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Brice Tollemer

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France versus… Uruguay

Les Bleus retrouveront la Celeste au mois de juin prochain en Afrique du Sud. Une équipe double vainqueur du trophée qu’ils n’ont battue ni en 1966, ni en 2002.
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Au mois de juin prochain, l’équipe de France disputera sa treizième Coupe du monde. Au cours de ses précédentes participations, il lui est arrivé de croiser le fer avec les six autres nations qui sont parvenues à inscrire leur nom au palmarès...


France-Uruguay : 1-2

15 juillet 1966 – Londres, White City – 45.000 spectateurs
But pour la France : De Bourgoing 16e
Buts pour l’Uruguay : Rocha 27e, Cortes 32e
Arbitre : M. Galba (Tchécoslovaquie)

France
Aubour – Djorkaeff, Artelesa (capitaine), Budzynski, Bosquier – Simon, Bonnel, Herbet – De Bourgoing, Gaudet, Hausser
Sélectionneur : Henri Guérin
Uruguay
Mazurkiewicz (capitaine) – Ubina, Troche, Manicera, Caetano – Rocha, Goncalvez, Viera – Cortes, Sacia, Perez
Sélectionneur : Ondino Viera

La première confrontation entre les pays a lieu au cours de l’édition de 1966. Lors du premier match de poule, l’Uruguay a réussi l’exploit d’accrocher l’Angleterre sur ses terres (0-0), tandis que la France sort d’un piteux match nul contre le Mexique. La rencontre commence idéalement pour les coéquipiers de Jean Djorkaeff et de Robert Budzynski puisqu’au bout d’un quart d’heure de jeu, les Tricolores obtiennent un penalty après un accrochage de Manicera sur Herbet. C’est le Girondin Hector de Bourgoing qui se charge de tirer et d’inscrire le premier but de la partie. Mais, dix minutes plus tard, après un beau mouvement collectif uruguayen, l’attaquant du Peñarol Pedro Rocha ajuste Aubour aux huit mètres et ramène son équipe dans le match. Et, à la demi-heure de jeu, Julio Cortes donne aux siens l’avantage définitif. En cinq petites minutes, l’Uruguay a renversé la vapeur en marquant ses deux uniques buts de la compétition. Elle se fera éliminer en quarts de finale par la RFA tandis que la France rentrera sagement à la maison.



France-Uruguay : 0-0

6 juin 2002 – Busan, Asiad Main Stadium – 38.000 spectateurs
Arbitre: M. Ramos Rizo

France
Barthez – Thuram, Lebœuf, Desailly (capitaine), Lizarazu – Vieira, Petit – Micoud , Wiltord, Henry - Trezeguet
Sélectionneur: Roger Lemerre

Uruguay
Carini – Sorondo, Lembo, Montero (capitaine), Rodriguez – Garcia, Romero, Abreu, Varela - Recoba, Dario Silva
Sélectionneur : Victor Pua

Trente-six ans plus tard, les deux pays se retrouvent dans la même poule, lors de la Coupe du monde nippo-coréenne. L’équipe de France, championne en titre mais amoindrie par la blessure de Pires et paniquée par celle de Zidane, s’est fait refroidir par le Sénégal lors du match d’ouverture (0-1). Dans le même temps, l’Uruguay s’est incliné 2-1 contre le Danemark. Les deux équipes sont donc dans l’obligation de réagir en vue de la qualification pour les huitièmes de finale.

Youri Djorkaeff blessé, c’est Johan Micoud qui est chargé de l’animation du jeu. Les hommes de Roger Lemerre  entament bien la rencontre, mais deux événements au cours de la première période compliquent considérablement leur tâche. Au bout d’un quart d’heure de jeu, Franck Lebœuf, blessé, doit laisser sa place à Vincent Candela, Lilian Thuram se recentrant dans l’axe de la défense. A peine dix minutes plus tard, Thierry Henry est exclu pour un tacle dangereux sur Romero.
La France va devoir jouer à dix pendant plus d’une heure, mais Roger Lemerre n’effectue aucun changement. Cela ne modère en rien les intentions offensives tricolores, comme en témoigne le coup franc sur le poteau d’Emmanuel Petit à la trente-cinquième minute. Finalement, aucun but ne sera inscrit à Carini et Barthez – plusieurs fois décisifs – au cours de cette rencontre marquée par un engagement excessif et un Dario Silva survolté, en dépit des 22 tirs totalisés par les Bleus et des tentatives de Recoba ou Abreu en contre. Les entrées tardives de Djibril Cissé (Trezeguet, 81e) et Dugarry (Wiltord, 90e+3) n'y ont rien changé.
Le match nul n’arrange aucune des deux équipes, qui ne passeront pas le premier tour. Est-il besoin de rappeler que ce mondial asiatique est le seul durant lequel l’attaque bleue, bien que disposant des meilleurs buteurs français, italien et anglais de la saison, est restée désespérément muette?


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