
WITH A LITTLE HELP FROM MY FRIENDS…
Brice Tollemer -
jeudi 24 décembre 2009
Le Mondial mexicain est assurément le plus beau, le plus enthousiaste et le plus intense de l’histoire. Tout est réuni en cette année 1970 pour offrir à la planète du football un fabuleux spectacle, un formidable chef-d’œuvre d’accomplissement sportif qui fera date. On a tout eu. Certes la France est encore absente du tournoi, errant comme elle peut au milieu de sa longue traversée du désert qui ne s’achèvera qu’à la fin de la décennie. L’Allemagne, elle, est bien présente, avec son bombardier Gerd Müller, qui terminera meilleur buteur de la compétition avec dix réalisations. L’Italie est également de la partie, ainsi que son remplaçant de luxe, Gianni Rivera. Quant au Brésil, il veut faire oublier son échec de 1966 et Pelé va multiplier les coups de génie. Oui, c’est bien la fête du football qui se déroule dans les stades ensoleillés du Mexique.

Onde de choc
Une année plus tôt, une toute autre célébration avait pris place du côté de Bethel, une petite ville située à 160 kilomètres au nord de New York. Du 15 au 18 août 1969, un demi-million de personnes affluent pour assister à ce qui va devenir le festival le plus mythique de l’histoire du rock. Woodstock, dont la tête d’affiche devait originellement être Bob Dylan, voit ainsi défiler tous les plus grands noms de cette époque. Enfin presque tous. Outre Dylan, d’autres artistes vont en effet refuser de participer à cette manifestation, comme les Rolling Stones ou bien encore les Doors, Jim Morrison s’avouant rétif à l’idée de jouer en plein air, pour des raisons de qualité acoustique notamment. Après de difficiles négociations financières, les Who feront quant à eux le déplacement. Grateful Dead également. Jefferson Airplane, Creedence Clearwater Revival, Stills, Nash & Young, Janis Joplin, Canned Heat, Ten Years After, Richie Havens, Santana et Country Joe McDonald se produisent aussi à Woodstock.
C’est Jimi Hendrix qui clôture le festival le lundi au matin. Alors que la plupart des festivaliers, imprégnés de boue, d’herbe et d’amour, ont déjà plié bagage, le Voodoo Child exécute l’hymne américain à la guitare, terminant de la plus légendaire façon qui soit le plus extraordinaire rassemblement musical jamais crée. Entre-temps, le dimanche, un jeune chanteur de vingt-cinq ans a proposé une version endiablée d’un titre des Beatles présent sur l'album Sgt. Pepper’s, With a Little Help From My Friends, qui déferle sur le public telle une onde de choc. Un coup d’essai en forme d’apothéose pour Joe Cocker – qui ne s’en remettra véritablement jamais.
Match du siècle
Apothéose du mouvement hippie, Woodstock l’est assurément. Tout comme l’est la Coupe du monde 1970, gagnée par le Brésil, qui devient du même coup la première équipe à remporter pour la troisième fois le trophée Jules Rimet. Un triplé obtenu de façon stratosphérique. Le roi Pelé a bien mérité sa couronne en réalisant des gestes fabuleux: lors de la demi-finale contre l’Uruguay, il inflige au gardien Mazurkiewicz un grand pont qui deviendra mythique. Toujours contre l’Uruguay, il accomplit une sensationnelle reprise de volée qui fait reculer le portier sud-américain de deux mètres. Enfin, en finale contre l’Italie, il reste une éternité dans les airs pour inscrire le premier but de la victoire brésilienne.
Des Transalpins qui s’inclineront finalement 4-1, émoussés par une demi-finale épique contre la République fédérale d’Allemagne. Le match du siècle. Cent mille spectateurs ont le privilège d’assister à cette rencontre. L’Italie mène 1-0 depuis la huitième minute de jeu et se dirige tranquillement vers la finale. Sauf que le défenseur Schnellinger en décide autrement et égalise à la 90e. Une prolongation que son coéquipier, Franz Beckenbauer, jouera avec le bras droit en écharpe et une épaule luxée. Au cours de ces trente minutes dantesques, la RFA parvient à mener 2-1 grâce à Gerd Müller à la 95e minute. Mais, trois minutes plus tard, l’Italie égalise par l’intermédiaire de Burgnich avant de prendre l’avantage à la 104e. Le Bombardier n’a cependant pas dit son dernier mot et permet à son équipe de revenir à 3-3. Un bonheur de courte durée puisque à peine soixante secondes après, Rivera assène le coup de grâce à une Mannschaft qui n’en peut plus. Dans la chaleur du stade Aztec, deux des plus grandes nations du football ont livré un combat inoubliable.
