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newuser et Christophe Zemmour

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Very Bad Tripes

Opéra Buffon

Matchbox : Angleterre-Italie 0-0 (2 t.a.b. à 4) – Une qualification au bout de la nuit pour une équipe d’Italie lumineuse...

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Stade NSC Olympiyskiy, Kiev
Arbitre: Pedro Proenca (Por)

 

Angleterre : Hart - Johnson, Terry, Lescott, Cole - Milner (Walcott, 61e), Gerrard, Parker (Henderson, 94e), Young - Rooney, Welbeck (Carroll, 60e). Sélectionneur: Roy Hodgson (ANG).
Italie : Buffon - Abate (Maggio, 90e+1), Barzagli, Bonucci, Balzaretti - De Rossi (Nocerino, 80e), Pirlo, Marchisio - Montolivo - Cassano (Diamanti, 77e), Balotelli. Sélectionneur: Cesare Prandelli (ITA).

 


La nalyse

Avant l’entame de la dernière demi-heure du temps réglementaire qui a marqué une chute significative dans le rythme, ce dernier quart de finale de l’Euro 2012 a été fort agréable à regarder, sur le plan technique comme sur celui des intentions de jeu. La maîtrise technique supérieure des Italiens – avec les trotteurs et élégants Pirlo et Montolivo en particulier –, l’activité de De Rossi, mais aussi peut-être le plan anglais, leur ont permis d’avoir le contrôle du jeu la majorité du temps.

 

 

Face à la défense britannique, disposée en deux lignes très basses, les Italiens sont parvenus à se créer des opportunités en tirant de loin (De Rossi deux fois, Cassano et Balotelli quatre fois chacun, en s’appuyant sur les centres d’Abate (48e, 52e), en cherchant Balotelli dans la profondeur ou un joueur dans la surface – grâce notamment à la qualité de passe longue de Pirlo. Cependant, les Anglais ont su répondre par deux fois dans la foulée par une occasion nette, dont celle de Johnson à la 3e, et ont eu tendance à plus passer par la droite, en sollicitant Johnson souvent. Ils n’ont cependant pas cherché à empêcher Pirlo d’organiser, temporiser et distribuer le jeu, et ont eu notamment beaucoup de difficultés à finir la première période.

 

L’imprécision italienne – plus particulièrement Balotelli en face-à-face (25e, 60e) et Cassano sur ses tirs de loin –, couplée à la vigilance et à la baraka de Hart, ont maintenu le score à 0-0. À l’affîût sur des coups francs de Gerrard qui ne demandaient qu’à être légèrement détournés, les Anglais ont bénéficié de l’apport des entrants Carroll et Walcott, jouant sur leurs qualités respectives de fixation et de vitesse pour poser le jeu ou accélérer balle au pied. Ce duel serré, le plus ouvert du plateau des quarts de finale et finalement le plus intéressant, n’a pas voulu décider d’un vainqueur dans le temps réglementaire, mais a probablement qualifié l’équipe dominatrice et supérieure techniquement qui, après son match initial face à l’Espagne, a de nouveau livré une prestation d’une grande qualité. Une des références de cet Euro 2012.

 

 

 

Les observations en vrac

Pourquoi avoir confié la présentation des matches sur la pelouse à Kamel Ouali et André Manoukian?

 

La malédiction de l'arrière gauche aux tirs aux buts trouve une nouvelle confirmation.

 

On peut être le meilleur gardien du monde, sortir avec une des plus belles femmes d’Italie, être plein aux as, mais chanter aussi mal que Bénabar.

 

Il doit y avoir une nouvelle mode chez les arrières gauche quand on voit les coupes de cheveux de Clichy et Cole.

 

Barzagli a une remorque qui pourrait faire honte à celle d’Alou Diarra.

 

Balotelli n’a pas pris que les tics capillaire de Djibril Cissé, il a également copié sa capacité à se créer des espaces et à gâcher beaucoup d’occasions.

 

Pirlo est tellement zen balle au pied, même avec quatre mecs autour de lui, qu’il serait intéressant de faire un jour une étude sur son rythme cardiaque.

 

Images du public : pour les Anglais, des gars bourrés costumés comme des clowns, pour les Italiens, des filles mignonnes bronzées et souriantes.

 

 

 

 

 

Les gars bleus

Toujours aussi précieux et sécurisant, Buffon a réalisé dès les premières minutes un arrêt de grande classe qui lance sa rencontre. Avec en outre des ballons captés dans les airs et les quelques arrêts à faire, il réalisé un grand match: c’est son ordinaire, avec un penalty arrêté pour la forme.

 

Autour d’un axe central Barzagli-Bonucci jouant simplement mais sûrement, les latéraux Abate et Barzaletti ont eu une importante contribution offensive, mais ont souvent été pris dans leur dos lors des lancements de contre-attaques anglaises.

 

Homme du match, Pirlo a été magistral en chef d’orchestre du jeu italien. Il a semblé jouer à Puissance 4 avec ses multiples transversales et a distillé nombre de passes virtuellement décisives vers Cassano notamment, qui n’ont pas été converties. Auteur d’une superbe Panenka en guise de révérence.

