A HARD RAIN’S A-GONNA FALL…
Brice Tollemer -
jeudi 5 novembre 2009
C’est le Chili qui est chargé d’organiser ce septième plateau mondial. La France ne fait pas le voyage. Les hommes d’Albert Batteux ont en effet perdu leur match d’appui contre la Bulgarie, les deux pays ayant terminé à égalité de points lors de la poule de qualifications. Le troisième de la précédente édition ne participe donc pas à la compétition, annonciatrice en cela de l’hécatombe que connaîtront les autres favoris en ce mois de juin 1962.

Au premier tour, l’Uruguay, l’Argentine, l’Espagne et l’Italie se font en effet surprendre et n’atteignent pas les quarts de finale. Quarts de finale qui seront par ailleurs fatals à la RFA. et à l’URSS de Lev Yachine, pourtant championne d’Europe en titre. Les demi-finales voient ainsi s’opposer la Tchécoslovaquie à la Yougoslavie et le Brésil au Chili. La Seleçao est orpheline de Pelé, qui s’est blessé lors du premier match du tournoi. Mais un autre joueur, Garrincha, va survoler cette Coupe du monde de ses dribbles diaboliques et ravageurs, avec son apparence frêle et ses genoux de travers. Garrincha est d’ailleurs la seule lumière de cette édition chilienne, marquée par un engagement physique agressif et violent, notamment de la part de la Tchécoslovaquie, battue en finale par un Brésil qui rejoint l’Italie et l’Uruguay au palmarès de cette coupe Jules Rimet, avec deux trophées remportés.
Au bord de l'apocalypse
Il n’y a donc pas grand-chose à retenir de positif ou d’enthousiasmant lors de cette Coupe du monde. Il faut dire aussi que l’année 1962 n’est pas la plus sereine qu’ait connue la planète. Nous sommes alors au paroxysme de la guerre froide. L’échec du débarquement américain de la Baie des Cochons en 1961, pour renverser Fidel Castro, a considérablement durci les relations entre les Etats-Unis et l’Union soviétique. Au mois d’octobre 1962 éclate ainsi la crise des missiles de Cuba, point culminant de cet affrontement entre les deux blocs.
La planète est au bord de l’apocalypse nucléaire et le monde entier retient son souffle. À New-York, un jeune chanteur de vingt-et-un ans suit également ces événements. Son nom est Bob Dylan. Il vient de sortir au printemps son premier album, essentiellement composé de reprises. Mais c’est durant cette année 1962 que Dylan va enfin prendre ses aises et écrire ses propres chansons. En roue libre. The Freewheelin’ voit le jour au mois de mai 1963 et va donner à la protest song ses (plus belles) lettres de noblesse. Il est difficile, voire impossible, de choisir entre Blowin’in The Wind, Oxford Town, Masters Of War ou bien encore A Hard Rain’s a-Gonna Fall, pour en désigner la chanson la plus emblématique. C’est Néanmoins avec cette dernière que le jeune Robert Zimmerman évoque directement la crise des missiles de Cuba, au travers d'une prophétie biblique d’apocalypse:
I've stumbled on the side of twelve misty mountains,
I've walked and I've crawled on six crooked highways,
I've stepped in the middle of seven sad forests,
I've been out in front of a dozen dead oceans,
I've been ten thousand miles in the mouth of a graveyard,
Woody Guthrie, le modèle originel du garçon du Minnesota, écrivait sur toutes ses guitares l’inscription "This Machine Kills Fascists". Cependant, Dylan n’était pas un chanteur contestataire. Il était beaucoup plus que cela. Mais A Hard Rain’s a-Gonna Fall l’était. Le monde a tremblé en 1962. Et le football n’était qu’anecdotique.
Rock Around the Worldcup - 1954 : That's Alright Mama
Rock Around the Worldcup - 1958 : Johnny B. Goode
Rock Around the Worldcup - 1962 : A Hard Rain’s a-Gonna Fall

