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Le désert des Tard-Tard

Quand Dino Buzzati rencontre Julien Stéphan, tout peut arriver, et qu'importe l'attente qui a précédé.

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Arrivée

J’avance, bon an mal an, sur mes deux pattes. "Quand vous le verrez, vous saurez que vous l’avez trouvé", a concédé le bonhomme, il y a de cela une vingtaine de virages. Il avait une drôle d’allure ce type, avec son paquetage hors d’âge, ses yeux délavés et sa face tirée.e n’est que bien après, quand il fut largement hors de portée de voix, que je compris qu’il me ressemblait; en plus éprouvé.

 

Bien que le moment ne se prêtât pas aux mots, j’aurais dû lui demander plus d’informations sur ma destination. La solennité incongrue de cette rencontre au milieu du gué m’a saisi. Et ce suspens fragile, la parole en excès l’aurait – si ce n’est cristallisée – de toute façon endommagée. Je fais au mieux pour respecter les belles choses quand elles viennent à moi, pas par idéalisme, mais par souci de rester le plus transparent possible dans les tableaux préservés.

 

Et cela va de pair avec quelques inévitables difficultés. Me voilà planté ici, dans la pente, sous la lumière déclinante, le froid qui entame sa reptation sous le maillage de mon habit. Et si j’avais manqué un embranchement? Fallait-il accompagner le bruissement de l’eau si longtemps après le pont? Sans doute le plus simple aurait-il été de suivre le chemin principal et ses multiples traces de roue, les balises ciel et blanc. Orgueil, peut-être. J’avais si souvent pensé à la piste que je m’imaginais aguerri. Pourtant, les mots n’ont jamais abimé les bottes, et l’évidence de ma propre arrivée m’apparaît dorénavant dans un idéalisme distordu. Ma candeur doit faire face à ces mille sentes qui me provoquent.

 

 

 

 

Je suis fatigué. Ce n’est qu’au moment où je me résigne à chercher un abri que je vois les lettres si souvent fantasmées percer les brumes des ténèbres. Elles sont là, comme promis, majestueuses, écarlates, suspendues à la nuit, tout juste accolées au bastion. Oh, ce fut un tel chemin que j’ai déjà oublié comment le périple avait débuté. D’immenses grilles gémissent sur leurs gonds pour avaler ma silhouette.

 

À l’intérieur, la réalité se jette dans les interstices que les limites de mon imaginaire n’avait pas su combler. Avide, elle s’écoule encore, déborde, je l’entendrais presque gargouiller, elle achève de tout napper de sa froide indifférence et, enfin repue, se tarit et reflue aussitôt. Ce qui de loin évoquait un vaisseau majestueux se révèle finalement dans sa dimension humaine. Des coursives, le ciment, et des lignes de fuites qui convergent toutes vers un centre de symétrie cerclé de chaux.

 

Je suis accueilli par Oeht, meneur de la garde. C’est un cube de muscles ronds, cheveux courts, force joviale et tannée, aux courts segments électriques. Une masse cinétique dont on comprend d’instinct qu’il faut l’avoir à ses côtés quand vient le tumulte. Il connaît déjà mon grade et mon affectation. À ma stupéfaction de novice, il répond par encore plus d’informations sur le fort. Le Roazhon, un des avant-postes du territoire, peut-être le plus ancien, probablement le plus incompris. En tout cas celui que personne ne choisirait.

 

Et pourtant je suis là, par la force des choses, une force aussi aveugle qu’insondable. Je ne le comprendrai que bien plus tard, mais telle est la situation pour chacun des pions du grand ensemble que nous formons.

 

Oeth, qui arbore l’insigne du Kroazh Du, m’indique une place et prend congé, non sans préciser que nous nous réentendrons très bientôt. Les règles sont explicites: ma position est définie, elle ne changera pas, sauf sur ordre contraire des anciens. En dehors des factions, je suis libre de mes déplacements qui restent néanmoins circonscrits aux quartiers du mur nord, les seuls, donc, autorisés à mon groupe.

