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Clément Jumeau

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Le groupe A et sa deuxième journée

Le Groupe B et sa dernière journée

Dernière journée d'un groupe où le leader n'est pas une surprise mais le deuxième qualifié oui. Retour sur un échec belge.
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Suède - Italie : 1-2
Belgique - Turquie : 0-2
Italie et Turquie qualifiées

L’art du contre a payé en cette dernière soirée du groupe B. L’ultra réalisme (à la limite du surréalisme parfois) italien était couru d’avance, il s’est vérifié une fois de plus. Face à de puérils Suédois, les transalpins n’ont pas failli, ils ont joué le jeu (du moins, ils ont joué leur jeu), et ont aligné leur troisième victoire d’affilée. Ils terminent tranquillement en tête du Groupe B, à priori le plus facile.
Ce groupe B dont on pensait connaître les deux sortants avant même le début de la compétition. Nous nous étions tous trompés. C’est le groupe de l’énorme désillusion belge.
Eliminés par des Turcs contreurs et frondeurs, pas forcément enclins à vouloir proposer un jeu léché et joli à voir, les Belges sont les premiers organisateurs à passer à la trappe avant le second tour dans un Euro. L’équipe d’Hakan Sükür, héros historique, n’a pas laissé une seule chance aux coéquipiers de de Wilde dès qu’il s’est agi de montrer comment marquer un, puis deux buts. Dominateurs pendant la majorité du temps de jeu, les hommes en rouge ont failli. Ils ont même défailli. Incapables de se créer de franches occasions en première mi-temps, puis proposant cinq minutes seulement de jeu dangereux pour les Turcs en seconde période (trois grosses occasions tout de même), ils ne pouvaient pas marquer, c’est sûr, le sort (et Rüstü, le gardien turc) étant en plus contre eux. On se demande encore ce qu’ils ont cherché à faire ces Belges, perdus sans réel numéro 10 digne de ce nom (Wilmots ressemblant plus au profil de Djorkaeff qu’à celui de Zidane). La triste de fin de match de de Wilde en ajoutant un peu plus au côté dramatique du scénario. Le gardien belge perdant toute trace de sang froid lors d’une énième sortie seul face aux attaquants turcs (n’en pouvait-il plus de rattraper les bourdes de ses défenseurs?), en se jetant au cou d’Arif, stoppé net.
Les Turcs, qui ont quand même passé 86 minutes dans leur camp à regarder s’empêtrer les Belges dans leurs manœuvres, n’ont pas démérité, cela aussi est sûr. Leur vaillance, mise à rude épreuve en début de match, et leur clairvoyance (l’expérience toute récente de la coupe de l’UEFA pour la majorité d’entre eux) ont épuisé les Belges de Nilis et de M’Penza, trop vieux et trop jeune. Ils se qualifient, et peu importe la manière (un étonnant et redoutable 6-2-2 en deuxième partie de match), la surprise est telle que cette victoire restera sans doute comme la plus belle de leur histoire. Jusqu’où iront-ils? Mystère. S’ils bossent fort, ils peuvent encore surprendre.
Pour la Belgique vient le temps de la reconstruction. Mais vu le manque de cohésion flagrant entre toutes les lignes, on se demande si cette reconstruction va se faire tout de suite. Il va sans doute d’abord falloir mettre des bases solides pour que le futur bâtiment ne s’écroule pas.

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