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"L'inventeur du poste de gardien"

Les Bleus évitent la voie de barrage

L'équipe de France a été sauvée par une dernière demi-heure à la hauteur de l'enjeu • La nalyseLes observations en vracLe match de BixenteVu du forum  • Les altertitres

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La nalyse : un tiers payant

 

À l'heure de jeu de ce France-Bosnie, le score résultait d'une logique assez implacable: manque d'engagement, mental déficient, inconsistance tactique, qualité technique médiocre... le tout face à des Bosniens qui avaient confisqué le ballon, les occasions et le moral des troupes, leur facilité aux abords du but contrastant cruellement avec la difficulté des Bleus à approcher celui de Hasagic. Ce rendez-vous raté les envoyait déjà en barrages, et l'on pouvait même les croire revenus à leur niveau des barrages de 2009.

 

 


Un schéma introuvable

Le revirement dans le jeu, consécutif aux entrées simultanées de Gameiro et Martin (à la place de Malouda et Cabaye), explique autant le marasme antérieur que la nette inversion du rapport de force par la suite, qui eut le premier mérite de rendre une égalisation possible, à défaut de la rendre sûre. Rémy et Ménez revenus à des positions mieux définies, ces deux-là et Martin redonnèrent une impulsion en même temps qu'un équilibre au jeu français, permettant même à Nasri de s'exprimer dans de meilleures conditions. D'ailleurs, comme contre l'Albanie, la qualité de la liaison technique entre Nasri et Martin a été frappante.

 

De là à dire que les options initiales étaient assez largement erronées, il n'y a qu'un pas, qu'on peut franchir à condition de se rappeler que l'adversaire a aussi fini par flancher physiquement et qu'il a fallu de la réussite (aka Emir Spahic) pour obtenir l'égalisation. Et aussi qu'il manquait Benzema... En replaçant Rémy en pointe et en n'alignant pas Martin d'emblée, Blanc avait toutefois choisi de ne pas s'appuyer sur les points positifs de la victoire contre l'Albanie. Il en a résulté une prestation terriblement brouillonne, avec des permutations anarchiques et un manque criant d'inspiration et de solutions en attaque, le milieu de terrain bleu ayant complètement perdu la bataille. Dzeko, d'un but superbe, aurait pu la remporter à lui tout seul si le match n'avait tourné autrement, ou s'il avait plus souvent cadré ses frappes.

 


Ménez et Nasri, le retour

Une dernière demi-heure enfin digne aura donc suffi à assurer la qualification directe, une demi-heure assez jolie et surtout marquée par un volontarisme autrement plus affirmé. Ménez, à gauche toute, aura joué les détonateurs en affolant des défenseurs qu'il était temps de mettre à l'épreuve, et Nasri endossé tardivement mais résolument la panoplie de l'homme décisif. Son coup franc dévié sur la barre annonçait l'action la plus décisive de la rencontre: un débordement, un dribble raté mais un combat perdu par Spahic sur disqualification par l'arbitre. En tirant lui-même le pénalty, le Mancunien a assumé son rôle jusqu'au bout.

 

L'essentiel est fait, et il faut d'autant plus s'en réjouir que cette équipe fragile n'est pas apparue taillée pour l'épreuve des barrages. La campagne des éliminatoires s'achève sur le constat que l'équipe de France n'a pas réussi à consolider ses bases, à se doter d'une identité tactique très définie, ni à dégager une ossature stable. Le "projet de jeu" est pour l'essentiel resté à l'état de projet, et la progression collective n'est pas évidente: la sélection a réussi ses matches les plus probants contre la Roumanie au stade de France et la Bosnie à Sarajevo. C'était l'an passé...

 

 

 

 

Les observations en vrac

 

C'est encore un Emir qui sauve le foot français.

 

Laurent Blanc aimerait bien savoir qui lui a envoyé un SMS en mode masqué: "Je le savais!"

 

Le côté “loco” de Rami, c’est comme Christian Jeanpierre, ça peut finir par lasser.

 

Sympa le clin d'oeil à Kostadinov. Malheureusement pour Edin, c'est pas à la fin de la bonne mi-temps.

 

Christophe Jammot commentait depuis le Parc des Princes pour confondre Cabaye et Ribéry, Evra et Malouda, Rami et Réveillère?

 

Jérémie Menez doit quand même avoir de sacrés abdos pour passer autant de la position allongée à la position debout autant de fois dans un match.

 

René Girard aurait dû préciser à Spahic que s'il aurait aimé voir des couilles sur le terrain, il ne s'agissait en aucun cas de celles de l'adversaire.

