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Le flop-modèle nantais

Le Feuilleton de la L1, épisode XXXV

Tel l'Olympique lyonnais, le Feuilleton survole le championnat. Et il bombarde.
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Il est temps que le championnat s'arrête, parce qu'avec 46 points d'écart entre Lyon et Istres, notre classement en relief oblige à jouer de la molette plus que de mesure. Les jeux sont peut-être faits, d'ailleurs, en haut du classement où Lille et Monaco semblent devoir se disputer que la deuxième place qualificative pour la C1, Marseille s'étant nettement éloigné du podium et ne paraissant pas exactement s'inscrire dans une dynamique très positive... Dans ce classement "remis à zéro" quant aux nombres de matches joués, même Auxerre et Rennes semblent en meilleure posture pour subtiliser aux Olympiens le billet pour la Coupe de l'UEFA, leurs poursuivants, dont des Stéphanois en position avancée, se posant en potentiels intertotistes. Abstraction faite des Istréens, on voit aussi que la lutte pour le maintien concerne une grappe de clubs encore sous la menace qui, de Bordeaux à Caen, se tiennent en six petits points. Le championnat n'est donc pas fini pour tout le monde.

Des pressions En dépit de l’écart d’un an entre les dates de leurs accessions en L1, l’AS Saint-Étienne et le Toulouse FC présentent des profils similaires à plusieurs égards: équipes dotées de moyens modestes, renforcées tout de même par des joueurs talentueux (Moreira et Feindouno par exemple), elles ont toutes deux réussi un joli parcours, les Haut-Garonnais accédant très vite au premier tiers du classement, les Foréziens parvenant plus tardivement à acquérir des certitudes dans le jeu et les résultats. Il reste qu’à l’entame du printemps, les deux clubs avaient atteint leur objectif, une nouvelle qualification pour l’élite la saison prochaine. De quoi poursuivre un rêve d’Europe avec l’esprit libéré des dures contingences du maintien... Du côté de Toulouse, on s’interdit alors de ne pas "regarder vers le haut", selon l’expression usuelle, et l’on espéra terminer "en boulet de canon". Élie Baup adopta une posture plus circonspecte: "Je suis curieux de voir comment mon équipe va terminer son championnat sans la pression des objectifs", déclara-t-il en substance. Une façon de dire qu’il comptait bien remettre de cette pression chez ses joueurs et jauger leur capacité à se projeter dans l’avenir. Quelques semaines plus tard, c’est peu dire que les bilans sont contrastés: depuis leur déplacement à Lille, les Toulousains ont subi une terrible dégringolade, alignant cinq défaites consécutives, au point que, par un bizarre retournement... le maintien n’est plus mathématiquement assuré, comme l’observait La Dépêche dans son édition de lundi. Inversement, les Stéphanois, sans briller excessivement, ont continué de glaner les points, dont trois lors au Stadium samedi dernier. Mais on leur déconseille de rêver d'Europe, ça porte malheur.

Bon d'accord, c'est toujours mieux que Campora en slip, mais ce n'est pas fantastique non plus.
Une écharde dans la langue de bois Ouest-France a rapporté le pétage de plomb d'Étienne Didot en zone mixte, agacé par le questions d'après-match. Il avait pourtant commencé par aligner un bon vieux poncif bien huilé ("Je pense que l'on a fait un bon match face à une très belle équipe de Monaco et ce match nul est un point de plus de pris"), avant de s'irriter franchement, mais sans lâcher les poncifs: "Faut arrêter un peu! On vous répète depuis des semaines que l'on prend les matches un par un et pour les gagner. On donne tout ce que l'on a et on fait le point après". C'est vrai, quoi, les journalistes devraient la connaître, la leçon. Bordel.

