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À double titre

C1 beau roman : épisode 2

De Liverpool ou Glasgow à Stuttgart ou Rome, de stades mythiques en tribunes dégarnies, de Benitez à Ronaldinho et Diego... montez à bord de notre chronique de la Ligue des champions.
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Les 5 gestes de la journée


• La louche de Ronaldinho - à la réception d’un double contact derrière la jambe d’appuis de Messi - qui déleste Henry des quatre derniers défenseurs avant que l’attaquant français n’échoue dans sa tentative de volée plat du pied seul face au gardien.
• Le sauvetage de but vidéogag de Neuer qui se retourne, court désespérément vers son but, manque de se fracasser contre le poteau et glisse sa main droite juste entre le ballon et la verticale imaginaire dressée au-dessus de la ligne de but pour dévier ledit ballon sur l’extérieur de son poteau.
• L’enchaînement contrôle orienté à quarante mètres du but - ouverture extérieur du pied de Cole qui tombe pile poil dans le couloir ellipsoïde de deux millimètres de large situe entre les courses de Drogba et de son défenseur.
• L’enchaînement je commence a courser l’agresseur - je m’écroule violemment par terre en pensant a la possibilité de gagner le match sur tapis vert de Dida.
• La glissade calculée de Valbuena pendant l’exécution de sa frappe juste pour attraper la lucarne et faire éructer ce cri effrayant enfoui à l’intérieur des supporters marseillais depuis plus de quatorze ans.


Les 4 antigestes de la journée

• La sortie suicidaire hors de sa surface du portier praguois Vaniak, qui fait lâcher un "Where is he going?!" guttural au commentateur de Skysport avant le lob de Kanouté.
• L’hommage raté au mime Marceau tenté par le Ranger Hutton pour faire expulser Grosso.
• La chute très Actors’ Studio de Juninho pour aller piteusement gagner un coup franc idéalement placé.
• L’enchaînement "je commence à courser l’agresseur" – "je m’écroule violemment par terre en pensant à la possibilité de gagner le match sur tapis vert" de Dida.



La bannette

Le présentateur qui veut la place de Clara Morgane
Hervé Mathoux (C+) : "L’image qui restera, c’est ce fameux broutage de pelouse".

Le quart de joueur
Thierry Gilardi (TF1) : "Zenden est en infériorité numérique".

La mauvaise foi apprise en séminaire chez JMA
Grégoire Margotton (C+) : "Le ballon ne réussit pas vraiment aux Lyonnais".

Sans peur mais plein de reproches
Philippe Doucet (C+) : "On n’a pas peur, c’est Cousin".

Le retour des choses
Jean-Michel Aulas (C+) : "On peut regretter que Glasgow ait cette réussite insolente".

Le Romain en pire
Grégoire Margotton (C+) : "Hervé Mathoux et nos archivistes vont nous retrouver la dernière défaite de Lyon à Gerland en coupe d’Europe".

Le cadeau qui fait bizarrement mourir de rire Thierry Henry
Lilian Gatounes (C+) : "Dernière chose, c’est un cadeau… comme on sait que vous aimez le foot: c’est le guide du football écrit par Alexandre Ruiz".

Le joueur qui veut effacer des noms de la feuille de match
Karim Benzema (L’Equipe) : "Il faut que l’on gomme les soucis que l’on a défensivement".

Le joueur qui comprend le silence incrédule du stade sur son but
Daniel Cousin (lequipe.fr) : "Les gens me connaissaient déjà avant ce match".

L’omni-impotence
Jean-Michel Aulas (L’Equipe) : "Malheureusement, moi je ne peux pas écrire dans L'Équipe le jour du match. C'est inadmissible. On s'en souviendra".



