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Miklos Lendvai

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Angleterre-France : les gars

Top 10 : les joueurs qui auraient aimé avoir la carrière de leur frère (édition France)

Après les fratries Maradona, Seedorf ou Vieiri, concentrons-nous sur les frères de joueurs ayant marqué la L1: les "autres" Zubar, Bakari, Malouda...

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1. Patricio D'amico, le jumeau

top10_damicopatricio.jpgFrère jumeau de Fernando D'Amico, Patricio arrive à Metz en 2000. Son frère, pilier de la formation lilloise, vient d'être élu meilleur joueur de Ligue 2. Patogoal a vingt-quatre ans et espère se ménager une place au côté de Gérald Baticle. Sur le terrain, D'Amico est un joueur à l'énergie, une sorte de Laurent Leroy mais encore moins efficace. Après une première saison difficile, il est prêté à Wasquehal où il jouera sa meilleure saison (6 buts marqués en 23 matches).
À son retour de prêt, le FC Metz, dirigé par Jean Fernandez, évolue en D2. Le coach apprécie sa polyvalence et l'aligne régulièrement dans une équipe qui remonte en Première division. En fin de contrat, le joueur n'est pas conservé et signe à Châteauroux. Après deux saisons moyennes à la Berrichonne, Patricio part dans le club amateur présidé par Marco Simone, Legnano.
Il finira sa carrière la saison dernière à Pavia, en quatrième division italienne.



2. Sylvain Prat, le régional

top10_Sylvain_Prat.jpgAlors que son frère Lionel a joué dans toutes les équipes de France de jeunes et a intégré le centre de formation de Sochaux, Sylvain Prat a du se contenter d'une carrière amateur dans sa Bretagne natale. À vingt-quatre ans, alors qu'il joue pour Saint-Malo, Guingamp le recrute en contrat amateur en août 1998. Après quelques apparitions en équipe première, le club lui propose un contrat pro de trois ans et demi. Prat bénéficie alors d'un contexte extrêmement favorable: un effectif restreint où il est la seule alternative crédible derrière Tasfaout et Coridon, et une présidence qui veut jouer la carte de l'identité bretonne avec des joueurs du cru. Après cette saison 1998-1999, Sylvain Prat va disparaître du monde pro. Il conclut son contrat pro avec la réserve, championne de CFA2 en 2001.
En 2009/10, il jouait en PHR à Perros Louannec.



3. Joël Cantona, l'acteur

top10_joel_cantona.jpgLe frère du King aura connu une carrière assez rocambolesque. Formé à l'Olympique de Marseille, il fait ses débuts en Ligue 1 en 1985 dans une équipe marseillaise qui n'est pas encore une machine à gagner. Il n'a que dix-huit ans, mais il dispute cette saison-là ses seuls matches en Première division. L'OM se maintient, mais ne retient pas Canto. Il signe au Stade Rennais (alors en D2) où il ne convainc pas plus.
Sa carrière bascule alors: Meaux, Royal Antwerp, Angers (sûrement son meilleur passage), La Rochelle, à nouveau Meaux, Ujpest et Stockport. En 1994, après la relégation de Marseille en deuxième division, Joël Cantona revient dans son club formateur. Il va alors se faire connaître du grand public dans une pub tournée avec son frère. Côté football, ça ne marche toujours pas. Après deux saisons sur le banc, Joël retourne en Hongrie, à Ujpest.
Il finira sa carrière, à trente ans du côté d'Angers.



