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Strasbourg libéré

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Droits télé : guère épais

Ligue 1 : le feuilleton, épisode vingt-six

Le championnat s'essaye au tri sélectif de ses leaders, et Lyon semble près de recycler son titre 2002. Toutes les vérités sur la 33e journée sont bonnes à dire, ainsi soit-elles. Un épisode de très haut niveau.
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La morale générale : Bordeaux décroche Les leaders de la L1 se sont longtemps tenus en une poignée de points. Depuis samedi, un premier tri a été effectué. À la manière du finish d'une étape de montagne, le peloton de tête risque de lâcher des éléments dans chacun des cinq derniers kilomètres de l'escalade. Des quatre premiers du classement, ce sont les Girondins qui se sont laissé décrocher les premiers, en s'inclinant à domicile face à l'OL. Avec désormais 6 points de retard sur leurs adversaires du soir, il faudrait un concours de circonstance hautement favorable pour que Pauleta et ses coéquipiers donnent un nouveau titre à la capitale aquitaine: avec le mythique "rythme du champion" (victoire à domicile, nul à l'extérieur), les Bordelais inscriraient 11 points… Il faudrait donc dans le même temps que les Gones n'en marquent que 5 en autant de rencontres pour voir les Bordelais les rattraper. Peu crédible pour une équipe du haut de tableau, d'autant plus au regard de l'état de forme des Lyonnais… En s'imposant à Ajaccio, l'AS Monaco a cependant clairement signifié sa présence au leader rhodanien. Car les hommes de Deschamps ont en outre inscrit 4 buts en 20 minutes, contre une équipe à la mode Courbis dont la défense est généralement le point fort. Avantagés par une différence de buts unique parmi les vingt clubs de l'élite, les Monégasques s'affirment comme le principal rival du champion sortant dans la course au titre. Reste le cas Marseillais. On saura samedi prochain, avec un difficile déplacement à Lens, si les Olympiens sont en mesure de se mêler au sprint final. Étant données leurs difficultés actuelles à s'imposer (4 points seulement lors des quatre dernières rencontres), il faudrait que Van Buyten et ses coéquipiers sortent une série positive pour déloger Lyonnais et Monégasques des deux premières places du classement, voire pour contenir les Girondins dans la compétition pour la Ligue des champions. Derrière, on assiste à un impressionnant regroupement pour la course à l'UEFA (voire à la Ligue des Champions). Alors que 6 points séparent le 1er du 4e, le même écart sépare le 4e du 11e… Après une baisse de régime lors des mois de janvier et février, les Niçois reviennent au premier plan avec deux victoires consécutives contre Monaco et Auxerre. Sochaux, qui navigue entre la 5e et la 8e place depuis le début du championnat, reste bien positionné en embuscade. Il serait surprenant — pas illogique toutefois — de voir les Doubistes surgir subitement dans le quatuor de tête, mais leur solidité à domicile pourrait leur offrir un accessit européen à la fin de l'exercice. Quant aux Nantais et aux Auxerrois, ils ont momentanément marqué le pas à l'extérieur, mais restent à une portée de fusil des Girondins. Derrière, Lens et le PSG devront finir en boulet de canon pour coiffer tout le monde au poteau: une situation qui semble peu probable au vu des résultats passés des deux formations. L'inconstance parisienne et la coûteuse régularité lensoise (c'est l'équipe qui compte le plus de matches nuls) ne poussent pas à l'optimisme pour les supporters des deux clubs… Enfin, derrière, Strasbourg semble s'être définitivement mis à l'abri. Les Rennais prennent également un bol d'air. En ne parvenant pas à s'imposer à domicile, Lille, Troyes, Ajaccio et Le Havre se préparent une fin de saison délicate… Le jeu vidéo

Retrouve la bonne légende de cette photo :
Gabriel Heinze a enfilé par erreur la camisole de force de Jérôme Leroy.
Gabriel Heinze ne sait plus s'il joue à gauche, à droite, au centre, au milieu ou à l'arrière.
Gabriel Heinze fait une crise d'angoisse en découvrant qu'il peut descendre au niveau de ses partenaires.
Le plan serré : les frustrations de Paris et Marseille Les commentaires du Parisien et de La Provence présentaient de frappantes analogies dimanche matin, sur le thème de la fin des illusions. Ce plat déjà servi maintes fois dans la capitale mijotait depuis quelque temps à Marseille et dans les deux cas, il était accompagné d'une salade de chardons à l'intention de l'entraîneur. Les responsabilités de Fernandez et Perrin ne sont évidemment pas comparables, et d'ailleurs ce sont plus les joueurs phocéens qui s'attirent les critiques que leur responsable technique. Si l'OM semble avoir trébuché sur la marche du titre, le podium lui est très accessible, tandis que le PSG a grillé son énième dernière chance de sauver son championnat. Mais ces deux équipes, chacune au niveau qui fut le sien lors de la compétition, ont parfois semblé s'évaporer, trahissant des limites d'autant plus insurpassables que c'était les qualités morales qui semblaient faire défaut. Là où Paris a souvent évolué très loin du niveau de ses individualités, Marseille n'a pas pu donner la pleine mesure de ses qualités collectives. Les coéquipiers de Runje n'ont certes jamais connu deux défaites de suite, mais ils n'ont pas flirté avec la moyenne anglaise comme l'espérait leur entraîneur. L'OM est depuis le début de saison l'équipe la plus régulière de l'actuel quatuor de tête, mais cette constance a malheureusement cerné ses limites. En revanche, Monaco, Lyon et Bordeaux, une fois atteint — tardivement — leur équilibre et en dépit de faux-pas récurrents, ont montré qu'ils avaient en définitive plus d'atouts sportifs. On verra si le podium final confirme cette hiérarchie…

