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Le Feuilleton de la Ligue 1

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En OL de boudin

La Gazette > 33e journée

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Avec 41 points d'avance sur Nantes, Lyon est champion. Préparez la trousse à maquillage. En tête du classement Max Havelaar, Lens et Bordeaux passent devant Toulouse qui a subi la loi de Rennes. Les Bretons émargent au deuxième peloton, en compagnie de Marseille et Sochaux.

Derrière, on commence à se convaincre d'avoir raté le coche européen, mais les six équipes qui vont de Lille au Mans ne forment toujours pas un ventre mou. Au bas du tableau, c'est la désespérance qui a marqué le plus de points.

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Les résultats de la journée
Paris SG-Nantes : 4-0
Monaco-Lille : 3-1
Lens-Le Mans : 2-0
Rennes-Toulouse : 3-2
Marseille-Troyes : 2-1
Nancy-Valenciennes : 1-0
Sedan-Nice : 1-1
Sochaux-Lorient ; 1-1
Auxerre-Lyon : 0-0
Saint-Étienne-Bordeaux : 0-2



Les gestes de la journée

> le décrochage dans un timing parfait de Luyindula, qui lui permet de relayer Pauleta d'une caresse ouvrant un boulevard au Portugais.
> la passe instantanée de Pauleta pour décaler Rothen qui, avec ce temps d'avance, se lève le ballon et décoche une méchante frappe du gauche.
> le lob de cinquante mètres d’Emana qui manquera son tour des télés européennes à cause des dix mètres concédés à Diego sur un but similaire.
> la reprise sous la barre aux dix-huit mètres de Gignac qui rappelle Trezeguet 2000 en rendant Richert aussi impuissant que Toldo.
> la tête renversée de Makoun, qui dévie, accroupi dos au but, un coup franc plongeant de Bastos et parvient à trouver le cadre en exécutant un demi-tour en complet déséquilibre.
> le crochet court de Meriem dans la surface lilloise avant d’enchaîner une frappe dans l’angle ouvert de Sylva.
> le déboulé puissant de Keita sur le flanc gauche qui trouve Mirallas à quatre mètres des buts après un coup de rein à faire rougir Rocco Siffredi.
> la déviation de Niang sur un corner de Ribéry, qui trouve Cana démarqué aux six mètres d’une belle tête décroisée, avant que le plat du pied de l’Albanais n’échoue sur le poteau.
> l’envolée Air Jordan de Niang pour placer dans la foulée une tête sur la barre de Le Crom.
> le une-deux Pagis-Ribéry qui, en l’espace de quarante mètres, nous offrent une ouverture flanc droit en une touche de balle, un débordement suivi d’un centre en retrait école Hidalgo, et une reprise piquée sans contrôle aux dix-huit mètres qui aurait été géniale si elle n’avait pas été au-dessus du cadre.
> le une-deux Nasri-Pagis ouvrant le jeu au jeune meneur marseillais qui lance Niang sur son aile gauche, lequel expédie un long centre si précis que même Cissé a réussi à le convertir en but (et qu’il aurait tout aussi bien pu être exploité par Pagis, en deuxième rideau).
> l’explosion de joie de M’Bami et du banc Marseillais – dont la vedette d’un soir Civelli et feu Oruma – belle illustration de la notion de collectif.
> l’explosion de joie de Houllier et du banc lyonnais, belle illustration de la ferveur autour du sixième sacre de l’OL.



La bannette

Le joueur qui participe au cadeau d’entreprise
Frédéric Hantz (AFP) : "On paie un peu leur réveil".

Le joueur qui cache mal sa dyslexie
Grégory Coupet (aja.fr) : "Malgré les apparences, j’ai eu du boulot ce soir. Si vous ne me croyez pas, vous constaterez lorsque l’OL aura un autre gardien du boulot réalisé".

Le championnat qui ne livre pas à domicile
Japhet N’Doram (psg.fr) : "Nous devons aller chercher les points pour nous en sortir".

La découverte du football
Peguy Luyindula (L'Équipe) : "On s'est fait des passes, on a marqué des buts".

L'algorithme cardiaque
Mauro Cetto (L'Équipe) : "Mathématiquement, on est encore en vie".

L’embourgeoisement qui fait perdre le sens des valeurs
Grégory Coupet (C+): "Ça fait un moment qu’ils mangent du caviar, donc c’est vrai qu’après, on se contente vite de peu".

