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Miklos Lendvai

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Top 10 : les clashes d'Anelka

À l'heure où le joueur français le plus controversé de l'histoire est entré en préretraite, retraçons sa carrière au travers des embrouilles qui l'ont jalonnée.

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1. Gérard Houllier : le clash en deux rounds

En 1997, la France dispute la Coupe du monde des moins de 20 ans en Malaisie et tombe en quart de finale, face à l'Uruguay, aux tirs aux buts. Comme à son habitude, Gérard Houllier, sélectionneur de l'équipe, pointe du doigt un responsable: Nicolas Anelka, auteur du tir au but arrêté. Le sélectionneur expliquera par la suite que sa sortie concernait l'attitude du joueur au sein du groupe et non son raté, mais le précédent Ginola est dans toutes les têtes et Anelka sort gagnant de ce match aller.

 

En 2001, Anelka est en disgrâce à Paris et cherche à rebondir dans un grand club d'Europe. Houllier a besoin d'un attaquant à Liverpool et lui tend la main. Les deux hommes s'expliquent et décident de faire table rase du passé. L’attaquant retrouve du temps de jeu et du plaisir en Angleterre, et Houllier négocie pour lever l'option d'achat. Le Paris SG accepte de baisser le prix (de 28 à 20 millions) et Anelka accepte de ne pas être trop gourmand financièrement. Les négociations avancent, mais Gérard Houllier attend l’annonce de la non sélection d’Anelka pour le Mondial 2002 pour lui signifier qu’il ne sera pas conservé par Liverpool: Gérard Houllier tenait sa revanche.

 

 

 

2. Aimé Jacquet : le clash à retardement

En 1998, Anelka a dix-huit ans et il explose les compteurs avec Arsenal. Dans la grande revue d'effectif que Jacquet s'impose pour établir sa liste définitive, il appelle l'attaquant pour un match amical en Suède et le retient dans sa pré-liste de vingt-huit joueurs. Pour Jacquet, c’est clair: Anelka est là pour faire le nombre, prendre de l'expérience et pallier à un éventuel forfait – d'autant qu'il s'apprête à emmener déjà deux gamins sans grande expérience parmi les attaquants. Mais pour les autres, le doute est permis: Anelka peut être le buteur d’une sélection qui en manque singulièrement et Dugarry est tout désigné pour laisser sa place.

 

La veille de l'annonce de la liste des 22, Jacquet fait le tour des chambres pour annoncer son choix aux joueurs non retenus. Arrivé face à Anelka, Jacquet parle de la chance d'avoir pu s'entraîner avec le groupe, ce que son interlocuteur ne comprend pas. Il dira par la suite: “Il m’a donné des excuses bidons (...) que ma présence à Clairefontaine était du bonus. Mais alors pourquoi j’étais là? Je ne suis pas détruit. L’année prochaine, je vais repartir encore plus fort avec Arsenal. Je reviendrai en équipe de France et je m’imposerai comme titulaire. Maintenant, tout ça c’est du passé. Lundi, j’ai une leçon de conduite. Je passe mon permis.“ Anelka n'accomplira qu'une partie de sa prophétie, mais il est sans conteste, des six exclus de Clairefontaine, celui qui a le mieux rebondi.

 

 

 

 

3. Vicente Del Bosque : le clashico

Acheté 220 millions de francs à Arsenal, Anelka a du mal à assumer le montant de son transfert à Madrid. De septembre à décembre 1999, il ne marque aucun but, ce qui n’aide pas son intégration dans un vestiaire difficile. En janvier, le Real part en Amérique du Sud disputer le Championnat du monde des clubs. Loin de Madrid, l’attaquant français s’émancipe et finit meilleur buteur de la compétition, ex aequo avec Romario. Les médias français annoncent le come-back d’Anelka mais Del Bosque n’a pas été impressionné plus que cela par un joueur qui arrive à mettre des buts au Raja Casablanca et à Al Nasr Riyad. Raul et Morientes sont des titulaires inamovibles et l'entraîneur n’a pas l’intention de changer son système de jeu pour coller aux qualités de l’attaquant français.

 

En plein mois de mars, Anelka envoie tout promener et demande des explications à son coach, qui l'envoie sur les roses. "Le Real était en train de foutre ma vie en l'air. Alors, j'ai décidé de la broyer avant eux. J'ai provoqué l'incident moi-même, quitte à perdre ma place en équipe de France." Après avoir séché quelques entraînements, Anelka revient et s’excuse publiquement pour son attitude. Le pardon est accepté le temps de finir la saison. L'attaquant en profite pour qualifier le Real pour la finale de C1 et la remporter au Stade de France. Mais en juin, Del Bosque envoie un courrier à ses dirigeants dans lequel il stipule sa volonté de ne plus compter ce joueur dans l’effectif.