-------------
L'auteur de la série Rock Around the World Cup l'est également de deux ouvrages hautement recommandables, parus cette année: Rage Against The Machine - Ennemis Publics, une biographie aux éditions Camion Blanc et Vitalogy - Pearl Jam, un petit essai sur l'album, chez Le Mot Et Le Reste.
Rock Around the Worldcup - 1954 : That's Alright Mama
Rock Around the Worldcup - 1958 : Johnny B. Goode
Rock Around the Worldcup - 1962 : A Hard Rain’s a-Gonna Fall
Rock Around the Worldcup - 1966 : My Generation
Rock Around the Worldcup - 1970 : With A Little Help From My Friend
Rock Around the Worldcup - 1974 : Wish You Were Here

Onde de choc
Une année plus tôt, une toute autre célébration avait pris place du côté de Bethel, une petite ville située à 160 kilomètres au nord de New York. Du 15 au 18 août 1969, un demi-million de personnes affluent pour assister à ce qui va devenir le festival le plus mythique de l’histoire du rock. Woodstock, dont la tête d’affiche devait originellement être Bob Dylan, voit ainsi défiler tous les plus grands noms de cette époque. Enfin presque tous. Outre Dylan, d’autres artistes vont en effet refuser de participer à cette manifestation, comme les Rolling Stones ou bien encore les Doors, Jim Morrison s’avouant rétif à l’idée de jouer en plein air, pour des raisons de qualité acoustique notamment. Après de difficiles négociations financières, les Who feront quant à eux le déplacement. Grateful Dead également. Jefferson Airplane, Creedence Clearwater Revival, Stills, Nash & Young, Janis Joplin, Canned Heat, Ten Years After, Richie Havens, Santana et Country Joe McDonald se produisent aussi à Woodstock.
C’est Jimi Hendrix qui clôture le festival le lundi au matin. Alors que la plupart des festivaliers, imprégnés de boue, d’herbe et d’amour, ont déjà plié bagage, le Voodoo Child exécute l’hymne américain à la guitare, terminant de la plus légendaire façon qui soit le plus extraordinaire rassemblement musical jamais crée. Entre-temps, le dimanche, un jeune chanteur de vingt-cinq ans a proposé une version endiablée d’un titre des Beatles présent sur l'album Sgt. Pepper’s, With a Little Help From My Friends, qui déferle sur le public telle une onde de choc. Un coup d’essai en forme d’apothéose pour Joe Cocker – qui ne s’en remettra véritablement jamais.
Match du siècle
Apothéose du mouvement hippie, Woodstock l’est assurément. Tout comme l’est la Coupe du monde 1970, gagnée par le Brésil, qui devient du même coup la première équipe à remporter pour la troisième fois le trophée Jules Rimet. Un triplé obtenu de façon stratosphérique. Le roi Pelé a bien mérité sa couronne en réalisant des gestes fabuleux: lors de la demi-finale contre l’Uruguay, il inflige au gardien Mazurkiewicz un grand pont qui deviendra mythique. Toujours contre l’Uruguay, il accomplit une sensationnelle reprise de volée qui fait reculer le portier sud-américain de deux mètres. Enfin, en finale contre l’Italie, il reste une éternité dans les airs pour inscrire le premier but de la victoire brésilienne.
Des Transalpins qui s’inclineront finalement 4-1, émoussés par une demi-finale épique contre la République fédérale d’Allemagne. Le match du siècle. Cent mille spectateurs ont le privilège d’assister à cette rencontre. L’Italie mène 1-0 depuis la huitième minute de jeu et se dirige tranquillement vers la finale. Sauf que le défenseur Schnellinger en décide autrement et égalise à la 90e. Une prolongation que son coéquipier, Franz Beckenbauer, jouera avec le bras droit en écharpe et une épaule luxée. Au cours de ces trente minutes dantesques, la RFA parvient à mener 2-1 grâce à Gerd Müller à la 95e minute. Mais, trois minutes plus tard, l’Italie égalise par l’intermédiaire de Burgnich avant de prendre l’avantage à la 104e. Le Bombardier n’a cependant pas dit son dernier mot et permet à son équipe de revenir à 3-3. Un bonheur de courte durée puisque à peine soixante secondes après, Rivera assène le coup de grâce à une Mannschaft qui n’en peut plus. Dans la chaleur du stade Aztec, deux des plus grandes nations du football ont livré un combat inoubliable.
