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Kamba

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Les Cahiers, numéro 25

Une histoire décousue

Tribune des lecteurs. Les lecteurs, pas manchots, mouillent le maillot pour s’inscrire sur le forum. Joli exemple avec une tribune épinglant des équipementiers qui ne tissent pas loin.
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Puisqu’il faut causer foot et que je n’ai pas envie de partir dans une mélopée nostalgique sur l’épopée d’Olmeta, Aïd and Co en Coupe de France 1990 – avec le RP1 et la mémorable élimination du grand OM au Vélodrome –, ni des poncifs sur PSG-Real ou PSG-Bucarest, et parce que causer de l’intérêt que je porte à la Bundesliga ne me paraît guère plaider en ma faveur, revenons donc sur un sujet essentiel : les logos et maillots des clubs.


Tourtel FC
Plus le temps passe, plus la dégradation s’accentue, serait-on tenté de dire. Ce n’est pas vrai. Il n’y a qu’à se rappeler certains maillots (pourtant mythiques) des seventies – comme le fameux Manufrance des Verts ou les Europe 1 de Nantes ou Lens – souvent dépourvus de blasons, aux modèles déjà stéréotypés et faisant la part belle aux sponsors – pour réaliser que les années 70 ne constituent pas une thébaïde perdue du design textile sportif.
Les années 80 et les années 90 ont vu cette tendance s’accentuer, le paroxysme de l’horreur étant sans doute atteint entre 89 et 95, avec en point d’orgue le maillot violet et rouge avec lequel le TOURTEL FC – pardon, le Paris Saint-Germain – fut couronné en 94. Puis, au milieu des années 90, la tendance s’est inversée. Conséquence positive du marketing sportif, on a vu réapparaître sur des maillots qu’ils avaient longtemps déserté les écussons et logos des clubs. Pour le meilleur et pour le pire, certes, puisque certains clubs en ont profité pour confier la "refonte de leur image" aux mêmes agences de com’ qui ont saccagé les armes des villes et des départements.

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Il y eut pourtant un mieux. Les marques faisaient des efforts pour présenter des maillots plus sobres et présentables (sic). Une fois n’est pas coutume, il faut noter le travail précurseur d’Adidas, dont la ligne "équipement" portée par Marseille et le Bayern au début des 90s fut un bel exemple de design épuré, accordant néanmoins trop de place aux trois bandes. Disons que l’intention était louable, mais qu’elle ne fut pas suivie d’effet. Le milieu des 90s, ce sont les premiers modèles de Lens en Umbro, le retour du scapulaire chez les Girondins, un "Marseille-Ericsso" de bon aloi, un maillot du Racing Strasbourg aux couleurs certes dénaturées mais assez harmonieux (le "Wattwiller 97")… Bref, une période que l’on regardera peut-être dans les années à venir comme un âge d’or. Car depuis, la conjoncture semble avoir changé : mode repartie vers une surcharge inutile en zigougouis divers et variés sur les maillots, apparitions de multiples petits sponsors, irruption sur le marché de petits fournisseurs dont les ateliers de design prônent des choix discutables.


Home and Away
Ce constat, applicable au foot français, vaut aussi pour nombre de ses voisins. Sans doute les Anglais sont-ils les plus conservateurs, du moins pour les maillots "home". Mais ils se rattrapent sur les gammes away, au sein desquelles on rencontre des mélanges de couleurs parmi les plus repoussants du monde., sans parler des maillots "third" sur lesquels le constat est tout aussi lapidaire.

Pourquoi ne pas suivre l’exemple donné par nos amis anglais, ou sud-américains ? Boca Juniors a beau avoir contracté jadis avec une grande marque mondiale susceptible de lui imposer son logo et son design, Pepsi ne s’est pourtant pas affiché sur le maillot du club par un placard carré et multicolore : il s’est plié aux demandes, par une simple inscription en bleu sur la bande jaune.
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Tribune des lecteurs


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