Au premier tour, l’Uruguay, l’Argentine, l’Espagne et l’Italie se font en effet surprendre et n’atteignent pas les quarts de finale. Quarts de finale qui seront par ailleurs fatals à la RFA. et à l’URSS de Lev Yachine, pourtant championne d’Europe en titre. Les demi-finales voient ainsi s’opposer la Tchécoslovaquie à la Yougoslavie et le Brésil au Chili. La Seleçao est orpheline de Pelé, qui s’est blessé lors du premier match du tournoi. Mais un autre joueur, Garrincha, va survoler cette Coupe du monde de ses dribbles diaboliques et ravageurs, avec son apparence frêle et ses genoux de travers. Garrincha est d’ailleurs la seule lumière de cette édition chilienne, marquée par un engagement physique agressif et violent, notamment de la part de la Tchécoslovaquie, battue en finale par un Brésil qui rejoint l’Italie et l’Uruguay au palmarès de cette coupe Jules Rimet, avec deux trophées remportés.
Au bord de l'apocalypse
Il n’y a donc pas grand-chose à retenir de positif ou d’enthousiasmant lors de cette Coupe du monde. Il faut dire aussi que l’année 1962 n’est pas la plus sereine qu’ait connue la planète. Nous sommes alors au paroxysme de la guerre froide. L’échec du débarquement américain de la Baie des Cochons en 1961, pour renverser Fidel Castro, a considérablement durci les relations entre les Etats-Unis et l’Union soviétique. Au mois d’octobre 1962 éclate ainsi la crise des missiles de Cuba, point culminant de cet affrontement entre les deux blocs.
La planète est au bord de l’apocalypse nucléaire et le monde entier retient son souffle. À New-York, un jeune chanteur de vingt-et-un ans suit également ces événements. Son nom est Bob Dylan. Il vient de sortir au printemps son premier album, essentiellement composé de reprises. Mais c’est durant cette année 1962 que Dylan va enfin prendre ses aises et écrire ses propres chansons. En roue libre. The Freewheelin’ voit le jour au mois de mai 1963 et va donner à la protest song ses (plus belles) lettres de noblesse. Il est difficile, voire impossible, de choisir entre Blowin’in The Wind, Oxford Town, Masters Of War ou bien encore A Hard Rain’s a-Gonna Fall, pour en désigner la chanson la plus emblématique. C’est Néanmoins avec cette dernière que le jeune Robert Zimmerman évoque directement la crise des missiles de Cuba, au travers d'une prophétie biblique d’apocalypse:I've stumbled on the side of twelve misty mountains,
I've walked and I've crawled on six crooked highways,
I've stepped in the middle of seven sad forests,
I've been out in front of a dozen dead oceans,
I've been ten thousand miles in the mouth of a graveyard,
Woody Guthrie, le modèle originel du garçon du Minnesota, écrivait sur toutes ses guitares l’inscription "This Machine Kills Fascists". Cependant, Dylan n’était pas un chanteur contestataire. Il était beaucoup plus que cela. Mais A Hard Rain’s a-Gonna Fall l’était. Le monde a tremblé en 1962. Et le football n’était qu’anecdotique.
Rock Around the Worldcup - 1954 : That's Alright Mama
Rock Around the Worldcup - 1958 : Johnny B. Goode
Rock Around the Worldcup - 1962 : A Hard Rain’s a-Gonna Fall
• Toutes les réactions
• Envoyez cet article à un proche, un parent, un ennemi ou un mec de droite
Articles sur le même thème
> White Riot…
> « On s’ébrouait tous les dimanches »
> Wish You Were Here…
> Le miracle de Berne
> France versus… Angleterre
> Les mots croisés de Noël
> With a Little Help From My Friends…
> Bereta 75
> My Generation…
> Et l’affaire Carnus-Bosquier éclata
• Envoyez cet article à un proche, un parent, un ennemi ou un mec de droite
Articles sur le même thème
> White Riot…
> « On s’ébrouait tous les dimanches »
> Wish You Were Here…
> Le miracle de Berne
> France versus… Angleterre
> Les mots croisés de Noël
> With a Little Help From My Friends…
> Bereta 75
> My Generation…
> Et l’affaire Carnus-Bosquier éclata
dernière marche
Claude Puel (L'Equipe TV): "Le podium? Plus tard".
n'œuf et demi
Miralem Pjanic (foot01.com): "On dirait que c'est moi qui ai fait la poule".
vilain petit canard
Franck Ribéry (foot01.com): "Zizou m'a pris sous son aile".
à l'impossible nul n'est tenu
"Domenech ne sera pas encadré" (maxifoot). De toutes les façons, personne ne peut.
4 blessures et 1 enterrement
"Mancini encense Vieira" (lequipe.fr).
FC Ikea
"Wenger démonte ses joueurs" (maxifoot.fr). C'est pratique pour les transferts, mais Vieira a perdu des pièces.
iroquois
"TFC: Les Indians contre la coupe" (lequipe.fr).
histoire d'une vie
"PSG: le vrai faux départ de Bourillon" (footmercato.net).
bite en sweat symphonie
Adriano en verve" (sofoot.com).
en vair et blanc
"Celtic: Robbie Keane avant minuit?" (maxifoot.fr)
spammor
"EdF: Luis Fernandez n’en finit plus d’envoyer des lettres" (footmercato.net). Are your playors satisfied?
dopage à l'envers
Christophe Galtier (lequipe.fr): "Santini, c'est positif". Au lexomil?
smoke on the water
"Metz: Optimisme pour Wiltord" (football365.fr). Pédalo pour les autres.
tête de litote
Jean-Michel Aulas (foot01.com): "Je n'aime pas Puel, je l'apprécie".
Stamp Fordbridge
"Chelsea peut s'affranchir" (lequipe.fr). Ashley colle et Petr sèche.
09/02/2010 - 13:39
08/02/2010 - 13:50

07/01/2010 - 16:00
Toni Turek - mardi 9 février 2010
Toni Turek - mardi 9 février 2010
Jérôme Latta - lundi 8 février 2010
Kenneth de Bier - vendredi 5 février 2010
Brice Tollemer - vendredi 5 février 2010
Propos recueillis par Mollows - jeudi 4 février 2010