4. Alexander Farnerud, la promesse

top10_alexander_farnerud.jpgAlexander Farnerud débarque en France, à l'âge de dix-neuf ans, au Racing Club de Strasbourg. Le club compte déjà dans ses rangs Pontus, prêté par l'ASM, et espère ainsi optimiser l'adaptation du jeune prodige, qui compte déjà trois sélections avec la Suède. De janvier 2004 à mai 2006, Pontus va disputer 96 matches pour Strasbourg en inscrivant un total de 13 buts. Un bilan plutôt satisfaisant pour un milieu offensif, mais Alexander laisse un goût d'inachevé au point de faire figure, rétrospectivement, de Ben Arfa du pauvre. Le sélectionneur ne s'y trompe pas et ne va pratiquement plus l'appeler durant ces trois saisons. En 2006, il signe à Stuttgart, où il va enterrer toutes les promesses qu'il suscitait en équipe de jeunes. Il remporte le titre de champion mais ne joue pratiquement pas.
Depuis 2008, il joue à Brondby et a retrouvé la sélection suédoise. À seulement vingt-six ans, il peut encore espérer accrocher un grand club européen.



5. Stéphane Zubar, pas mieux

top10_Stephane_Zubar.jpgRonald Zubar n'a pas forcément bonne presse mais dans la famille, il est de loin le meilleur jouer de foot. Stéphane, son frère cadet d'un an, arrive en 2003 au centre de formation du SM Caen. Défenseur central de formation, Stéphane peine à s'imposer dans l'équipe pro (en tout il n'a disputé qu'une rencontre de Coupe de la Ligue avec Caen) et est prêté à Pau puis au FC Brussels.
En février 2009, son contrat avec Caen est rompu et le joueur signe au FC Vaslui, club roumain entrainé par Moldovan. Il signe au club pour trois ans et demi, mais en part six mois plus tard pour rejoindre Plymouth. Depuis le début de la saison, il n'a jamais été aligné dans cette équipe de troisième division anglaise: il vient en effet tout juste d'obtenir la validation de son transfert après un imbroglio administratif.



6. Bertrand Robert, le fake

top10_Bertrand_Robert.jpgChez les Robert, l'irrégularité est de famille. Le grand frère Laurent a réussi à bien gérer ce handicap en réussissant de bonnes saisons à Montpellier, Paris et Newcastle, accrochant même l'équipe de France. Bertrand a rencontré beaucoup plus de difficultés. Annoncé comme meilleur que son frère (comme bien souvent dans les fratries), Bertrand va peiner à s'imposer à Montpellier. Il marquera tout de même un but d'anthologie contre Bordeaux, histoire d'apporter sa contribution au top familial.
En 2004, Montpellier est relégué en Ligue 2 après une saison sans but pour Bertrand. Le joueur est transféré à Guingamp où il va tantôt être bon, tantôt fantomatique. Trois saisons plus tard, Christian Gourcuff se propose de relancer le joueur, désormais âgé de vingt-trois ans, en première division. Le pari est manqué, le joueur retourne en D2 au bout de six mois, prêté à Ajaccio. En 2009, il signe en Grèce à Panthrakikos (non il n'y a pas de fautes de frappe, il n'a pas signé dans le club de Djibril). Il appartient toujours à ce club qui, depuis, est descendu en deuxième division.



7. Lesly Malouda, le combatif

top10_lesly_malouda.jpgFormé au RC Lens, Lesly suit sa formation au poste de milieu gauche. Lors de la saison 2004-2005, à vingt-et-un ans, il effectu ses premières apparitions en pro, au poste d'ailier gauche. Entre matches avec la réserve et convocation avec les pros, il réalise une première saison classique pour un joueur sorti du centre de formation. La suivante, il est prêté à Istres où il va trouver du temps de jeu. À la lutte pour le maintien, Lesly s'impose en attaque mais marque très peu de buts. De retour à Lens, Lesly se retrouve en concurrence avec Monterrubio et Thomert, sans jamais entrer en jeu au cours de la saison.
En 2008, après un an de chômage, il signe à Toulouse Fontaines, club de CFA2, puis au FC Annoeullin, en PHR, où il ne jouera pas une seule minute à cause de problèmes administratifs. Au début de la saison 2009-2010, Patrice Carteron lui offre une place dans l'équipe de Dijon. À vingt-six ans, Lesly a fini par trouver une place dans le foot pro.



