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Olivier Tomat

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France 2 Foot, franche déroute

Peter Crouch : Grandeur nature

En plus des défenseurs qui lui courent entre les pattes, Peter Crouch a du se battre contre une image de coton tige dégingandé prétendument inapte à la pratique du football professionnel. Le démenti qu’il livre est cinglant.
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Une équipe ayant la force de son maillon le plus faible, le moment le plus critique à l’instant de tirer les équipes à la récré est celui du dilemme entre l’efficacité ou la diplomatie. Celui où il ne reste plus que le choix entre des filles et le mec du fond, sympa, mais que son physique différent ne prédestine a priori guère à la pratique du football. Trop petit, trop grand, trop gros, trop bon en maths. Symboliquement, on imagine assez bien la jeunesse de Peter James Crouch émaillée de ce genre de situations humiliantes.

Phénomène de foire

Autant dire que ça ne s’est pas arrangé. Le football professionnel tend au mieux à considérer les créatures de taille respectable comme des tâcherons à faible mobilité (Zigic), au pire comme des phénomènes de foire (Horst Hrubesch, grand pour l’époque, dont on ira jusqu'à mesurer la surface frontale). Crouch échouera à la sortie de l’académie des Spurs dans des prêts sordides en huitième division anglaise ou en division inférieure suédoise.

Le rétablissement d’un cours plus normal à sa carrière, assorti d’une tornade de compliments douteux à force de paternalisme du milieu (1), s’était accompagné d’une mise en lumière médiatique souvent cruelle qui n’a pas toujours contribué à la déréliction du préjugé. Le milieu aura toujours préféré souligner la reprise de volée spectaculairement manquée contre Trinidad plutôt que les onze buts marqués en quatorze sélections, ou sa quinzaine de buts annuels en club. Toujours, Peter Crouch aura à justifier de sa légitimité.
Comme en ce début de saison pourtant poussif des Reds. Quiconque l’a observé au cours de la démolition du Besiktas ne peut s’empêcher d’admirer sa qualité de buteur, de point d’appui mais aussi sa capacité à décrocher. Et surtout, ses appels incessants qui lui ont permis de mobiliser la plupart du temps trois défenseurs et d’ouvrir des espaces, notamment pour Benayoun, qui lui rend vingt centimètres, mais pèse un kilo de plus. Le Liverpool FC en a été transformé, et, une fois de plus, Peter Crouch aura été grand.

(1) The Guardian avait un jour tenté un relevé des déclarations sur "le toucher de balle étonnant pour quelqu’un de cette taille" de la part de joueurs et d’entraîneurs, mais avait du renoncer à l’exhaustivité faute de place.

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