Anfield of joy

c1_2_anfield.jpgLa forteresse sera bientôt abandonnée par ses hôtes. Il ne sera finalement pas dit qu’aucune équipe française n’aura jamais su la prendre. L’OM des grands soirs est venu y graver l’une des plus belles pages de son histoire, avant fermeture définitive.
L’inéluctabilité de la raclée décrétée par les observateurs avant la rencontre contrastait avec la confiance d’une bonne partie des supporters de l’OM mercredi après-midi. Une étrange confiance fondée sur cette incertitude qui planera toujours sur un match de football, quelles que soient les forces en présence. Fondée surtout sur un passé qui a familiarisé les Marseillais aux exploits improbables.
Gerets, pointant la nécessité absolue de resserrer les lignes, a proposé le meilleur moyen pour recouvrer enfin de la fluidité dans les échanges d’une formation qui manquait cruellement de mobilité. Insistant sur sa volonté de voir son équipe presser haut en toute circonstance, sans se soucier des spécificités et du pedigree de l’adversaire, il renouait avec des notions facilement compréhensibles.

Un premier pas sur Anfield
La métamorphose fut spectaculaire. La détermination marseillaise prit les Reds à la gorge. Une débauche physique impressionnante qui ne faiblit que lors des arrêts de jeu. Quatre minutes en apnée, insuffisantes pour que les locaux ne réalisent le hold-up. C’est bien le curieux paradoxe qui émane de cette rencontre: tout autre issue qu’une victoire olympienne aurait été vécue comme une injustice. Si le dernier succès de l’OM sur Liverpool devait beaucoup à un fait de jeu – l’expulsion de Biscan et le penalty de la 35e minute de jeu – celle-ci ne doit rien à personne. L’OM 2004 avait éliminé Gerrard et sa bande avec Meïté et Marlet, Gerets aura fait plus fort encore en gagnant à Anfield en se permettant le luxe de faire rentrer Oruma et Arrache. Une prestation collective d’un niveau exceptionnel que, toutefois, l’apathie adverse des quatre-vingt-dix premières minutes atténue quelque peu, ainsi que le déchet technique déploré par Gerets après la rencontre.
Ce déchet technique aura nui aux constantes velléités de l’animation offensive, enfin emmenée par Valbuena, dont on désespérait qu’on le libère un jour de son couloir droit. Son but d’anthologie récompense un volume de jeu peu commun: sa mobilité constante offre une solution permanente au porteur du ballon et sur ce match, sa faculté à accélérer le jeu a comblé le départ de Ribéry, qui ne s’est jamais aussi peu senti.
C’est bon, Anfield, tu peux reposer en paix : tu auras vu l’OM avant de mourir.



Les observations en vrac

• Grosso qui se fait sanctionner pour une tentative de coup de boule: l’OL a recruté le seul Italien au monde qui se fait gauler quand il fait des fautes d’antijeu.
• Finalement, Anfield n’aura pas tout perdu: ils auront fini par voir un Cheyrou faire un bon match.
• En fait, c’est à Jean-Pierre Cassel que ressemble Eric Gerets
• Semaine après semaine, c’est tout le Forez qui s’arrache les cheveux de voir Larqué sur TF1 et Jacquet sur Canal + faire comme s'ils soutenaient l’OL.
• Finalement, on a peut-être bien fait de perdre contre l’Argentine en match d’ouverture. Le quart contre les Blacks doit être bien plus abordable que celui prévu à l’origine contre l’Ecosse.
• Si on était L’Equipe, on vous dirait que ça fait maintenant 302 jours que Lyon n’a pas marqué un but en Ligue des champions, et 1395 jours que Marseille n’en a pas encaissé.
• Et ils sont où, ceux qui voulaient voir Benzema à la place de Trezeguet pendant France-Ecosse?
• Dans la typologie aulassienne, le championnat d’Ecosse n’est-il toujours pas un "grand" championnat?
• Quand on en voit certains remplacer Saha par Tevez en ayant déjà Rooney et Ronaldo sur la pelouse, on se sent quand même tout petit.



You’ll never sleep alone

c1_2_liverpool.jpgRafael Benitez n’est pas un homme arrogant. Il est simplement soumis cette saison à une pression intensifiée dont la nature a changé. Les effluves chamaniques de son discours mythique de la mi-temps d’Istanbul en 2005 sont d’autant mieux dissipés qu’il a commis l’erreur de banaliser l’exploit européen. L’objectif de la saison est clair: mettre fin a dix-huit ans de disette en Premiership, avec un droit a l’erreur d’autant moindre qu’il a cette fois-ci bénéficié de fonds conséquents pour effectuer son recrutement.