8. Bruno Da Rocha, le remplaçant

top10_Da_Rocha.jpgAlors que son frère a opté pour le centre de formation de Nantes, Bruno préfère rester dans sa région d'origine et intégrer celui des Girondins. Les supporters ont longtemps espéré, mais malheureusement, ils n'ont pas hérité du meilleur des deux. Bruno Da Rocha est un milieu défensif très moyen: pas vraiment mauvais, pas indispensable non plus. À vingt ans, il fait ses premières apparitions en pro. La saison suivante, il remporte le titre de champion de France (1999) dans un rôle de doublure de Pavon et Diabaté. Le choix était simple: c'était lui ou Vukomanovic.
En 1999, il est prêté à Toulouse où il jouera encore moins qu'à Bordeaux. En 2000, Bordeaux le récupère mais ne voit lui plus d'avenir. Au terme de son contrat, il signe au Portugal, à Campomaiorense, club de D2 portugaise qui disparaitra du monde pro cette saison-là. En 2002, Bruno revient en France à l'ASOA Valence. À vingt-cinq ans, il est enfin titulaire dans une équipe pro. L'ASOA Valence descend en National, Bruno la suit avant de signer à Bayonne, autre club de National. Il est à nouveau remplaçant et décide, à vingt-huit ans, d'arrêter sa carrière pro.
Il signe alors une licence à Cenon, sa ville natale.



9. Ricardo Faty, la vedette

top10_ricardo_faty.jpgFormé à l'INF Clairefontaine aux côtés de Diaby et Ben Arfa, Ricardo Faty est très vite présenté comme un Jacques Doudou Faty amélioré: les mêmes qualités physiques avec la technique en plus. Recruté par Strasbourg, il y dispute deux saisons. Pas le temps de vraiment apprécier ses qualités compte tenu de son jeune âge – sauf pour la Roma qui craque sur lui lors d'un match de poules de coupe UEFA. En 2006, le joueur a vingt ans et signe chez les Giallorossi. Avec la Roma, il entre rarement en jeu mais semble heureux de s'entraîner avec de grands joueurs.
Victime d'une déchirure à la cuisse, il n'apparaît plus avec la Roma et se fait prêter à Leverkusen au début de saison 2008/2009. Après six mois à cirer le banc, Ricardo Faty demande un nouveau prêt au FC Nantes. Il rejoint les Canaris, leader de L2. Le joueur a enfin l'occasion de démontrer sa valeur, lui qui aime clamer son ambition. Nantes n'est alors pas vraiment le club idéal pour s'épanouir. Il laisse entrevoir un potentiel, galvaudé par un important déchet technique. La saison dernière, il est retourné à la Roma qui l'a une nouvelle fois peu utilisé. Cette saison, il a été prêté à Aris Salonique, dans le championnat tendance pour les joueurs sans club.
Alors que le Sénégal voudrait le sélectionner, le joueur temporise car il espère toujours être appelé en équipe de France. Sans blague. 



10. Oumar Bakari, le fêtard

top10_Oumar_Bakari.jpgAlors que son frère Dagui jouait au poste d'attaquant, Oumar est milieu défensif. Formé au Mans, Oumar quitte le club à dix-huit ans pour signer à Alost, en D1 belge. Repéré par Wasquehal, il revient en France un an plus tard. Avec le club nordiste, Oumar va jouer son meilleur football, mais le club ne décolle pas.
En janvier 2002, il est recruté par Nice, étonnant leader de Ligue 1. Le Gym va petit à petit rétrograder au classement et Oumar n'est que très rarement appelé à entrer sur le terrain. Oumar n'est pas un modèle d'hygiène de vie et ses sorties niçoises vont s'avérer incompatibles avec la pratique du football de haut niveau. Le joueur va ensuite se perdre au sein de différents clubs (Laval, Caen, Charleroi, Gueugnon, Alfortville). Il évolue actuellement en CFA, à Moissy-Cramayel.


Lire la version internationale du Top 10 des "frères de".

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