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Comment faire l'équipe de France ?

Last Night a Didier Saved my Life

La France écrase l'Espagne 1-1 en seconde période, avec de l'intelligence sur le banc et de la vaillance sur le terrain. Merci messieurs.

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On attend longtemps les grands moments dans le football, quand on supporte une équipe. S'il s'agit de l'équipe de France, l'attente date de France-Italie 2006 au Stade de France, voire de Roumanie-France 2008 avec la remontée de deux buts. Quand on en pressent simplement l'éventualité, à quelques minutes d'un match qui laisse peu de chances aux espoirs de performance, et que l'improbable se produit à son ultime minute, le bonheur est complet. Pour l'hystérie des ultimes instants, on se renverra joyeusement à France-Italie 2000 ou France-Angleterre 2004. Mais pour l'heure, c'est cet Espagne-France qu'il faut savourer.

 

 

 


Une équipe remontée

Comment l'équipe de France a-t-elle pu mériter ce match nul après une première mi-temps aussi médiocre? Peut-être parce que le problème n'était pas tactique, comme il le fut lors de la même opposition à l'Euro 2012: en juin, l'impuissance des Bleus avait été totale. Cette fois, l'ouverture du score espagnole n'a pas anéanti les chances des visiteurs, même si cela a beaucoup tenu au penalty repoussé par Lloris. Le problème résidait bien plus dans un déchet technique considérable et une incapacité à utiliser le ballon après sa récupération, permettant à l'Espagne de jouer à sa main. Quand elle-ci a fléchi physiquement et surtout que les Bleus ont pris leur destin en main, un autre match a commencé.

 

La différence, c'est aussi que le sélectionneur n'avait pas épuisé toutes ses cartouches une fois le plan initial mis en échec (on se souvient de l'invraisemblable résignation des Tricolores en Ukraine). La sortie de Gonalons au profit de Valbuena, puis celle de Ménez pour Sissoko a coïncidé avec une montée en puissance ininterrompue. Avec un milieu reconfiguré (Cabaye devant la défense, Matuidi et Sissoko de part et d'autre devant lui), l'édifice s'est vite consolidé. Enfin désinhibés, jouant juste, plus présents dans les intervalles grâce au Marseillais, bénéficiant de la fraîcheur et de l'impact du Toulousain, ils ont accompli l'invraisemblable: s'emparer de l'entrejeu, priver la sélection espagnole de ballons, l'étouffer et la faire reculer sur son but.

 

 

Jusque-là, ce n'était que l'histoire d'une défaite frustrante mais honorable, à l'issue de laquelle on allait encore fustiger l'inefficacité offensive bleue, regretter les occasions ratées. Ce qu'il faut de circonstances pour que les choses tournent bien... Blessé dans un duel, Benzema cède sa place à Giroud (88e). Cinq minutes plus tard, les Espagnols effectuent un corner, à dix secondes du coup de sifflet final théorique. Mais ils pèchent deux fois par suffisance: d'abord avec Cazorla qui se fait subtiliser le ballon par Sissoko en tentant un gri-gri absurde, ensuite par Juanfran qui venait de le récupérer... pour tenter un grand pont présomptueux sur Évra.

 

La suite, c'est un contre parfaitement négocié par Sissoko, Ribéry et Giroud, qui donne à l'équipe de France un match nul terriblement mérité après avoir à ce point secoué les champions d'Europe. Mérité, parce qu'avec des armes limitées, face à un adversaire de ce calibre, elle a su retrouver son jeu puis avoir l'audace de pousser jusqu'au bout. Dans ce match de combattants, même les moins en verve peuvent se voir attribuer le mérite de ne pas avoir baissé les bras.

 

Les Bleus se sont beaucoup vu reprocher leur manque d'implication et d'ambition: le démenti d'hier soir doit probablement à l'enjeu de la rencontre, mais cette victoire morale peut avoir la valeur d'une référence. Elle sera aussi profitable au groupe, et laisse un peu d'air à cette équipe constamment scrutée et guettée. Elle fait du bien à tout le monde, en fait.

