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Une lucarne de liberté

Top 10 : les météorites

Ils ont illuminé une phase finale, sans jamais plus justifier de moment de gloire...
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1. Toto Schillaci, l'éphémère

top10_meteorites_schillaci.jpg"Ma carrière, d’une certaine manière, a duré trois semaines. Mais je ne les échangerais pour rien au monde contre des titres". Trois semaines, c'est réducteur, mais cela résume bien la carrière de Toto Schillaci. En quelques semaines, Schillaci remporte la coupe d'Italie et la Coupe de l'UEFA avec la Juventus, la troisième place de la Coupe du monde et le titre de meilleur buteur et de meilleur joueur du tournoi avec la Squadra. Un an auparavant, le joueur plantait des buts pour le compte de Messine, n'avait jamais joué en Serie A et n'avait évidemment jamais été international.
Sa carrière internationale ne va d'ailleurs pas durer bien longtemps. À la Juve, Toto ne plante plus et perd sa place en équipe nationale. Après une expérience anecdotique à l'Inter, le joueur s'envole pour le Japon. Il y plante une bonne valise de buts et prend sa retraite à l'âge de trente-trois ans.



2. Oleg Salenko, le recordman

top10_meteorites_salenko.jpg28 juin 1994: Russie-Cameroun, troisième match du groupe B. Les deux équipes viennent d'aligner deux défaites et n'ont aucune chance d'être repêchées avec la troisième place. Le match va pourtant rester dans les annales de la Coupe du monde. Deux records ce jour-là: Roger Milla devient le buteur le plus vieux de la Coupe du monde et Salenko est le premier joueur à mettre cinq buts dans le même match. Avec son penalty marqué contre la Suède, Salenko devient meilleur buteur de la World Cup. En dehors de cette édition, le principal fait d'armes de Salenko est d'avoir mis seize buts en Liga pour le compte de Logrones, club luttant pour le maintien. Son exploit américain lui a permis de signer à Valence et aux Rangers, mais il ne s'y est pas imposé. En 1996, il signe à Istanbulspor, où il met à peu près fin à sa carrière.



3. Angelo Charisteas, l'éternel remplaçant

top10_meteorites_charisteas.jpgEuro 2004. Otto Rehaggel donne une leçon de tactique à l'Europe: un jeu ultra défensif avec le seul Charisteas devant. L'attaquant va se montrer très précieux en marquant trois buts importants: celui de l'égalisation contre l'Espagne qui rapporte un point et permet aux Grecs de passer le premier tour, celui qui élimine la France en quart de finale et enfin le but de la victoire finale contre le Portugal. Nominé dans l'équipe-type de l'Euro, Angelo pense alors que sa carrière est enfin lancée après une longue période sur le banc du Werder Brême. Mais à son retour en Allemagne, son statut n'a pas changé. En janvier 2005, il rejoint l'Ajax pour 4,5 millions d'euros. Charisteas trouve enfin du temps de jeu et semble enfin s'épanouir. Mais un choc frontal avec Kolo Touré va mettre fin à son rêve. Le Grec perd sa place et se voit relégué au quatrième rang des attaquants dans l'effectif.
Mercato d'été 2006, Charisteas fait des appels du pied à l'Angleterre et à l'Allemagne. Les propositions n'affluent pas et le joueur signe au Feyenoord le dernier jour du mercato. Chez l'ennemi juré, l'attaquant est mal accepté et va passer une saison très difficile. La saison suivante, il signe à Nuremberg avec qui il va descendre en deuxième division. Après six mois passé au purgatoire, l'international est prêt à Leverkusen, où il ne plantera qu'un but en cinq mois. L'été dernier, il a rejoint Arles Avignon, où il attend encore d'ouvrir son compteur.



