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Jacques Blociszewski

 

Chercheur et spécialiste des technologies audiovisuelles, il est partisan d'une réflexion critique sur la mise en scène du spectacle sportif. Auteur de Le Match de football télévisé (éd. Apogée).


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Ballon d'Or, ballon mort

Une histoire accélérée du ralenti

Football et télévision / 3 – Apparu au milieu des années 60, le "ralenti" est progressivement devenu un réflexe pour les réalisateurs. Comment a-t-il évolué au fil des décennies?

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De nos jours règne dans le foot télévisé une véritable "dictature du ralenti", comme on a déjà pu le lire dans ces colonnes. Mais comment en est-on arrivé là? Pour mieux comprendre cette évolution, il nous faut d’abord revenir en arrière…

Selon Wikipedia (et le fait semble généralement admis), l’invention du replay remonte à 1963. Elle est due à un réalisateur de la chaîne américaine CBS, Tony Verna. Il fut utilisé pour la première fois le 7 décembre 1963 pour la retransmission sur CBS d’un match de football américain "Army vs Navy"). La machine pesait 1.300 livres! Ce jour-là, les incidents techniques furent aussi au rendez-vous et le seul replay diffusé fut le touchdown victorieux de Rollie Stichweh. Il fut passé à vitesse normale, et le commentateur dut avertir les téléspectateurs : "Mesdames et Messieurs, non l’Armée n’a pas marqué deux fois!" (Source : en.wikipedia.org "Instant replay").

 


"Scandaleuses pitreries"

Depuis cette date, les replays (puis les ralentis) ont connu une incroyable floraison. En France, avant 1965, on en était à… zéro. Le tout premier replay dans notre pays date en effet de cette année-là, comme le réalisateur René Lucot en a témoigné dans son livre de mémoires Magic City (Ed. Pierre Bordas et fils, 1989) en ne sachant plus si c’était lors de France-Argentine ou de France-Yougoslavie. Les images que nous avons vues sur le site ina.fr, recoupées avec ce que dit Lucot dans son ouvrage, semblent accréditer que cela s’est passé lors de France-Argentine: non pas, toutefois, pour une action de football, mais pour montrer, pendant une mi-temps désespérément vide, de cocasses images de jardiniers et des musiciens de la Gendarmerie mobile qui défilaient sur la pelouse! Lucot décrit ainsi la scène: "J’appuie sur le bouton et j’envoie le ralenti. Pendant cinq minutes, j’organise un extravagant ballet de musiciens, de jardiniers, en avant, en arrière, en accéléré, en ralenti. Je n’ai jamais éprouvé autant de plaisir au cours d’une mi-temps". Juste après, il se fait copieusement engueuler au téléphone depuis les studios Cognacq-Jay, d’où on lui reproche véhémentement ces "scandaleuses pitreries". Celles-ci devaient pourtant devenir, et pour de longues années, le générique de Téléfoot! Voilà comment, par un hardi détournement de la technique, commença l’histoire du ralenti de foot en France.

 

 


France-Yougoslavie 1965 : le résumé du match, qui comporte plusieurs ralentis – notamment à 01'30", 3'30" et 3'50" (but de Gondet).

 

 

Ensuite, toujours en 1965, sur France-Yougoslavie de qualification pour la Coupe du monde, le but décisif de Philippe Gondet, qui envoyait l’équipe de France au Mondial 1966 en Angleterre, ne fut pas remontré. À la mi-temps, en revanche, Thierry Roland (oui, il était déjà là!) avait annoncé – prudemment – la présence sur les lieux d’un "car magnétoscope" et René Lucot nous repassa alors, à vitesse réelle, l’action d’un but refusé à Gondet pour main. Des débuts modestes! Ce fut pourtant là, à notre connaissance, le premier replay d’action de jeu montré dans notre pays. Il dura une bonne minute, en incluant un corner pour la France, une attaque yougoslave, la contre-attaque française puis le "but" refusé. (Source: Archives INA)

 

En 1966, les choses n’avaient apparemment guère bougé. Cette année-là, Strasbourg gagna la Coupe de France, au Parc, 1-0 contre Nantes. Le seul but de cette finale (Sbaïz sur coup franc, à la 50e minute) ne fut remontré à aucun moment par R. Lucot. La Coupe du monde 1966 fut le premier grand rendez-vous pour cette technique permettant de revoir les actions. Mais alors on ne revoyait encore pratiquement que les buts. En rugby, début 1968, le XV de France gagnait 8-6 contre l’Ecosse à Murrayfield sans qu’aucun des trois essais du match (qu’il soit de raccroc ou d’anthologie) ne soit remontré par le réal britannique. Et le commentaire de Roger Couderc était totalement libre de l’idée de "revoir".