 

 

 


Les observations en vrac

Quand Christian Jeanpierre dit: "Je vais en profiter", c'est soit la question SMS, soit le sommaire de Téléfoot. (soit la mort de Thierry Gilardi, ont ajouté certains sur Twitter).

 

Koscielny a fait un tacle de superloupe. Pedro était à vitesse normale.

 

Non, Christian, on ne peut pas appeler "problème de son" une panne de ton micro.

 

La différence entre Didier Deschamps et Laurent Blanc, c'est la même que celle entre un entraîneur.

 

Olivier, on t'aime. Tu vas tous les faire taire. 

 

Didier Deschamps a enfin trouvé son Brandao, c'est Olivier Giroud.

 

 

 

L'image arrêtée

Pour le but encaissé par les Bleus, on a le coupable. C'est un récidiviste.

 

 

 

 

 

Le match de TF1

Christian Jeanpierre : "Alors que le président Juan Carlos..." Il y en a un qui n'a pas raté son entame de match.

 

Christian Jeanpierre : “Sans problème pour Lloris, le gardien de Tottenham.” “Un gardien” eut été plus juste.

 

Arsène Wenger : “Je pense que leur faiblesse est indéniablement derrière, ils s’attendent à ce qu’on les prenne très haut mais ils sont très friables derrières.” Mais pourquoi nous parler d’Arsenal un soir de match international? 


Christian Jeanpierre : “Il [Santi Cazorla] vous régale tous les jours à l’entraînement?” À l'heure où nous mettons en ligne, Arsène Wenger n'avait toujours pas répondu à cette question.

 

Bixente Lizarazu : “Ce qui est incroyable, c’est de laisser Ramos deux fois tout seul: la première fois et...” La deuxième fois?

 

 

 

Vu du forum

=>> I want my Mionnet back - 21h05
Les olé à la 20e seconde, c'est la traduction espagnole de la ola à la 20e minute?


=>> RabbiJacob
- 21h12
Quelqu'un a pensé à prévenir Debuchy que cette fois il n'avait pas Réveillère derrière?


=>> lemeu - 21h25
C'est sympa, ce "Vis ma vie" spécial Iles Féroé. Le frisson permanent, l'attente de l'inéluctable, l'espoir secret d'un quadruple carton rouge simultané qui décimerait l'adversaire..


=>> RabbiJacob - 21h25
"Il sait que Franck Ribéry est un client". Oui mais bon, c'était son anniversaire aussi.


=>> vert75 - 21h35
"Menez le joli contrôle mais le ballon est perdu." C'est la même définition dans le dictionnaire.

 

=>> samirbalbir - 22h09
Les Espagnols sont quand même balèzes pour faire des fautes et avoir le coup franc pour eux...
=>> vert75 - 22h09
Haïr Busquets est effectivement un truc assez courant.

 

=>> RabbiJacob - 22h46
Je confesse m'être tripoté pendant cette minute sans CJP au micro.

 

=>> lyes215 - 22h54
Ma fille pleure, ma femme m'engueule et je souris béatement sur le canapé !

 

=>> George Worst - 23h01
Bon, ne nous emballons pas non plus. C'est toujours le Japon qui est en tête de la poule de qualification.

 

=>> Cris CoOL - 23h05
Dans ma grande intelligence supérieure, j'ai éteint mon poste alors que le chrono affichait 92'42". Je suis le Karlol de l'équipe de France.

 

=>> Cruzcampo - 00h32
Sinon, on finit le match avec un trident Rib'-Valbuena-Giroud: trois mecs qui étaient en National à 21 ans... Pendant ce temps, les Espoirs se font dézinguer en Norvège... Comme quoi, pour la DTN, y a des jours où ça veut pas...

 

 

 ESPAGNE-FRANCE : LES GARS

 

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