Le plaisir d’offrir, la joie de recevoir
Alexandre Ruiz (C+): "On a un cadeau pour Gérard Houllier puisqu’on a la chance d’avoir le président Jean-Michel Aulas avec nous au téléphone en direct dans ce Jour de foot".

Les yeux aigres-doux
Jean-Michel Aulas (Canal+):"Si cette année l’objectif était le sixième titre, l’année prochaine on prendra peut-être un peu plus de risque encore pour essayer de taquiner cette coupe d’Europe qui nous fait les doux yeux mais qui, pour le moment, ne vient pas à Lyon".


Le Top "Flamboyance de la Ligue 1"
1. Albert Émon (L'Équipe) : "Je ne vais pas analyser le contenu ni la qualité du jeu".
2. Claude Puel (L'Équipe) : "On a joué seulement un quart d'heure".
3. Laurent Banide (L'Equipe) : "On savait cette équipe de Lille solide et on avait mis en place une stratégie pour bloquer les côtés".

Le top "Décoration murale"
1. Sébastien Grax (fcsochaux.fr) : "On va essayer d’aller accrocher un résultat à Marseille".
2. Dominique Arribagé (C+) : "Nous ne sommes pas accrochés à la deuxième place".
3. André-Pierre Gignac (fcsochaux.fr) : "Grax a bien su tirer son épingle du jeu, il nous a bien accrochés".



Obertan prend son envol

obertan_78.jpgAbsolue rigueur défensive, coups de pieds arrêtés salutaires, contre assassins de dernière minute: à six journées de la fin de la compétition, on a retrouvé les Girondins de Bordeaux solides, efficaces, mais toujours aussi économes en spectacle de la saison passée. Les crus 2006 et 2007 se ressemblent donc comme deux gouttes de Margaux, à une exception près: Gabriel Obertan. Le jeune milieu de terrain offensif, apparu pour la première fois sur les pelouses de L1 à l’automne, apporte en effet une touche fantasque que le club avait abandonné en laissant partir Denilson en fin de saison dernière. Du Brésilien, le jeune Bordelais possède d’ailleurs le sens du dribble et le goût du passement de jambes. Mais à la différence de ce dernier, ses dix-huit ans lui permettent également de bénéficier d’un coup de rein et d’une belle vitesse de course mis au service du collectif: contrairement à beaucoup d’autres tripoteurs, Obertan utilise ses points forts pour en faire bénéficier ses partenaires.

Initiative et réussite
À cet égard, son premier match de Coupe d’Europe, face à Galatasaray au mois de novembre dernier, en fut le parfait exemple. En une poignée de minutes, le Bordelais délivrait une demi-douzaine de passes potentiellement décisives à ses partenaires, après avoir systématiquement effacé l’adversaire par une provocation balle au pied. On se souvient également que c’est lui qui permit aux Girondins de sceller leur victoire au Parc par une nouvelle échappée face aux défenseurs parisiens, pour une jolie ouverture vers Lilian Laslandes. Dimanche soir, dans le Chaudron, il a cette fois inscrit son premier but en L1 à l’issue d’un une-deux d’école avec Darcheville, suivi d’un une-deux très heureux, cette fois, avec un défenseur stéphanois. Initiative et réussite sur une même action victorieuse: voilà résumée en deux mots la philosophie du jeu d’Obertan. Le plus dur reste pourtant devant lui. On sait la difficulté des jeunes joueurs de Ligue 1 à réitérer sur la durée leurs bonnes prestations initiales. La saison en demi-teinte de Ribéry est là pour le confirmer, quelques mois après une année pleine réussie dans l’élite française, et ponctuée d’un encourageant Mondial. Avec un profil relativement similaire au Marseillais, le jeune Bordelais sait au moins à quoi s’attendre...



S'arrêter sur l'image

Dans la presse sportive, les photos sont un exercice tellement fréquent et tellement convenu que c'est à peine si on les regarde encore, en dépit de la place énorme qu'elles occupent. C'est dommage, car on passe peut-être à côté de petits chefs-d'œuvre, comme cette image de Thierry Gromik qui illustre la victoire de Paris face à Nantes, dans L'Équipe de dimanche dernier.

