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Le gang des Lyonnais

Top 10 : les presque internationaux

Situés entre Franck Jurietti et Stéphane Ziani dans la hiérarchie des Bleus, convoqués en équipe de France mais jamais sélectionnés: ils ont touché le maillot, pas la cape.

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1. Henri Zambelli, le chat noir

Appelé à seulement dix-neuf ans en équipe de France par Michel Hidalgo pour un match face à la Tchécoslovaquie (mars 1976), Henri Zambelli suit tout le match depuis le banc de touche. Il est retenu dans la foulée aux côtés de Michel Platini pour les Jeux olympiques de Montréal, mais l’arrière droit n’est pas utilisé durant tout le tournoi. Après une nouvelle saison pleine en championnat, Zambelli est encore appelé en Bleu pour un tournoi estival en Amérique du Sud. Remplaçant face à l’Argentine et au Brésil, il joue son seul match en équipe de France, lors d’un match non-officiel face au Clube Atletico Mineiro.
Des convocations si précoces auguraient une belle carrière internationale mais Henri Zambelli avait un autre destin qui l’attendait: devenir le “chat noir” du foot français. Deux finales perdues en 1978 (coupe de France avec Nice et tournoi de Toulon avec les Espoirs), trois relégations successives avec Marseille (prétendant au titre pourtant), Nice et Lyon dans les années 80, et une nouvelle relégation avec le Stade rennais sur la fin de sa carrière.
CV : 3 convocations entre 1976 et 1977 et 1 sélection officieuse.

 

 


2. Éric Guérit, l'anonyme

Novembre 1988 : Platini est intronisé sélectionneur de l’équipe de France et propose quelques surprises pour sa première sélection. Avec le retour de Tigana, la sélection d’Éric Guérit est la surprise qui suscite le plus de réactions dans les médias. Le milieu de terrain niçois entame sa troisième saison en première division et rien ne le prédestinait à un destin international.
Platini retrouve ses esprits au moment de faire sa compo, qui aligne Dib, Tigana et Sauzée au milieu. Guérit ne rentrera pas en cours de match. Plus jamais appelé en sélection, il retourne dans l’anonymat du championnat et accomplit une honorable carrière à la Florent Balmont.
CV : 1 convocation en 1988.

 

 


3. Pierre-Alain Frau, le Sochalien

Fraîchement nommé à la tête des Bleus, Domenech compte s’appuyer sur une nouvelle génération pour reconstruire son équipe de France. La génération dorée sochalienne paraît alors incontournable. Pierre-Alain Frau, tout juste transféré à Lyon, est logiquement appelé aux côtés de ses camarades de formation, Benoît Pedretti et Camel Meriem, en attendant la probable sélection de Sylvain Monsoreau.
Premier souci pour PAF: les départs à la retraite post-Euro ne concernaient pas le secteur offensif. Henry, Cissé, Trezeguet, Wiltord et Saha sont toujours là. Deuxième souci: il est beaucoup moins décisif à Lyon qu’il ne l’était à Sochaux. Domenech lui donne une seconde chance en novembre 2004 face à la Pologne, ce sera la dernière.
CV : 2 convocations en 2004

 

 


4. Pascal Olmeta, le barré

Avant de remporter “la Ferme Célébrités” face à Eve Angeli, Danièle Gilbert et Massimo Gargia, Pascal Olmeta a été un gardien de football professionnel assez talentueux. International Espoirs, il est appelé en équipe de France A à seulement vingt-cinq ans. Son côté fantasque ne l’empêche pas de faire une brillante carrière en club (Bastia, Toulon, RC Paris avant de rejoindre l’OM), mais le barre sérieusement en équipe de France.
Pour succéder à Joël Bats, les sélectionneurs lui préfèrent Bruno Martini, un gardien au caractère beaucoup plus souple que le gardien corse pour une efficacité équivalente. Double champion de France avec l’OM, finaliste de la coupe d’Europe, Olmeta finit par être rappelé en Bleu par Michel Platini lors de l’Euro 1992... compétition qu’il passera en tribunes.
CV : 6 convocations entre 1985 et 1992.

 

 


5. Thierry Bonalair, l'international officieux

Le latéral gauche a bien joué un match avec les Bleus, mais sa sélection ne compte pas: la rencontre opposait l’équipe de France à Arsenal, une équipe de club. Pas vraiment le premier choix de Platini, Bonalair s’est imposé au sélectionneur à la faveur de nombreuses circonstances: Luc Sonor et Manu Amoros sont laissés à disposition de l’ASM pour préparer leur quart de finale européen face à Galatasaray et Eric Di Méco, appelé pour ce qui aurait dû être sa première sélection, se blesse lors du dernier entraînement.
Bonalair est donc appelé à la dernière minute et assure le job sur son côté gauche. Par la suite, Platini ne trouvera pas l’occasion de coucher son nom sur ses listes et Bonalair finira sa carrière sans aucune cape officielle.
CV : 1 sélection officieuse en 1989

 

 


