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Pierre Martini

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Une statue pour Emil Kostadinov

En définitive, la frappe invraisemblable de l'attaquant bulgare en novembre 93 fut le big bang de la sélection tricolore, à l'origine de toutes ses victoires actuelles. Les voies du football sont impénétrables, mais le chemin des Bleus a semblé ensuite tout tracé…

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On connaît l'adage: quand une équipe parvient à un titre, il est dit que rien dans son parcours ne peut être remis en cause: rétrospectivement, il est interdit de vouloir en changer quoi que ce soit (de toute façon, c'est impossible). C'est pourquoi il est possible de soutenir la théorie selon laquelle le but fracassant de l'attaquant bulgare est le moment fondateur de l'épopée actuelle de la sélection nationale. En s'abattant sur elle, la foudre n'a-t-elle pas allumé une providentielle étincelle? Si elle n'avait pas été éliminée de la World Cup 94, difficile de croire qu'elle serait parvenue à de tels sommets: elle aurait selon toute vraisemblance figuré honorablement, mais la remise en cause totale entamée cette année-là l'a bien plus sûrement projetée vers un destin exceptionnel.
Jacquet eut l'immense mérite d'écarter Papin, Ginola et Cantona et de rétablir certaines valeurs dans la sélection, de miser sur la réhabilitation de patrons comme Blanc, Desailly et Deschamps et de lancer une génération providentielle.


Plus important que tout, l'aventure commencée il y six ans pour les plus anciens a permis de constituer un groupe remarquablement solidaire. Parti de rien il vécut d'abord une participation malheureuse et frustrante en Angleterre, mais enrichit son expérience et se forgea un mental de plus en plus impressionnant. Cette stratégie permit à Zidane de trouver dans cette équipe le moyen idéal pour s'épanouir et exprimer toutes ses qualités. L'insistance de Jacquet à maintenir le numéro 10 à l'Euro 96 contre toutes les critiques de l'époque prend aujourd'hui tout son sens. La sélection est encore riche de ces acquis qui lui donnent une belle assurance, mais aussi la capacité à à évoluer, à se réinventer autour de quelques fondamentaux, à intégrer et faire évoluer de nouveaux joueurs: de 98 à 2000, elle n'est pas restée figée, malgré la reconduction d'une majorité de titulaires, et l'Euro à montré qu'elle transcendait même les systèmes de jeu


Alors au bilan, la douloureuse expérience bulgare était peut-être un faible prix à payer au regard d'un sort aussi favorable qu'aujourd'hui. Elle nous aura aussi permis d'apprécier encore mieux le scénario de la finale contre l'Italie, un semblable retournement s'effectuant cette fois à notre profit.

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L'Euro 2000


Richard N
2020-06-23

Figo 2000, un ballon en or

[rétro Euro 2000 • 3/5] Un jour, un but – Le 12 juin 2000, Luis Figo décoche une frappe limpide qui remet le Portugal dans le bon sens. 


Pierre Martini
2012-06-23

L'heure bleue

À la fois délice et supplice, les moments qui précèdent un match de phase finale permettent d'imaginer la victoire. Même s'il s'agit d'affronter l'Espagne.


Jamel Attal
2000-07-05

L'Italie est de retour

Qui attendait l'équipe italienne en finale et surtout à ce niveau? Car si nous avons pu ironiser à loisir sur son retour au catenaccio traditionnel, il faut bien lui reconnaître un excellent match à Rotterdam, qu'elle a d'ailleurs presque gagné. Les tifosi pourront se consoler un peu en considérant le parcours exceptionnel de leur équipe.


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Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

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Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

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"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)