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La scène représente l'ouverture du score de Pauleta sur coup franc, elle est vue de derrière le but. D'ordinaire, c'est le mouvement que met en valeur ce genre de photo, mais en l'espèce, les joueurs semblent arrêtés. Tous les regards convergent vers le ballon, et les visages aussi sont figés dans une même expectative qui unit Nantais et Parisiens.
La composition est parfaite, avec le quadrillage du filet et ce contre-jour qui produit une large bande sombre sur la partie basse du cadre, et fait se détacher la silhouette de Barthez et celle du ballon. Frau, Rozehnal et Cissé forment un trio arrêté dans une attitude semblable. Tout à fait à l'arrière-plan, ce sont les horizontales des tribunes qui laissent se détacher, en pleine lumière, les joueurs de champ. On peut lire le panneau d'affichage, mais on ne distingue pas le tireur, masqué. Une belle image arrêtée, donc, qui rappelle que l'on peut aussi s'arrêter devant une image.



La minute pathologique de José Touré

José Touré : "T’as des amis toi ici ?"
Bafetimbi Gomis: "Ici, j’en ai vraiment deux. Deux frères : Hérita Ilunga, et après y’a Dabo avec qui... lui, c’est ma copine".
José Touré : "C’est ta copine?"
Bafetimbi Gomis: "C’est ma copine parce qu’on était dans la même chambre au centre, et on ne se quitte pas, on dort ensemble, et, même lors des mises au vert…"
José Touré : "Oh, c’est suspect ça!"
Bafetimbi Gomis: "Oui, c’est suspect. On nous le reproche souvent mais bon…"
[Touré s’affale sur sa chaise, en forçant longuement son rire face caméra, avant de reprendre sur le ton de la confidence]
José Touré : "Et dis-moi, t’as une fiancée?"
Bafetimbi Gomis: "Oui, j’ai une fiancée".
José Touré : "Ah! Ouf! J’ai eu peur! Ouuuf!... C’est une femme hein?"

[Extrait de C José, diffusé à la mi-temps de PSG-Nantes, samedi après-midi]




À la tête du client

On en viendrait presque à se satisfaire que le Championnat des tribunes soit ridiculement doté (1) en comparaison du Classement de l’offensive, le concours de grotesque étant en train de tourner légèrement en faveur du premier cité. Car même si on ne peut se retenir de rire en constatant que Sedan, longtemps quatrième meilleure attaque de L1, reste scotché à la dix-huitième place de ce classement (Bordeaux, douzième attaque, pointe à la cinquième place), on trouve dans la compétition d’en face encore plus de raisons de constater que la Ligue n’a décidément pas son pareil pour se moquer du monde.

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On pensait que Lyon, solide troisième "meilleur public de L1" pouvait s’inquiéter pour sa place après que ses supporters ont sifflé une prestation bien terne de leur équipe face à Rennes. Pas pour le journaliste présent à Gerland et supposé transmettre son observation à la Ligue, puisque l’OL aura obtenu à cette occasion la note maximale de 16 sur 16, un sans-faute sur les trois critères d’ambiance, d’animation, et de fidélité (lire Pas de bagarre dans les tribunes). Récompenser un public qui siffle son équipe quand elle joue mal, serait-ce la dernière tentative de faire comprendre aux entraîneurs qu’il faut impérativement plus de spectacle?

"Journalistes sportifs objectifs"
Cette bizarrerie est l’occasion pour l’observateur un peu curieux d’aller détailler les notes de l’OL depuis le début de la saison, lequel trouvera très étrange que Lyon fasse quasiment carton plein à domicile (235 points sur 240 possibles) mais devienne une équipe quelconque à l’extérieur (123 points sur 256 possibles). Un écart rocambolesque qu’on ne retrouve pas de manière aussi marquée chez ses concurrents stéphanois et marseillais en tête du classement.
En parlant de concurrents marseillais, un des évènements marquants du récent OM-LOSC fut la fête organisée par les South Winners pour leurs vingt ans, qui offrirent au spectateur un Vélodrome passant par toutes les couleurs: chauffé à blanc par l'enjeu européen face à un concurrent direct, patchwork merveilleux de tifos passés à la fumée orange des bougies des Winners, il finit multicolore au fur et à mesure que la fête se prolongeait, bien longtemps après le coup de sifflet final. Insuffisant, semble-t-il, puisque les supporters ne furent gratifiés que d’un 14/16, score certes honorable, mais imparfait: l’animation, notée sur 6, ne valait que 4 selon le responsable.
La Ligue précise sur son site que "Le syndicat des journalistes sportifs désignera à chaque journée un pool de dix journalistes objectifs (un par stade) chargé de la notation des supporters en complément des journalistes de RTL". Forcément, quand on prétend sélectionner des journalistes sur leur objectivité...

