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Terril en la demeure

Le Feuilleton de la L1, épisodes XXII et XXIII

La Ligue 1 en janvier, c'est l'enfer... Le Feuilleton est son purgatoire.
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Événement du mois, la première défaite de l'OL n'aura pas franchement altéré sa domination, le LOSC, tenu en échec à Nice, ne lui ayant repris qu'un point sur les deux journées. Les Nordistes subissent même le rapproché des Auxerrois, deux fois vainqueurs en ayant sérieusement amélioré leur différence de buts. Monaco reste placé malgré son match en retard, à portée du podium. Le TFC s'intercale devant le peloton, qui s'est nettement effiloché. Sochaux s'en est extirpé avec deux succès de rang, à deux longueurs de Girondins un peu rassurés par leur première victoire depuis le 20 novembre. Rennes s'accroche au milieu de tableau, dont le trio composé de Nice, Metz et Lens s'est dangereusement détaché. Derrière, les points engrangés par Bastia et Istres ont peu d'effet sur leur classement — seul Ajaccio émerge hors de la zone de relégation, bénéficiant du forfait strasbourgeois.

Question de point de vue Depuis la 15e journée, le PSG et l'AS Saint-Étienne restent scotchés ensemble comme des tourtereaux, suivant un parcours parfaitement symétrique et présentant le même bilan — au goal-average près. Mais le tableau n'est pas le même pour le promu et le "gros". On parle d'ailleurs d'une belle série de onze matches sans défaite pour les Verts, et d'une dramatique série de neuf matches sans victoire pour les Parigots… Enfin du foot Ça fait du bien : enfin un match plein, avec deux équipes de football déterminées à jouer, dotées d'une organisation cohérente et portées vers l'objectif de marquer des buts... C'était Lille-Lyon, et Canal+ trouvait enfin un spectacle à la hauteur de son investissement dans la Ligue 1. D'ailleurs, curieuse coïncidence, les équipes de tête présentent toutes un minimum d'ambition dans leur jeu — à l'exception, sans être trop sévère, d'un OM qui se cherche encore et cherche plutôt les coups (nous n'évoquons pas là le retour de Johnny Ecker). Même l'AJA cache mal le sien, de jeu, en faisant flamber des joueurs d'exception, à l'instar de Kalou, Akalé et Benjani, en pleine bourre. Si l'AS Monaco confirmait son retour en force, et si la qualité collective a encore un sens, ce sont ces quatre équipes qui devraient être gratifiées des places européennes en mai prochain.

Le problème avec les coupes de cheveux des joueurs des années 80, c'est qu'elles ne partent plus jamais.
L'OM d'août en doutes Requinqué par une série de trois victoires, Marseille commençait à ne plus douter de l'effet Troussier. semblant même justifier les ambitions de son flirt prolongé avec la cinquième place pour renouer plus explicitement avec son objectif de la Ligue des champions. Mais la claque sèchement infligée par Sochaux semble ramener à bord tous les doutes récurrents depuis le début de la saison. On dirait que si les circonstances n'emballent pas rapidement le match en faveur des Olympiens (dès la troisième minute, par exemple, comme contre Lyon, Lille et Nice!), ceux-ci s'enfoncent dans leur incapacité chronique à trouver des solutions dans le jeu. Voilà qui compromet, pour l'instant, les progrès collectifs et la confiance indispensables pour se mêler vraiment à la lutte pour l'Europe, et qui conforte l'impression que depuis août, l'OM présente à peu près les mêmes lacunes. Le naturel au galop On en était à se demander si ce mélange assez unique de mauvaise foi, de paranoïa, de puérilité et de complexe de supériorité-infériorité ne participait pas, finalement, de l'intérêt du championnat de France — ère lyonnaise. Heureusement, une seule défaite (la première) a suffi pour tout nous restituer d'un seul coup. "C'est scandaleux que la Ligue nous fasse jouer trois matches décalés en une semaine. On a demandé à changer, en vain. Ils nous avaient déjà fait ça l'an dernier. Je ne dis pas ça parce qu'on a perdu. Le foot n'est pas une science exacte. Ce soir, Lyon aurait gagné aux points. Même si Lille a bien défendu, Lyon était plus offensif". Bienvenue à la maison, Jean-Michel, tu nous as manqué. De la boue ou du béton La météorologie permet de faire des prévisions beaucoup plus fiables que l'astrologie. Dans le n°7 des Cahiers (juin 2004), commentant l'officialisation par la Ligue du calendrier 2004/2005, nous annoncions "Noël au balcon, janvier à fond". La collision d'un programme dantesque et du climat hivernal a déjà produit ses premiers effets avec le report de Strasbourg-Monaco, qui en annonce d'autres (mardi, le Racing reçoit Saint-Étienne en Coupe de la Ligue, et le redoux n'est pas prévu de sitôt). Quand les terrains ne sont pas pourris, ils sont gelés. Les joueurs et le jeu? Ils pâtissent, mais on s'en fout.

Selon une légende de noël alsacienne, José-Luis Chilavert aurait enterré sa prime à la signature sous la pelouse de la Meinau.
------------------------- LA 22e JOURNÉE Le choc thermique Jérémy Janot (AFP) : "J'ai eu froid pour la première fois de ma carrière". Et oui, le jeu du PSG, ça glace le sang. La presse unanime Christophe Landrin (AFP): "Lorsqu'on lit les journaux, ils disent qu'on n'est pas à cette place par hasard". La perte des repères Stéphane Cassard (DNA) : "Le ballon est monté et m'a pris à contre-pied". L’impression que le président est passé dans le vestiaire Florent Malouda (Le Progrès) : "Nombreux étaient ceux qui attendaient de nous voir tomber. On va donc s'en servir au niveau de la motivation". Juninho (Le Progrès) : "On sent bien que nous ne sommes pas les plus aimés et que l'on veut logiquement nous faire chuter".

