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Tribune au deuil

Un carton dans la valise

Les Bleus ont fait le plein au Mans avant de s'envoler pour l'Ukraine en emportant des espoirs offensifs et des inquiétudes défensives.

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L'équipe de France part donc à l'Euro sur la lancée de quatre victoires consécutives si l'on inclut celle de mars en Allemagne. Il y a probablement plus d'avantages à avoir gagné de la confiance qu'à miser sur l'effet de surprise que peut ménager un statut d'outsider réputé médiocre, mais la phase finale réservera aux Bleus sa propre vérité.

 

 


La nalyse

En dépit des aléas, Blanc a dégagé son idée tactique, confirmant sa préférence définitive pour le 4-3-3 sans réel meneur de jeu mais avec un trio de milieux axiaux et deux milieux offensifs sur les côtés. Encore fragile défensivement, le dispositif a au moins fait la preuve, lors des trois matches de préparation, d'un équilibre global et d'une cohérence que n'ont pas menacés les nombreux changements de joueurs. Son efficacité dépendra surtout de la qualité de l'animation. Cette fois, Malouda et Cabaye ont évolué devant Diarra à des hauteurs équivalentes, alternant les allers-retours pour défendre ou suivre assez loin les attaques. Nasri et Ribéry ont régulièrement changé de côté, le Mancunien usant même d'une grande latitude dans ses déplacements.

 

Hier soir, les nombreuses permutations ont permis de miner la défense adverse et offert des possibilités de combinaisons gagnantes, exploitant simultanément les percussions individuelles et les redoublements de passes. Dans ce bon soir, Benzema s'est pleinement exprimé, faisant parler sa classe, et la qualité technique individuelle a fait la différence. Il faut espérer que cette mobilité, fertile contre une Estonie malléable, ne se transforme pas en désorganisation stérile dans le contexte ô combien plus resserré des matches de l'Euro.

 

Si les matches de préparation n'étaient pas de si piètres augures, on pourrait d'ores et déjà croire que le fameux projet de jeu de Laurent Blanc connaît une tardive éclosion, au moment où – M'vila mis à part – les principaux joueurs de l'effectif semblent en bonne forme physique et mentale. Heureusement, pour nous préserver d'un excès (ou d'un accès) d'optimisme, la défense centrale ménage de vives inquiétudes, présentant tous les signes d'un manque de confiance s'ajoutant à des problèmes de placement et de vivacité. Même si Koscielny paraît solide, il y a peu de chances que le sélectionneur prenne le risque de changer in extremis un duo qui présente justement un certain vécu. Cela fait encore plus de raisons pour que les Bleus brillent sur le plan offensif.

 

 

 

 

Les observations en vrac

Si Rami et Mexès sont en totale perte de confiance, c'est parce que Giroud leur met la misère à chaque opposition titulaires-remplaçants.

 

Troisième sublime passe décisive de Giroud en trois fois trente minutes de jeu.

 

Il se réveille quand la compétition arrive: Ribéry a bien compris les principes de base du football allemand.

 

C'est parce qu'il ne veut surtout pas qu'on le compare à Zidane que Nasri ne fait jamais une bonne passe après un geste technique de classe?

 

Attention, avec Philippe Mexès, la couverture n'est pas mutuelle – lisez les conditions d'utilisation.

 

Drame de l'assistanat : Debuchy préfère attendre qu'un ramasseur de balle lui lance un ballon plutôt que de prendre celui à deux mètres de ses pieds.

 

Mexès rend un bel hommage aux grands anciens de son poste: Desailly 2004, Thuram 2008 ou Gallas 2010.

 

Qui est ce mystérieux amoureux de l'équipe de France qui a payé Puri pour régler son compte à Évra?

 

Si on nous avait dit qu'on aurait peur que Diarra se blesse à la veille du premier match de l'Euro...

 

L'humour de Lizarazu ferait passer les blagues de Ribéry pour les subtiles expressions d'un understatement à la britannique.

 

Après le Barça sans attaquant, un nouveau défi: l'équipe de France sans défense centrale.

 

Des sifflets pour Ménez. La fête n'aurait pas été totale si elle n'avait pas été un peu gâchée.

 


Le titre auquel vous avez échappé

"Estonie Vairelles? Est-ce son frère?"


 

FRANCE-ESTONIE : LES GARS

 

Merci à le Bleu, animasana, Marius T, hermines de rien, Tonton Danijel et forezjohn pour leurs contributions.

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