auteur
Eugène Santa

Du même auteur

> déconnerie

HBA, le BHL du futur

> article précédent

Avant-match : Suède Angleterre

Le Brésil passe le test

Notre attente de voir un autre favori imiter la France n'est toujours pas comblée. Après l'Espagne qui s'est sorti du piège slovène sans encombre et l'Argentine qui a pris la mesure du Nigeria, l'Italie bat l'Equateur en marchant et le Brésil des 3R prend le meilleur sur la Turquie. C'est sur ce dernier match que nous revenons…
Partager
BRÉSIL-TURQUIE : 2-1
Pour une équipe qualifiée in-extremis il y a quelques mois, la performance du Brésil semble plus que satisfaisante. L'arrière-garde a certes montré des signes de fragilité assez évidents (Jesus ne peut pas tout pour Edmilson), mais le milieu et l'attaque ont fait preuve d'une maestria que la Selecao semblait avoir égarée dans des éliminatoires au long cours.
C'est d'abord Ronaldo qui s'en est fait l'apôtre : par bonheur, la scoumoune semble vouloir l'abandonner. Son taux de réussite face au gardien n'est pas vraiment digne de son rang, mais après quatre ans de galère, on ne fera pas la fine bouche, d'autant que son unique but est un modèle d'opportunisme, de sens du placement et de technique en mouvement. Rivaldo a également donné du fil à retordre à la défense turque. C'est lui, qui, de son pied gauche, a adressé un centre magistral à l'attaquant Interiste. Ronaldinho a été un peu moins brillant que ses compatriotes, à l'image de l'irrégularité dont il a fait preuve cette année dans le championnat de France. Denilson, qui a remplacé le petit prodige parisien, s'est rappelé à notre bon souvenir en nous signifiant que lui aussi avait, en son temps, bénéficié du même statut que son prédécesseur sur le terrain. Grosse perf‚ donc, à relativiser au regard de son temps de jeu relativement réduit.

Côté turc, on parlera d'une résistance héroïque et parfois talentueuse. Cette équipe là n'a rien à voir à celle qui avait été humiliée sur son sol par la France il y a quelques mois. Hasan Sas s'est montré particulièrement remuant. Ses prises de balle sont sûres, et sa reprise de volée victorieuse aurait pu sceller le hold-up de son équipe. Sur son but, il a été particulièrement bien servi par Bastürk, auteur d'un match pleinement réussi. Avec un tel meneur de jeu, ses coéquipiers de l'attaque devraient se régaler dans les rencontres contre la Chine et le Costa-Rica, les deux autres formations de ce groupe.
Comment ne pas souligner également l'excellente partie de Rüstü, qui s'est imposé avec brio devant les multiples offensives brésiliennes pendant tout le match. Sa partie aurait été parfaite sans une grossière faute de relance au pied à trois minutes de la fin, qui provoque un penalty qu'il fut ensuite à quelque centimètres de détourner.

Malgré leur bon match, les Turcs ont une fois de plus démontré que le calme n'était pas l'atout principal sur lequel ils doivent compter lors des compétitions internationales. Avec deux exclus, dont l'un pour un jet de ballon sur attaquant adverse dans le temps additionnel, les hommes du Bosphore se privent de deux cadres de l'équipe. Heureusement, ceux-ci devraient pouvoir être libérés pour un huitième de finale qui ne semble pas devoir leur échapper.
Quant aux Brésiliens, ils partent du bon pied. Mais des réglages s'imposent derrière, faute de quoi les hommes de Scolari pourraient vivre de cruelles désillusions contre des équipes d'un autre standing.

Le match a également livré les premières polémiques sur l'arbitrage, et ce sont les Turcs, dont les tendances paranoïaques ne sont plus à démontrer, qui en font malheureusement les frais. Un penalty pour une faute entamée largement en dehors de la surface et un carton bien aidé par une simulation de Rivaldo (dont la cuisse a d'étranges liens nerveux avec la tête) viennent alimenter leur rancœur.

Partager

La Coupe du monde 2002


2010-06-11

10 raisons de ne pas gagner la Coupe du monde

Soyons lucides: il va falloir se préparer à cette éventualité. Alors autant voir déjà le bon côté de la chose.


Etienne Melvec
2002-10-21

Une inquiétante Coupe du monde

Le volet technique et tactique du rapport de la FIFA produit beaucoup de banalités, dont émergent pourtant des indices très significatifs de l'évolution du jeu: sens des buts, tendances tactiques, évolutions des rôles.... Et à l'arrivée, difficile de nier que la qualité du jeu a été très décevante.


Julie Grémillon
2002-10-21

L'organisation était presque parfaite

La FIFA a publié son rapport sur le Mondial 2002, sécuritaire et parfaitement organisé, complète réussite pour les pays hôtes et les acteurs économiques. Le tableau presque idyllique d'un sport sans dopage, qui ravit les sponsors, mais dans lequel les journalistes sèchent les matches et les joueurs sont en pièces détachées…


>> tous les épisodes du thème "La Coupe du monde 2002"

Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)