C'est bon Rolland, on le sait qu'il pue ce championnat, ce n'est pas la peine d'en faire des tonnes.
Ophtalmologie On avait oublié de rapporter cette anecdote dans le précédent Feuilleton, rattrapons donc ce manquement. Lors de Jour de foot, commentant le résumé d'Ajaccio-Bordeaux, Philippe Doucet déclara: "Chapuis Marque, croit-il un troisième but. Ce but est refusé, c'est assez sévère, il faut bien le reconnaître car sa position de hors-jeu n'est pas très évidente et on connaît beaucoup d'arbitres et d'assistants qui auraient validé le but malgré la position très légère de hors-jeu au départ". En tant que membre d'une corporation qui prend un constant plaisir à écharper les arbitres quand ils se trompent pour trente centimètres sur les hors-jeu, ce subit relâchement de la morale télévisuelle a de quoi faire rigoler... Mais on a bien entendu, lors de Lyon-Ajaccio, Olivier Rouyer trouver à l'assistant l'excuse d'avoir eu le soleil dans les yeux, après qu'il eut... bien jugé un hors-jeu! En fait, en se trompant (pas si souvent qu'on veut bien le dire, d'ailleurs), les arbitres font exactement ce que tout le monde attend d'eux...

Sous l'influence de José Touré, les consultants de Canal+ se sentent désormais obligés de toucher leurs interlocuteurs.
Texte symbole Les destins de Pape Diouf et Philippe Troussier à la tête de l'OM étant plus que jamais incertains, il importe de profiter au maximum de qu'ils auront apporté de pittoresque à une situation marseillaise qui ne manque pourtant pas de folklore. En particulier, le parler de l'entraîneur présumé de Marseille évoque une langue de bois qui aurait fleuri, ou qui aurait été ouvragée par un ébéniste sous psychotrope. Pour la bonne bouche, quelques extraits glanés sur le site officiel (mais on peut préférer les retranscriptions intégrales de l'indispensable site opiom.net). "L’entraîneur ne gère pas le contexte mais la réalité (...) Le résultat de ce soir est suffisant pour entamer une réflexion qui fasse que l’équipe soit compétitive dès le match contre Auxerre (...) La Ligue des Champions devient problématique mathématiquement et moralement". [Philippe Troussier a annoncé vouloir] "mener une réflexion" [qui mènerait à] "une décision institutionnelle de la part de ceux qui ont en charge les responsabilités (...) Des événements vont arriver et j’apporterai de l’eau au moulin de cette décision (...) Je suis conduit par l’intérêt de l’OM, ma pensée sera menée en association avec l’avenir du club".

Bien que placée au bord du terrain dans une glacière, l'âme de l'OM n'a rien pu faire pour les joueurs de Philippe Troussier.
Courage, insinuons Nice-Nantes a accouché d'une piètre 0-0 qui ne fait l'affaire d'aucune des deux équipes. Mais leurs entraîneurs respectifs, plutôt que de s'en prendre à eux-mêmes, ont préféré se tourner vers les autres stades: "Je note que ce soir il y a eu des résultats bizarres" (Serge Le Dizet); "Ce soir, il y a quand même eu des résultats surprenants (...) il serait bien que tout le monde soit sur un pied d'égalité" (Gérard Buscher). Quand on comptabilise douze défaites, il est tout de même difficile de prétendre être sur la même ligne que les autres...

Accident domestique : David Hellebuyck a voulu se faire le même tatouage que Jérémie Janot, mais avec un cutter.
L'apparition Bernard Lacombe (Le Progrès) : "Il y a eu une communion entre les joueurs et les spectateurs". Il y en a même qui ont vu Edmilson distribuer les hosties. L'exigence minimale Laurent Fournier (psg.fr) : "On ne peut reprocher qu’une chose à l’équipe : Ne pas avoir tiré plus souvent au but". Le football-traître Toifilou Maoulida (Ouest-France) : "Maintenant, il nous reste trois finales de coupe à disputer pour réussir un gros coup". Toi, tu n'as pas signé la pétition contre la Coupe de la Ligue.

Fabrice Fiorèse retrouve enfin les joies simples du football: se rattacher les cheveux, se rouler par terre avec des copains...
La négligence coupable Serge Le Dizet (Ouest-France) : "Les grosses écuries ne nous aident pas". En même temps, compter sur l’OM pour battre Caen, ce n’est pas très professionnel. La mémoire sélective Philippe Troussier (Ouest-France) : "Ce résultat est surréaliste vu le nombre d'occasions, la physionomie du match". Et tu n'as pas un vague souvenir du match aller? Le coup de folie irresponsable qui mériterait une exclusion de la L1 Guy Lacombe (L'Équipe) : "J'avais pris un risque tactique en alignant trois attaquants".

