> article précédent

Mario Gomez, Monseigneur 23

> article précédent

Top 10 : Allemagne-Pays-Bas

It's raining Ménez

L'équipe de France confirme sa progression en battant le pays organisateur dans des conditions singulières, et avec un jeu qu'elle assume...

Partager

On peut ne pas aimer le jeu de cette équipe de France, ni celui de tel ou tel des joueurs alignés par Laurent Blanc, mais cette équipe de France joue. À sa façon mais avec une certaine cohérence et, cette fois, avec toute la détermination nécessaire. Cette victoire lève une bonne partie des doutes laissés par le nul contre l'Angleterre: l'équipe de France progresse, son sélectionneur dispose de nombreuses solutions: il en use et il a mis sur le terrain l'ambition qui convient aux âpres batailles de l'Euro.

 


La nalyse

Pour apprécier le spectacle, il vaut mieux aimer le tricot aux abords de la surface, les tentatives de dribble à répétition, les entassements dans l'axe et les passes de moins de cinq mètres. En assurant plus de maîtrise que de domination pure (54% de possession), les Bleus ont été beaucoup plus dangereux devant le but ukrainien, avec 5 tirs cadrés (non contrés) pour la seule première période, 5 autres en seconde période (dont les deux buts – pour un total de 16 frappes (lundi dernier, le ratio était de 7 sur 21, avec la bagatelle de 12 tirs contrés). En partie parce que l'Ukraine a moins bien défendu que les coéquipiers de Terry, et qu'elle a laissé plus d'espace: le premier but procède d'un contre, avec un ballon récupéré près de sa surface par Cabaye).

 

 

Mais il y a aussi eu plus de rythme, de volonté et de justesse technique dans le jeu des Bleus... et surtout d'efficacité dans les zones de décision, car dans l'ensemble, ils ont paradoxalement eu plus de déchet, avec 83% de passes réussies (386) contre 93% (600) face à l'Angleterre. La différence réside dans une prise de risque plus importante, qui a été plus payante que la domination stérile du premier match, ou encore dans une meilleure utilisation des coups de pied arrêtés. Les Tricolores ont également retrouvé de la largeur et de la profondeur, réussissant à étirer les lignes adverses – parfois au prix d'un peu de patience: on se souvient de la longue possession, menée à un rythme apathique, qui précède la frappe de Cabaye sur le montant (65e).

 

La défense ayant joué assez haut, elle s'est exposée dans son dos, et elle a parfois plié lors des séries de bonnes séquences proposées par les Ukrainiens, sans toutefois contraindre Lloris à multiplier les exploits: en dehors de la praline de Chevtchenko, les Jaunes n'ont pu que frôler le cadre (encore le n°7 à la 49e, puis Timochtchouk dans la foulée).

 

Les Bleus prennent donc trois points indispensables malgré un contexte qui tenait beaucoup du piège, dans un stade survolté et au terme d'un match reporté d'une heure par des conditions météorologiques dantesques. Ils ont converti une supériorité évidente (mais qui l'était déjà contre l'Angleterre) en appliquant la méthode Blanc et en confortant des assurances que le match contre la Suède devra confirmer – en même temps qu'il cernera mieux leurs ambitions dans la compétition...

 

 

 

 

Les observations en vrac

Donc Patrice Évra va devoir montrer sa grandeur d'âme en ne manifestant pas son amertume de rester sur le banc.

 

Les commentateurs de M6 ont cru que Diarra était blessé, mais il se déplace toujours comme ça en fait.

 

"Ça fait peur tellement l'équipe de France a eu d'occasions". Le maso-pessimisme de Larqué résumé en une phrase.

 

C'était un match pour Humide Davala.

 

La météo est décidément la grande star de ce début d'Euro.

 

 

 


L'action du match de Jean-Michel Larqué

 

 

 

 

Vu du forum

=>> Luis Caroll - 18h08
Moi j'imagine ce qui est en train de se passer dans la tête d'Evra, et j'ai un grand sourire.

 

=>> Vas-y Mako! - 18h24
Il avait raison Thierry Rolland, "Ukraine, un pays de merde!"

 

=>> Tonton Danijel - 18h35
"Avec ces ponchos, on a l'air d'être dans une camisole de force." C'est peut-être pas un poncho, Jean-Michel...

 

=>> Mik Mortsllak - 18h35
On comprend mieux pourquoi il n'y aura pas de match à Brest en 2016.

 

=>> Ayeeeew ready ? - 18h57
Amaury Leveaux et Alain Bernard, ça nous ferait de la présence dans la surface adverse non ?

 

=>> Joachim du Maurice-Bellay -19h42
Menez c'est Papin en 86 contre le Canada. Il va mettre la 24e occasion. Patience.

 

=>> Tonton Danijel - 19h57
"S'il reste au sol, on finit à dix..." Toi aussi, participe aux ateliers Larqué-foot sur l'arbitrage...

 

=>> Tricky - 20h33
En fait, on est l'Espagne. Enfin, le cousin légèrement débile et en surpoids de l'Espagne.

 

=>> ESD.3 - 20h43
C'est logique de faire jouer un Montpelliérain pour un match qui a pris 50 min de retard, ils ont l'expérience de ces situations.

 

 

 

Les titres auxquels vous avez échappé

November Ukraine.
Tonnerre Donetsk

 

UKRAINE-FRANCE : LES GARS
 

Partager

> sur le même thème

Ukraine-France : les gars

> Dossier

Les Bleus

Les Bleus


Jérôme Latta
2020-10-05

1905-2020 : des Bleus à domicile(s)

Une Balle dans le pied – En 115 ans, l'équipe de France a visité une quarantaine de stades sur le territoire national. Surtout dans l'agglomération parisienne, et devant des affluences qui ont beaucoup varié. 


MinusGermain
2020-09-10

Zones blanches pour les Bleus

Infographies – Huit départements n'ont jamais fourni d'internationaux à l'équipe de France. Explorons ces déserts footballistiques et recensons leurs représentants chez les pros. 


Jérôme Latta
2020-07-29

Revoir Guadalajara

Une Balle dans le pied – Qu’est-ce qui fait le mythe d’un match comme France-Brésil 1986, faut-il sortir de la légende du football une rencontre qui y est entrée, que peut-il en rester ?

 


>> tous les épisodes du thème "Les Bleus"