4. Ilhan Mansiz, le golden boy

top10_meteorites_mansiz.jpgCoupe du monde 2002 : Sénégal-Turquie, quart de finale inédi. Côté turc, on compte sur le réveil d’Hakan Sukur, trop juste physiquement jusque-là. Leur exploit contre la France fait des Sénégalais les favoris, mais ce statut les inhibe complètement. Après une heure de jeu, le score est de 0-0, Hakan Sukur sort, remplacé par un inconnu: Ilhan Mansiz. L’attaquant turc va réveiller le match. En vingt-cinq minutes de jeu, il va autant frapper au but que tous les autres joueurs depuis le début du match. Dans les prolongations, il marquera le but en or qui envoie la Turquie, pour la première fois de son histoire, en demi-finale de la Coupe du monde. Son doublé dans la petite finale confirmera son statut de révélation du Mondial. À vingt-sept ans, le joueur est tout frais dans le foot pro du fait d'une éclosion tardive au sein de l’équipe de Samsunspor, où il ne s’impose qu’à l’âge de vingt-cinq ans après un prêt à Genclerbiligli.
En 2001, il signe à Besiktas où il va être appelé, en cours de saison, à remplacer Nihat, parti à la Real Sociedad. Sélectionné in extremis pour le Mondial, ses performances avec la sélection vont lui offrir un nouveau statut au sein du club. En 2003, emmené par le duo Nouma-Ilhan, le club est sacré champion de Turquie et atteint les quarts de finale de la Coupe de l'UEFA. Ilhan a raté tout de même bon nombre de matches sur blessure. Il n’est pas conservé en fin de saison et signe au Vissel Kobe, au Japon. En janvier 2004, il tente un retour en Europe au Hertha Berlin, mais il y jouera peu et finira sa carrière à Ankaragucu, à l’âge de trente ans. Aujourd’hui, Ilhan s’entraîne avec sa femme pour participer aux JO de 2014, dans l’épreuve de patinage artistique (lire ici).



5. Figueroa, le faux espoir

top10_meteorites_figueroa.jpgCoupe des confédérations 2005 : l’Allemagne prépare son Mondial et s’offre un beau plateau de têtes d’affiche avec l’Argentine, le Brésil et le Mexique. On attendait Milito et Tevez, mais c’est Figueroa qui va crever l’écran. Un triplé contre l’Australie, une égalisation en demi contre le Mexique, et Luciano Figueroa s’affiche comme un concurrent redoutable pour la liste des 23. Il ne sera finalement plus jamais appelé en sélection après cette Coupe des confédérations. Remplaçant à Villareal, il espère accrocher la sélection en signant à River Plate en janvier 2006. Par la suite, il retentera sa chance en Europe, au Genoa, en serie B. Il n’est que le quatrième attaquant et retourne en Argentine. À vingt-neuf ans, il évolue actuellement à Rosario Central, son club formateur.



6. Yordan Letchkov, le mis en examen

top10_meteorites_letchkov.jpgCoupe du monde 1994 : Bulgarie-Allemagne, quart de finale. Yordan Letchkov entre dans la légende en marquant le but du KO, qualifiant la Bulgarie pour les demi-finales. Le milieu bulgare est une des stars de cette équipe avec Trifon Ivanov, Hristo Stoitchkov et bien sûr Emil Kostadinov. De retour des États-Unis, il retrouve son équipe d’Hambourg mais va peu à peu perdre sa place.
En 1996, il rejoint l’Olympique Marseille, où il va vite désespérer les supporters. Besiktas essaie de le relancer la saison suivante mais le joueur n’est définitivement plus dans le coup. En 1998, il retourne en Bulgarie, dans le club de sa ville natale, à Sliven. Là bas, il se mue en homme politique. Sa popularité acquise au Mondial américain lui permet d’être élu en 2003 maire de sliven. Inquiété dans une affaire de détournement de fonds, Letchkov nie toute infraction. L’affaire est toujours en cours.



7. Nuno Gomes, la starlette

top10_meteorites_nunogomes.jpgEuro 2000, la génération dorée du Portugal (Baia, Couto, Rui Costa, Figo) participe enfin à une phase finale et va trouver en Nuno Gomes l’attaquant qui lui manquait jusque-à. Le jeune Portugais va planter quatre buts, dont un contre la France qui aurait pu qualifier sa sélection pour la finale. L’élimination contre la France est difficile à digérer et Nuno Gomes s’en va bousculer l’arbitre au coup de sifflet final. Sept mois de suspension plus tard, Nuno Gomes est devenu remplaçant de Pauleta en sélection. Faute de concurrents à son poste, Nuno Gomes est cependant toujours appelé sous le maillot national.
Côté club, son Euro lui a permis de signer à la Fio. En Italie, il ne sera jamais un titulaire en puissance et est contraint au départ en 2002, à la suite de la faillite du club. Annoncé un peu partout, il signe finalement au Benfica. Il y fera toute sa carrière avec une moyenne de dix buts par saison.