 

Avec lui, De Rossi et Marchisio, ont composé un entrejeu techniquement très sûr et combatif, rouage essentiel du jeu italien. Coulissant parfaitement, compensant à merveille les montées des latéraux, ils ont joué une partition harmonieuse. Montolivo a ajouté sa patte technique et sa précision dans les petits espaces autour de la surface, en créant des décalages. Un peu nonchalant, il est venu tout de même apporter son écot défensivement.

 

Cassano a livré un bon match, qu’il a eu du mal à démarrer. Plombé par trop de tentatives de passes risquées et peu concluantes, il a ensuite exercé une vraie emprise sur le jeu, avec une grosse débauche d’énergie et beaucoup d’occasions nettes. Rageur et combatif, Balotelli est entré dans le moule du collectif en permettant à l’Italie de jouer en profondeur, avant de se transformer en un pivot efficace en deuxème période. Enormément d’occasions, mais un cruel manque de réalisme qui gâche un peu la copie rendue.

 

Des trois entrants, Diamanti a été le plus en vue... mais plus pour ses mauvais choix au bout d’actions bien débutées. Maggio a continué le bon travail sur les côtés de la défense italienne et Norcerino a remplacé avantageusement un De Rossi un peu court physiquement.

 

 

 

 

 

Les gars blancs

Tout comme son homologue italien, Hart a commencé son match par de bons arrêts et l’a fini de la même manière. Il n’aura encaissé que les penalties bien tirés des Italiens.

 

Terry-Lescott, ce n’est pas glamour, mais c’est efficace. Peu mis en difficulté, ils ont bien coupé les trajectoires et les ratés des Italiens doivent beaucoup à leur rage de toujours se mettre en opposition pour gêner l’adversaire. Johnson a réussi un beau match: très proche de marquer à la 3e minute, il a gêné les Italiens par son apport offensif, poussant jusque dans la surface ses actions et distillant des centres précis. Moins fringant, Cole a vécu un match compliqué sur son côté, malmené par un Cassano très actif.

 

Pas flamboyant dans le jeu, Gerrard a tenté de bien nettoyer le milieu, contribuant à juguler les offensives italiennes. Toujours aussi précis sur coup franc, il a profité de l’entrée de Carroll pour mettre la pression sur Buffon. Si Parker et Young ont vécu un match plus terne, ils ont abattu leur part de travail et lancé les contre-attaques, surtout en première période. Milner fut sûrement le milieu ayant eu le plus de mal à apporter au jeu. Plus en retrait du fait des montées de Johnson, il a toutefois parfaitement bloqué son couloir face à Balzaretti.

 

Des deux attaquants, Welbeck est celui qui est le plus resté dans l’ombre. Il a bien pesé sur la défense avec, notamment, ses courses lors des contre-attaques, mais a pâti d’une implication limitée par ses coéquipiers dans la construction du jeu. Rooney a beaucoup décroché et donné, mais de manière un peu désordonnée et, en définitive, pour ne pas être très dangereux.

 

Côté remplaçants, Carrol a apporté son physique et son jeu de tête, mais aussi ses fautes et son manque de réflexion. Trop fougueux, Walcott venait pour jouer les contre-attaques à toute vitesse, mais il l’a parfois fait avec précipitation. Henderson s’est fondu dans le collectif.

 

 

 

Les gestes

Le rateau de Montolivo qui lui permet de prendre à contrepied trois défenseurs et de se créer un espace d’une dizaine de mètres.

 

La Panenkaresse de Pirlo, qui prend à défaut Joe Hart, alors que son équipe est menée aux tirs au but.

 

L’Amara Simba de Balotelli qui contrôle de la poitrine, se lève la balle avec son pied droit avant d’exécuter un retourné acrobatique qui passe au-dessus du but de Joe Hart.

 

 

 

Vu du forum

=>> Joachim du Maurice-Bellay - 21h27
Mario, tu penses trop.


=>> magnus - 21h27
Je crois que le modèle de Balotelli est le Guivarc'h de France-Brésil.


=>> newuser
- 21h44
ATTENTION : Ne regardez pas le match Italie-Angleterre, il y a des vrais morceaux de foot dedans. En mode sevrage comme le sont depuis 4-6 ans les Français, cela peut provoquer des crises de "c'était mieux avant" ou "tiens ils ont inventé un nouveau sport".


=>> ainsi parlait Zahia, tout ça - 21h47
Voilà que j'apprécie de voir jouer l'Italie et l'Allemagne. Je n'aime pas cet Euro.

 

=>> Vel Coyote - 23h45
La victoire de la classe sur la mocheté.
Une équipe qui fait rentrer Teddy Bertin avant-centre et qui met Jim Carrey dans les cages lors des pénos ne mérite pas d'aller en demi.

 

 

Les titres auxquels vous avez échappé

"Che va piano va Cassano"
"Va fana en demi"

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