En désespoir de cause, Alain Perrin tente de faire passer ses consignes tactiques par télépathie.
Les observations en vrac Grégory Lacombe, 1m64, marque un troisième but de la tête. Ce qui prouve bien qu'Aloisio est lourdement handicapé par ses 1m85. Superbe talonnade décisive du Strasbourgeois Pena. Le PSG a peut-être déjà trouvé le remplaçant de Ronaldinho. L'AC Ajaccio encaisse quatre buts en vingt minutes. Courbis a encore des dettes au Casino de Monaco? Bruno Basto oblige Grégory Coupet à détourner son centre-tir sur la barre, et personne ne se pose la question de savoir si son geste génial est volontaire ou non. Il faudrait dire aux Monégasques que pour la différence de but, ce n'est plus la peine d'en rajouter. La tribune haute du stade de la Mosson n'est pas en travaux, elle est vide.

"Ouais non, on s'amuse bien avec les copains, mais le bus il est trop nul et le chauffeur il veut même pas mettre nos cassettes".
La punition À l'origine du but lensois, Heinze se fait chiper la balle par un attaquant adverse alors qu'il souhaite faire obstruction pour laisser sortir la balle en six-mètres (voir l'épisode 21). L'incompréhension grandissante Après avoir contesté l'annulation de son but de la main la semaine dernière, Regragui a contesté son expulsion consécutive à l'enfoncement de la cage thoracique d'Evra. La levrette Vahid Halilhodzic (C+) : "Les joueurs ont fini à quatre pattes". La question Mais où sont donc passés Le Tallec et Sinama-Pongolle ? La bagnole fait le moine Christophe Bouchet prié par le service de sécurité troyen de se garer ailleurs que sur le parking des dirigeants. Il n'y avait plus que des Fiat Punto chez Avis à Troyes? La contrepèterie évitable Jérôme Alonzo (FF) : "Notre temps est compté". Et votre con est tenté? Le constat lucide Didier Drogba (C+), attaquant de l'En Avant Guingamp, 10e du championnat : "On ne s'enflamme pas".

En serbo-croate, "Hallelujah" se dit "Halilhodzic".
Ubu entraîneur Luis Fernandez (Reuters) : "Lionel est le n°1, Jérôme Alonzo le sait, il n'y a aucun problème entre eux". Le problème est peut-être que c'est le n°2 qui joue? La profession de foi bouddhiste Jean-Michel Aulas (Reuters) : "Est-ce que nous serons suffisamment humble pour poursuivre la série et ayant retrouvé la première place, rester dans le même cycle de rigueur et de prudence?" La déclaration pertinente Luis Fernandez (Reuters) : "Depuis que la presse et certains médias en particulier nous laissent travailler tranquillement, les résultats sont là. Les joueurs sont sereins, tout le monde est à sa véritable place". Comme le PSG, neuvième? Le commentaire folklorique Xavier Giraudon (C+) : "Quint et Makuléla sont rentrés sur le terrain". Le commentaire osé "Troyes-OM, le choc tant attendu" (C+).

"Allo Chérie ? Je rentrerai un peu tard je suis en réunion".
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> déconnerie

Fahrenheit 4-5-1

Le championnat de France


Jérôme Latta
2019-09-13

La Ligue 1 a-t-elle sa place dans le "Big 5" ?

Une Balle dans le pied – Que diable fait le championnat de France dans le "Big 5 européen? Examinons la légitimité de cette appellation contestée, qui a pourtant la faveur des économistes du sport.


Richard N
2019-05-31

Platini à Nantes, le rêve de Lagardère

En 1979, le nom de Michel Platini est discrètement évoqué dans les couloirs du Football Club de Nantes. Rien ne s'oppose à un transfert, sinon la frilosité des dirigeants. Le club nantais a-t-il raté un rendez-vous avec son histoire?


Richard N & Christophe Zemmour
2019-05-29

Feindouno 1999, la proie du doute

Un jour, un but – Le 29 mai 1999 au Parc des Princes, les Girondins de Bordeaux conquièrent leur cinquième titre de champion grâce à un but de leur tout jeune espoir, Pascal Feindouno.


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Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)