-------------
L'auteur de la série Rock Around the World Cup l'est également de deux ouvrages hautement recommandables, parus cette année: Rage Against The Machine - Ennemis Publics, une biographie aux éditions Camion Blanc et Vitalogy - Pearl Jam, un petit essai sur l'album, chez Le Mot Et Le Reste.
Rock Around the Worldcup - 1954 : That's Alright Mama
Rock Around the Worldcup - 1958 : Johnny B. Goode
Rock Around the Worldcup - 1962 : A Hard Rain’s a-Gonna Fall
Rock Around the Worldcup - 1966 : My Generation
Rock Around the Worldcup - 1970 : With A Little Help From My Friend
Rock Around the Worldcup - 1974 : Wish You Were Here
• Toutes les réactions
• Envoyez cet article à un proche, un parent, un ennemi ou un mec de droite
Articles sur le même thème
> La saga Lee Sharpe / 3
> La saga Lee Sharpe / 2
> La saga Lee Sharpe / 1
> L'anonymat du talent double
> Ain't No Grave...
> Le coup du condor
> France versus… Italie
> Hurst 1966, contesté à jamais
> Omam-Biyik 1990, l'Afrique s'envole
> Sparwasser 1974, au-dessus du mur
• Envoyez cet article à un proche, un parent, un ennemi ou un mec de droite
Articles sur le même thème
> La saga Lee Sharpe / 3
> La saga Lee Sharpe / 2
> La saga Lee Sharpe / 1
> L'anonymat du talent double
> Ain't No Grave...
> Le coup du condor
> France versus… Italie
> Hurst 1966, contesté à jamais
> Omam-Biyik 1990, l'Afrique s'envole
> Sparwasser 1974, au-dessus du mur
Gang Blanc
"Si tu marques quelqu'un qui mesure 20 centimètres de plus que toi, c'est difficile. Il faudra mettre de la taille. Demain, il y en aura devant et derrière" (lequipe.fr).
contrefaçon
"Méfiez-vous de la Biélorussie" (lequipe.fr).
genèse d'une équipe
"Dieu était à leur image" (Eurosport.fr). Le septième jour, il se mit en grève.
Didier d'Auchan
Ligue 1 - Transferts: "Un regard dans le caddie" (lequipe.fr).
fronts populaires
"Fignon, mort d’une forte tête" (lemonde.fr). Materazzi en a réchappé, lui.
Blue Brother
"Malouda est en mission" (sofoot.fr).
Ghostbusters
"L'Atletico frappe les esprits" (lequipe.fr).
tête de Piaf
"Hatem Ben Arfa ne regrette rien" (foot.fr).
plus près de toi mon Dieu
"L'ACA pense prolonger Psaume" (lequipe.fr).
erratum
"Un buteur étranger au TFC?" (lequipe.fr). Non, c'est le TFC qui est étranger aux buteurs.
monde parallèle
"Golf - Les Molinari en tête" (lequipe.fr).
BetLose
"Ben Arfa mise sur Newcastle" (sport365.fr).
que Bonnart parte!
"Deschamps, c'est Napoléon" (lephoceen.fr).
nickel-chrome
Milan AC: "Un groupe de fer" (lequipe.fr). Skonto Riga: "Un groupe de Lettons".
les vacances de Mr Bean
"Abidal doit se stabiliser" (eurosport.fr). Surtout quand il est dans la surface.
02/09/2010 - 12:57
01/09/2010 - 12:20

09/07/2010 - 19:29
José-Karl Bové Marx - vendredi 3 septembre 2010
Kevin Quigagne - vendredi 3 septembre 2010
[Aucune réaction]
Jérôme Latta - jeudi 2 septembre 2010
mercredi 1 septembre 2010
Thibault Lécuyer - lundi 30 août 2010
Kevin Quigagne - lundi 30 août 2010





