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La chronique tactique de Michel Brahmi

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En OL de boudin

Tranches de quatre quarts

Bonus web - Dans quelle configuration ont évolué les quarts de finalistes de la Ligue des champions? Suite de la série présentée dans le numéro 34 des Cahiers, schémas à l'appui, avec Liverpool, le Bayern, Chelsea et le PSV.
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Les analyses portent sur les matches des huitièmes de finale des équipes concernées, ainsi que sur certains matches de leurs championnats nationaux (par exemple, Liverpool-Chelsea, Inter-Milan AC, Chelsea-Arsenal, Roma-Milan AC, etc. – soit cinq matches par équipe).

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Bayern Munich

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Le Bayern a retrouvé son entraîneur fétiche (Hitzfeld ) et un jeu si ce n’est brillant, du moins séduisant. Basé sur un 4-4-2 relativement classique avec deux milieux centraux plus défensifs (Van Bommel et Hargreaves) et deux milieux plus extérieurs (Salihamidzic et Schweinsteiger), l’essentiel du jeu passe prioritairement par les côtés (31% par la droite et 30% par la gauche) avec les deux défenseurs latéraux très offensifs (Sagnol et Lahm) ainsi que par les deux milieux extérieurs déjà cités. Ce sont d’ailleurs ces quatre joueurs qui touchent le plus souvent le ballon.
On a donc, concernant le jeu placé (construit), un jeu de chaînes latérales qui finît le plus souvent par un centre.Les autres 40% d’action sont des actions de contre très rapide basées sur des départs de Van Bommel et Schweinsteiger.



Liverpool FC

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Liverpool est certainement; parmi les huit équipes en lice, celle qui a encore le jeu le plus direct et le plus axial avec... le PSV Eindhoven. Elle est organisée en 4-4-2, s’appuie sur une grosse présence athlétique et un marquage haut pour récupérer les ballons. Elle porte le jeu à une haute intensité, ce qui la conduit souvent à réduire au plus court la préparation de ces actions. Ainsi, la colonne vertébrale Carragher-Alonso-Kuyt réunit les trois Reds qui touchent le plus de ballons dans un match (à l’exception du gardien). Ainsi, 47% des actions ont un développement central... Car à ce trio de joueurs initiateurs s’ajoute le rôle du gardien de butt, qui cherche en permanence à atteindre directement l’attaquant de pointe (Crouch quand il joue, ou Kuyt).
Cette organisation tend cependant à allonger le bloc équipe, réduisant l’espace entre les attaquants adverses et le but, et rendant difficile l'application intensive du hors jeu.



PSV Eindhoven

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Très bizarrement, lorsque l’on cite les grandes équipes européennes, on oublie souvent le PSV... Pourtant, ses résultats Ligue des champions, année après année, sont bien souvent comparables à celles des meilleurs clubs français du moment.
Le PSV développe un jeu très central grâce à la densité qu’il crée dans ce secteur (47% des attaques initiées). Le regarder revient à recevoir une petite leçon de tableau noir avec une équipe en 4-3-3 avec une répartition très exactement équilibrée du jeu sur les deux côtés, donnant la sensation d’une équipe qui occupe parfaitement le champ de jeu avec un grand équilibre entre phase offensive et défensive. Car contrairement à Liverpool, son bloc équipe s'étire sur moins de quarante-cinq mètres: sa force principale reste justement sa capacité à rester compact, particulièrement dans la zone médiane du terrain.


Chelsea FC

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Chelsea, c’est la notion de bloc-équipe par excellence. Chacun son rôle, chacun sa zone... Le tout avec l'exigence d'une grande technicité et d'un impact physique comme les équipes de Premier League les cultivent. Dans cette philosophie, le beau jeu passe après la victoire. Elle pratique un jeu en 4-4-2 (les puristes parleront d’un 4-2-2-2 ) très central, mais moins direct que la plupart des autres équipes britanniques (on ne considérera pas, pour diverses raisons, Arsenal comme étant une équipe britannique), avec 48% des actions initiées dans l’axe.
Le jeu des Blues repose sur la colonne vertébrale partant de Cech pour arriver à Drogba en passant par la défense centrale et le milieu de terrain. Très souvent, ces deux derniers sont sautés pour mettre très vite le ballon dans le camp adverse.Quand le ballon va sur les côtés c’est le plus souvent à gauche (trois fois sur cinq).

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