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Alexandre Lagazette

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La Gazette de la L1 : 8e journée

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Les résultats de la journée


AS Monaco 1 – 1 Montpellier Hérault SC
Paris Saint-Germain 6 - 2 Girondins de Bordeaux
Amiens SC - LOSC Arrêté
Dijon FCO 1 - 1 RC Strasbourg Alsace
EA Guingamp 1 - 1 Toulouse FC
FC Nantes 1 - 0 FC Metz
Stade Rennais FC 0 - 1 SM Caen
ESTAC Troyes 2 - 1 AS Saint-Étienne
Angers SCO 3 - 3 Olympique Lyonnais
OGC Nice 2 - 4 Olympique de Marseille

 

 

Le Classement en relief

Il est de retour, disponible pour sept championnats !

 

 

 

 

 

 

Les gestes

L'hommage à Juninho de Neymar.

 

La percée de Julian Draxler, son ouverture extérieur du pied en douceur pour Kylian Mbappé et sa volée canon extérieur.

 

Plus globalement, tous les buts du match PSG-Bordeaux.

 

Le une-deux Neymar-Giovanni Lo Celso en louche, reprise du gauche ras du mauvais côté du poteau.

 

Le talent au flipper du SM Caen qui réussit à faire tilter la défense rennaise pour l'ouverture (et la fermeture) du score.

 

Avant le but dijonnais, une peu banale passe pour lui-même de Valentin Rosier, qui était donc à la fois à la dernière et à l'avant-dernière passe sur ce but.

 

La roulette involontaire mais parfaitement exécutée façon bug PES de Maxwel Cornet dans sa surface de réparation au nez et à la barbe d'un Angevin.

 

La chevauchée fantastique d'Adil Rami en toute fin de partie face à Nice, qui dévale toute l'aile droite du terrain d'une foulée légère pour venir croiser une belle passe dosée à ras de terre pour Valère Germain. Oui, Adil Rami.

 

Après quarante mètres de course et un dribble réussi, la lucidité de Samuel Grandsir pour servir parfaitement Bryan Pelé au deuxième poteau. À noter que la semaine dernière, les rôles étaient inversés chez les Troyens: c'était Bryan Pelé qui avait effectué la chevauchée balle au pied, et avait servi Samuel Grandsir pour la finition.

 

Le coup franc direct de Saîf-Eddine Khaoui (Troyes) contre Saint-Étienne qui n'a rien à envier à celui de Neymar contre Bordeaux, ou à ceux de Juninho, on ne sait plus très bien.

 

Saîf-Eddine Khaoui toujours: la superbe remontée de balle qui élimine trois adversaires en trois mètres de son joli pied gauche, crochet exter' pour le premier, nouvel exter' pour le deuxième et un délicieux exter'-inter' pour le dernier et pour s'ouvrir tout le terrain. Classieux.

 

 

 

"Vos prédécesseurs nous avaient refilé celui de Llacer.
Ils avaient même laissé le joueur dedans."

 


Les antigestes

Les déclarations du président d'Amiens sur les supporters lillois après l'accident des tribunes.

 

Le résumé officiel de la Ligue 1 Conforama sur Youtube qui passe sous silence le bug de la Goal Line Technology lors de Rennes-Caen. Pas vu, pas pris.

 

La houleuse discussion entre Ivan Balliu et M. Hamel, sous le nez de Nolan Roux qui essaie de se concentrer avant de retirer un penalty crucial pour le FC Metz à la dernière seconde. Scène close par Renaud Cohade qui tire sans ménagement son coéquipier hors de la surface mais qui n'empêchera pas Roux de rater largement le penalty qu'il avait inscrit à la première tentative.

 

Le gala de gaffe à gogoal lors de Dijon-Strasbourg, entre les sorties à la one-again-bistoufly de Bingourou Kamara et le "j'ai... pas" de Baptiste Reynet (victime d'une incompréhension avec Papy Djilobodji) aboutissant à l'égalisation strasbourgeoise.

 

Le bug de la montre de M. Delerue qui signale à tort un franchissement de ligne lors de Rennes-Caen. Heureusement, la vigilance des arbitres de ligne fait que le but n'est pas accordé, et on en s'en sort juste avec une grosse confusion.

 

Philippe Hinschberger qui se plaint de l'expulsion de Benoit Assou-Ekotto et du penalty à retirer, des décisions pourtant bien moins sévères que ce penalty généreusement sifflé.

 

Le public troyen qu'on n'entend pas encourager son équipe de tout le match mais qui passe une heure à siffler Rémy Cabella dont le crime impardonnable est d'être sorti rescapé du tacle de boucher-charcutier de Karim Azamoum.