Match sacrifié
Quiconque a un jour simplement apprécié les Reds a immanquablement cédé à la surprise hier soir en découvrant la composition d’équipe (Sissoko, Leto et Benayoun, ce n’est pas exactement la même dimension que Mascherano, Riise et Alonso, sans parler du retour a 62 ans de Sammy Hyypia), puis à la consternation devant l’incapacité maladive de cette équipe défigurée à aligner trois passes dans la verticalité, sans même parler de créer du mouvement. Nul sentiment de supériorité, pourtant, à l’origine de cette excentrique léthargie. Benitez affiche clairement – au risque de susciter la même question lancinante à chaque interview – sa croyance inébranlable dans la nécessité d’un turnover constant pour jouer ses soixante matches annuels.
Le problème, c’est que le match sacrifié, avec une équipe sensiblement moins forte qu’a Wigan, c’est celui de Champions League. Quand on était petits, un LFC-OM en C1 aurait probablement conduit à la fermeture des écoles et a l’octroi d’un jour de congé gracieux. À force de multiplier et de survendre les supposés sommets d’un tour interminable dont le seul enjeu devient d’éviter Barcelone en huitièmes et qui qualifiera de toute manière la moitie des participants, l’UEFA est en train de réussir à désintéresser non pas les spectateurs – pour lesquels cela constitue toujours un agréable apéritif préalable au derby alsaco-mosellan du samedi soir. Mais les coaches, aux yeux desquels ce genre de préliminaires devient aussi capital qu’un troisième tour de Carling Cup. 



Ligue 1+1=3

Plus fort que "Plus belle la vie", l’appel d’offre pour les droits de la L1 offre un spectacle amusant fait de déclarations convenues, de dialogues sonnant faux, d’interventions tirées par les cheveux, de retournements de situations improbables, et de jeu d’acteur rappelant l’AB Productions' Actor’s Studio. Dans l’épisode du jour, Frédéric Thiriez nous livre un émouvant plaidoyer, totalement à-propos, pour son produit: "La performance de l'OM, actuel seizième de la Ligue 1, contre le quatrième de la Premier League démontre le très bon niveau du championnat de France"



Power Rangers

c1_2_rangers2.jpgAprès la leçon de football offensif infligée au Camp Nou par les Blaugrana, les malheureux Lyonnais auront assisté sur leurs terres à un véritable cours de réalisme, dispensé par des Rangers que personne – pas même les Écossais – ne pensait capables de venir à Gerland chercher autre chose qu’un match nul. À cet égard, le parallèle avec le match France-Écosse qualificatif pour l’Euro 2008, dont plusieurs protagonistes foulaient mardi la pelouse rhodanienne, est tentant.
Les gones eux-mêmes ne se seront d’ailleurs pas privés pour avancer les mêmes explications à la défaite que les Bleus en septembre: le mauvais œil d’un côté du terrain et la bonne fortune de l’autre. Sauf qu’il y a tout de même une différence de taille entre une rencontre perdue 0-1 sur un tir venu d’ailleurs et un cinglant 0-3.

Masser Ferguson
Les Lyonnais peuvent toujours panser leurs plaies avec leur 62,5 % de possession de balle, leurs 32 tirs, 14 corners ou encore avec le poteau et les deux transversales trouvés par leurs Brésiliens. Il reste que le sérieux, le calme, la propreté, la simplicité dans le jeu et la solidité du bloc défensif mis en place par Walter Smith n’est pas pour rien dans l’inefficacité offensive lyonnaise et que, sur la manière, les trois pions encaissés par Vercoutre ne doivent pas moins au talent des hommes emmenés par Barry Ferguson qu’aux choix tactiques d’Alain Perrin ou aux erreurs défensives de l’arrière-garde rhodanienne.

Sur le premier but, en particulier, Grosso est le coupable désigné par la plupart des commentateurs. Chef d’inculpation: avoir oublié McCulloch. Ses avocats pourront en toute bonne foi souligner la qualité du corner tiré par Beasley, à la trajectoire très travaillée, sans oublier le flair et le sens du timing du buteur écossais, qui profite de l’aspiration provoquée par Weir et Cousin. Deux gestes simples et intelligents sont également à l’origine des deux autres buts: le décalage de Beasley pour la montée du latéral Hutton. Et le coup d’œil puis la transversale de Cousin pour le but du KO. Finalement, avec leur défense en barbelés et leurs quelques contres joués à fond, les Rangers auront réussi ce que les Lyonnais ont été incapables de faire en Catalogne.



