Je l'aime bien Jocelyn Gourvenec mais il a réussi à dire ça: "On est un paquet d'équipes dans... >>


Paris est magique

aujourd'hui à 01h32 - KL : Oui on peut arrêter le délire PSGzee là. On a sept* joueurs internationaux ou quasiment qui... >>


Premier League et foot anglais

aujourd'hui à 01h19 - KL : Un truc qui m'énervait pas mal sur C+ (avant que je ne m'en désabonne ^^) c'était le parti pris... >>


Café : "Au petit Marseillais"

aujourd'hui à 00h46 - khwezi : Il aura à nouveau sa plaque en face du Petit Pernod. Il aura tenu plus longtemps que sa compère... >>


Gerland à la détente

aujourd'hui à 00h39 - impoli gone : Finalement, le spectacle était en dehors du terrain. Et si les joueurs ont été virils mais... >>


Dans le haut du panier

aujourd'hui à 00h14 - newuser : alors le ce serait remplacer par se serrer vous le prenez comme vous voulez hein >>


En rouge et noir !

22/11/2014 à 23h15 - frenchwill : On a trouvé une bonne stabilité défensive, l'apport de Mexer et Fernandes est énorme par... >>


Les brèves

on refait le M.A.S.H.

“Kompany à l'infirmerie.” (lequipe.fr)

this is the Inde

"Goa et Pirès sont derniers." (lequipe.fr)

Charles Edouard Corridor

"PSG-OM : les tunnels électriques." (lequipe.fr)

prostate

"Pascal Praud engagé comme statisticien." (lequipe.fr)

placement hasardeux

"Givet repart." (lequipe.fr)