La Ligue des champions, riche à crever

Depuis le début des années 2000 et à la faveur de l'explosion des droits de télévision, la C1 est devenue une redoutable machine à générer des revenus. Surtout, l'UEFA a instauré un système de répartition qui fait aller ces revenus aux clubs qui en disposent déjà le plus. Seul un esprit candide pourrait en effet s'imaginer que ces ressources sont distribuées de façon égalitaire entre les participants, ou du moins seulement en fonction du mérite sportif – c'est-à-dire de leur parcours dans la compétition. Une part fixe (moins du tiers de l'enveloppe) est certes attribuée, ainsi qu'une autre liée aux points marqués en phase de groupe et aux qualifications ultérieures, mais cette dernière compte pour moins du quart du total.

Le véritable levier réside dans la part baptisée "Market Pool", représentant 45% du magot et indexée... sur le montant des droits de télévision réglés par chaque pays. Une véritable prime à la richesse, au travers de laquelle l'UEFA privilégie une logique purement économique: celle de ses propres revenus. C'est ce levier qui permet par exemple au Bayern, éliminé en huitièmes de finale, de toucher 50% de plus que le Shakhtar Donetsk qui est pourtant allé en quarts (pour le même parcours que le club ukrainien, Chelsea encaisse carrément le double).
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