 

Le tour de magie de Marcelo, qui fait disparaître le carton jaune de la main de l'arbitre. Antigeste auquel l'homme en noir va répondre par un contre-antigeste avec ce carton rouge gratuit.

 

Les deux contrôles à trois mètres de Mariano qui mettent fin à deux contres lyonnais.

 



 

 

Le match qu'il ne fallait pas rater

Trente-deux tirs dont dix-neuf cadrés, six buts, une jolie remontée pour s’imposer face à un adversaire qui était parti sur les chapeaux de roues, il y avait un match à ne pas manquer ce week-end!

 

 

 

  

 

 

 

Les minutes

La minute "l'espoir fait vivre" de Nicolas De Preville à la mi-temps de PSG - Bordeaux (à 5-1):
"Il faut qu'on évite de prendre une valise." (Canal +)

 

La minute "Diego Maradona" de Lucas Ocampos qui vient coller un visage rageur à la caméra après son doublé.
Le même que Diego en 1994. Était-ce une célébration hommage? Voici en tout cas un prétexte à la relecture du joli papier de Stéphane Pinguet.

 

La minute "AFD" du président du Bayern, Karl-Heinz Rummenigge:
"Il est important [...] que nous montrions que nous sommes une équipe qui a fait fureur en Europe et en Allemagne, et que nous allons renouer avec cela." (lequipe.fr - 27/09/2017)

 

 

 

 

Les observations en vrac

Ah oui, ils sont très fâchés Neymar et Edinson Cavani. Après que le premier eut scandaleusement volé au second un coup franc, Cavani n'a pas hésité à exploiter sans vergogne une passe laser du Brésilien. Au final, c'est Benoit Costil qui porte les chandelles.

 

Caen and Nantes are the new Nancy.

 

Christophe Pélissier, l’entraineur d’Amiens, fait progresser son équipe sportivement trop rapidement par rapport à l'infrastructure de ses clubs.

 

Ils auraient dû se méfier les supporteurs lillois. Partouche à la barrière.

 

Bryan Pelé marque son premier but en Ligue 1 quarante ans jour pour jour après le dernier match de son illustre homonyme.

 

L'anomalie, ce n'est pas quand un Stéphanois rate un geste technique de base (passe, centre, tir, etc.) mais quand il le réussit.

 

Ce que l'on ne pourra pas enlever aux Verts, c'est leur pudeur de ne pas monter sur le podium de la L1.

 

Pendant ce temps, Kevin Berigaud a réussi deux passes décisives. Depuis le début de la saison. 2017/18. Avec l'équipe première.

 

Première journée de la Garcia League: Troyes est un surprenant leader. Prochain épisode: le 9 décembre avec OM-ASSE.

 

Sur ses deux derniers matches, l'Olympique lyonnais a inscrit autant de buts que le PSG et pourtant, la LFP ne lui a accordé que moitié des points accordés aux Parisiens. Si l'OL dérange, il faut le dire clairement parce que là, ça commence à se voir un peu ce parti pris.

 

Angers, c'est vraiment une équipe de (matches) nuls.

 

Annuler un but sur penalty pour intrusion dans la surface, ça s'appelle appliquer le règlement. Quand c'est Nolan Roux qui doit le retirer, ça s'appelle de la torture.

 

Pour vous les couche-tôt, Marseille invente la "First-Half Remontada".

 

Sympa l'hommage à Jacques Chirac par Kylian Mbappé après son but.

 

En bon français, on dit "les points cardinaux". Sauf à Nice, où l'on dit "les poings, Cardinale!"

 

 

 

Le mal est profond au LOSC. Même la glacière
commet des erreurs de placement.

 

 

 
 

Les stats en vrac

Depuis le début de la saison, l'ESTAC a joué cinquante-six minutes en supériorité numérique (contre Nantes), a marqué zéro buts et en a encaissé un, pour zéro points marqués à la fin de la rencontre. Elle aussi joué soixante-seize minutes en infériorité numérique (vingt-six minutes contre Metz et cinquante minutes contre Saint-Etienne entre la trente-quatrième et la quatre-vingt-quatrième minute), a encaissé un but et en a marqué trois, pour six points engrangés. Il y a peut-être quelque chose à creuser de ce côté-là pour Jean-Louis Garcia.

 

Contre Nice, Steve Mandanda a effectué neuf arrêts, nouveau record de la saison. Il a de plus stoppé son dixième pénalty depuis ses débuts, en 2007.

