BALLON DE PLOMB 2005 : L'ÉLECTION !
lundi 7 novembre 2005
La désignation d'un Ballon de Plomb est tout sauf un exercice cartésien: c'est avant tout un choix du coeur. Mais avant de passer dans l'isoloir, faisons quand même l'exégèse de la liste des quinze nominés.
Les règles de l'élection
Pour être éligibles, les candidats devaient avoir effectué au moins une demi-saison dans un club français. L'heureux élu, lui, vous aura séduit sur les trois critères d'évaluation principaux: qualités footballistiques intrinsèques, mentalité et choix de carrière.
En 2003, 5187 votes avaient été exprimés, en 2004, 8996... Cette année, il vous est demandé de confirmer votre vote par voie de mail afin d'assurer une meilleure transparence du scrutin (les adresses n'étant évidemment ni collectées ni, donc, exploitées à de quelconques fins extérieures).

La liste officielle
Résultat d'une âpre négociation au sein de la rédaction, la liste des nominés, comme à son habitude, est un panachage d’espoirs déçus, de joueurs surcotés, de véritables têtes à claques et de quelques authentiques mauvais footballeurs (Philippe Christanval représentant à lui tout seul la catégorie singulière des "non-footballeurs").
Cette année, la prime va aux joueurs qui se sont crus arrivés dans l’élite et n'y ont finalement que confirmé leur niveau moyen. On remarque d’ailleurs que la couvée 2005 du Ballon de Plomb est la fille cachée de la "génération 1998", puisqu’on y trouve les anciens successeurs désignés de Deschamps (Pedretti) et Blanc (Christanval), ainsi que l'ex-futur Zidane (Meriem). Groupe auquel on peut ajouter Kapo, qui n’a pas été surnommé le nouveau Pires pour la simple raison que ça n’avait rien de flatteur. Barthez fait office de trait d’union, premier champion du monde et/ou d’Europe parmi les candidats, comme pour montrer que personne n’est à l’abri d’une dégringolade, fut-elle d’un piédestal.
Les écartés de la dernière heure
Certains candidats pourtant méritants n'ont pas passé le cut, à l'image de José Pierre-Fanfan, Serguei Semak, Stéphane Pichot, Blaise Kouassi, Javier Chevanton, Salomon Olembé, Fabrice Pancrate, Fodé Mansaré ou Kodji Nakata – tous pressentis, mais qui n'ont finalement pas été retenus. Il est trop tard pour leur trouver aujourd'hui toutes les vertus, car ainsi est l'exercice cruel du haut niveau: il n'y a pas de place pour tout le monde. Fiorèse lui-même aurait théoriquement pu défendre son titre, mais nous avons considéré que le BdP était un honneur unique, non renouvelable.
Les récidivistes
Sur les 45 nominations en trois ans, huit joueurs se distinguent pour avoir posé leur candidature à deux reprises: André, André Luiz, Rool, Bakari, Chapuis, Mendy, Christanval, Boskovic. Bernard Mendy et André Luiz se disputent le privilège d'être revenus après une année d'éclipse au terme de laquelle il n'auront pas réussi à faire durablement illusion.
La décence nous a obligés à retirer Bakari de la liste des postulants. Sa sixième puis sa troisième place resteront donc sans lendemain. C'est probablement la commisération également qui a éliminé de la course Cyrille Chapuis et Pierre-Yves André, précédemment placés dans le ventre mou du classement final, mais qui n'avaient décidément pas l'étoffe pour remporter le titre.

Les fabricants de plomb 2003-2005
Sans surprise, l’OM et le PSG offrent le personnel le plus performant pour la compétition, réussissant l’exploit de fournir plus de la moitié des candidats cette année, sans même compter l’icône, la référence, celui dont la présence est à peu près équivalente à celle de Jack Nicholson aux Oscars: Ibrahima Bakayoko, dont le passage à l’OM a sûrement contribué à sa légende.
Côté Bretagne, Rennes (le PSG de l'Ouest) continue à pourvoir du joueur surévalué, tandis que Guingamp cesse de servir de mouroir à ceux dont on sait qu’ils sont mauvais. Et si Lille, Auxerre, Sochaux et Metz n’ont jamais eu l’honneur de détenir un nominé dans leurs rangs, les deux premiers ont certainement plus à s’en réjouir que les deux derniers.
L'équipe de plomb
La présence paradoxale de Fabien Barthez dans la liste perpétue une tradition qui veut qu’au moins un gardien se trouve parmi les nommés. Il prend ainsi la succession moyennement flatteuse de Vincent Fernandez, Stéphane Porato, Ronan Le Crom et Richard Dutruel.
Si les attaquants sont la catégorie dominante sur les trois éditions (encore 40% des nominations cette année), la fournée 2005 présente un nombre inhabituel de milieux de terrain (+13,3% selon notre cellule "Statistiques inutiles et Sondage idiot"). André Luiz, Boskovic, Coridon, Dalmat, Meriem et Pedretti y émargent explicitement, mais on peut noter que Ljuboja, Kapo et Maoulida, d'ordinaire classés comme attaquants, peuvent également y être rattachés.

