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Le toucher de nez

La Gazette : 33e journée

Un classement en relief plus indispensable que jamais, un classement à l'envers profondément superflu, des faux jumeaux inquiétants et des nalyses plus transversales que des barres: c'est la Gazette et c'est nulle part ailleurs.
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Note : ne pouvant croire une seconde que la décision de l'ectoplasmique Conseil national de l"éthique ne sera pas invalidée en appel, nous n'avons pas tenu compte des points retirés à l'OM et au PSG pour établir le classement en relief.

La quatrième défaite de Bordeaux permet à Lyon de prendre un peu plus le large, sans que Lille n'en profite pour se rapprocher de plus d'une marche. Ce sont au contraire les poursuivants du LOSC qui recollent, et la septième victoire d'affilée des Rennais leur permet d'accéder au marchepied européen – en dépit d'une différence de buts incongrue à cette hauteur du classement.

Sur la ligne suivante, Lens et Marseille encadrent désormais Auxerre grâce à leurs victoires à l'extérieur. Derrière, Paris se replace et devance une effilochée de clubs entre deux eaux, jusqu'à Saint-Étienne et Monaco qui se sont partagé les points et partagent aussi la même ligne des 42 points.
Sochaux prend une bouffée d'oxygène et se réchauffe auprès de Nantes et Toulouse dans un ventre mou et terne. Pour les quatre derniers du classement, c'est le statu quo absolu, puisque aucun n'a marqué le moindre point…


classement_33j



Les Anti-pronos de Guy Roux
mme_soleilDans un milieu du foot un rien marqué par la superstition, une rubrique est en passe de devenir culte: dans la page "Enjeux et résultats" de l'hebdo gratuit Sport, Guy Roux donne ainsi ses impressions sur l'évolution du championnat. Nous évoquons ici tous les clubs mis en avant par l'auteur.
À l'aube de la 32e, si tout est plié pour Lyon (1-1 à domicile face à Toulouse), le Consultant Guy Roux titre ainsi sur le risque d'un "coup d'arrêt" pour Bordeaux (vainqueur 1-0 contre Nice) alors que Lille, aux aguets, est "dans le coup": 2-2 face à un Strasbourg dont l'autre "challenge intéressant" concerne lui le maintien. Exercice pour lequel il "donne [cependant] un avantage à Troyes", premier reléguable après son "nul encourageant" face à Bordeaux (vaincu 2-0 à Rennes).

La semaine suivante, il évoque une échappée décisive de Lyon (vainqueur 1 à 0 à Troyes) et de Bordeaux (perdant 3 à 1 à Paris), dont il s'est souvenu qu'il avait comme le leader un match en moins. Il loue la "dynamique positive" de Strasbourg et Metz (battus respectivement à Nice par 3 buts à 1, et à domicile par Lens: 0-1). Troyes n'est éventuellement susceptible que d'offrir une place aux deux clubs de l'Est, "à moins que Sochaux très affaibli cette saison ne dévisse complètement" (vainqueur 3 à 1 face à Ajaccio). Avec un Rennes confiant dans son entraîneur après la tourmente (vainqueur 1 à 0 à Toulouse), Guy Roux finit enfin par retomber sur ses pattes: "Le travail paie toujours", sa savoureuse maxime de fin.
Bref, une note d'ambiance d'un soutien tout relatif pour le remplissage d'une grille de Loto Foot. Plutôt une sorte de complément au classement à l'envers de la Gazette...



niveau_l1
Niveau de la Ligue 1 : comme d'habitude, les avis divergent.


L’alibi CAN
À l'instar des calendriers tantôt trop chargés et tantôt trop espacés, des terrains tantôt trop secs et tantôt trop humides, un nouvel alibi s’est fait jour dans le catalogue argumentaire des entraîneurs et des footballeurs: le retour de la CAN. Soit un joueur brillant en novembre, qui file en janvier jouer trois fois soixante minutes en deux semaines sous le soleil du Caire ou d’Abidjan. Re-débarqué dans l’hiver artésien ou aubois en février, il dévisse désormais tous ses centres et s’essouffle passé le quart d’heure de jeu...
L’explication est toute trouvée : il est revenu épuisé de la CAN. Et les coaches experts en autodéfense de pourfendre cette maudite compétition: si Niang cadre le speaker, c’est la CAN. Si Oruma va moins vite que Déhu, encore la CAN. Si Feindouno ou Zokora n’ont plus l’étincelle verte, toujours la CAN. Pratique, en somme.