 

Lucas Ocampos, renard de surface de but: depuis le début de la saison, ses quatre buts et sa passe décisive ont tous été réalisés entre zéro et six mètres des cages.

 

 

 

Dans le championnat de France, jamais un club n'ayant marqué que six buts après huit journées n'avait osé prétendre à la quatrième place. Merci Nantes!

 

 

 

 

Le championnat à l'envers

Un résultat à retenir cette semaine: la victoire solide leader de ce championnat, le FC Metz qui se déplaçait à la Beaujoire. Au terme d'un match plein, durant lequel ils auront dominé de bout en bout, les Grenats ont envoyé un message fort à leurs concurrents tant ils semblent intouchables actuellement. Au-delà du résultat, acquis sur la plus faible des marges, le match a permis aux Messins de faire étalage des qualités que l'on décèle habituellement chez les équipes qui se retrouveront en fin de saison, à lutter dans les toutes premières place du championnat à l'envers. 

 

Les joueurs ne s'y sont d'ailleurs pas trompé et, une fois la tâche accomplie, ont eu à cœur de fêter ce début de championnat prometteur. Citons également le coach Philippe Hinschberger, interrogé sur l'ambiance dans le vestiaire après la défaite: "On a sauté de joie, on a dansé sur les tables, c’est la fête du slip ce soir…" (20 Minutes, 30/09)

 

Il est bien sûr beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions définitives car le championnat est encore long et quelques équipes peuvent très bien se réveiller et, à la faveur d'une série, entamer une remontée au classement pour venir contester le leadership des Lorrains. Souvenons-nous par exemple que lors de sa dernière saison en L1 il y a tout juste dix ans, Strasbourg n'occupait au soir de la vingt-quatrième journée qu'une obscure onzième place, et que sa première étape vers la fantastique épopée fut un sans-faute de quatorze journées qui avait permis d'accrocher le podium et la deuxième place derrière (déjà) d'intouchables Messins.

 

Cependant, il faut bien admettre que la palette technique étalée samedi est impressionnante, entre l’avance au score d'entrée de match, l'avantage numérique tout au long de la deuxième mi-temps et le penalty de la toute fin de match miraculeusement donné à retirer à Nolan Roux. Lequel, qui avait failli lors de sa première tentative, a heureusement pu se rattraper et préserver la défaite. On soulignera la présence d'esprit de pas moins de trois de ses coéquipiers qui, pressentant la fébrilité de leur partenaire, n'ont pas hésité à se sacrifier pour s'assurer de lui offrir une seconde chance qu'il n'a, cette fois, pas laissé passer. D'aucuns parleront peut-être de la chance du champion, la performance a en tout cas de quoi impressionner.

 

 

 

 

Les mots croisés

 

Horizontalement:
1. 5 C1, 3 C3, 0 C2.
2. Le troisième grand chilien.
3. Cauchemar croate de Lolo (à l'envers) / La fin de Maxime Bossis.
4. Commun à la fin des joueurs espagnols / Ce Kenny-la est bien vivant.
5. Un peu moins de 300 buts en D1 / Ligue régionale.
6. Clus plus ultra / Frédéric évidemment.
7. Le Real des Asturies / Sur les ailes de Caen.
8. Club royal / On dit aussi United.

 

Verticalement:
1. Défenseur bruyant finaliste de la Coupe des coupes.
2. C'est Paris / Recrue portugaise de Wolverhampton sans s.
3. Joueur équatorien ou club espagnol.
4. Ex-gardien niçois sans son L. / Suit lion.
5. Les débuts de Robbie Keane / Partenaire historique du maillot du TFC.
6. Petite Pologne / Toujours les plus titrés en France.
7. Département sans aucune saison de L1.
8. Derby breton pour Canal (à l'envers).
9. Club chilien avec une seule ligne au palmarès (indice c'est sur la côte).

 

La réponse est ici. Et celle des mots-cachette de la semaine dernière est là.

 

 

 

 

Le championnat vu par Twitter

 

 

 

Merci à Alain Delon? Non Alain Deroin., De Gaulle Volant, Di Meco, El Mata Mord, Etienne Mattler, Fugazi, Gouffran direct, Mama, Rama & Papa Yade, morfal, Mik Mortsllak, Portnaouac, Robert Murdocq, Roy compte tout et Alain paie rien, TayeTaïwoYoh, Tonton Danijel, Yoop2804 , Yul rit cramé pour leurs contributions. Les mots croisés sont de Parkduprince, le championnat à l'envers de Portnaouac, la compilation de AKK rends tes sets et les lucarnes sont de Mama, Rama & Papa Yade et de Nos meilleures Sané.

  

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