 

Retour au foot. Nous n’avons pas pu identifier le match au cours duquel le premier ralenti a été utilisé en France pendant le match lui-même et en cours de jeu [appel à contributions! NDLA]. Mais en 1968, lors de la finale de la Coupe de France Saint-Étienne-Bordeaux, au moins un but, magnifique, de Mekloufi a fait l’objet d’un –véritable – ralenti (sans l’inscription "ralenti" à l’écran). Alors, Thierry Roland: "Merci Pierre Badel de nous montrer à nouveau ce but" (source: vidéo "L’épopée des Verts", TF1-INA 1999).

 

En 1970, sur la finale de Coupe de France Saint-Étienne-Nantes (5-0), les buts stéphanois furent là encore montrés en vrai ralenti. Sur le troisième, Michel Drucker: "Un but merveilleux d’Herbin, que nous allons revoir". L’habitude était prise, et le mot "ralenti" s’affichait maintenant à l’écran. Toujours en 1970, sur Leeds-Chelsea (finale, rejouée, de la FA Cup), on était à 9 ralentis.

 

 


L’acquisition du réflexe

En 1972, lors de la finale du Championnat d’Europe des nations République Fédérale d’Allemagne-URSS (3-0) à Bruxelles, on put toutefois constater que la présence du ralenti n’allait pas encore de soi. Le premier but allemand (concluant une action superbe de Beckenbauer, Netzer, Heynckes et marqué par Gerd Müller) ne fut ainsi pas remontré. Ce "vide" apparut d’autant plus frappant que le ballon mit un temps infini à revenir et que les joueurs attendirent plus de quarante secondes, au centre, avant que le jeu ne puisse reprendre. Un moment très étonnant et intéressant quand on sait le bombardement de ralentis qui suit aujourd’hui chaque but et la saturation extrême du temps télévisuel en football. Les deux autres buts, eux, furent remontrés. En 1972, et au plus haut niveau européen, il arrivait donc encore que le ralenti ne soit pas au rendez-vous. Il est vrai que les magnétoscopes analogiques rendaient alors sa "convocation" bien plus longue et malaisée qu’aujourd’hui avec le numérique... On prend là conscience de façon aiguë de ce fait: le ralenti a complètement chamboulé le football.

 

En 1973, en France, le réflexe de la vision du ralenti était désormais bien pris. Ainsi Michel Drucker sur France-Grèce, après le but de Roger Jouve: "Nous allons sans doute revoir ce petit chef-d’œuvre au ralenti". Il fut revu en effet, une seule fois, une dizaine de secondes plus tard, en vrai ralenti et en plan large (réal : Pierre Badel). En 1976, le même Pierre Badel lançait 12 ralentis sur Saint-Étienne-Dynamo Kiev. En Coupe du monde 1982, on en comptait 34 sur le temps réglementaire de RFA-France à Séville. Il y en avait 24 pour Brésil-France 1986: replays à vitesse réelle pour les attaques, ralentis pour les fautes, avec parfois, sur la même action, un étrange mélange des deux vitesses, réelle et ralentie…

 

Les replays (vitesse réelle), puis les ralentis de la première époque étaient alors en plan large (vision d’ensemble, lointaine) ou plan moyen, avant de se diversifier, de multiplier leur nombre et de se rapprocher toujours davantage des joueurs et des actions. En décembre 1984 Jean-Paul Jaud réalise pour Antenne 2 un France-RDA en qualifications pour la Coupe du monde. Bilan: 28 ralentis dont 4 fautes (estimation). En plus des fautes majeures comme celles provoquant un penalty, quelques autres fautes commençaient alors à être remontrées. Elles avaient un bel avenir devant elles! La nouvelle école de réalisation marquait son territoire avec, notamment, l’utilisation croissante des ralentis.