La course à l’échalote

Suivons les cinq joueurs encore en activité à se disputer le titre de meilleur buteur de l’histoire de la C1. Entre crochets, le nombre total de buts marqués lors de cette édition
57 Raul (0) [1]
52 Ruud Van Nistlerooy (+2) [3]
47 Andriy Shevchenko (0) [1]
42 Thierry Henry (0) [1]
39 Filippo Inzaghi (0) [1]
(source : uefa.com)



Abonnés absents

c1_2_oldtrafford.jpgFaut-il y voir une conséquence de la banalisation de la coupe d’Europe, ou de l’inflation des matches télévisés? À moins que la course à l’armement entre les clubs européens ne les pousse à se doter d'antres démesurés. Toujours est-il que si l'on a été surpris de constater qu’Old Trafford n’avait pas fait le plein pour un match qui annonçait pourtant du grand spectacle, c’est devenu franchement déprimant quand on a vu Kiev jouer devant un stade à moitié vide.

Dans les tribunes, il devient parfois difficile de retrouver le côté exceptionnel des ambiances de coupe d’Europe. Le CSKA n’a pas réussi à remplir son stade de 30.000 places, l’Inönü du Besiktas était au tiers vide et à Séville, qui vit pourtant une des périodes les plus fastes de son histoire, il restait 15.000 sièges libres sur les 43.000 dont dispose Sanchez Pizjuan. On avait déjà constaté, il y a quinze jours, le triste spectacle d’un Vélodrome dégarni pour la réception de Besiktas, mis sur le dos d’un tarif trop élevé. Les relents de deuxième phase de poules que le G 14 fait planer au-dessus de la tête de l'UEFA auront du mal à motiver les foules...



Le problème de maths à soumettre à Bertrand Méheut

Sachant que le premier de L1 perd 3-0 contre le second de la Scottish Premier League, et que le dix-septième de L1 gagne 1-0 contre le quatrième de l’English Premier League.
Sachant que les droits télé de la SPL, de l’EPL et de la L1 sont respectivement de 50M£, 1200M£, et 600M€.
Sachant qu’un 1€ = 0,69£.
Combien vaut la L1?



Liga de campeones: Ronnie soit qui mal y pense

c1_2_ronnie.jpgAprès le champion de France, fut le champion d’Allemagne... Un match anodin, pour la presse ibérique, focalisée sur le retour de Ronaldinho. Après deux semaines d’absence diplomatique et quelques volées de bois vert, le meneur du Barça revenait au jeu, loin du Camp Nou, pour éviter une possible bronca.
Souvent, un Ronnie averti joue comme deux. Surtout si son leadership est menacé. Pendant trente-cinq minutes, le Brésilien s’est montré volontaire et a même travaillé défensivement. Sans plus. Après avoir reçu les applaudissements du public teuton pour une double roulette, Ronaldinho s’est uni aux spectateurs pour les soixante minutes restantes.

Messi liquide le match
Son influence sur le jeu est patente. Les Blaugranas ont montré de la sérénité et de la maîtrise, et du laxisme devant le but, au rythme du Gaucho. En fin de première période, le jeu s’est effilé, les Catalans ont perdu leur cohésion et, par deux fois, Valdés a sauvé les meubles. Au retour des vestiaires, Stuttgart, plus volontaire que talentueux, obtenait de bonnes occasions mais butait sur la cage catalane. Les Barcelonais gardaient la maîtrise du ballon, mais manquaient de liant.
Paradoxalement, c’est lorsque le Barça a paru vulnérable que Puyol a ouvert le score, sur corner. Puis, Messi a liquidé le match, marquant pour le cinquième match consécutif. À 0-2, la cause était entendue: malgré les blessures de Márquez et Puyol, il emporte, avec plus de peine que de gloire, son deuxième succès consécutif dans cette Ligue des champions qui semble pourtant taillée à sa mesure.



