
LA FONTAINE VS CLAIREFONTAINE
Jeronimo -
jeudi 17 juin 2010
Adaptation initialement postée sur le fil "Toujours Bleus" du forum.

La Fontaine revisiterait nos Bleus avec plaisir, à n'en pas douter.
Un mal qui répand la terreur,
Mal que les Dieux du Football en leur fureur
Inventèrent pour punir la main contre l’Eire,
La Purge (puisque c’est ainsi qu’il faut l'appeler)
Capable de remplir en une soirée l'After d’RMC,
Faisait à nos Bleus la guerre.
Ils ne coulaient pas tous, mais tous étaient mal notés :
On n'en voyait plus d'occupés
A chercher le soutien d'une blague de Ribéry ;
Nulle prime n'excitait leur envie ;
Ni Ménès ni Larqué n'épargnaient
Leur vils et insupportables abois.
Les supporters les raillaient :
Plus de jeu, partant plus de joie.
Anelka tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le football a permis
Pour nos ego cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux analyses de Lizarazu,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire de la Coupe du Monde nous apprend qu'en de telles circonstances,
On fait de pareils aménagements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre rendement.
Pour moi, cédant à mes dribbles gloutons
J'ai gaspillé force ballons.
Que m'avaient fait mes coéquipiers ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de dézoner
Dans le couloir de Sidney.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter, selon les dires de L'Équipe
Que le plus vendangeur soit sorti du onze type.
- Nico, dit Ribéry, t’es trop bogoss, quoi ;
Tes scrupules raviraient Saccomano ;
Et bien, tenter des dribbles, des roulettes, des râteaux,
Est-ce un péché ? Non, non. Tu fais déjà, en défendant tes couleurs,
Au public beaucoup trop d'honneur.
Et quant à Govou l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces ailiers-là qui au troisième poteau
Se font un devoir d’expédier leurs tirs.
Ainsi parla Ribéry, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
De Gallas, ni d’Henry, ni des autres anciens,
Les moins pardonnables limites sur le terrain.
Tous les joueurs querelleurs, jusqu'au simple Diarra,
Au dire de chacun, étaient titulaires au Barça.
Gourcuff vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'un match amical durant,
Le ballon, le public, l'herbe tendre, et je pense
L’amour du beau jeu aussi me poussant,
Je tentai une volée qui fila dans les tribunes :
Je gâchai une occasion, puisqu'il faut parler net.
À ces mots on cria "hoaurau !" sur le Bordelais.
Evra, promu capitaine, prouva, d’une verve fort opportune,
Qu'il fallait dévouer ce maudit gendre idéal,
Ce minet, ce tricoteur, d'où venait tout leur mal.
Sa prise de risque fut jugée acte hérétique.
Dévisser une reprise ! un crime contre l’équipe !
Rien que le banc n'était capable
D'expier son forfait : le match contre le Mexique le lui prouva.
Selon que vous serez beau gosse ou gangsta,
Les jugements du groupe vous feront Zidane, ou Ginola.


La Fontaine revisiterait nos Bleus avec plaisir, à n'en pas douter.
Un mal qui répand la terreur,
Mal que les Dieux du Football en leur fureur
Inventèrent pour punir la main contre l’Eire,
La Purge (puisque c’est ainsi qu’il faut l'appeler)
Capable de remplir en une soirée l'After d’RMC,
Faisait à nos Bleus la guerre.
Ils ne coulaient pas tous, mais tous étaient mal notés :
On n'en voyait plus d'occupés
A chercher le soutien d'une blague de Ribéry ;
Nulle prime n'excitait leur envie ;
Ni Ménès ni Larqué n'épargnaient
Leur vils et insupportables abois.
Les supporters les raillaient :
Plus de jeu, partant plus de joie.
Anelka tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le football a permis
Pour nos ego cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux analyses de Lizarazu,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire de la Coupe du Monde nous apprend qu'en de telles circonstances,
On fait de pareils aménagements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre rendement.
Pour moi, cédant à mes dribbles gloutons
J'ai gaspillé force ballons.
Que m'avaient fait mes coéquipiers ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de dézoner
Dans le couloir de Sidney.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter, selon les dires de L'Équipe
Que le plus vendangeur soit sorti du onze type.
- Nico, dit Ribéry, t’es trop bogoss, quoi ;
Tes scrupules raviraient Saccomano ;
Et bien, tenter des dribbles, des roulettes, des râteaux,
Est-ce un péché ? Non, non. Tu fais déjà, en défendant tes couleurs,
Au public beaucoup trop d'honneur.
Et quant à Govou l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces ailiers-là qui au troisième poteau
Se font un devoir d’expédier leurs tirs.
Ainsi parla Ribéry, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
De Gallas, ni d’Henry, ni des autres anciens,
Les moins pardonnables limites sur le terrain.
Tous les joueurs querelleurs, jusqu'au simple Diarra,
Au dire de chacun, étaient titulaires au Barça.
Gourcuff vint à son tour et dit : J'ai souvenance
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