 

Spahic aime tellement les cartons jaunes qu'il s'en était roulé un autour du bras.

 

Avec Évra et Malouda, l'équipe de France a aussi ses primaires à gauche.

 

Norbert Elias illustré en 90 minutes: un abruti avec une trompette, 80.000 types énervés autour, aucun ne le frappe. Miracle social.

 

 

Rouge sur Blanc, tout fout le camp?

 

 

Le match de Bixente

 

Le sens du timing (1)
1. "Džeko est en petite forme, qu'est-ce qu'il vendange". Deux minutes plus tard: but plein de classe de l'attaquant bosnien.
2. "Ces Bleus manquent d'agressivité physique et technique (sic), on ne sent aucun liant dans cette équipe" (commentaire ponctuant trois situations chaudes devant les cages de Begovic). Une minute après: Nasri arrache le penalty après avoir récupéré la balle dans les pieds de Spahic.
3. "Non mais là, ça fait un moment que Pjanic tire moins bien ses coups francs".
Le moment en question a duré 120 secondes, soit le temps qui a séparé un coup franc un peu mou à la 89e du précédent, un petit bijou expédié au point de penalty, renvoyé in extremis par la défense française et sur lequel le Basque s'est extasié – comme tous les précédents.

 

Le sens du timing (2)
"On sent qu'ils ont démarré ce match comme il l'ont commencé."

 

 


Quand elle se maquille elle-même, Astrid Bard, c'est plus tout à fait la même chose.

 

 


Vu du forum

 

=>> Tonton Danijel - 11/10/2011 à 21h11
Finalement, la technique Cissé, je cours - je frappe, c'est pas forcément pire que la technique Rémy je cours, je cours, je cours... et merde.

 

=>> newuser - 11/10/2011 à 21h34
Et j'ai l'impression de voir Nasri paniquer à chaque fois qu'il a le ballon dans les pieds. Evra devrait lui apprendre à arrêter d'avoir peur comme un petit enfant.

 

=>> ESD.3 - 11/10/2011 à 21h39
A Auckland, un homme hurle dans sa chambre d'hotel: "Enooooorme chaaaaaaarge de Jérémy Menez !! Quel tampon!!!"...

 

=>> Pan Bagnat - 11/10/2011 à 21h42
Tiens, Edin Dzeko a acheté Fifa 12.

 

=>> newuser - 11/10/2011 à 21h46
Se faire battre par une équipe qui joue avec le sosie de Darroussin, c'est quand même la lose.

 

=>> HumLloriste - 11/10/2011 à 21h46
On peut pas greffer le cerveau de Martin sur les jambes de Nasri?
=>> I want my Mionnet back
La dernière fois qu'on a essayé ça, ça a donné le mollet de George Hincapie.
=>> hermines de rien
Et les cheveux de Ménez sur le cul d'un babouin?

 

=>> Exilé17 - 11/10/2011 à 21h49
A 45'10, le regard de Lloris à Rami, c'était à peu près celui du lion au vautour qui vient de réussir à engourdir un boyau de gazelle...

 

=>> HumLloriste - 11/10/2011 à 22h45
Ménez-Gameiro ça manque d'automatismes : on voit qu'ils jouent pas ensemble en club.

 

=>> Sens de la dérision - 11/10/2011 à 22h46
Le coaching gagnant de Blanc, c'est quand même la rentrée de Menez en deuxième mi-temps.

 

=>> newuser - 11/10/2011 à 22h52
Marrant, Diarra est fait pour jouer au rugby: il fait toujours des passes latérales légèrement en arrière dans le sens du jeu. Et le tout avec la grâce technique d'un deuxième ligne qui fait une chistera.

 

=>> Pan Bagnat - 11/10/2011 à 22h54
Bon, ayé on est qualifiés. On y va pas en bus en Ukraine au moins j'espère ?

 

 

 

Les titres auxquels vous avez échappé

Papac est loin
Emir costaud ripa
Dzeko-logique
L'équipe de France se fait Safet
Ex-Dzeko

 

Merci, pour leurs contribution, à Cissé rond c'est Bakari, I want my Mionnet back, hermines de rien, newuser, Tonton Danijel, Safet sous x, Full Metal Caennais, Rabbijacob, ESD.3, Niang ni Demont, Bananja Vidic, Humlloriste, Lionel Joserien, Charterhouse11, bonoman, Sidney le grand Govou, Cyril Gignac, emink, Cleaz addict, Béni des Crampes, cachaco, newuser, Pan Bagnat, Full Metal Caennais, Justin Bibard, Ad Vitam et magnus.

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