(1) 100.000€ à partager entre les trois premiers de la L1 : 50.000€ pour le premier, 30.000€ pour le deuxième et 20.000€ pour le troisième.


Le challenge lyonnais

Certainement étouffé par l’embrasement médiatique autour du Classement de l’offensive et du Championnat des tribunes, un autre challenge à la con devrait focaliser prochainement l’attention. Celui de Lyon, équipe autoproclamée "de tous les records". À cinq journée de la fin, il devient difficile être optimiste pour les hommes de Gérard Houllier dans leur quête de record: il leur reste trois matches à domicile à disputer (Le Mans, Lens et Nantes) et deux déplacements (à Paris et Monaco), avant la fin de la saison. Et plus aucune marge de manœuvre.
Il leur manque en effet quinze points pour égaler les performances de Reims en 1960 et Nantes en 1966 (1). Mais des différences de buts supérieures (2) mettent en principe les anciens à l’abri d’un retour des Lyonnais, qui ne devrait plus prétendre qu’à la troisième place au classement des champions d’après-guerre, en cas de sans faute.

L'OL devancé par lui-même
Le moindre match nul classerait cet OL 2007 juste derrière les Girondins de Bordeaux 1985 et l’OL 2006 (84 points). Mais là encore, la différence de buts en défaveur du cru 2007 entrave les ambitions lyonnaises (3). Toute autre série qu’un nul et quatre victoires relèguerait cette cuvée en dessous de celle de la saison dernière. Un OL de tous les records devancé par son prédécesseur en dépit d’un championnat prétendument bien moins relevé, ça laisse songeur.
Une fin de saison moyenne relativiserait la surenchère permanente sur la portée historique des performances domestiques du sextuple cette saison. Mais également le jugement du niveau d'un championnat 2006-07 peut-être pas si inférieur à ses précédentes éditions qu’on a bien voulu le laisser entendre.

(1) 86 points en comptabilisant la victoire à trois points.
(2) +63 pour Reims et +48 pour Nantes ; +32 pour Lyon au soir de la 33e journée.
(3) +43 pour Bordeaux et +42 pour Lyon 2006.




L'équipe pauvre type

Les Nantais ramassent, payant ainsi l'efficacité de Parisiens qui ne les ont pas tant surclassés que ça. Mais c'est plus facile d'enfoncer un clou qui l'est déjà à moitié. Cubilier étrenne ainsi sa troisième sélection sur quatre compositions, Barthez sa deuxième (mais ne comptez pas sur nous pour en faire un candidat au Ballon de Plomb 2007), tout comme Guillon et Keserü.

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Un Lillois, un Toulousain, et deux Valenciennois s'incrustent dans ce onze très jaune. On note que Baros n'est pas passé loin d'une apparition: il peut remercier Keserü et Diallo, plus lourdement sanctionnés.



L’envers du championnat
Cette trente-troisième journée fut de celles qui décident de la destinée d’un club. Un de ces moments décisifs qui élèvent le compétiteur valeureux au rang de héros magnifique.

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Ainsi Mater, dont l’intervention dans la surface de Penneteau permet à Valenciennes de préserver un mince espoir de podium, et de repasser devant Nancy, leur adversaire du jour, au Classement à l’envers. Notons que les hommes de Pablo Correa sont désormais largement distancés et ne peuvent plus trouver des raisons d’espérer que dans les mathématiques appliquées.
Ainsi Echouafni, refusant d’abdiquer après le but inscrit par son équipe à deux minutes seulement du coup de sifflet final face à Sedan. Dans la minute qui suit le coup de poignard ruinant une semaine de travail, et peut-être les ambitions de longue date du club, il prend ses responsabilités en champion, déviant un ballon d’une subtile volée extérieur du pied pour l’expédier dans la lucarne de Lloris.

En parlant de héros, c’est encore Nantes qui aura impressionné ce week-end, reprenant un bol d’air en tête du classement, oxygénation confortée par une différence de buts optimisée au Parc des Princes. Seules cinq équipes étaient parvenues à faire le plein de points à Paris. Aucune n’avait poussé si haut le niveau de performance. Cette fois, le Rubicon est franchi: le grand FC Nantes est sur la route du triomphe.
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