
SE SORTIR LES SUÉDOIS
jeudi 21 août 2008
Suède-France 2-3
Larsson (6e), Benzema (19e), Govou (61e et 77e), Kallström (85e, s.p.).

NDLR : le titre de cet article a été piqué à Bakamogo (20 août 2008 – 21h18 sur le fil "Toujours Bleus" du forum).
La nalyse
Certains matches peuvent être vus de manière différente selon le contexte dans lequel ils sont joués. Prenez ce France-Suède. Une autre année, on aurait parlé d'un agréable match de reprise, ponctué de très jolis mouvements et joué sur un drôle de rythme, probablement à cause d'états de forme épars.
Mais s'agissant du premier match d'un Domenech que l'on dit sous tutelle et censé donner un élan plus offensif à son équipe, plus d'enseignements en sont attendus. On peut par exemple se dire qu'il est décidemment très difficile d'être dogmatique en matière d'organisation. Deux arrières latéraux avec des consignes apparemment similaires ont livré des prestations aux antipodes, et un milieu réputé pour être un pur défensif a délivré des ouvertures lumineuses.
Déséquilibrée vers l'avant
Dans sa quête de nouvelles certitudes, le sélectionneur s'est mis dans des conditions de match officiel – notamment en effectuant ses remplacements comme si c'était le cas – et fait comme s'il allait appliquer les consignes venues d'en haut. Avec des conséquences prévisibles: penchée vers l'avant, l'équipe de France a concédé un nombre inhabituel d'occasions, rendant le résultat final dépendant de coups de génie aussi bien de la part de Mandanda que des attaquants. Dans ce match décousu et marqué par le laxisme des défenses, la France a d'ailleurs pris l'avantage et creusé l'écart malgré des assauts répétés des locaux.
Cette victoire face à une Suède privée de ses deux meilleurs attaquants peut donc difficilement être interprétée comme un signe véritablement positif, tant un score inverse aurait été tout aussi juste. On peut d'ailleurs imaginer que si la France était amenée à reproduire ce genre de prestation en match qualificatif, les résultats des Ciel et Bleu deviendraient vite assez aléatoires. On touche là à l'ineptie de la situation dans laquelle le sélectionneur a été mis, situation qui deviendra vite intenable s'il doit justifier une défaite 3-2 par un jeu plus offensif qu'il ne l'aurait peut-être voulu.
Plus utilement, on retiendra un match agréable pour la saison, ponctué de quelques séquences estampillées Shaolin Soccer, idéales pour les bandes-annonces de TF1. Dans le jeu, on notera qu'en jouant ainsi, en faisant monter autant de joueurs sur les phases offensives, la question Trezeguet risque de se poser à nouveau.
Surtout, la Jurietti de Gourcuff donne au moins une idée sur les intentions du sélectionneur. Malgré l'abondance de candidats au poste de "numéro10" (Nasri, Ben Arfa, Ribery, voire justement Gourcuff ou Valbuena), Domenech semble tenir à son 4-4-2 Et malgré les immenses qualités de Toulalan, on attendra confirmation que cette animation sera à même d'allier performance et spectacle.

Les Bleus doivent tout à Alain Boghossian, qui a tenu les Bleus à bout de bras pendant que Mankowski et Domenech glandouillaient sur le banc.
Buts : les actions en entier
Les télévisions préfèrent multiplier les ralentis plutôt que remontrer les actions décisives depuis leur origine... Alors rappelons-les.
Touche d'Évra côté gauche, à quelques mètres à l'intérieur du camp suédois. Remise en retrait de Benzema pour Diarra, qui renverse complètement vers Sagna. Échanges avec Toulalan et Govou, arrêtés, avant que Toulalan se décale et lance Sagna dans le dos du latéral. Centre en semi-retrait dans le dos d'Henry au premier poteau mais devant Benzema, plein centre, qui reprend de volée, à six mètres des cages.
Renvoi de Gallas de la tête pour Diarra qui remonte. Jeu en triangle côté gauche entre Malouda, Henry et Toulalan, qui lance Malouda dans la profondeur. Centre immédiat que coupe Govou au point de penalty.
Le long de la touche à droite, Sagna alerte Benzema devant lui. Talonnade pour Govou qui fixe puis ressert Benzema dans le couloir. Centre immédiat pour Henry à l'intérieur de la surface qui s'emmène le ballon, le lève et le talonne. Govou reprend, Isaksson contre, mais le ballon rebondit sous le bras de Govou et repart dans le but.
Les observations en vrac
• Mandanda déjà décisif dans les cages bleues: une fois de plus, l'étoile noire est opérationnelle à temps.
• Quelqu'un d'autre a-t-il entendu, lors du premier but suédois, le bruit du clou qui s'enfonçait dans le cercueil de Domenech?
• À la première question de David Astorga de la saison, Raymond commence sa phrase par "Oui, comme vous le dites…"
• Ça y est, Govou a mis son doublé estival. On peut le ranger dans le formol jusqu'à l'année prochaine.