La C1 vue du forum

=>> L'oeil était dans la tombe - 21:40
Bien vu TF1! À la mi-temps d'un match où Marseille domine Liverpool à Anfield, une bande-annonce pour "Les trente histoires les plus mystérieuses".

=>> Doumdoum - 22:32
Faire rentrer Oruma et Arrache, il ne serait un peu en train de chambrer le Gerets ?

=>> Treuleuleu - 22:57
C’était à prévoir, le quotidien sportif anglais de référence, The Team, ne mâche pas ses mots et n'hésite plus à parler ouvertement du déclin du football anglais, sous la plume de Dominic Greymoult.
Peter Minus déverse sa bile sur son blog très populaire outre-Manche, et rappelle que Thierry Henry a décidé de quitter l'île – et que ce n'est pas par hasard, non mais.
Dans l'émission hebdomadaire "Let's play the match again", Oliver King et Youjean Sake O'mano pleurent les départs de Zenden et Cissé, deux des meilleurs joueurs de Liverpool de ces trente dernières années, que le club n'a pu retenir.
Finalement, on est bien chez nous.



Königsklasse: Rouges et Blancs – pas de signal

c1_2_vfb.jpgStuttgart n’est pas vraiment un habitué de la "Königsklasse", ses dernières participations remontant à 2004 et... 1992. Le club souabe se trouvait donc dans la peau d’un David avant de recevoir le Goliath catalan.
En l’absence de quelques joueurs-clefs – Bastürk, Hitzlsperger et surtout Delpierre en défense – Veh a une nouvelle fois fait confiance à ses jeunes Tasci, Khedira, Gomez, Hilbert (tous âgés de vingt à vingt-trois ans). Mais l’inexpérience d'un groupe à ce très haut niveau est souvent difficile à compenser… Et si le gardien Schäfer - critiqué dernièrement pour ses performances moyennes – a tenu la comparaison avec son prédécesseur Hildebrand, Gomez et l’ex-Strasbourgeois Farnerud n’ont pas pu convertir leurs occasions de but au cours de la phase de domination allemande. Par la suite, la défense a logiquement cédé – avec l’aide de Gomez et Hilbert, ce qui n’a pas dû ravir Löw, l’actuel sélectionneur allemand et... ex-entraîneur du VfB.

Ljuboja hors du placard ?
Que ce soit en Coupe d’Allemagne (où il a passé le premier tour face à une D2, à neuf et grâce à deux penalties), en Bundesliga (où il est la seule équipe à zéro point hors de ses bases) ou en C1, le VfB Stuttgart n’a retrouvé ni le niveau ni l’euphorie de la saison dernière. Il n’y a pas de crise ouverte – le contrat de Veh a même été prolongé récemment – mais le VfB n’a plus de joker en main. Sauf à considérer comme un possible "homme providentiel" le Serbe Ljuboja, placardisé depuis longtemps. Stuttgart devra impérativement battre Lyon afin de maintenir des chances réalistes de qualification... en UEFA.



Wanted : Don Diego de la Weser

c1_2_diego.jpgLe petit meneur de jeu brésilien du Werder, Diego Ribas da Cunha – Diego pour les intimes et les fans – n’a cette fois pas fait de miracle. Le numéro 10 brêmois, l'une des révélations de la saison passée, s’était fait pourtant remarquer ces dernières semaines: triple passeur lors du carton 8-1 infligé à Bielefeld, buteur une fois par match sur ses quatre dernières rencontres jouées; auteur voilà quinze jours d’une superbe prestation à Madrid, ce qui lui avait valu les compliments de Van Nistelrooy et Schuster… À quoi s'ajoutent quelques rumeurs d’un futur transfert au Real alors que son contrat a été prolongé jusqu’en 2011.

Plus en retrait ce mercredi, Diego n’a pas pu empêcher la victoire à l’extérieur de l’Olympiakos – une première pour les Grecs. Malgré les retours de Fritz, Frings et Borowski au milieu, Brême s’est étonnamment incliné en fin de match, la faute en revenant en partie au malheureux Vander qui suppléait Wiese (blessé) dans les buts, mais surtout à un inhabituel laisser-aller des Grün-Weiss en deuxième période.