À ceci près que tous les revenants d’Egypte n'ont pas été logés à la même enseigne. Pour un temps de jeu peu ou prou équivalent lors de la compétition continentale, Utaka et Hadji portent le Stade Rennais vers la Ligue des champions. Chamakh redevient titulaire, Eboué et Kolo Touré musèlent les Galactiques et les Juventini, Bakari Koné asphyxie ses adversaires directs, Eto’o ou Makoun confirment leur belle saison. Même Kalou rehausse sensiblement son niveau de jeu, c’est dire.
Le retour de CAN n’est donc pas un phénomène paranormal qui transformerait en carpettes les étoiles d’automne. Simplement, c’est un moyen commode pour certains joueurs en surrégime ou en perte de motivation de justifier des prestations éteintes. C’est toujours embêtant, les contre-exemples, quand on s’invente des alibis.



Limandes d'avril
coupet_mathoux130 Ceux qui douteraient du conformisme et du cruel manque d'originalité qui préside désormais à la diffusion du football sur Canal+ (voir notre numéro 24) ont peut-être été ébranlés par deux séquences montrées le week-end dernier par la chaîne cryptée.
La première était le "poisson d'avril" de l'émission Jour de foot: l'annonce du retour de Laurent Blanc sur les terrains, dès le mois de juin dans un club de L1 (une interview de l'ancien joueur atteste de ce come-back). Les supporters des clubs dont la défense est "présidée" par un Déhu ou un Borbiconi auront estimé que la blague était de mauvais goût, les autres l'auront vraisemblablement trouvée plus plate qu'une limande.

La seconde était quasiment une fiction, mettant en scène l'équipe des commentateurs défiant celle de l'Olympique lyonnais. Vannes lourdes et répétitives, jeu d'acteur pathétique, montage asthmatique, côté "sympa" lourdement accentué… Ce métrage très court est vite arrivé à la limite du pénible et bien que de bonne volonté, il a surtout démontré la pauvreté éditoriale du service sport de Canal: une bande de mecs sympas, mais complètement incolores, inodores et sans saveur. Et qui, quand ils veulent donner dans l'autodérision, tombent pesamment dans le dérisoire.



Les faux jumeaux : inédits
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La ressemblance entre Benjamin Nivet, le milieu troyen, et Billy Corgan, le chanteur des Smashing Pumpkins, n'est pas seulement frappante: elle est presque effrayante.


L'envers du championnat
C'est le statu quo en tête du classement à l'envers. Le leader corse a tout de même profité du week-end pour améliorer sa différence de buts par rapport au dauphin messin (plus que trois buts d'écart entre les deux formations, ça peut faire la différence au soir de la 38e journée), mais il reste sous la menace directe de ses trois poursuivants qui n'ont rien lâché lors de cette 33e journée: tous les "gros" ont fait le plein de points, que ce soit à domicile ou en déplacement. Les Ajacciens seront difficiles à aller chercher, compte tenu de leur détermination sans faille dans le sprint final.

classement_envers33

Metz tient le rythme, mais semble plus que jamais en danger: il aura fallu attendre la 90e minute et le penalty raté de Proment pour conforter une deuxième place qui ne tient plus qu'à un fil. Sans l'exploit de son capitaine, les Lorrains auraient même pu se faire dépasser dès la semaine prochaine par Troyes. Leur différence de buts favorable (-28 contre seulement -16 pour les Troyens) offre aux Messins le luxe de pouvoir perdre contre Troyes la semaine prochaine sans craindre de chuter du podium… pour l'instant! Mais Grégory Proment ne pourra pas multiplier les exploits tous les week-ends.

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Le match de la semaine prochaine ressemble tout de même à s'y méprendre au piège par excellence pour les hommes de Joël Muller face à des Troyens qui avancent sur un rythme de champion depuis le début de l'année. Les poteaux de la lanterne rouge lyonnaise et les parades de Coupet ont en effet évité une contre performance surprenante aux Troyens.
Les Sochaliens ayant chuté dans le match de la dernière chance contre un Ajaccio décidément trop constant pour l'adversité en ce moment, ils sont désormais définitivement décrochés. Si Dominique Bijotat parvient à conserver les éléments clés de son groupe au prochain mercato, il pourrait cependant se montrer ambitieux pour la saison 2006-07.

Les Strasbourgeois, que l'on sentait démobilisés ces derniers temps, s'accrochent tant bien que mal à leur strapontin pour la L2 grâce à leur bon résultat obtenu à Nice. C'est toutefois en Alsace qu'il faut peut-être chercher la future victime collatérale du terrible Metz-Troyes proposé par la 34e journée: en cas de match nul dans le match au sommet du prochain week-end, et de faux-pas contre Nantes, les Strasbourgeois quitteraient en effet les trois premières places du championnat pour la première fois depuis le 10 septembre.


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Ne pas confondre : le Porato rose et le pot aux roses.
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