 

 

 

4. Luis Fernandez : le clash de sitcom

"Nico et Luis, ce sont de joyeux amis, Nico et Luis plus jamais ennemis." Les auteurs des Guignols n'ont pas eu à chercher très loin pour alimenter ce sketch récurrent dont le scénario s'écrivait chaque jour au Camp des Loges entre 2000 et 2001. Les brouilles entre Fernandez et Anelka étaient nombreuses et portaient notamment sur les choix tactiques, ou sur les séances d'entraînement trop légères de l'un et le manque d'implication et le mauvais caractère de l'autre. À l'automne 2001, la brouille atteint son point de non-retour. Anelka, qui n'est plus appelé en Bleu, estime que son entraîneur n'est pas pour rien dans sa baisse de niveau, et refuse de s'entraîner sous ses ordres. Une blessure à l'orteil éloigne soudainement Anelka de la compétition. Dans la presse, Luis est contraint d'évoquer l'évolution d'une blessure imaginaire pour ne pas trahir la position adoptée par la présidence du club. Au mercato, Anelka signe à Liverpool et Fernandez peut reprendre la main sur son groupe.

 

Au moment de sa signature à Manchester City, Nicolas Anelka déclare à propos de l'entraînor: "Ce n'est pas un homme intelligent. Dès que vous montrez de la bonne volonté et discutez avec lui, il gâche tout". Ce à quoi l'intéressé répond: "Après Manchester City, il y a l’AS Minguette qui m’a appelé. Je pense qu’il a le profil. Attention, l’AS Minguette, c’est sérieux, c’est sympa, c’est coincé au milieu des tours. Il y a de la qualité au niveau de l’effectif, les places sont chères. Franchement, la suite logique, après Arsenal, le Real Madrid, Paris puis, maintenant, Manchester City, c’est l’AS Minguette".

 

 

 

5. Sébastien Tarrago : le clash de la claque

À l'automne 2001, Nicolas Anelka évolue au PSG. À la sortie d'un entrainement, Anelka passe à côté des journalistes sans dire bonjour. Rien de bien étonnant quand on connaît le bonhomme et son aversion pour les plumitifs. Mais Sébastien Tarrago, journaliste de L'Équipe, a décidé ce jour-là de rappeler le joueur à son devoir de civilité.
[Les propos sont rapportés par le journaliste et peuvent prêter à contestation par l'autre partie]
ST : Bonjour.
NA : Qu'est-ce que t'as toi ?
ST : Ben moi on m'a appris à être poli, alors je dis bonjour.
NA : Mais t'as vu ta gueule ? Je ne vois pas pourquoi je te dirai bonjour.
Echange d'insultes.
NA : Qu'est ce que tu veux ? Que je te foute une tarte dans la gueule?
ST : Vas-y, c'est ce qu'il y a de plus intelligent à faire.

 

Inutile de préciser qu'Anelka s'est exécuté avant d'être emmené à l'écart par des vigiles du club. Sur le principe de l’effet papillon, il y a des chances que cette claque donnée en 2001 ait conduit à l’éviction d’Anelka du Mondial 2010.

 

 

 

6. Roger Lemerre : le clash des autistes

Anelka doit ses plus belles heures en bleu à Roger Lemerre: son doublé à Wembley, deux titres internationaux (Euro 2000 et Coupe des confédérations 2001) et une campagne Danette à succès reprenant un gimmick de Nico: "On remet ça?" Mais en avril 2002, pour le dernier match avant l'annonce la liste pour la Coupe du monde en Corée du Sud, Lemerre va jeter quelques phrases lourdes de sens. Le sélectionneur rappelle Anelka, sur la foi de son retour en forme avec Liverpool, après l'avoir ignoré durant presque toute la saison. "Je ne fais pas appel à lui pour lui tendre la main ou lui faire plaisir": l'ancien adjoint de Jacquet insiste sur l'absence d'affect dans ce choix et prépare le terrain pour une non sélection, observant par ailleurs la poussée de Govou et Cissé du côté des Espoirs.

 

"Aide toi, le ciel t'aidera." À l'issue du match face à la Russie (0-0), Lemerre parle ainsi des chances d'Anelka de figurer dans le groupe de la Coupe du monde. Aux yeux du staff des Bleus, l'attaquant n'aime pas le football et ne fait pas les efforts nécessaires pour atteindre son meilleur niveau. Le joueur a beau avoir des soutiens de poids au sein du groupe (Zidane, Vieira, Henry ou Wiltord), Lemerre partira à la Coupe du monde avec des internationaux dont la mentalité est, selon lui, irréprochable. Quelques années plus tard, Anelka reviendra sur ses relations avec Lemerre: "Je parlais avec lui mais je ne suis pas sûr qu'il me comprenait".

 

 

 

 

7. Jacques Santini : le clash SM

Automne 2002, Jacques Santini est sélectionneur de l'équipe de France depuis trois mois et n'a toujours pas appelé Nicolas Anelka en sélection. Pour affronter Malte et la Slovénie, il lui préfère un David Trezeguet convalescent. Selon les bruits qui courent au sein de la Fédération, Santini n’apprécierait pas Anelka et n’aurait aucune envie de le sélectionner. En conférence de presse, il justifie son choix par des critères sportifs et rappelle qu’il a longtemps hésité entre les deux joueurs. Mais quand le forfait du Franco-Argentin est annoncé, c'est Daniel Moreira qui est appelé.