Il en résulte en tout cas que l'équipe de plomb 2005 est assez déséquilibrée, obligeant même à faire redescendre Pedretti en défense centrale. On peut s'amuser en imaginant le nombre de ballons inexploitables expédiés par Boskovic et Ljuboja vers Bakayoko et Bamogo, la puissance de récupération du duo Coridon-Dalmat et le potentiel de cagades de cette défense à quatre.
Notez que la présence sur le banc des trois Monégasques et d'André Luiz n'est ni une façon d'exclure la Principauté et la Corse de la République française du football, ni une manière d'écarter ces joueurs de la course au trophée. Car être remplaçant de cette équipe n'est pas réellement une gratification.
Le vote
Retrouvez les fiches des candidats (atouts et points faibles), et votez en ligne!
>> Le bureau de vote est désormais fermé. Le nom du lauréat sera dévoilé dans le n°21 des Cahiers du football - sortie le mardi 6 décembre.
Pour être éligibles, les candidats devaient avoir effectué au moins une demi-saison dans un club français. L'heureux élu, lui, vous aura séduit sur les trois critères d'évaluation principaux: qualités footballistiques intrinsèques, mentalité et choix de carrière.
En 2003, 5187 votes avaient été exprimés, en 2004, 8996... Cette année, il vous est demandé de confirmer votre vote par voie de mail afin d'assurer une meilleure transparence du scrutin (les adresses n'étant évidemment ni collectées ni, donc, exploitées à de quelconques fins extérieures).

La liste officielle
Résultat d'une âpre négociation au sein de la rédaction, la liste des nominés, comme à son habitude, est un panachage d’espoirs déçus, de joueurs surcotés, de véritables têtes à claques et de quelques authentiques mauvais footballeurs (Philippe Christanval représentant à lui tout seul la catégorie singulière des "non-footballeurs").
Cette année, la prime va aux joueurs qui se sont crus arrivés dans l’élite et n'y ont finalement que confirmé leur niveau moyen. On remarque d’ailleurs que la couvée 2005 du Ballon de Plomb est la fille cachée de la "génération 1998", puisqu’on y trouve les anciens successeurs désignés de Deschamps (Pedretti) et Blanc (Christanval), ainsi que l'ex-futur Zidane (Meriem). Groupe auquel on peut ajouter Kapo, qui n’a pas été surnommé le nouveau Pires pour la simple raison que ça n’avait rien de flatteur. Barthez fait office de trait d’union, premier champion du monde et/ou d’Europe parmi les candidats, comme pour montrer que personne n’est à l’abri d’une dégringolade, fut-elle d’un piédestal.
Les écartés de la dernière heure
Certains candidats pourtant méritants n'ont pas passé le cut, à l'image de José Pierre-Fanfan, Serguei Semak, Stéphane Pichot, Blaise Kouassi, Javier Chevanton, Salomon Olembé, Fabrice Pancrate, Fodé Mansaré ou Kodji Nakata – tous pressentis, mais qui n'ont finalement pas été retenus. Il est trop tard pour leur trouver aujourd'hui toutes les vertus, car ainsi est l'exercice cruel du haut niveau: il n'y a pas de place pour tout le monde. Fiorèse lui-même aurait théoriquement pu défendre son titre, mais nous avons considéré que le BdP était un honneur unique, non renouvelable.
Les récidivistes
Sur les 45 nominations en trois ans, huit joueurs se distinguent pour avoir posé leur candidature à deux reprises: André, André Luiz, Rool, Bakari, Chapuis, Mendy, Christanval, Boskovic. Bernard Mendy et André Luiz se disputent le privilège d'être revenus après une année d'éclipse au terme de laquelle il n'auront pas réussi à faire durablement illusion.
La décence nous a obligés à retirer Bakari de la liste des postulants. Sa sixième puis sa troisième place resteront donc sans lendemain. C'est probablement la commisération également qui a éliminé de la course Cyrille Chapuis et Pierre-Yves André, précédemment placés dans le ventre mou du classement final, mais qui n'avaient décidément pas l'étoffe pour remporter le titre.

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Sans surprise, l’OM et le PSG offrent le personnel le plus performant pour la compétition, réussissant l’exploit de fournir plus de la moitié des candidats cette année, sans même compter l’icône, la référence, celui dont la présence est à peu près équivalente à celle de Jack Nicholson aux Oscars: Ibrahima Bakayoko, dont le passage à l’OM a sûrement contribué à sa légende.
Côté Bretagne, Rennes (le PSG de l'Ouest) continue à pourvoir du joueur surévalué, tandis que Guingamp cesse de servir de mouroir à ceux dont on sait qu’ils sont mauvais. Et si Lille, Auxerre, Sochaux et Metz n’ont jamais eu l’honneur de détenir un nominé dans leurs rangs, les deux premiers ont certainement plus à s’en réjouir que les deux derniers.
L'équipe de plomb
La présence paradoxale de Fabien Barthez dans la liste perpétue une tradition qui veut qu’au moins un gardien se trouve parmi les nommés. Il prend ainsi la succession moyennement flatteuse de Vincent Fernandez, Stéphane Porato, Ronan Le Crom et Richard Dutruel.
Si les attaquants sont la catégorie dominante sur les trois éditions (encore 40% des nominations cette année), la fournée 2005 présente un nombre inhabituel de milieux de terrain (+13,3% selon notre cellule "Statistiques inutiles et Sondage idiot"). André Luiz, Boskovic, Coridon, Dalmat, Meriem et Pedretti y émargent explicitement, mais on peut noter que Ljuboja, Kapo et Maoulida, d'ordinaire classés comme attaquants, peuvent également y être rattachés.

Il en résulte en tout cas que l'équipe de plomb 2005 est assez déséquilibrée, obligeant même à faire redescendre Pedretti en défense centrale. On peut s'amuser en imaginant le nombre de ballons inexploitables expédiés par Boskovic et Ljuboja vers Bakayoko et Bamogo, la puissance de récupération du duo Coridon-Dalmat et le potentiel de cagades de cette défense à quatre.
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