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La couleur de l'espoir

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Le Var est dans le fruit

Le feuilleton de la L1, épisode trois

Lille leader, 28 buts, les premières victoires de Lens, Bordeaux, Auxerre et Paris... La troisième journée passe sur la table d'opération, le feuilleton en découpe les tranches les plus saignantes.
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On réajuste Histoire de ne pas nous blinder de certitudes prématurées, la 3e journée a eu la bonne inspiration de laisser quelques équipes redresser la barre, et d'en doucher quelques autres. Même si le nouveau RC Strasbourg, audacieux et joueur, a réédité une belle prestation, l'AJ Auxerre a eu raison de lui et d'une partie de ses propres doutes. De même, alors que l'on se demandait où diable il allait cette saison, le RC Lens a prouvé qu'il ne possédait pas seulement un pack de joueurs athlétiques, mais aussi une réelle envie de bien faire et des capacités techniques qui pourraient faire merveille, pour peu que la mayonnaise collective prenne sous la houlette d'un Moreira retrouvé. Le Racing a en tout cas mis un terme aux victoires étriquées d'un OM qui a semblé donner raison à son entraîneur, lequel refuse de le voir trop beau. Dans ce contexte de corrections techniques, comme on dit à la bourse, les cotes respectives de Bordeaux et Paris remontent légèrement, à la faveur de leurs deux premières victoires, acquises à l'extérieur sans la manière mais avec l'efficacité. Si les Parisiens et leurs supporters sont passés pour des vandales en Lorraine, et si Pauleta est resté muet (quoiqu'il hurlât au moins sur Mendy), Darcheville en a planté deux qui devraient faire un peu moins parler du buteur portugais en Gironde (voir ci-dessous). En revanche, le temps reste au beau fixe pour Lyon et Nantes qui remportent leurs secondes victoires d'affilée en faisant déchanter Montpellier et Ajaccio, sans toutefois égaler l'axe Nord-Sud constitué par des Lillois qui voyagent aussi bien qu'ils reçoivent et des Niçois qui restent sur leur lancée…

Non seulement les Nantais n'ont pas trouvé d'hôtel à Ajaccio, mais en plus ils n'ont pas trouvé de vestiaires à la mi-temps.
L'obsession du mois On disait la semaine passée que Girondins et Parisiens partageaient le même problème en la personne du buteur portugais: l'ombre de Pauleta planait sur les premiers, et Pauleta n'était que l'ombre de lui-même chez les seconds. Significativement, en commentant sur Canal+ le doublé de Darcheville à Guingamp, Thomas Guichard n'a pu s'empêcher de décrire le Guyanais comme "peut-être le nouveau Pauleta", comme s'il ne pouvait être lui-même! À ce jeu, tous les médias rivalisent d'insistance et à Paris, les conditions sont réunies pour provoquer un blocage de l'attaquant et de ses coéquipiers, eux-mêmes obsédés par la question, parlant d'automatismes ou de compréhension mutuelle alors que bien d'autres éléments déterminent les progrès à réaliser. La nervosité inhabituelle de Pauleta s'explique alors assez aisément. Ce genre de pression est cependant de rigueur pour les attaquants, et à Auxerre, Djibril Cissé continue de lever les yeux au ciel — avec toutefois l'avantage de pouvoir invoquer un manque de réussite pour expliquer ses tentatives manquées, là où son confrère parisien manque surtout d'occasions… Deux expressions toutes faites les attendent pourtant: ils doivent "retrouver le chemin des filets" pour "débloquer leur compteur".

Avant de jouer au PSG, Pedro Pauleta était un garçon calme et équilbré.
Un point de règlement à revoir Depuis quelques saisons, les suspensions dont sont sanctionnés les entraîneurs sont de plus en plus symboliques. Les pénitents, qui un temps communiquèrent avec leurs assistants via des micros HF ou des téléphones portables depuis les tribunes officielles, utilisent désormais les ressources géographiques des stades pour se retrouver quasiment sur le terrain, comme Antoine Kombouaré à l'Abbé-Deschamps avec la bénédiction de Guy Roux. C'est sympa, c'est folklorique, mais ce n'est pas génial pour la crédibilité des décisions de la Commission de discipline.

Ségrégation raciale en Bourgogne : il y a des progrès à faire.
Les observations Joël Muller a souri. Laszlo Bölöni a jugé le nul ramené de Sochaux "tiré par les cheveux", Guy Lacombe l'a trouvé tiré par le maillot. Éric Carrière : pourquoi un joueur aussi génial met-il des buts aussi pourris? Armand, Everson et Zikos, ex-æquo au concours de la grosse patate sur coup franc.

Reconversion : Fernando d'Amico s'essaie à la gymnastique rythmique et sportive.
Le quiproquo Guy Roux (FF) : "Strasbourg est le Nantes de l'Est". Le garçon ambitieux Mounir Diane (C+) : "J'aime bien jouer en numéro 10 pour distribuer les ballons comme Zizou". L'affirmation sans preuve Guy Lacombe (AFP) : "Ce n'est pas moi qui ai déchiré le maillot de Sylvain Monsoreau". Tu as la cassette de l'opération? Le détournement de technologie Guy Roux braille dans le micro du 4e arbitre pour engueuler l'arbitre de champ.

Ne pas confondre : Adebayor et Gloria Gaynor.
La métaphore un peu lourde (1) Dominique Armand (C+) : "Sochaux cale face au bloc de granit rennais" (AFP). La métaphore un peu lourde (2) Grégoire Margoton (C+) : "On n'a pas repris depuis deux minutes et les blancs réactivent le rouleau qui compresse". Le commentaire diffamatoire Claude Le Roy (C+) : "C'est rare de voir Cyril Rool féliciter un arbitre". Le commentaire qui bégaie Thierry David (C+) : "Da Rocha qui tire et qui frappe"

Des droïdes remplacent les arbitres assistants, mais il faut encore leur apprendre à ne pas montrer leurs organes génitaux.
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Le championnat de France


Jérôme Latta
2019-09-13

La Ligue 1 a-t-elle sa place dans le "Big 5" ?

Une Balle dans le pied – Que diable fait le championnat de France dans le "Big 5 européen? Examinons la légitimité de cette appellation contestée, qui a pourtant la faveur des économistes du sport.


Richard N
2019-05-31

Platini à Nantes, le rêve de Lagardère

En 1979, le nom de Michel Platini est discrètement évoqué dans les couloirs du Football Club de Nantes. Rien ne s'oppose à un transfert, sinon la frilosité des dirigeants. Le club nantais a-t-il raté un rendez-vous avec son histoire?


Richard N & Christophe Zemmour
2019-05-29

Feindouno 1999, la proie du doute

Un jour, un but – Le 29 mai 1999 au Parc des Princes, les Girondins de Bordeaux conquièrent leur cinquième titre de champion grâce à un but de leur tout jeune espoir, Pascal Feindouno.


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Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)