6. Franck Durix, l'exilé

Au début des années 90, l’AS Cannes enthousiasme la première division française. Au milieu de terrain, Franck Durix fait merveille en arrosant de bons ballons ses compères de l’attaque Mickael Madar et Franck Priou. Pressenti pour la sélection de l’Euro 1992, Platini décide de ne pas le retenir et retarde de quelques saisons sa première convocation en Bleu. La récompense tombe en 1994 pour un match de qualification face à la Roumanie (non pas le match fondateur, l’autre). Même s’il ne foule pas la pelouse, il peut alors espérer s’inscrire dans un groupe en chantier et assister à la progression de son ancien camarade de club, Zinédine Zidane.
Mais un départ quelques mois plus tard à Nagoya met fin à cette éventualité. Arsène Wenger, son coach au Japon, lui propose par la suite une place à Arsenal, mais Durix choisit de signer au Servette Genève. Ces choix de carrière étonnants auront eu raison de sa carrière internationale. L’équipe de France n’aura heureusement pas à le regretter.
CV : 1 convocation en 1994

 

 


7. Benoît Cheyrou, l'oublié

Prometteur à Lille, très bon à Auxerre, excellent à l'OM, Benoît Cheyrou a été le milieu de terrain le plus régulier du championnat français sur la fin des années 2000. Problème, la paire de récupérateurs L. Diarra-Toulalan était inamovible sous Raymond Domenech.
Le milieu marseillais doit attendre la dernière revue d’effectif avant la liste de la Coupe du monde 2010 pour décrocher sa première convocation en équipe de France. Face à l’Espagne, Domenech doit bricoler une défense et ne peut pas se permettre de faire des essais au milieu de terrain. Benoît Cheyrou n’aura pas à le regretter: ni pour ce match, ni pour la Coupe du monde qui suivra. Il est tout de même regrettable de voir que le seul international de la famille s’appelle Bruno.
CV : 1 convocation en 2010

 

 


8. Yohann Pelé, le blessé

Formé au Mans, le gardien breuillois est l'un des hommes forts du MUC des années 2000 en Ligue 1. Son mètre quatre-vingt-seize le fait remarquer et il finit avec le statut de vice-capitaine. Le maire de Coulaires se fit un peu de publicité en se plaignant de son absence en équipe de France et finit par obtenir (presque) gain de cause.
Datée d'octobre 2008 contre la Tunisie, cette convocation ne connaîtra pas de suite. Annoncé sans suite, comme d'autres gardiens français, dans les grands clubs anglais, il signe en 2009 à Toulouse, où commence pour lui la galère des blessures.
CV : 1 convocation en 2008

 

 


9. Jean-Marc Pilorget, l'accidenté

Footballeur ayant disputé le plus de matches avec le Paris SG, Jean-Marc Pilorget a joué pour toutes les sélections: juniors, espoirs, olympiques, militaires et A’. Après une première convocation en 1981 sans entrer sur le terrain, il est rappelé en décembre 1983 pour un rassemblement à Font-Romeu durant la trêve hivernale, quelques mois avant l’Euro 84.
Durant la nuit du 18 au 19 décembre, il est victime d’un grave accident de la route. Après avoir passé dix-huit mois loin des terrains, Jean-Marc Pilorget retrouve son poste en défense centrale et remporte le championnat de France, premier titre majeur pour le PSG. Ce retour au premier plan ne s’accompagne pas d’une sélection internationale: tout le monde ne s’appelle pas Djibril Cissé.
CV : 1 convocation en 1981

 

 


10. Rolland Courbis, le Lionceau

De retour en France après une expérience ratée du côté de l’Olympiakos, Rolland Courbis retrouve les terrains de Première division du côté de Sochaux. Nous sommes en 1974, le club doubiste vient juste d’inaugurer son centre de formation et présente une équipe très jeune au championnat de France. Après une première saison difficile, passée à lutter pour le maintien, les Lionceaux prennent leurs marques et constituent la sensation de la saison suivante.
Courbis, vingt-trois ans, tape alors dans l’œil des sélectionneurs qui le retiennent pour un match avec la sélection A’ en mars 1976. Un mois plus tard, les absences combinées de Marius Trésor et Christian Lopez permettent à Courbis d’intégrer l'équipe nationale pour une rencontre face à la Pologne (match auquel participeront Raymond Domenech et Jean-Michel Larqué). Ce sera sa seule convocation en Bleu, malgré de très bonnes saisons du côté de l’ASM.
CV : 1 convocation en 1976

 


Merci à C.Moa, Miklos, le Bleu, Damiou, JeanBen, Ok Choucroute!, betomar, Ivanov, I want my Mionnet back, Lionel Joserien, et alors, Croco, Josip R.O.G., serge le disait, Marius T, Mykland, Raïeaïeïe, ESD.3, Justin Bibard, chapoto pour leurs contributions de près ou de loin, et au site footnostalgie.com sur lequel nous avons pu récupérer une liste quasi-exhaustive des joueurs concernés par ce top 10. Et tant qu'on y est, salutations à l'indispensable Old School Panini, mine de trognes vintages et de pépites historico-footballistiques (cf. image de R. Courbis ci-dessus).

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