"Tu vois cette étoile tout là-haut. C'est Franck Jurietti. Ce soir, tu as l'occasion unique de le rejoindre".
Le match de Christian Jeanpierre
Ricky Jeanpierre
"Attention au une-deux... trois suédois".
Jean-Pierre Dorcel
"Oh comme il lui a bien mis!"
Didier Larsson
"Larsson, pour sentir les coups, y a pas meilleur que ce grand attaquant" On ne sent pas les coups!
Henrik Larqué
"Il est arrivé du diable Vauvert, Jean-Michel Larsson".
CJP GPS
"Il sort de la gauche... mmmh... de la droite... mmmh enfin sur le côté".
Larsson (6e), Benzema (19e), Govou (61e et 77e), Kallström (85e, s.p.).

NDLR : le titre de cet article a été piqué à Bakamogo (20 août 2008 – 21h18 sur le fil "Toujours Bleus" du forum).
La nalyse
Certains matches peuvent être vus de manière différente selon le contexte dans lequel ils sont joués. Prenez ce France-Suède. Une autre année, on aurait parlé d'un agréable match de reprise, ponctué de très jolis mouvements et joué sur un drôle de rythme, probablement à cause d'états de forme épars.
Mais s'agissant du premier match d'un Domenech que l'on dit sous tutelle et censé donner un élan plus offensif à son équipe, plus d'enseignements en sont attendus. On peut par exemple se dire qu'il est décidemment très difficile d'être dogmatique en matière d'organisation. Deux arrières latéraux avec des consignes apparemment similaires ont livré des prestations aux antipodes, et un milieu réputé pour être un pur défensif a délivré des ouvertures lumineuses.
Déséquilibrée vers l'avant
Dans sa quête de nouvelles certitudes, le sélectionneur s'est mis dans des conditions de match officiel – notamment en effectuant ses remplacements comme si c'était le cas – et fait comme s'il allait appliquer les consignes venues d'en haut. Avec des conséquences prévisibles: penchée vers l'avant, l'équipe de France a concédé un nombre inhabituel d'occasions, rendant le résultat final dépendant de coups de génie aussi bien de la part de Mandanda que des attaquants. Dans ce match décousu et marqué par le laxisme des défenses, la France a d'ailleurs pris l'avantage et creusé l'écart malgré des assauts répétés des locaux.
Cette victoire face à une Suède privée de ses deux meilleurs attaquants peut donc difficilement être interprétée comme un signe véritablement positif, tant un score inverse aurait été tout aussi juste. On peut d'ailleurs imaginer que si la France était amenée à reproduire ce genre de prestation en match qualificatif, les résultats des Ciel et Bleu deviendraient vite assez aléatoires. On touche là à l'ineptie de la situation dans laquelle le sélectionneur a été mis, situation qui deviendra vite intenable s'il doit justifier une défaite 3-2 par un jeu plus offensif qu'il ne l'aurait peut-être voulu.
Plus utilement, on retiendra un match agréable pour la saison, ponctué de quelques séquences estampillées Shaolin Soccer, idéales pour les bandes-annonces de TF1. Dans le jeu, on notera qu'en jouant ainsi, en faisant monter autant de joueurs sur les phases offensives, la question Trezeguet risque de se poser à nouveau.
Surtout, la Jurietti de Gourcuff donne au moins une idée sur les intentions du sélectionneur. Malgré l'abondance de candidats au poste de "numéro10" (Nasri, Ben Arfa, Ribery, voire justement Gourcuff ou Valbuena), Domenech semble tenir à son 4-4-2 Et malgré les immenses qualités de Toulalan, on attendra confirmation que cette animation sera à même d'allier performance et spectacle.

Les Bleus doivent tout à Alain Boghossian, qui a tenu les Bleus à bout de bras pendant que Mankowski et Domenech glandouillaient sur le banc.
Buts : les actions en entier
Les télévisions préfèrent multiplier les ralentis plutôt que remontrer les actions décisives depuis leur origine... Alors rappelons-les.
Touche d'Évra côté gauche, à quelques mètres à l'intérieur du camp suédois. Remise en retrait de Benzema pour Diarra, qui renverse complètement vers Sagna. Échanges avec Toulalan et Govou, arrêtés, avant que Toulalan se décale et lance Sagna dans le dos du latéral. Centre en semi-retrait dans le dos d'Henry au premier poteau mais devant Benzema, plein centre, qui reprend de volée, à six mètres des cages.
Renvoi de Gallas de la tête pour Diarra qui remonte. Jeu en triangle côté gauche entre Malouda, Henry et Toulalan, qui lance Malouda dans la profondeur. Centre immédiat que coupe Govou au point de penalty.
Le long de la touche à droite, Sagna alerte Benzema devant lui. Talonnade pour Govou qui fixe puis ressert Benzema dans le couloir. Centre immédiat pour Henry à l'intérieur de la surface qui s'emmène le ballon, le lève et le talonne. Govou reprend, Isaksson contre, mais le ballon rebondit sous le bras de Govou et repart dans le but.
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• Mandanda déjà décisif dans les cages bleues: une fois de plus, l'étoile noire est opérationnelle à temps.
• Quelqu'un d'autre a-t-il entendu, lors du premier but suédois, le bruit du clou qui s'enfonçait dans le cercueil de Domenech?
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