 

Sur les conseils du chef, je me familiarise avec la monotonie des lieux: du gris en plaques, du gris en marches, et du gris en pylône. Seule l’herbe étonnamment vivace du jardin central permet une rupture avec cette uniformité de maniaque. Bien sûr, il est impossible de voir au-delà de l’enceinte; la seule perspective est infinie, un ovale d’encre au-dessus de nos crânes dont les variations – je le pressens – s’offriront dans les tons d’une pauvre palette. Tout m’évoque la châsse que les rumeurs m’avaient décrite, réclamant une ascèse conforme à celle que je m’étais préparé à affronter à longueurs de nuits: massive et isolée.

 

Notre ouverture vers l’altérité se résume en une meurtrière percée dans le mur nord-est. Elle autoriserait une vue sur l’univers alentour, au-delà, sur le Désert, mais l’accès en est férocement gardé, réservé qu’il est aux plus hauts gradés, et – selon le bruit qui court jusqu’aux confins du pays – à de rares seniors, ceux des plus agiles de leurs vieilles influences.

 

Trimballé par mon errance de futur pilier des lieux, j’arpente le chemin de ronde étonnamment délaissé par le reste des troupes. Pas âme qui vive. À peine quelques mégots encore fumants témoignent-ils de l’activité récente. L’erreur gicle en adrénaline: tous ont gagné leur poste pour le début de l’exercice! En retard! Pour ma première… Je fonce à ma place quand je suis interpellé par un fantassin égaré:

 

"Hola! Cette année, c’est la bonne! lance-t-il, les pommettes secouées de tics nerveux.
– Ah bon, vous croyez?
– Ah non, non, moi je ne crois plus."

 

Il fixe quelque chose juste au-dessus de moi, se tait quelques secondes. Je m’apprête à prendre congé lorsqu’il reprend:

 

"Vous venez d’arriver, vous, ça se voit. Le plastron est trop enflé, les épaules trop hautes.
– J’ai pris mon poste en début de soirée. Mais je suis déjà en retard pour…
– Et vous l’avez croisé?! Le gars comme vous, sur la route?
– Je… vous le connaissez? Il m’a aidé, oui, pour trouver le chemin…
– En tout cas, cette année, c’est la bonne! On vous l’a dit? Moi je leur dis, mais ils ne m’écoutent plus. J’ai vu les signes. Je sais les lire. Vous savez les lire, vous, les signes? Plus personne ne veut venir ici. Et ceux qui ont été mangés veulent tous partir. Oh, écoutez! Le coup de sifflet, ils sonnent la manœuvre!"

 

Il s’enfuit dans les escaliers.

 

 

Attente

Quand je convoque aujourd’hui ces premiers moments au bastion, j’en garde le sentiment diffus d’une préscience. Oui, je savais ce qu’il adviendrait, ne manquaient que les broderies du temps pour donner du relief à l’idée. Probablement avais-je assimilé le tout avant même de me mettre en marche, et il m’avait fallu des années pour métaboliser un aveu qui, en se gorgeant de mon impossibilité à le saisir, grossissait à mesure que je l’appréhendais.

 

Ce comportement était somme toute classique, on le retrouve depuis la nuit des temps chez les proies prises dans la rétine du viseur. Plus le mouvement devient urgence et plus il sclérose. Ceux qui en ont réchappé devraient prévenir les autres, mais les choses ne se passent jamais comme ça.