Même dans l'euphorie de la victoire, à Lyon, on n'oublie pas de vendre les produits dérivés.
Le Cid Marc Planus (Sud-Ouest) : "Parfois, Marouane et Camel combinaient devant puis se retournaient pour voir le soutien... Mais il n'y en avait pas car on avait peur de se faire prendre en contre". L'école Dugarry Julien Faubert (Sud-Ouest) : "Les sifflets, ça me motive". Le sprint final Ulrich Ramé (Sud-Ouest) : "Je pense sincèrement que les supporters seront derrière nous de bout en bout". Et vous avez intérêt à courir vite.

On dit que pratiquer un sport de haut niveau nuit à la santé, mais arrêter semble encore pire.
Le surclassement Marc Planus (Sud-Ouest) : "Dimanche, à Lyon, on va savoir si on a le niveau pour jouer en Ligue 1". Non, là ce serait plutôt le test pour la Ligue des champions. Le métier qui rentre Felipe Teixeira (psg.fr) : "Le partage des points aurait été un meilleur résultat". Le métier qui est rentré Anthony Réveillère (AFP) : "Si on est là, c'est grâce à nos résultats".

C'est pas pour dénigrer, mais la victoire de Samothrace avait autrement plus de gueule que celle de Lyon.
Le public de rêve Louis Multari (AFP): "Il y a cinq ou six énergumènes qui ont tenu des propos racistes (...) Je préfère retenir que 99,99% des gens au stade nous ont soutenu pendant 90 minutes". D'après ces estimations, cela ferait entre 50.000 et 60.000 spectateurs à Furiani. L'auto-colle Érick Mombaerts (L'Équipe) : "On n'arrive pas à répondre aux questions qu'on se pose". La blague de l’année Guy Lacombe (DNA) : "Strasbourg est actuellement la plus belle équipe à voir jouer en France".

Les années ont passé, et Indiana Jones a pris a sacré coup de vieux.
Le seuil de compétence Jacky Duguépéroux (DNA) : "Pourquoi ne pas aller voir un peu plus haut ce qui s'y passe?" Parce que vous allez prendre froid. Le sponsor qui va bien Claude Puel (AFP): "Depuis le début de la saison, on a fait des paris osés". C'est Partouche qui doit être content. La couleur de la défaite Erick Mombaerts (Le Progrès) : "Nous avons fait une mise au vert".

Pathétique tentative d'un Toulousain pour détourner l'attention de l'inaltérable Jérémie Janot.
La ruse éventée Claude Puel (psg.fr) : "Les Parisiens étaient à l’affût du moindre contre". Mais les contres les ont vite repérés. L'ouverture du marché des transferts Erick Mombaerts (AFP) : "Ce soir, certains joueurs ont géré les affaires courantes et n'ont semblé jouer que pour eux-mêmes". Le petit actionnaire Laszlo Bölöni (AFP) : "Je pense que mes joueurs peuvent hausser leur niveau de jeu de 10 à 15%".

Trop tard, Xavier Gravelaine vient de donner le baiser de la mort à Michel Padovani.
Le tournant décisif Claude Puel (L'Équipe) : "Ce n'est pas parce que nous arrivons dans la dernière ligne droite que nous devons changer de ligne de conduite". La menace fantôme Claude Puel (L'Équipe) : "Nous sommes restés à la merci d'un ballon foireux du PSG". Les exemplaires défectueux Laurent Fournier (L'Équipe) : "Les joueurs se doivent d'être exemplaires sur le terrain et ils l'ont été". La poutre dans l'œil Laurent Fournier (L'Équipe) : "Face à un adversaire qui ne joue pas, c'est difficile de marquer". Par contre, prendre un but face à un adversaire qui ne joue pas, c'est à la portée du PSG.

Selon vous, Nicolas Penneteau:
1. Rend un sympathique hommage aux Cahiers du football.
2. S'imagine qu'une bête superstition lui permettra de rester en Ligue 1 Orange.
3. Essaie désespérément de détourner l'attention des supporters racistes.
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