Le centre de formation de Sochaux : un inépuisable réservoir d'écoliers timides.
La désinformation Frédéric Piquionne (Le Progrès) : "Paris était venu pour gagner". La lutte pour la lanterne rouge Jacky Duguépéroux (DNA) : "Le Racing a maintenu son écart avec Istres". Le critique de cinéma Vahid Halilhodzic (Le Progrès) : "Malheureusement, la réalisation n'a pas été bonne". Le président qui perd la mesure Francis Graille (Le Progrès) : "On n'avance pas vite et, devant, les autres équipes s'imposent. Résultat : on stagne au classement". Le pousse-au-crime Thierry David (C+) : "Dix-huit minutes de jeu, le feu d'artifice peut éclater à Furiani".

Ça y est, on a identifié le recoin le plus déprimant de tous les stades de L1. Sans surprise, c'est à Bastia.
Le Tsunami d'Ille-et-Vilaine Mourad Zridi (C+) : "L'ACA est submergée par les déferlantes rennaises". La course d'orientation David Berger (C+) : "Kallon qui a réussi à trouver sur son chemin Charles Itandje". Le 14/20 au test de QI Philippe Troussier (TF1) : "C'est une équipe qui a une certaine maturité intellectuelle". L'emphase d'avance Denis Balbir (C+) : "M. Veissière qui revient à la faute avec un coup franc magnifique".

Pour une fois que ce n'est pas de sa faute, Grégory Wimbée tient à le faire savoir.
La méprise Denis Balbir (C+) : "Le masque de Juninho qui en dit long sur le désarroi lyonnais". C'est pas un masque, c'est une barbe de cinq jours. L'équipe qui pue et qui n'avance pas Olivier Sorlin (Ouest-France) : "Actuellement, nous avons toutes les caractéristiques d'un moteur diesel". L'opinion contestable Rolland Courbis (Ouest-France) : "Rennes n'a rien à envier aux cinq équipes qui occupent actuellement les cinq premières places du classement". L'opinion contestée Laszlo Bölöni (Ouest-France) : "Notre prestation a été moyenne". Évite de contredire Courbis, déjà que plus personne ne l'écoute.

En proie à une crise de confiance, Damien Grégorini a essayé de prendre du recul. Sans succès.
------------------------- LA 23e JOURNÉE Le bouc émissaire Pape Diouf (Reuters) : "C’est un coup d’arrêt". Ouais, ouais, il faudrait arrêter de l'accuser toutes les deux semaines, celui-là. L'invraisemblable vérité Vahid Halilhodzic (psg.fr) : "J’ai vu le visage de mes joueurs se transformer après le penalty transformé par Bakayoko". Ils ont tenté de réfréner une crise de fou rire? Le pessimisme mesuré Philippe Troussier (AFP) : "On est dans les temps de passage, et il y aura d'autres contre-performances". L'échec en maths Philippe Troussier (Reuters) : "On n'a pas su résoudre l'équation posée par cette équipe de Sochaux". Il n’y avait pourtant pas d’inconnu dans ce 3-4-3.

Confirmation : Francis Gillot est bien le pompier de service du RC Lens.
Le handi-trampoline Philippe Troussier (Reuters) : "L'équipe a mis un genou à terre après le premier but, elle a eu du mal à rebondir". Ce n’est effectivement pas la position idéale pour une extension. La mort clinique José Pierre-Fanfan (AFP) : "Il y a quasiment un deuil qui est à faire". Le digne successeur de Joël Muller Francis Gillot (AFP): "On ne mérite pas de perdre ce match, mais pour l'instant on n'est pas capable de gagner. On n'est pas non plus capable de marquer". La sortie d'au secours Philippe Troussier (Est républicain) : "On sentait qu'ils pouvaient sortir à tous moments". Tu parles des Sochaliens ou des supporters marseillais? Le no comment Patrick Remy(Ouest-France) : "Je ne commente jamais mes choix. C'est un choix comme un autre".

Le foot corse n'en finit pas de mettre les joueurs noirs plus bas que terre.
Le partisan du oui à la Turquie José Pierre-Fanfan (psg.fr) : "L’Europe s’éloigne de plus en plus". Le partisan du oui à la Turquie avant la fin du mercato José Pierre-Fanfan (psg.fr) : "Si je le pouvais, je changerais d'air, j'en ai ras le bol". L'annulation injustifiée Bruno Derrien (DNA) : "Je ne veux pas d'une parodie de football". Ils sont pourtant habitués à la Meinau. La traduction erronée Vahid Halilhodzic (psg.fr) : "Je pense que les buts que nous encaissons sont dus à une mauvaise interprétation de monsieur Fraise". Lui aussi a du mal à comprendre tes consignes. L'attaquant inaltérable "Bakayoko : Par moment, a cherché à passer en force ou à dribbler quand il aurait fallu donner " (L'Équipe).

Nouveau look de Sidney Govou : toute ressemblance avec Djibril Cissé est purement fortuite. Avec une chèvre aussi.
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