 

Tiez me tape dans le dos. Je n’ai pas besoin de me retourner pour savoir que c’est lui. J’évolue dans un univers de promiscuité, un univers implicite et tactile. Le monde que je me suis choisi. Et celui auquel j’ai renoncé. Personne d’autre que le commandant en chef du fort n’oserait une telle familiarité envers moi. Il parle dans mon dos:

 

"Nouvelle livraison. Trois d’un seul coup.
– La gueule enfarinée?
– Difficile à dire.
– Et c’est quoi cette fois? Du rejeton?
– Évidemment…"

 

Je scrute au large, la tête passée dans la meurtrière. Toujours ce paysage. Cet invariable Désert dont je connais chacune des pierres, des creux, des ombres. Dix mille jours et dix mille nuits. Pour quoi? Deux alertes. Peut-être trois. Un reflet de chrome sur la ligne d’horizon. Un mouvement d’argent tout là-bas, à la limite de la perception. Si proche, éclatant dans le néant. Et puis plus rien. Une construction? Un rêve? Tiez a compris mon silence:

 

"J’ai succombé l’autre soir, tu sais? J’ai compté. Les trois quarts de ma vie, je les ai passés dans cet endroit. Quand tu es arrivé, j’en étais plus ou moins où tu te tiens aujourd’hui. Oh, sans aucun doute j’étais plus faible que toi; d’ailleurs je n’ai jamais essayé de rentrer. Pour aller où?"

 

Le vent du crépuscule siffle autour de nous.

 

"Ce qui m’a toujours interpellé, c’est que nous n’en parlions pas plus souvent. Surtout entre nous. Toi et moi, je veux dire. Que cela ne soit pas notre centre de gravité. C’est étrange. Il doit exister un esprit de troupe, quelque chose… Je ne sais pas comment appeler ça. Peut-être une conscience supérieure qui nous soufflerait à l’oreille en silence, qui nous prévaudrait du danger, qui nous empêcherait de glisser dans l’abîme. On sait que la chute serait fatale.

– Alors on tombe plus doucement."

 

Tiez a un petit rire:

"J’ai toujours aimé ton ironie.
– Hum. On se contente de peu ici… Tiens, passe-moi ta longue-vue, s’il te plaît.
– Quelle longue-vue?
– Arrête Tiez, pas avec moi. Et t’es le grand patron ici, qu’est-ce que ça peut faire si les autres te voient?"

 

Il grogne un peu:

"Prends-en soin, elle appartenait à mon grand-père."

 

Je déplie le tube télescopique dont le poids me surprend. L’objet est lourd et noble, je sens les gravures dans ma paume. Je procède de façon méthodique, en quadrillant la zone. C’est quand je pense l’avoir perdue que je retrouve enfin ma cible:

 

"Mais qu’est-ce que c’est que ce truc?
– Un rapace? C’est leur moment.
– Non. Plus gros. Au sol. Ça bouge lentement, entre les rochers, sur le versant ouest du petit Olympe. Et ça se rapproche."

 

Ma nuque est douloureuse. Je change légèrement de position en prenant garde à ne pas laisser filer ma cible.

 

"Alors?
– Alors, j’en sais rien, il fait trop sombre. Attends un peu, ça va arriver sous le rempart, les feux du guet vont l’éclairer."

 

Je pose la longue-vue et j’épaule mon fusil. Souffle suspendu. J’attends. Encore. Encore. Je n’aurai qu’une seule chance. Pas le droit à l’erreur d’appréciation. Je tire! L’odeur de poudre n’a pas atteint mes narines que le bastion est en ébullition.

 

"Alors? C’était quoi?!"

 

Je me retourne pour faire face à Thiez. Je dois avoir une drôle d’allure car je sens de la crainte dans la façon qu’il a de me jauger.

 

"On n’a rien vu dans ce foutu Désert pendant des lustres… Que dalle. Du grain de sable et du grain de sable. Un mirage toutes les cinquante lunes pour donner le change…
– Abrège!
– Le mois dernier t’as tué un chien, c’est ça?
– Un dogue, oui. Un gros machin blanc. Et c’était quoi là?
– Tiez… Je viens de tirer sur un lyon."