 

 


 

 

Les années 90 voient un tournant majeur: l’arrivée du numérique et des machines de stockage d’images, facilitant considérablement l’utilisation des ralentis (fiabilité, vitesse…) et du même coup renforçant encore la tentation, pour les réalisateurs, de…revenir en arrière. Cette fois ça y était, le ralenti s’était bel et bien installé, on ne pouvait plus se passer de re-voir. Mais quelle durée occupait-il dans les matches? Pendant la finale de 1998 France-Brésil, Jean-Jacques Amsellem envoya 65 ralentis d’actions pour une durée totale de 6 minutes 26. Les réalisateurs français, toutefois, n’allaient pas rester dans des eaux aussi tempérées. En 2002, François-Charles Bideaux lançait déjà 108 ralentis pendant Marseille-Ajaccio (sur Canal).

 

 


Le repère Jean-Paul Jaud

Pourtant l’augmentation du nombre de ralentis ne fut pas générale. Ainsi, pendant ce temps sur TF1, François Lanaud n’était encore "qu’à" 64 en 2001 sur France-Portugal et à 66 sur la finale de la Coupe de France 2002 Lorient-Bastia. Sur Canal+ même, Jean-Paul Jaud était – pour les ralentis – bien plus modéré que Bideaux.

 

J.-P. Jaud fut un de ceux qui (notamment avec/après René Lucot) ont révolutionné la réalisation télévisuelle du football en France. Il restera comme le réalisateur marquant des débuts de Canal+ et signa le premier match de la chaîne, Nantes-Monaco, le 7 novembre 1984. Nouvelle façon de filmer, nouvelles positions pour les caméras, filmage au plus près des joueurs, importance pour lui du travelling, vif intérêt montré pour le son, etc.: son apport a été essentiel. Il fut souvent critiqué pour la fragmentation extrême de ses réalisations. Il est vrai que Jaud découpait beaucoup et qu’il fallait parfois s’accrocher pour suivre le déroulement des opérations... Sur la finale pour la troisième place du Mondial 98 (Croatie-Pays Bas), sa réalisation était pénible, avec un hachage constant des actions, une pléthore de loupes et un sentiment d’agitation permanente nuisant gravement au jeu. Côté ralentis, il était à 90 (estimation). On put constater une agitation comparable sur son Brésil-Danemark, dans ce même Mondial.

 

Cependant, par la suite, ce réalisateur a évolué, mûri. Il est ainsi très intéressant de revoir en 2012 cinq matches réalisés par J.-P. Jaud entre 1999 et 2007, c’est-à-dire avant qu’il cesse de travailler pour Canal, en 2008 (il se consacre aujourd’hui au cinéma documentaire). Ces visionnages sont rafraîchissants et même surprenants, notamment et d’abord en raison de la quantité relativement modeste de ralentis:
PSG-Bordeaux 1999 : 72 ralentis
OM-Toulouse 2003 (estimation) : 74
PSG-Lille 2004 : 64
Lyon-PSG 2005 : 72
Et en 2007, sur Caen-OM, il était même à… 62 (estimation).
Une belle régularité, donc, dans le nombre des ralentis diffusés – moyenne 69 – assez élevé malgré tout mais encore acceptable.

 

Avec Jaud, les buts étaient remontrés entre deux et quatre fois – Lachand, de nos jours sur Canal, en est à huit ou neuf. Le sentiment de redondance était donc nettement moindre. Il nous a confirmé qu’il a utilisé le révélateur de hors-jeu, ce qui est décevant de la part d’un réalisateur créatif: quel intérêt, alors que s’en passer ouvre des pistes bien plus pertinentes? Sur les matches que nous avons vus, en tout cas, il n’y a pas trace de révélateur; il est vrai cependant que celui-ci n’était pas toujours disponible dans le car de Canal... Sans révélateur, donc, Jaud remontrait alors les images au ralenti, en les freinant juste furtivement, au moment crucial. Les séries de ralentis de Jaud étaient rares et courtes. Elles ne comportaient en général que deux ralentis, entraînant donc un plus grand respect de l’intégrité de la rencontre et moins de reprises du jeu ratées. Avec une équipe technique performante, en particulier de bons opérateurs-magnéto, et à condition que le réalisateur ne tende pas à abuser des re-visions, le choix du ralenti à lancer doit s’imposer de lui-même. Pas besoin dès lors d’en passer quatre!