 

Un mois plus tard, la France affronte la Yougoslavie, Anelka brille sous le maillot de Manchester City mais Santini ne le retient pas dans sa liste initiale. Il faut attendre le forfait de Govou pour que le sélectionneur tende la main au natif de Trappes... lequel ne la saisit pas, refusant de servir de "bouche-trous". N’ayant pas reçu de pré-convocation, il ne s’expose à aucune sanction de la Fédération. Plus tard, dans une interview accordée à Paris Match, il expose ses conditions pour un retour en sélection: "Qu'il s'agenouille devant moi, s'excuse d'abord, et après je réfléchirai." Malgré les bons conseils de Simonet et une belle campagne de presse, Santini ne s’inclinera jamais et Anelka devra attendre l'arrivée de Domenech pour retrouver les Bleus.

 

 

 

8. Avram Grant : le clash un peu lâche

En 2008, Nicolas Anelka retrouve enfin un grand club après avoir joué à Manchester City, Fenerbahce et Bolton. Pendant six mois, l’attaquant français fait preuve de patience et semble accepter de bonne grâce les épreuves que lui fait passer son entraîneur, Avram Grant. L’Israélien s’échine en effet à faire revivre à Anelka tout ce qu’il a mal vécu avec ses entraineurs passés: il n’est pas tout le temps titulaire et quand il l'est, c'est côté droit.

 

La saison se termine pour Anelka par un tir au but manqué en finale de Ligue des champions et l’arrivée d’un nouvel entraîneur. Après s’être contenu pendant six mois, Anelka peut enfin se lâcher et faire part de son sens des responsabilités: "Lors de la finale, Grant m'a fait rentrer sans même me prévenir. Au final, j'ai loupé le dernier tir au but. C'est triste à dire mais je savais que j'allais manquer ma tentative".
Bonus track : "Grant me regardait de haut. C'est comme s'il pensait que je devais lui être reconnaissant et ne jamais rien demander. Tout cela parce que j'avais été recruté à Bolton."

 

 

 

9. Bixente Lizarazu : le clash de cour d'école

S'exprimant dans France Soir quelques semaines après son départ prématuré de Knysna, Nicolas Anelka règle des comptes à droite et à gauche, et choisit de s'en prendre à Bixente Lizarazu – pas forcément le plus acharné de ses détracteurs au cours de la saison écoulée, mais celui disposant du plus d'audience en tant que consultant de TF1, RTL et L'Équipe.

 

Aux critiques sur son jeu, son manque d'implication dans le collectif et son caractère, Anelka répond ceci: "Lorsque qu'on a été joueur, il faut une forme de respect. Lizarazu, c'est qui? Parce lorsqu'il parle et qu'on l'écoute, on a l'impression d'entendre une légende vivante. En réalité, c'est juste un ancien joueur en manque de reconnaissance, frustré de la reconversion réussie de ses potes girondins Zidane et Dugarry (...) Tout ce qu'il a trouvé comme reconversion, c'est le torpillage. Mais ça, la terre entière sait le faire… A-t-il oublié qu’il était à la Coupe du monde 2002? (...) Lizarazu a aussi passé trois mois à l’Olympique de Marseille catastrophiques. Alors qu’il arrête de parler de respect parce qu’on a tous en mémoire la gifle adressée à son capitaine au Bayern Munich, durant un entrainement".

 

 

 

10. Raymond Domenech : l'ultime clash

Nicolas Anelka a retrouvé l'équipe de France avec Raymond Domenech, après une éclipse de trois ans et demi, à l'occasion du fameux déplacement aux Antilles de novembre 2005 (il marque contre le Costa Rica – 3-2). Il n'est cependant pas de la liste pour la Coupe du monde en Allemagne, mais revient à l'automne dans un costume de remplaçant, avant de s'imposer comme titulaire notamment grâce à un but crucial en mars (Lituanie-France, 0-1). L'histoire bégaie pourtant en phase finale de l'Euro 2008: remplacé par Gomis lors de l'affligeant France-Roumanie (0-0), il est remplaçant de Govou lors des deux suivants.

 

Le dernier round de la carrière d'Anelka en bleu ressemble aux précédents: il récupère des galons de titulaire en résistant à la concurrence de Benzema ou Gignac, à la faveur de buts importants (contre la Serbie et au cours du barrage aller en Irlande) et en occupant plutôt l'aile droite du 4-2-3-1 de Domenech. Mais avec la mise à l'écart de Benzema, le déclin accéléré d'Henry et la non-confirmation de Gignac, c'est lui qui est appelé à occuper la pointe de l'attaque. La confiance totale accordée par le sélectionneur lui promet enfin un statut de titulaire pour la Coupe du monde en Afrique du Sud, mais sa position ne lui convient pas: il manifeste sa mauvaise volonté lors de France-Espagne jusque dans sa sortie du terrain. Donnant tout son sens à l'expression "dézonage", il enfonce le clou contre le Mexique lors du deuxième match des Bleus au Mondial. Alors que Domenech le recadre à la mi-temps, il lance les insultes que L'Équipe réinterprétera en une deux jours plus tard et qui lui vaudront son remplacement, une exclusion du groupe puis une suspension record de dix-huit matches.

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