 

 

Arrivée

Tout s’est accéléré. Contracté. Des messagers ont été envoyés qui sont revenus moqués: "Les délires du Roazhon, pas avec nous messieurs!" Quelques semaines après l’épisode du lyon, les iris quasi-imperméables des fantassins ont confirmé ce que l’optique de la longue-vue avait compris depuis un moment, à savoir la formation de troupes dans le Désert. C’est à l’aube du troisième jour d’avril que nous avons identifié leur bannière rouge et bleu. Les troupes de la Rennes contre celles de Pâris, frère de Cassandre. Je me souviens, j’ai craché du sang pour la première fois.

 

Le lendemain, je ne pouvais plus me lever. Le dos perclus de crampes, les draps gorgés de sueur, je suivais la frénésie du fort comme on décode du morse. Il fallait reconnaître ce qui tenait de la réalité ou relevait de mes délires enfiévrés. Des meubles que l’on déplace, des râteliers que l’on vide. Les cris emplis d’une conviction si incongrue…

 

Seule la diagonale de lumière se glissant par la fenêtre de ma chambre rendait compte du défilement du temps. Des heures. Des semaines. On me nourrissait, jamais la même personne d’ailleurs, et toujours des novices. Je ne suis plus qu’un amas de tendons et d’os. Enfin, Tiez vient me rendre visite. Il a l’air triomphant:

 

"Mon vieil ami? Comment te sens-tu aujourd’hui?
– Comme un charme…
– Bien. Très bien. Les renforts sont finalement arrivés. Va savoir pourquoi, je n’ai jamais rien compris à ce fichu commandement. Bref. Tout cela t’est bien égal. Sache quand même que nous avons amorcé le mouvement vers la plaine dyonisienne.
– J’aimerais voir ça, aide-moi à me lever.
– Voyons, sois raisonnable. Il faut que tu récupères. D’ailleurs, j’ai demandé à ce qu’on te redescende à la ville pour que tu puisses consulter les meilleurs…
– Tu plaisantes? Pas maintenant!
– C’est le mieux pour toi. Et avec les nouvelles garnisons qui nous rejoignent, ta chambre va être réquisitionnée. On ne peut pas se permettre de perdre autant de place."

 

Un gradé entre en trombe et murmure à l’oreille de Tiez qui acquiesce nerveusement et le congédie.

 

"Rassemble tes affaires, des sentinelles t’escorteront jusqu’en ville. On te doit bien ça."

 

Avant de quitter la pièce, il ose un regard, ouvre la bouche, et part sur cette dernière intention.

 

Mon cheval est un vieux machin rhumatique. Chaque cahot manque me faire glisser de ma selle. Les deux benêts qui m’accompagnent n’ont pas essayé de me parler. Ils doivent se demander ce qui est le plus contagieux de mon mal ou de mon humeur. Arrivés à mi-chemin, aux premières traces de civilisation, je leur demande de me laisser, de rentrer au fort. L’envie de quitter ce type atrabilaire la dispute à la crainte de désobéir à un ordre direct du commandant en chef.

 

"Fichez le camp! Vous n’aurez qu’à prendre votre temps pour remonter. Personne ne vous demandera rien. Les urgences sont ailleurs."

 

Cela suffit à les décider. Dans un geste étrange, l’un des deux me lance sa bourse et me salue d’un petit mouvement de tête entendu. Je crois reconnaître un de ces visages anonymes croisés pendant des années. Je ne sais pas.

 

Quelques lacets plus bas, j’émerge d’un coma. Ma chemise est collée. Le point de saignée de mon bras s’est ouvert et un liquide brun a maculé ma manche. Aux portes de la conscience, je tombe sur une cabane au toit de chaume. Une fumée dense s’échappe de la cheminée. Sans savoir, je paie pour une chambre et m’allonge sur le lit. Par la lucarne, les branches des arbres dansent.

 

Quelque part, tout là-haut, ils courent. Je vois le soleil mourir. Et dans l’obscurité, bien que personne ne me voie, je souris.

 

Les grands esprits se rencontrant, signalons qu'un autre pastiche du Désert des Tartares avait été publié ici il y a près de dix ans, par Raspou et à propos de l'OM de Robert Louis-Dreyfus.  

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