 

Coté ralentis, paradoxalement, Jaud représentait donc, à Canal, une position modérée. Mais c’est la tendance ultra-techno qui va l’emporter, avec l’influence déterminante de F.-C. Bideaux (devenu l’actuel directeur de la production des sports de Canal).

 

 


France 2012 : toujours plus !

Aujourd’hui, les réalisateurs français diffusent massivement des ralentis : entre 70 et 150 par match, et les réals de Canal+ et TF1 sont la plupart du temps entre 100 et 150. Le début de la saison 2012-2013 sur Canal a même permis de constater que la situation s’est encore aggravée. Le week-end des 1er et 2 septembre, on a vu les réalisateurs Jean-Jacques Amsellem et Laurent Lachand battre leurs records personnels de ralentis (selon nos archives en tout cas…): 115 pour le premier sur Lyon-Valenciennes et… 152 pour le second sur Lille-PSG [1]. Sur TF1, Olivier Denis et Jean-Charles Vankerkoven se situent entre 90 et 130.

 

Cette fuite en avant sert-elle le football? Allemagne et Angleterre sont, elles, en général entre 40 et 70 ralentis par match, soit en moyenne deux fois moins qu’en France. Espagnols et Italiens sont plus prolixes : ils sont le plus souvent entre 90 et 110.

 

Une autre fois il nous faudra décrire et analyser plus précisément cette pratique exacerbée des ralentis…

 

Football et télévision / 1 –"Les réalisateurs français hors jeu"
Football et télévision / 2 –"Un show techno où se noie le foot"

 

[1] On doit toutefois relever que, tout récemment, Laurent Lachand – dont le nombre de ralentis par match allait crescendo – semble s'être modéré: lors de Montpellier-PSG le 11 novembre dernier sur Canal+, il est ainsi passé sous les 100 ralentis, alors qu'il était monté à 152 en septembre. Sa moyenne sur quatre matches d'octobre et novembre est de 117 (contre 134 sur 2011/12).

 

 

Méthodologie
Nous ne retenons dans nos comptages que les ralentis d’actions de jeu – dont les fautes – et non ceux (beaucoup moins nombreux) montrant les réactions et expressions des joueurs, entraîneurs et spectateurs. C’est un choix, qui peut se discuter, mais il faut bien décider… Ce qui nous intéresse, ce sont les conséquences de la re-vision d’actions de jeu sur notre perception du déroulement d’un match, pas le vécu de ses acteurs. Nous assimilons donc ces ralentis montrant les réactions (ralentis "émotion" ou "d’ambiance") à des gros plans en direct ; et ceci même si, bien entendu, le statut de ces deux types d’images n’est pas rigoureusement identique.
Par ailleurs, afin de permettre des comparaisons qui aient un sens, seul le temps réglementaire des matches est pris en compte, et non les prolongations.

 

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Jérôme Latta
2014-09-30

Le football n'a plus une seconde à perdre

Une Balle dans le pied – Les ligues et les diffuseurs s'en prennent aux séquences diffusées sous forme de Vine ou de Gif. Dans un football découpé et vendu en tranches, la gratuité est finalement aussi prohibée que le piratage. 


Jacques Blociszewski
2014-07-29

Mondial 2014 : la réalisation télé entre classicisme et chaos

Un découpage toujours plus intense à coups de ralentis, de plans sur les joueurs seuls et les visages, des réalisateurs français encore en pointe du saucissonnage: la Coupe du monde a accentué des tendances connues.


Nicolas Che
2014-07-21

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Les images de supporters jubilant au moment de s'apercevoir sur les écrans géants des stades ont criblé les retransmissions de matches. Une mécanique narcissique, mais pas dépourvue de sens. 


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