8. Kiko, l’olympique

top10_meteorites_kiko.jpgTournoi olympique 1992 à Barcelone, Kiko est l’attaquant vedette de l’Espagne. Après avoir marqué trois buts dans le tournoi, il plante un doublé en finale, synonyme de médaille d’or pour sa sélection. Kiko est alors considéré comme le plus grand espoir de la péninsule ibérique au poste d’attaquant. Sa carrière va être très éphémère. Doublé en sélection par Caminero et Alfonso, il manque la Coupe du monde 94 et n’est que remplaçant à l’Euro 96 et au Mondial français.
En club, il quitte l'équipe qui l'a formé, Cadix, en 1993 pour rejoindre l’Atletico Madrid. En 1996, il sera de l’aventure du titre et signera sa meilleure saison professionnelle. Par la suite, il perd de plus en plus en efficacité. En 1999, Kiko entame une série de deux ans sans marquer le moindre but. L’Atletico est relégué et ne parvient pas à remonter. À trente ans, Kiko arrête sa carrière après un bref passage à Extremadura.



9. Simone Inzaghi, le frère

top10_meteorites_inzaghi.jpgLe petit frère de Pippo (de trois ans son benjamin) va cartonner pour ses débuts en Serie A. Avec le modeste club de Plaisance, il plante seize buts et assure à lui tout seul le maintien de l'équipe. À vingt-quatre ans, il est convoité par les plus grosses écuries et signe à la Lazio Rome. En 2000, la Lazio était un peu le Chelsea d'aujourd'hui... Simone s'impose dans un effectif pléthorique et marque les esprits en Ligue des champions en marquant un quadruplé face à l'OM. En fin de saison, il finit meilleur buteur du club devant Salas, Mancini, Boksic, Veron et Mihaijlovic. Cette année-là, il marque aussi ses premiers buts avec la Squadra (deux en deux sélections).
À l'intersaison, la Lazio recrute Crespo et Claudio Lopez. Simone est la principale victime de ce recrutement. Son temps de jeu se réduit et son efficacité aussi. Après avoir raté la Coupe du monde, Simone va profiter du départ de Crespo pour retrouver sa place sur le terrain. Un regain de forme en 2003 lui rouvre les portes de la sélection mais les blessures vont alors s'en mêler. À partir de 2004, ses apparitions sur le terrain sont rares (un but seulement en six saisons) et le joueur a pris officiellement sa retraite cet été.



10. Ian Harte, le mirage

top10_meteorites_harte.jpgDe 1999 à 2001, Leeds United s'invite dans le gratin européen avec un squat du Big Four en Premier League et des demi-finales de coupe UEFA et Ligue des champions. Au milieu de Kewell, Bowyer, Rio Ferdinand, Bakke, un jeune joueur se révèle sur son côté gauche: Ian Harte. Joueur très offensif, il se montre ces années là très efficace sur coup de pied arrêté (25 buts marqués en trois saisons). La comparaison avec Roberto Carlos est évidente mais ne tiendra pas longtemps. À la Coupe du monde de 2002, les irlandais, sans Roy Keane, créent l'évènement en résistant aux Camerounais et aux Allemands. En huitièmes face à l'Espagne, Ian Harte a l'occasion d'entrer dans la légende, mais il manque l'égalisation sur penalty. Sorti en cours de match, il ne pourra participer à la séance de tirs aux buts.
En grosse difficulté financière, Leeds voit ses meilleurs joueurs partir et Harte ne peut qu'accompagner son club dans les profondeurs du classement, et même en deuxième division. À vingt-huit ans, il n'a plus l'opportunité de signer dans un grand club et prend la direction de Levante (août 2004). En Espagne, l'irlandais est un joueur moyen au sein d'une équipe très moyenne. Il va connaître sa seconde relégation, mais cette fois ci va rester au club pour le faire remonter en Liga. Son contrat est résilié au terme de sa troisième saison, le joueur va tenter de relancer sa carrière à Sunderland, puis à Cardiff et enfin à Carlisle United.
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