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Monaco décroche les étoiles

San Siro, mais avec du jus !

Tribune des lecteurs Abonné à cette tribune, BM sort le Viandox pour doper des Marseillais qui aimeraient bien chanter l'Internazionale à la fin du banquet…
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Du jus, va falloir en produire si on veut défier les Nerazzuri dans leur enceinte fétiche. Du "pure juice 100% burné", pas du breuvage light pour midinette tendance anorexique. Encore moins, dieu me tripote, du sirop de nave estampillé ado prépubère en mal d'acné. Là, il s'agit de sortir l'artillerie lourde. Le mortier du raisiné, celui qui tapisse jusqu'à l'estomac, plus si affinités. Du fermenté pour faire mentir la poisse…À bas la malédiction! Cette chose malsaine qui fait qu'à la fin, les ritals passent un tour… Inter, passe et manque… C'est un peu ce qu'a dû phosphorer Anigo le croupier de service quand il a visualisé a posteriori les martingales avortées de ses flambeurs du milieu, pendant le match aller. Sur le tapis vert du Vélodrome, y'avait pourtant pas eu photo jeudi entre les deux teams. L'une était entrée en euphorie, voire même en religion, tandis que l'autre se recroquevillait sur ses fossiles de conviction. Sorte d'ultime hommage à l'Herrera. À l'ère des rats, devrait-on orthographier rapport à certains actes d'anti-jeu et à l'entretien post-match de ce cher Zanetti, Cristiano pas l'homme de la pampa… Défense d'ivoire ! Ça, c'était la conviction du Zac, heureux qu'il était du jaune qui prive du retour notre chasseur de toiles d'araignées. Au lendemain du grand soir, l'Alberto l'avait même avoué en substance et dans la langue de Dante. Didier l'embrouille avait occupé boulevard Michelet trois de ses gars. Au bas mot, deux de trop. Ça faisait bézef et mauvais genre. À la nouvelle de la suspension du diamant noir, le mangeur de pasta alla milanese eut pu s'ouvrir un Barolo aussi sec… Mais nous, basta, on allait pas en faire tout un pastis. Sauf à se faire des nœuds à l'intestin grêle. Attenzione, on tricote pas port nawak avec les viscères. Ça sert qu'à se faire du mal… Les cacas nerveux, c'est réservé aux pleureuses. Les regrets éternels aux duos de nonnes. On badine pas avec le gastrique. Oui, le Portugais en noir, pour l'occasion en jaune, nous avait spoliés sans vergogne. Oui, il devait siffler la faute de Fontana sur le chameau retrouvé. Oui, il aurait dû calmer rapidos trois ou quatre agresseurs transalpins. Qu'importe, il faut digérer tout ça et aborder l'enfer de Giuseppe Meazza sans arrière-pensée aucune… Que demande le peuple, parait même que Marlet sera opérationnel ce soir. Bon, je concède, c'est loin d'être du pareil au même que l'Ivoirien. Entre les deux, mon cœur balance pas un chouia. Entre les deux, ya quand même un camion sur l'échelle des classieux. "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé" avait prédit Lamartine bien avant l'invention du soccer. Il avait tout compris à la rude poésie du crampon, l'Alphonse… Le Zac lui, il doit désormais souffler sur les braises. Réveiller tout son petit monde. Sûr qu'à l'aller, ils z'avaient pas mis le feu au lac, encore moins à la défense phocéenne, nos amis lombards. Mais là, ça va pas être du même tonneau. Devant 80.000 tifosi en délire, ils sont condamnés à se secouer le cocotier. Sortir un tantinet de leur moitié de terrain. Arrêter de subir sans arrêt les choses et essayer de construire un minimum de jeu… En l'absence de Stankovic et d'Adriano toujours non qualifiés, Zaccheroni peut néanmoins compter sur le retour de Toldo, son portier titulaire et de Materazzi, le patron de sa défense. Il espère aussi le come-back du "chinois", le bouillant Recoba afin de dynamiser une attaque apathique. Quoi qu'il en soit, ils vont bien être obligés de se découvrir pour essayer de marquer, les fils du catenaccio… C'est peut-être ça la chance de notre OM. Tenir bon derrière et évoluer en contre. Contenir les assauts adverses et frapper brutalement l'ennemi, là où ça fait mal. Afin de décrocher avec la tête et les tripes un divin passeport pour les demi-finales. Pour souder un peu plus ce groupe en devenir et perpétuer la saga des guerriers d'Anigo. "Je ne veux voir que la victoire" avait exigé Edmond Rostand…
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