Le Chronovalbuenomètre

• 3’30: C’est le temps qu’il a fallu à Jean-Michel Larqué pour s’apercevoir que Valbuena jouait dans l’axe.
• 94’: C’est le temps qu’il a fallu à Didier Roustan sur Infosport pour ne pas s’apercevoir que Valbuena jouait dans l’axe.
• 3 jours: C’est le temps qu'il a fallu a Eric Gerets pour se rendre compte que Valbuena devait jouer dans l’axe.
• 2 ans: C’est le temps qu'il a fallu a Albert Emon pour ne pas se rendre compte que Valbuena devait jouer dans l'axe.



Capellotracté

c1_2_capello.jpgPour passer une bonne soirée, il faut un match prometteur, mais aussi des commentaires de luxe. Pour le match opposant la Lazio de Rome au Real Madrid, la RAI a pu compter sur Fabio Capello pour juger ses anciens joueurs, avec une rancune plus tenace que ses défenses.
Avant le coup d’envoi, Capello donne le ton: "J’espère que la Lazio va gagner… pour qu’il y ait quatre équipes italiennes en huitièmes". Il était important de préciser. Au fil du match, les impressions de Capello se divisent en deux catégories: les éloges à ses anciens joueurs, et la critique globale du jeu madrilène, facilitée par la médiocre prestation merengue.

Sarcasmes
L’éternel Raúl, "un poisson dans l’eau dans la surface", a gagné les félicitations de son ancien entraîneur. En revanche, le système de jeu de Schuster a suscité les sarcasmes de Capello, qui annonçait sans rire un Real "très différent du [sien]". L’Italien s’est successivement montré "surpris" que Gutí joue à droite et Sneijder à gauche, et a souligné la solitude de Diarra au milieu.
Pour forcer le destin, Don Fabio s’est laissé aller à quelques conseils: "La Lazio doit attaquer par la gauche, Gutí n’aide pas sa défense et Ramos monte beaucoup!" Peine perdue. Le Real repart avec un point, et Capello résume: "Cette équipe n’a pas d’identité, mais je sais que Schuster essaye de lui en donner une", avant de conclure: "À dire vrai, le Real ne m’a pas du tout convaincu". Sans blague.



Le Top "nez creux" de la soirée

1. Clivier2 - 21:28
Ah bordel, si seulement c'était Nasri à la place de Valbuena, Liverpool serait déjà mené.
2. Madame T. Sacha – vers 19:00
Si tu es si sûr de toi, avec la cote qu’ils doivent avoir, c’est le moment ou jamais de mettre 100 EUR sur l’OM.
3. Salif T. Sacha – vers 19h01 à peu près
Naaan, les paris sportifs, c’est mal !



Canal Poisse

Les droits de la C1 sont ainsi répartis, que TF1 choisit un match par journée et Canal+ s’occupe du reste. Chaque année, la chaîne innove dans ses formules – dont certaines sont devenues mythiques, à l’image des journalistes à pupitres coiffés de casques anti-bruits de F1. Cette saison, pour la soirée de diffusion de matches sur C+ et C+ Sport, un grand plateau foisonnant d’intervenants, et pour la soirée post-TF1, un studio intime externalisé dans le stade où joue l’équipe française, avec Hervé Mathoux et Marcel Desailly.

La guigne, c’est que l’OM réussit des performances, mais que Canal + rate les commentaires qui suivent. Et inversement en ce qui concerne l’OL. Résultat, mardi, une ambiance légère, des commentaires pertinents et amusés entre quatre-vingt-dix-huitards... Bref, la gloire de la lose à la française (merci l’OL) au service d’une émission plaisante. Contrepartie, en ce glorieux mercredi soir: un résumé de match incomplet (on n’aura jamais revu les frissons des arrêts de jeu), des problèmes techniques, des interviews qui traînent en longueur, un Marcel Desailly revenu à l’ordinaire et l’oubli de LA question que tout le monde (au moins les 50% d’audience certifiée pro-marseillaise) rêvait de voir posée à Didier Drogba. Le tout en deux heures d’émission pour huit rencontres et un horaire indécent compte tenu des quelques pièces de choix. À vous donner envie d’expédier tous les buts en trois minutes trente sur une quelconque chaîne d’infos sportives.
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